Mister Arkadin

LAISSEZ-PASSER LA LOI DE TÉHÉRAN

27 Juillet 2021, 14:43pm

Publié par Mister Arkadin

Vu un lot d'affiches la semaine dernière (provenant du cinéma de Vanves, dans le 92), dans la librairie du Panthéon, la dernière librairie de cinéma à Paris, ou presque.

Très étonné de n'en avoir quasiment pas trouvé une seule vraiment belle ou originale. Le prix étant modique, j'en ai tout de même pris une, celle d'un Tavernier que j'avais beaucoup aimé (c'est rare !), Laissez-passer (cela ferait un bon titre pour un film sur l'époque actuelle, soit dit en passant) :

Toutes les autres affiches valant vraiment le coup avaient dû être raflées par quelqu'un d'autre. Car, intuitivement, on se dit qu'en règle générale, les distributeurs ont intérêt à particulièrement les soigner. Ainsi en est-il pour le film La Loi de Téhéran, que j'ai la chance de pouvoir voir en avant-première, raison pour laquelle je relaie par courtoisie sa bande-annonce : https://www.youtube.com/watch?v=bYzBf7zo6RI

Ceci ne préjuge pas de mon avis sur le film ; si jamais je n'ai ensuite pas le temps d'en parler plus abondamment, cela ne voudra pas forcément non plus dire que je ne l'aurai pas apprécié.

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PRESSE ET« NON-ÉPURATION » : DEUX VISIONS ALTERNATIVES SUR LA SECONDE GUERRE MONDIALE ?

26 Novembre 2020, 13:15pm

Publié par Mister Arkadin

Vient de paraître dans Livr'Arbitres (n°31, octobre 2020), la note de lectures suivante :

Doizy (Guillaume), Foufelle (Dominique), L’Autre histoire de 1939-1945, Vanves, Éditions E/P/A, juin 2019, 348 p.

Un brin immodeste, le titre de cet ouvrage est trompeur. Il présente bien moins une version alternative de 39-45 qu’ un vaste panorama des magazines et journaux des « années sombres » et de la Libération, comme l’indique le surtitre (« Information, censure et propagande à la une »). Y sont reproduits une multitude de couvertures et de unes (dont les articles sont souvent lisibles grâce au grand format, par exemple telle chronique de Morand), mais aussi des coupures de presse mettant en valeur textes et dessins (pas forcément choisis pour leur célébrité ou celle de leur auteur). Les introductions de chaque partie chronologique (par année) et de chaque section (« Point presse », « Point historique ») prennent soin de ne pas s’écarter de la doxa (ainsi le premier gouvernement de Vichy était-il composé d’hommes « venant la plupart de la Droite et de l’Extrême-Droite »). Comme elles ne sont en outre pas exemptes d’approximations, voire d’erreurs (les « mensuels » Candide, Gringoire et Je suis partout ; Brasillach accompagnant les dignitaires vichystes à Sigmaringen en septembre 1944), ce livre aux allures de catalogue d’exposition vaut surtout le détour parce que plusieurs riches collections ont été mises à contribution pour varier autant que possible les sources (plus de 150 titres différents, mêlant publications de toutes natures, tendances et zones, leur mise en parallèle suggérant que la confrontation des points de vue n’eurent pas moins d’importance que les affrontements armés) et parce que les auteurs ont trouvé le bon équilibre entre focalisation sur l’occupation de la France et description des conflits dans toutes leurs dimensions géographiques (la Scandinavie ou le Moyen-Orient n’étant pas négligés au profit de la campagne de Russie, par exemple). Trop nombreux sont les « beaux livres » que l’on feuillette distraitement plus que l’on s’y plonge goulument pour ne pas apprécier celui-ci, qui relève assurément de la seconde catégorie.

Lacroix-Riz (Annie), La non-Épuration en France de 1943 aux années 1950, Paris, Armand Colin, août 2019, 664 p.

Le titre de la nouvelle somme d’une historienne chevronnée et ouvertement partisane annonce pour sa part parfaitement la couleur (« non » étant écrit en rouge sur la couverture, au cas où le "concept" ne serait pas aussi frappant qu’audacieux). Comme à son habitude, Lacroix-Riz a brassé pléthore d’archives, en a prélevé uniquement ce qui confortait une thèse se voulant iconoclaste (le grand Capital qui avait préparé la Collaboration recycla ses hommes de main en les épargnant largement à la Libération) et a assemblé à la va-comme-je-te-pousse un patchwork indigeste de micro-récits. Peuvent y être glanées force informations utiles. Mais la simple consultation de l’index (où ne figurent ni Béraud, ni Brasillach, ni Chack, ni Hérold-Paquis) et de la bibliographie (quid d’Assouline ?) laisse perplexe quant à la croyance de l’auteur que de telles impasses, entre autres, ne discréditent pas son argumentation.

Pascal Manuel Heu.

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Note : pour des avis différents du mien sur le livre d'Annie Lacroix-Riz, voir ici ou ; voir parallèlement « Du mésusage des archives et de l'histoire », par Gilles Morin, dans 20&21. revue d'histoire (n°145, janvier-mars 2020 p.159-168), qui n'a guère satisfait l'historienne (cf. dossier sur "lherminerouge", le « blog franchement communiste du Finistère et du Morbihan contre l'U.E., le Medef, l'Otan et Macron, pour le Socialisme »).

 

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LIBRE JOURNAL DU CINÉMA DU 19 NOVEMBRE 2020 : VAGABONDAGE CINÉPHILIQUE

16 Novembre 2020, 18:20pm

Publié par Mister Arkadin

L'invité principal du "Libre journal du cinéma" de jeudi, 19 novembre 2020, est Michel Marmin, journaliste, écrivain et critique de cinéma, à l'occasion de la sortie de son livre Cinéphilie vagabonde (Éditions Pierre-Guillaume de Roux), recueil de chroniques parues principalement dans Éléments et Spectacle du monde, ainsi que quelques publications littéraires (Contre Littérature, Livr'Arbitres).

Interviendra également Hugues Moreau (archiviste et écrivain), pour un hommage au critique de cinéma Jean Collet, récemment disparu.

Il ne sera en revanche probablement pas question du documentaire Hold Up, les médias de grand chemin se chargeant d'assurer la promotion de ce reportage.

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LIBRE JOURNAL DU CINÉMA : ACTUALITÉS, AVEC RICHARD DE SEZE ET ARTHUR DE WATRIGANT

31 Juillet 2020, 16:56pm

Publié par Mister Arkadin

Actualité des films, avec Richard de Sèze (critique cinématographique à Monde & Vie) et Arthur de Watrigant (critique cinématographique du magazine L’Incorrect)

Ont été évoqués, parmi les films en salles :

- Le Sel des larmes, de Philippe Garrel
- Land of Murders, de Christian Alvart
- Irrésistible, de Jon Stewart
- Les Parfums, de Gregory Magne
- The Light of my Life, de Casey Affleck
- De Gaulle, de Gabriel Le Bomin
- Effacer l’historique, de Gustave Kervern et Benoît Delépine
- The King of Staten Island, de Judd Appatow.

Reprise en salles :

- Pluie noire, de Shohei Imamura

En DVD :

- L'Homme d'à côté, de Mariano Cohn
- El Chino, de Sebastián Borensztein
- Medianeras, de Gustavo Taretto

Séries :

- Destination Dangers
- La Quatrième dimension
- The Mandalorian.

Film ancien :

- Belle Starr, de Irving Cummings (cf. chronique "Travelling arrière" d'Aristide Leucate, dans Politique Magazine, juillet-août 2020).

Nécrologies :
- Ennio Morricone.

Publications :

- une nouvelle revue de cinéma, Apaches, dont le n°1 comporte deux dossiers, l’un sur les mac-mahoniens, l’autre sur Fritz Lang ;
- Paris Berry nouvelle vague, récit de Thomas Morales (Éditions La Thébaïde, juin 2020).

Illustration musicale :
- Et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone / Ennio Morricone).

 

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UN AVANT ET UN APRÈS (LA RÉOUVERTURE DES SALLES) ?

8 Juillet 2020, 15:39pm

Publié par Mister Arkadin

J’ai cru que l’abstinence contrainte que nous avons connue allait raviver mon désir de cinéma.

De manière similaire à Ted (Ben Stiller) dans Mary à tout prix, j’avais d’ailleurs anticipé la réouverture des salles (le 22 juin dernier) en demandant un service de presse afin de découvrir à l’avance un film nouveau la semaine précédente. Ainsi ai-je visionné sur petit écran Bluebird, disponible uniquement en vod depuis le 10 juin 2020. Le film avait été choisi quasiment au hasard, seulement au vu de l’affiche, sans me renseigner plus sur son contenu, son réalisateur, sa distribution (au deux sens du terme), dont l’affolante Lola Le Lann, etc.

Puis, le jour J, je me suis précipité voir Vivarium, choisi également sans trop réfléchir parmi les films proposés par le cinéma le plus pratique pour moi.

Le personnage principal du premier est un homme qui vient de sortir de prison et qui tente de refaire sa vie depuis une chambre d’hôtel dont il ne doit pas trop s’éloigner et qu’il doit rejoindre le soir, contrôlé qu’il est via un bracelet électronique. Le second se concentre presque exclusivement sur un couple qui n’arrive pas à s’extraire d’un lotissement aux maisons toutes semblables à celle qu’ils étaient venus visiter dans le cadre de la recherche d’un nouveau logement.

Soit deux films de confinement. «  Quelle sacrée coïncidence ! », s’est dit le benêt que je suis.

Réflexion faite, la probabilité de voir au sortir de la période de confinement un, voire plusieurs films présentant des situations de ce type était élevée, leur nombre, quelle que soit l’époque, étant important. Maints journalistes n’ont guère eu de mal à en dresser une liste, loin d’être exhaustive, tel Nicolas Ungemuth dans sa chronique « Nous vivons une époque formidable » (Le Figaro Magazine, 17 avril 2020, p.20, « Restez chez vous ! »). Il y mentionne Le Chat, Fenêtre sur cour, Le Locataire, Le Limier et Shining.

Ai-je repris depuis plus fréquemment qu’avant le chemin des salles ? Que nenni. Au contraire, même. Je n’ai pas non plus redemandé un service de presse pour recevoir un lien permettant de disposer à domicile d’un autre film nouveau. Retour à l’anormale normale, donc, pour le cinéphile et critique que je suis censé être.

Dans le même ordre d’idées, L’Express, qui ne rendait plus du tout compte des films nouveaux dans sa nouvelle maquette, amincie et sortie avant le confinement (exemple de numéro dénué de page Cinéma : le 3580 du 13 février 2020), ne s’est pas remis à en parler régulièrement depuis fin juin. Idem pour Marianne (dont le n°1196 du 14 février 2020 ne comportait pas non plus de page sur les films nouveaux) ? Ce serait à vérifier.

Le cinéma déserterait-il autant les hebdomadaires que ce blog ? Peut-être y déserte-t-il aussi les salles, qu’on y projette ou non des suites d’images numériques.

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"LIBRE JOURNAL DU CINÉMA", 2 JUILLET 2020 : "LA BERGÈRE ET LE RAMONEUR"

6 Juillet 2020, 15:52pm

Publié par Mister Arkadin

Au "Libre journal du cinéma" du 2 juillet 2020 a été présenté par Sébastien Roffat (historien du cinéma d’animation, directeur de collection chez L’Harmattan ; déjà venu présenter ses travaux au "Libre journal du cinéma" du 8 juin 2017), son livre La Bergère et le ramoneur. Chronique d’un désastre annoncé (Éditions L’Harmattan, juin 2020).

 

Sébastien Roffat a brièvement évoqué en fin d’émission le Festival du film d’animation d’Annecy, en particulier le film Physique de la tristesse (du réalisateur bulgare Theodore Ushev).

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Illustrations sonores, choisies par Sébastien Roffat :

- musique de Joseph Kosma pour le générique de La Bergère et le ramoneur (disparu du Roi et l'Oiseau) ;

- chanson L'Âne le roi et moi, de Jacques Prévert et Joseph Kosma, conservée dans le Roi et l'oiseau

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Une séance de dédicace de La Bergère et le ramoneur. Chronique d’un désastre annoncé aura lieu au SKB (Social Kitchen Bar, 6 place Jacques Froment, 75018 Paris - Métro ligne 13 Guy Môquet ou ligne 12 Lamarck Caulaincourt / Bus 95 arrêt place Jacques Froment) le lundi 6 juillet 2020 à 18h, l’ouvrage pouvant être acquis à un prix exceptionnel uniquement valable à cette occasion.

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