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Vendredi 20 novembre 2009

Rubrique rédigée avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata,
auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.


Rappels et rattrapages :

« Laissez-vous tenter » (Vincent Parizot), RTL, mercredi 18 novembre 2009, de 9h00 à 9h30 : « "Rapt", ou la vraie vie du Baron Empain »


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine à venir :

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 22 novembre 2009, de 14h05 à 16h00 : Marco Bellocchio, pour son film Vincere

« Regarde les hommes changer » (Frédéric Taddéï), Europe 1, dimanche 22 novembre 2009, à 18h15 : Eddy Mitchell (chanteur et comédien)

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, lundi 23 novembre 2009, de 14h30 à 16h00 : Eddy Mitchell (chanteur et comédien)

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, lundi 23, mardi 24 novembre 2009, de 17h00 à 17h50 : Agnès Varda (cinéaste) ; Albert Dupontel (acteur et réalisateur), à l’occasion de la sortie de son film Le Vilain

« Esprit critique » (Vincent Josse), France Inter, mercredi 25 novembre 2009, de 9h10 à 9h35 : Albert Dupontel (acteur et réalisateur), à l’occasion de la sortie de son film Le Vilain

« 2000 ans d'histoire » (Patrice Gélinet), France Inter, mercredi 25 novembre 2009, de 13h30 à 14h00 : Cinquantième anniversaire de la mort de Gérard Philippe (acteur), avec Gérard Bonal (spécialiste de la littérature et de la vie culturelle du vingtième siècle)

« RTL Soir » (Christophe Hondelatte), RTL, mercredi 25 novembre 2009, à 18h00 : Catherine Frot (actrice), pour le  film Le Vilain

« Le 20 heures » (Sébastien Vidal), TSF jazz, mercredi 25 novembre 2009, à 20h00 : spéciale Michel Legrand (compositeur de musiques de films)

Radio Vivace, nuit du mercredi 25 au jeudi 26 novembre 2009, de 1h05 à 3h00 : « Henry James à l’opéra et au cinéma » (par Olivier Le Borgne)

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, jeudi 26 novembre 2009, de 11h05 à 12h30 : Clovis Cornillac et Christian Clavier (acteurs)


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP
Publié dans : Radio et cinéma
Mardi 17 novembre 2009

J’ai évoqué dernièrement la biographie de Jean-Luc Godard que préparerait Antoine de Baecque. Le programme, reçu il y a quelques jours, d’une journée d’études sur l’histoire de la critique, qui se tiendra à l’Université de Lausanne le 4 décembre 2009, me confirme que Baecque travaille bien sur Godard (le titre de sa communication, qui fleure bon l'"ego-histoire", est : « De L’Histoire des Cahiers du cinéma à Godard, retour sur une critique de la critique »). J’en saurai donc prochainement un peu plus sur ce que cet éminent historien de la cinéphilie pourra apporter de neuf sur un sujet qui commence à avoir été labouré en tous sens. Mais, d’ores et déjà, je me réjouis qu’un accent particulier soit mis sur l’œuvre de critique de cinéma de JLG, alias Hans Lucas.

Autre point fort de cette manifestation – qui sera, espérons le, suivie de la publication d’actes (afin que mes lecteurs, surtout français, puissent en profiter !) –, son caractère franco-suisse. Ayant plaidé récemment, à l’occasion d’une nécrologie de Pol Vandromme, pour une histoire croisée des critiques belge, française et suisse, de tels échanges, franco-suisses en l’occurrence, ne peuvent que m’agréer. Certes, chacun s’en tient encore plus ou moins à son ère géographique, mais, à tout le moins, un pas est franchi vers une approche plus globale de la critique francophone.

En attendant, pour ne pas extrapoler plus que de raison sur ce pourra apporter cette rencontre prometteuse, contentons-nous de quelques remarques sur la très belle photo qui illustre l’annonce reproduite ci-dessous :

- le choix d’un film de Claude Autant-Lara est bienvenu pour une manifestation se tenant à Lausanne, la cinémathèque locale ayant recueilli ses archives (et accueillant les historiens français avec une hospitalité admirable !) ;

- le choix d’une photo de Brigitte Bardot est également très pertinent, étant concomitante de l’exposition d’hommage à cette dernière organisée à Boulogne ;

- enfin, le choix d’une photo où les personnages lisent, non des revues ou des livres de cinéma (aurait pu être choisie la fameuse photo de BB lisant le Lang de Luc Moullet dans son bain, filmée par… Godard), mais la presse généraliste, devant un kiosque à journaux, me ravit, vu que la critique ne doit pas à mes yeux être étudiée en priorité dans les revues ou livres de cinéma, mais dans la presse, et plus généralement dans les publications qui ne lui sont pas spécifiquement consacrées.

Publié dans : Critique- Histoire
Samedi 14 novembre 2009

Rubrique rédigée avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata,
auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.


Rappels et rattrapages :

« Carnet nomade » (Colette Fellous), France Culture, dimanche 8 novembre 2009, de 6h00 à 7h00 - Rediffusion de 14h00 à 15h00 : « Copenhague », avec notamment Agnès Pétillot (Directrice des cours, du marketing et de la communication à l'Institut français de Copenhague et critique de Lars von Triers) et Torben Skjott Jensen (Cinéaste)

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 8 novembre 2009, de 14h05 à 16h00 : Radu MilhaileanuLe Concert (réalisateur), pour son film

« Journée spéciale Chute du mur de Berlin », France Musique, lundi 9 novembre 2009, de 15h00 à 16h00 : « Travelling musical à Berlin avec Volker Schlöndorff »

« Coup de projecteur », TSF Jazz, lundi 9, mardi 10 novembre 2009, à 8h30 - Rediffusions à 11h30 et 16h30 : « Inès Clouzot raconte », à propos du documentaire consacré au film L’Enfer, de Henri-Georges Clouzot ; Xavier Giannoli (réalisateur), pour son film A l’origine

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, mercredi 11 novembre 2009, de 17h00 à 17h50 : Yvan Attal (réalisateur et acteur), à l’occasion de la sortie du film Rapt

« Par ouï dire » (Pascale Tison), RTBF, mercredi 11 novembre 2009, de 20h00 à 22h00 : « Les mercredis ou l'on dit - frère de l'autre - les freres Chaplin »

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mercredi 11  novembre 2009, de 20h10 à 21h00 : le film Walter, retour en résistance, avec Gilles Perrault (écrivain) et Raymond Aubrac

« Captives de la Cinémathèque française », France Culture (« Chemins de la création »), « Le ciné-club de Jean Douchet »« Nowhere, de Gregg Araki » (9 novembre 2009) (Cinémathèque française), jeudi 12 novembre 2009 :

« Les Matins jazz » (Laure Albernhe), TSF, jeudi 12 novembre 2009, de 6h00 à 9h00 : Henri Chapier (journaliste et critique de cinéma)

« Médialogues » (Alain Maillard et Martine Galland), RSR, jeudi 12 novembre 2009, de 9h30 à 10h00 - Rediffusion le dimanche de 01h30 à 02h00 : « La télé, seul avenir possible du cinéma ? », entretien avec Frédéric Maire (directeur de la Cinématique suisse)

« L'invité culture » (Claire Chazal), Radio Classique, vendredi 13 novembre 2009, à 9h15 : Nathalie Baye (actrice)

« Accents d’Europe » (Frédérique Lebel), RFI, vendredi 13 novembre 2009 : « Portrait : Javier Bardem » (par Martine Pouchard)

« RTL Soir » (Bernard Poirette), RTL, mardi 10 novembre 2009, à 18h00 : Christophe Lambert (acteur)

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, jeudi 12, vendredi 13 novembre 2009, à 19h00 : Sarah Biasini et Salomé Lelouch (actrices) ; Jean-Pierre Mocky (réalisateur)

« La Fabrique de l'histoire » (Emmanuel Laurentin ; « Les usages politiques et sociaux du passé »), France Culture, vendredi 13 novembre 2009, 09h05 à 10h00 : « Table-ronde des historiens », avec notamment Laurent Veray (historien du cinéma), pour une présentation du 8ème Festival du film de Compiègne qui se déroule jusqu'au 14 novembre 2009 et qui a pour thème "Le cinéma témoin de l’histoire européenne du XXe siècle – L’Europe des années folles"

« Passion classique » (Olivier Bellamy), Radio Classique, vendredi 13 novembre 2009, à 18h30 : Elsa Zylberstein (actrice)


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine à venir :

« Le Top 50 » (A.Afanoukoé), Europe 1, samedi 14 novembre 2009, à 15h00 : Michel Legrand (compositeur de musique de films)

« Eclectik » (Rebbeca Manzoni), France Inter, dimanche 15 novembre 2009, de 10h05 à 11h00 : Yvan Attal (acteur), pour le film Rapt

« Vos plus belles années » (Patrick Sébastien et Rémi Castillo), RTL, dimanche 15 novembre 2009, de 11h30 à 12h30 : Marisa Berenson (comédienne)

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 15 novembre 2009, de 14h05 à 16h00 : Armando Iannucci, pour le film In the Loop

« Captives de la Cinémathèque française », France Culture (« Chemins de la création »), « Conférences de la Cinémathèque française », lundi 16 novembre 2009 : « Federico Fellini et "Les Vitelloni" : Forever Young », par Sergio Toffetti (ancien responsable de la section film du Musée du Cinéma de Turin et ancien directeur adjoint de la Cineteca Nazionale de Rome, conservateur de l'Archive Nationale du Cinéma d'Entreprise ; 12 novembre 2009)

« Coup de projecteur », TSF Jazz, lundi 16, mardi 17 novembre 2009, à 8h30 - Rediffusions à 11h30 et 16h30 : « Elise Caron dans "Un Soir au Club" », avec Michel Bénita, qui a signé la B.O. du film ; « Yvan Attal dans la peau du Baron Empain » ; « La vie de Vivien Leigh au théatre », avec Caroline Silhol (comédienne), qui joue Vivien Leigh sur scène

« Comme on nous parle » (Pascale Clark ; « A la "une" », revue de presse), France Inter, lundi 16 novembre 2009, de 9h35 à 10h00 : Lettre à Anna, avec Eric Bergkraut (Réalisateur de ce documentaire sur la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006, qui sort le mercredi suivant au cinéma) et Galia Ackerman (Journaliste à RFI, essayiste, traductrice)

« Service public » (Isabelle Giordano), France Inter, lundi 16 novembre 2009, de 10h00 à 11h00 : « Cinéma : pourquoi les Français boudent-ils les petites salles ? », avec Olivier Wotling (directeur du cinéma au CNC), Marc-Olivier Sebbag (délégué général de la FNCF (fédération nationale des cinémas français)) et Richard Patry (Président directeur général de NOE, Nord Ouest Exploitation Cinémas)

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, lundi 16, mardi 17, mercredi 18 novembre 2009, de 11h05 à 12h30 : Jean Tulard (historien), à l’occasion de la sortie de son Dictionnaire amoureux du cinéma ; Jean-Pierre Mocky ; Caroline Silhol (comédienne), qui joue Vivien Leigh sur scène

« Et si c’était ça le bonheur » (F.Bollaert), lundi 16 novembre 2009, à 15h00 : Sophie Marceau (actrice), pour le film L’Homme de chevet

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, lundi 16 novembre 2009, de 17h00 à 17h50 : Christophe Lambert (acteur), pour le film L’Homme de chevet

« RTL Soir » (Christophe Hondelatte), RTL, mardi 17 novembre 2009, à 18h00 : Yvan Attal (acteur), pour le film Rapt

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, mardi 17 novembre 2009, à 19h00 : Sophie Marceau et Christophe Lambert (acteurs), pour le film L’Homme de chevet

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mardi 17, mercredi 18 novembre 2009, de 20h10 à 21h00 : Lucas Belvaux (cinéaste), pour son film Rapt ; Nicolas Philibert (documentariste)

« Rendez-vous » (Laurent Goumarre), France Culture, mercredi 18 novembre 2009, de 19h15 à 20h00 : Jean Tulard (historien), à l’occasion de la sortie de son Dictionnaire amoureux du cinéma

« Par ouï dire » (Pascale Tison), RTBF, mercredi 18 novembre 2009, de 20h00 à 22h00 : « Les mercredis ou l'on dit - frère de l'autre », avec Yannick Rénier (comédien)

« Hors-Champs » (Laure Adler), France Culture, mercredi 18 novembre 2009, de 22h10 à 23h00 : Jonathan Nossiter (réalisateur)

« 2000 ans d'histoire » (Patrice Gélinet), France Inter, jeudi 19 novembre 2009, de 13h30 à 14h00 : « Le péplum », avec Hervé Dumont (historien du cinéma), auteur de L’Antiquité au cinéma

« Médiagora » (Claude Carrez), RCF, vendredi 20 novembre 2009, de 21h00 à 21h55 - Rediffusion le dimanche à 3h00 : D’une seule voix, documentaire de X. de Lauzanne


Rediffusion :

« Le meilleur des mondes » (Anik Schuin), RSR, dimanche 8 novembre 2009, de 11h03 à 12h00 – rediffusion de l’émission du dimanche 8 février 2009 : « Les frères Prévert », avec Jean-Claude Lamy (journaliste)


Conférence en ligne (une page inventoriant les conférences et cours sur le cinéma disponibles sur Internet sera prochainement proposée) :

« Le Sang des bêtes. Ceci n'est pas... un documentaire », par Bernard Eisenschitz, Centre George Pompidou, Paris, Cycle « Ceci n’est pas… un documentaire » (suite du cycle « Regards critiques. Histoire du cinéma sous influence documentaire »), 9 novembre 2009


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP

Publié dans : Radio et cinéma
Jeudi 12 novembre 2009

J’ai signalé dernièrement l’avis d’Alain Finkielkraut sur le film de Wajda. Il l’a confirmé samedi 31 octobre 2009 dans son émission « Répliques », sur France Culture, consacrée au « regard de Jan Karsky » :

« […] ce qui m’a blessé, moi, récemment, c’est le non accueil fait, en France, au film de Wajda. Pendant qu’on se pâmait à Cannes devant le n’importe quoi de Tarantino, le film de Wajda végétait dans une toute petite salle, avec des horaires confidentiels. Et, et c’est là que je veux en venir, le film de Wajda, Katyn, est un véritable chef-d’œuvre. Mais ce chef-d’œuvre a été mal accueilli, notamment dans le journal Le Monde, au nom d’une espèce d’hypermnésie de l’Holocauste. Ça, c’est quand même une situation à laquelle il faut réfléchir. Jean-Luc Douin a fait un procès incroyable à Wajda puisqu’il crée, dit-il, une étrange comparaison entre Katyn et le Génocide des Juifs alors qu’il n’y a aucune allusion dans le film sur la Shoah. Et il dit : "On voit même un ours en peluche alors que le petit ours en peluche c’était en quelque sorte le symbole du Génocide. Tout, sans cesse, nous ramène au Génocide, conclut Jean-Luc Douin, sauf que le mot n’est prononcé. Le Juif n’existe pas, la victime de la Seconde Guerre, c’est le Polonais". Donc, il n’est même pas possible de parler du massacre de Katyn sans se référer à la Shoah. Et si un Polonais ne se réfère pas à la Shoah, alors, lorsqu’il parle du massacre de Katyn, c’est forcément qu’il est antisémite. Mais là on a l’impression que nous sommes arrivés dans cette situation où nous ne sommes plus dans ces années où personne ne voulait entendre parler du témoignage de Karsky, mais l’hypermnésie, fantaisiste d’ailleurs et mensongère, du nazisme occulte toutes les autres réalités, l’autre totalitarisme, mais même les autres réalités de la Seconde Guerre mondiale comme si nous nous trouvions dans une situation finalement analogue à celle du procès de Nuremberg. »

Les invités de Finkielkraut ont fait chorus, le romancier Yannick Haenel qualifiant l’article du Monde d’ « odieux » et l'historienne Annette Wieviorka déclarant pour sa part : « Vous avez tout à fait raison. Je ne vois pas pourquoi, chaque fois que l’on parle d’un événement historique, il faudrait y annexer les Juifs. Il y avait dans l’article de Jean-Luc Douin une ignorance abyssale parce que le camp d’Auschwitz a été ouvert pour les Polonais et que, pendant deux années, il a été un camp de concentration pour interner des prisonniers polonais. C’est comme ça. Voilà. »

Alain Finkielkraut a ensuite interrogé Annette Wieviorka sur cette « espèce de judéocentrisme de l’opinion ».

Quoi qu’il en soit, la cabale menée contre Katyn n’empêche pas ce film d’en être à sa trente-deuxième semaine d’exploitation, une salle de Paris (Le Brady L’Albatros) et plusieurs salles en province (Grenoble, Moulins, Périgueux cette semaine) le programmant toujours.

Publié dans : Katyn
Mardi 10 novembre 2009

Une pleine page sur Jean-Luc Godard aujourd’hui dans Le Monde !

Jean-Luc Douin a-t-il vu en avant-première son dernier film, Socialisme ? Nous entretient-il d’une traduction du monumental bouquin signé par l’Américain Richard Brody ou du prochain Baecque, que l’on nous annonce être également une biographie du maître suisse ?

A-t-il résolu le mystère de l’exposition du Centre Pompidou ?

Évoque-t-il une transcription de la conversation de janvier 2005 entre Elias Sambar et Jean-Luc Godard, qui devait, si mes souvenirs sont bons, paraître dans La Revue d’études palestiniennes, hélas défunte ?

Nous n’y sommes pas encore, mais nous brûlons, puisqu’il est question, dans les deux articles de Jean-Luc Douin qui composent la page 3 du Monde, de l’antisémitisme qui pourrait être prêté à Jean-Luc Godard, à partir d’une phrase consignée dans un livre d’Alain Fleischer, qui fait elle-même suite au film de ce dernier, Morceaux de conversation avec Jean-Luc Godard.

Pierre Assouline avait déjà attiré notre attention en juin dernier sur la question, après avoir examiné le rapport trouble de Jean-Luc Godard aux écrivains de la Collaboration, et notamment à Robert Brasillach (que questionne un blogueur us), dans "Mr Godard va à Hollywood". Il renvoyait à la section « La question juive » d’un gros dossier « Pour Jean-Luc Godard » établi par Maurice Darmon sur son site, "Ralentir travaux".

La documentation s’accumule donc, mais les déclarations de Godard, à ce sujet comme sur bien d’autres, restent suffisamment ambiguës pour que le dossier ne soit pas près d’être refermé.

À ce propos, tout ma reconnaissance à la personne qui pourrait me retrouver les propos sur Philippe Henriot publiés par JLG dans La Gazette du cinéma au début des années 1950…

Publié dans : Cinéastes
Dimanche 8 novembre 2009

« Comment juger Rebatet ou Chardonne, si certains de leurs livres, jamais interdits, ne sont pas réédités ? », écrit Jacques Drillon dans Le nouvel observateur (« Le retour de la censure », 29 octobre – 4 novembre 2009, p.98-101). Un peu plus loin : « La censure et l’autocensure a posteriori sont des manières de récrire l’histoire. Du révisionnisme. On voudrait que le passé ait été autrement, on ment pour le changer : c’est enfantin. » Est enfin mise en exergue la phrase suivante pour introduire la conclusion : « La censure est toujours une mauvaise réponse, même quand elle se pare de louables intentions. »

La censure par le silence étant au moins aussi efficace que la censure par les pouvoirs publics, cette dernière pouvant même bénéficier à la promotion d’une œuvre, nul doute que Jacques Drillon se fera un plaisir d’annoncer, voire de commenter dans Le Nouvel Observateur la parution prochaine d’écrits sur le cinéma de Lucien Rebatet, pour lutter contre le "révisionnisme" et afin d’inciter ses lecteurs à juger sur pièces. C’est en effet à la fin du mois de novembre que paraîtra chez Pardès un volume de plus de 400 pages des écrits de François Vinneuil, réunis par Philippe d’Hugues, travail auquel j’ai participé en compagnie de Marc Laudelout et de Philippe Billé, et que j’avais annoncé l’année dernière, ici et . Voici le texte de la quatrième de couverture :

« Tout le monde connaît le romancier des Deux Étendards, le pamphlétaire des Décombres ou le grand historien de la musique. Mais beaucoup ignorent ou ont oublié que Lucien Rebatet, qui avait d’autres cordes à son arc, fut aussi un très grand critique de cinéma, le plus grand, selon un augure comme l’antifasciste Nino Franck. Sous son pseudonyme de François Vinneuil, longtemps plus célèbre que son nom véritable, il écrivait avant la guerre à L’Action française et Je suis partout et, sous l’Occupation, dans le même hebdomadaire. À sa sortie de prison, et jusqu’à sa mort, il reprit cette activité dans Dimanche matin, L’Auto-Journal et le Spectacle du monde, notamment. L’ensemble représente une masse considérable d’articles exceptionnels qui méritent publication. Avec Quatre ans de cinéma, on a commencé par ceux de l’Occupation, à cause de l’intérêt historique de la période et de la qualité particulière de la production cinématographique d’alors. C’est aussi le temps où l’influence de Rebatet est à son apogée. Il contribue plus que n’importe qui à révéler les nouveaux talents qui surgissent alors (Autant-Lara, Becker, Bresson, Clouzot, Delannoy) et à défendre, en oubliant tout clivage politique, des maîtres d’avant-guerre comme Carné et Grémillon, ou de bons artisans comme Joannon, Decoin et Christian-Jaque. C’est lui qui, le premier, ferraille allégrement pour imposer ces futurs classiques, souvent d’abord contestés et aujourd’hui illustres : L’assassin habite au 21, Le Corbeau, Goupi Mains-Rouges, Le Mariage de Chiffon, Douce, Les Anges du péché, Les Inconnus dans la maison, La Symphonie fantastique, La Main du Diable, L’Assassinat du Père Noël, Le Carrefour des enfants perdus, Pontcarral et dix autres que dominent deux titres phares : Les Visiteurs du soir et Le ciel est à vous, chevaux de bataille du critique dans son incessant combat pour la renaissance du cinéma français. L’évocation colorée – pleine de passion et d’animation – de ces oeuvres, du contexte politique – qui fut celui de leur apparition – et de la toile de fond historique qui en constitue l’arrière-plan, les sorties virulentes contre Vichy et Londres, contre les gaullistes, les communistes et les «terroristes»; tout cela donne lieu à une fresque pleine de bruit et de fureur. Livre de cinéma d’une importance majeure, Quatre ans de cinéma offre en creux une image oblique des quatre années les plus tragiques de notre histoire. Voilà qui en redouble l’intérêt et en fait un livre capital et sans équivalent. »

 


P.S. 1 : Le texte sur Lola Montès, reproduit ici, ne figure pas dans le volume édité par Pardès car celui-ci ne regroupe que des textes parus sous l’Occupation. Mais, on ne sait jamais, si cette publication est un succès, un autre volume regroupera peut-être les écrits des années 1950 à 1970, un troisième pouvant être consacré à ceux d’avant-guerre.

P.S. 2 : L’ouvrage peut d’ores et déjà être commandé auprès de Pardès (44 rue Wilson, 77 880 Grez-sur-Loing, tél. 01.64.28.53.38, fax 01.64.29.11.42 – sarl.pardes@orange.fr), en souscription jusqu’au 25 novembre au prix de 25 euros (+ 5 euros de port), ensuite au prix de 32 euros.

Publié dans : Critique- Portraits
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