Mister Arkadin

CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 4 AVRIL 2009

3 Avril 2009, 05:40am

Publié par Mister Arkadin

Rappels (ou rectifications) et rattrapages :

« Un jour sur la toile » (Hélène Chevalier), France Inter, mercredi 18 mars, vendredi 3 avril 2009, de 18h45 à 18h50 : « Un film d'animation contre le blocus de Gaza » ; « Des trésors de la cinémathèque canadienne en ligne »

« Coup de projecteur », TSF Jazz, mercredi 25, jeudi 26 et lundi 30 mars, vendredi 3 avril, à 8h30 - Rediffusions à 11h30 et 16h30 : Chiara Mastroianni dans Un chat un chat ; Hommage à Joris Ivens à la Cinémathèque française ; « L'Occupation en DVD », avec André Halimi ; Ariane en DVD

« Vos plus belles années » (Patrick Sébastien et Rémi Castillo), RTL, dimanche 29 mars 2009, de 11h30 à 12h30 : Michel Galabru (comédien)

« Les Belles captives cinématographiques », France Culture (« Chemins de la création »), lundi 30 mars 2009 : « Le métier de cinéma de Jean-Pierre Jeunet » (Cinémathèque de Toulouse, 7 mars 2009)

« Esprit critique » (Vincent Josse), France Inter, lundi 30, mardi 31 mars, mercredi 1er avril 2009, de 9h10 à 9h35 : Emmanuel Finkiel (réalisateur), pour son film Nulle part, terre promise ; Reportage de Corinne Audoin sur le tournage du film Carlos, le prix du chacal, d'Olivier Assayas ; Jérôme Deschamps et Pascal Herold, pour leur film La véritable histoire du chat botté

« RTL Soir » (Nicolas Poincaré), RTL, mardi 31 mars 2009, à 18h00 : Kad Merad et Olivier Baroux, pour leur film Safari

« Captives de la Cinémathèque française », France Culture (« Chemins de la création »), « Le ciné-club de Jean Douchet » (Cinémathèque française), mercredi 1er avril 2009 : « Elephant, de Gus van Sant » (30 mars 2009)

« Les Matins jazz » (Laure Albernhe), TSF, mercredi 1er avril 2009, de 6h00 à 9h00 : Serge Bromberg, éditeur du coffret DVD « Georges Méliès, le premier magicien du cinéma (1896-1913) »

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, mercredi 1er et vendredi 3 avril 2009, de 14h30 à 16h00 : Thierry Lhermite (acteur) ; Franck Dubosc (acteur)

« Et pourtant elle tourne » (Bruno Duvic ; émission qui, malgré son titre, n'est pas spécialement consacrée au cinéma, ni même à Jane Birkin), France Inter, mercredi 1er avril 2009, de 18h15 à 19h00 : Entretien d'Evan Bettan avec Andrzej Wajda (cinéaste), à propos de son film Katyn

« Rendez-vous » (Laurent Goumarre), France Culture, mercredi 1er avril 2009, de 19h15 à 20h00 : Jean-Claude Brisseau (cinéaste), pour son film A l'aventure

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mercredi 1er avril 2009, de 20h10 à 21h00 : « Rencontre avec la cinéaste Chantal Akerman » (reportage d'Aurélie Charon), à propos de Sonia Wieder Atherton (compositrice de musique, notamment de films de Chantal Akerman)

« Y'en aura pour tout le monde » (Jean-Marc Fogiel), Europe 1, jeudi 2 avril 2009 : Patrice Leconte (cinéaste)

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, jeudi 2 avril 2009, de 11h05 à 12h30 : Festival du film francophone d'Athènes, avec Costa-Gavras (cinéaste)

« Découvertes » (Michel Drucker), Europe 1, vendredi 3 avril 2009, à 9h30 : « Walt Disney : portrait du père de Mickey »


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine à venir :

« Regarde les hommes changer » (Frédéric Taddéï), Europe 1, samedi 4 avril 2009, de 11h00 à 12h00 : Claude Lanzmann (documentariste), à l'occasion de la sortie de son autobiographie

« Vos plus belles années » (Rémi Castillo), RTL, samedi 4 avril 2009, de 11h30 à 12h30 : Michèle Morgan (actrice)

« Jusque la lune et retour » (Aline Pallier), France Culture, samedi 4 avril 2009, de 19h30 à 20h00 : « Carlotta Films présente Le Petit Fugitif, 1953 », avec Vincent Paul-Boncour (directeur de Carlotta Films

« Crumble » (Kriss), dimanche 5 avril 2009, de 12h03 à 13h00 : « Dernières nouvelles de Méliès ! », avec Serge Bromberg

« Jazz Fan » (Laure Albernhe), TSF Jazz, dimanche 5 avril 2009, de 19h00 à 21h00 : Marianne Faithfull (chanteuse et comédienne)

« Morceau de délice » (France Culture, « Sentiers de la création »), lundi 6 avril 2009, de 12h00 à 16h00 - quelques rediffusions : « Poétique cinéaste » (« Cinq cinéastes aux destins croisés et aux sensibilités proches, des réalisateurs-frères : Influences réciproques, travaux en commun, projets à plusieurs ; Parcours et paroles d'un autre temps, d'un autre cinéma, au micro de Claude Jean Philippe, au cinéma des cinéastes », archives sélectionnées par Laurence Courtois et Anne-Vanessa Prévost, avec Hervé Evanno, de l'INA) - « François Truffaut » (1976, 47 min.), « François Truffaut + Roberto Rossellini » (1976, 42 min.), « Barbet Schroeder + Jean-Daniel Pollet » (1976, 48 min.), « Eric Rohmer » (1976, 48 min.), « Jean Rouch » (1976, 47 min.)

 

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, lundi 6 avril 2009, de 17h00 à 17h50 : Gilles Jacob (ancien critique de cinéma et directeur du Festival international de Cannes), pour son livre La vie passera comme un rêve

« Découvertes » (Michel Drucker), Europe 1, mardi 7 avril 2009, à 9h30 : Jacques Malaterre, pour son film Aô, le dernier Néandertal

« Tout arrive » (Arnaud Laporte, « Le magazine de l'actualité culturelle »), France Culture, mardi 7 avril 2009, de 12h02 à 12h30 : Stephen Frears (cinéaste), pour son film Chéri

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, mardi 7 et mercredi 8 avril 2009, de 14h30 à 16h00 : Claudia Cardinale (comédienne) ; Michel Galabru (comédien)

« Rendez-vous » (Laurent Goumarre), France Culture, mardi 7 et mercredi 8 avril 2009, de 19h15 à 20h00 : Fabienne Godet (réalisatrice), pour son film Ne me libérez pas, je m'en charge ; Michel Hazanavicius (cinéaste), pour son film OSS 117

« Culture vive » (Pascal Paradou), RFI, mercredi 8 avril 2009, à 9h10 : Benoit Jacquot (cinéaste), pour son film Villa Amalia

 

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mercredi 8 avril 2009, de 20h10 à 21h00 : Patrice Leconte (cinéaste), pour son livre Les Femmes aux cheveux courts (Albin Michel)

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, vendredi 10 avril 2009, de 11h05 à 12h30 : Jean Dujardin (comédien) et Michel Hazanavicius (cinéaste), pour leur film OSS 117

« Concert », France Inter, vendredi 10 avril 2009, de 21h00 à 22h00 : Grace Jones (chanteuse et actrice), le 22 mars 2009 au Grand Rex


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma (la grille de la saison 2008-2009 est en cours de préparation)

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d'information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d'information relatif au cinéma de l'AFP


Avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata, auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.

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37 MINUTES

2 Avril 2009, 10:35am

Publié par Mister Arkadin

Claude Lanzmann a du temps à perdre. Pour répondre à Shlomo Sand (1), qui lui reproche dans Le XXe siècle à l'écran (2) de tirer un peu la couverture à lui dans  Shoah (3), cet « authentique chef d'œuvre », comme le proclama sa maîtresse Simone de Beauvoir en une du Monde en avril 1985, il a compté son temps de présence à l'écran : seulement « trente-sept minutes exactement sur neuf heures trente de films » (4). Il nous donne cette leçon d'humilité à l'occasion d'un des trente-sept entretiens, au bas mot, qu'il a obtenus  (C2) de la presse pour la sortie de son autobiographie (5).  Dans plusieurs journaux (tel L'Express du 26 mars 2009, n°3012, p.106-107), la photo illustrant la double ou triple page de dithyrambes le montre devant un pan de sa bibliothèque. N'allez pas dire que l'on n'y voit que lui. Je n'ai pas fait le décompte ; à vue de nez, il n'y a que trente-sept photos de Lanzmann affichées, parfois en compagnie, parfois faisant du parachute ou du vélo, souvent seul, en gros plan ou en majesté. Lanzmann se mire également avec délectation en photo page 144 du numéro de Télérama cité plus haut, sur une nouvelle photo de Lanzmann, qu'il pourrait afficher sur une des étagères de sa bibliothèque s'il reste un peu de place...

Notes :

(1) Auteur (controversé !) de Comment le peuple juif fut inventé (Paris, Fayard, 2008 ; un avant-goût ici).

(2) Paris, Éditions du Seuil, 2004, p.331-333.

(3) On comprend que Claude Lanzmann souhaite régler ses comptes avec Shlomo Sand, tant ce dernier ne le ménage pas :

- « Shoah représente une sorte de triomphe du souvenir personnel aux dépens de l'histoire officielle » ; « le souvenir personnel, s'il se substitue à l'histoire critique, est porteur d'une manipulation politique qui ouvre la voie, consciemment ou non, à un genre nouveau de présentation mythologique du passé » ;

- « film quelque peu mégalomaniaque » ;

- « le réalisateur a moins tenté d'élargir la compréhension du passé qu'il n'a cherché à le réinventer et à s'en constituer un monopole » ; etc.

Plus ennuyeux encore pour Cloclo, l'insistance de Sand sur le financement de Shoah par le ministère des Affaires étrangères israéliens à partir de 1974, ce qui en fait incontestablement un film de propagande (qu'on la trouve légitime ou non ne change rien au caractère fondé de ce qualificatif).

(4) « Les tourbillons d'une vie », Télérama, n°3089, 25 mars 2009, p.43.

(5) Serge Kaganski remporte haut la main le concours de lèche grâce à son portrait « La mémoire Lanzmann », paru dans le numéro 696 des Inrockuptibles (31 mars - 6 avril 2009, p.92) : « ampleur », « dimension », « richesse incroyable », etc., tout est matière à compliment, même ce qui pourrait apparaître comme un soupçon de réserve ou de contradiction :

- « militant anticolonialiste qui défend Israël, Juif résistant qui aime Berlin, ce sont des fidélités qui ont chez lui leur logique et défient le prêt-à-penser » (l'hallucinant numéro de soutien inconditionnel et exalté à Israël que L'Arche vient de consacrer aux massacres de Gaza ne ferait-il pas plutôt douter du caractère minoritaire de la position de Lanzmann parmi les intellectuels français d'origines juives vis-à-vis de l'État juif ?) ;

- « Si Claude Lanzmann est souvent incompris aujourd'hui, c'est aussi, outre son caractère bien trempé, parce qu'il "passe mal" à la télévision (c'est un compliment), parce que ce marathonien du verbe et de la pensée a besoin de temps et d'espace pour se déployer. »

On se demande seulement pourquoi une statue de Lanzmann n'a pas encore été érigée dans une cour de la Bibliothèque nationale de France, où il rejoindrait son Sartre vénéré, ou pourquoi son nom n'a pas encore été donné de son vivant à une promotion de l'E.N.A., comme c'est le cas pour Mendès France, Veil et Badinter.

Compléments  :
(C1) (27 avril 2009)
Lanzmann interrogé sur sa mégalomanie.
(C2) (28 février 2010) : quoi que ce soit peut-il être refusé au Commandeur Lanzmann de la part des médias ? Un article paru dans  le supplément "Télévision" du Monde de la semaine dernière en fait douter. On y lit, à propos du "documentaire exceptionnel" de Lanzmann qu'Arte programme le 17 mars prochain (
« On l'attendait », commence la journaliste...) : « Claude Lanzmann a décidé de cette diffusion après avoir lu le roman de Yannick Haenel Jan Karski [...] ». C'est moi qui surligne ce qui, preuve de ma candeur persistante, m'a semblé étrange. La programmation de la chaîne n'est-elle pas décidée par ses dirigeants ? Que des films lui soient proposés par des réalisateurs, quoi de plus normal. J'avoue naïvement être un peu surpris d'apprendre que certains peuvent les imposer à l'antenne. Vu la teneur des verbes employés dans cet article quand il est question des humeurs de sa majesté Lanzmann, (s'indigner, ne pas supporter, tempêter, et donc décider), il ferait bon s'opposer à ses diktats !...

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J’AI VU LES FOSSES DE KATYN

1 Avril 2009, 22:34pm

Publié par Mister Arkadin

Pour accompagner la sortie en France du film Katyn, ce 1er avril 2009, je reproduis ci-dessous « J'ai vu les fosses de Katyn », reportage du journaliste et critique de cinéma Robert Brasillach, paru dans Je Suis Partout (n°622, 9 juillet 1943, p.1/9, dans le cadre d'une série « Choses vues »).


Lorsque M. de Brinon nous fit l'honneur, à Claude Jeantet et à moi, de nous demander de l'accompagner en Allemagne et sur le front de l'Est, afin de rendre visite aux légionnaires français contre le bolchevisme, j'avoue avoir immédiatement pensé que nous pourrions peut-être visiter l'horrible nécropole de Katyn. Mais cette escale n'était point prévue, et, tout au long d'un voyage passionnant et admirablement organisé, où les autorités militaires et civiles rivalisèrent d'attention et de délicatesse, il me semblait voir s'éloigner la possibilité que j'avais entrevue. Nous avions beaucoup de choses à faire, beaucoup à voir, nous ne disposions que d'un temps limité. Et puis, la chaleur venait, les fosses de Katyn avaient été refermées, et on ne les rouvrirait qu'au moins d'octobre pour poursuivre les travaux d'identification. Aucun journaliste français n'était encore allé à Katyn. Si les Espagnols avaient eu la chance de lire les saisissants reportages de Gimenez Caballero, il avait fallu nous contenter du rapport officiel de la commission internationale, à laquelle assistait, pour la France, je ne sais quel apothicaire étoilé, décoré du nom de médecin général, qui avait admis sans discuter le bien-fondé de toutes les remarques de ses collègues, mais n'avait pas eu l'élémentaire probité de signer lui-même le rapport. Pourtant, nous insistâmes, et, à la fin de notre voyage, on nous mena passer la nuit à Smolensk, de façon à voir Katyn au petit matin.

Aujourd'hui, je rassemble dans mon souvenir, pêle-mêle, les images de ces journées : nous avons voyagé en sleeping et en trains de troupes, dans les « wagons durs » et en voiture, dormi dans les grands hôtels viennois et les maisons de bois de la Bérésina, partagé le repas des légionnaires ou la soupe distribuée aux soldats dans les gares et la délicate cuisine française préparée en notre honneur dans les réceptions d'état-majors : nous avons parlé avec les réorganisateurs de la vie économique du pays, avec les ouvriers de Berlin ou de Vienne, et je me sens presque découragé devant cet amas d'impressions et de figures, qu'il s'agit de faire comprendre. Mais si ce voyage a un sens, c'est bien sa dernière image de Russie qui le lui donne, et c'est par elle qu'il faut commencer.

J'ai vu Katyn. Cette perception directe, que rien ne peut remplacer, je l'aie eue. J'ai contemplé le paysage, respiré l'odeur abominable, j'ai marché à travers les sentiers du petit bois riant qui recouvre tant de cadavres, j'ai regardé, dans le vent du matin, les grandes fosses de terre ocrée, les arbres sauvages, les buissons. Je n'ai rien à dire que je n'aie vu.

L'odeur du charnier

Avec la monotonie de la plaine russe, l'étendue lépreuse et lugubre des prés, des marécages, à peine coupée par les forêts, les environs de Smolensk forment un agréable contraste. Les collines charmantes laissent entre elles des vallonnements frais, des bois sans sauvagerie, des jardins. Le petit village de Katun (car c'est ainsi que l'on dit là-bas) n'est sans doute guère différent des autres villages russes : je ne l'ai point vu. J'ai vu seulement un bois, de cinq à six kilomètres, un fouillis d'arbres et de halliers. On irait volontiers passer quelque week-end à Katyn, s'il y avait des week-ends en régime soviétique. Tout cela est vert, dans cet été qui commence, encore proche du printemps, plein d'un charme facile, plus proche encore de Jean-Jacques que de Tolstoï. C'est pourtant là.

On sait comment s'est faite la découverte, de la façon la plus banale. Quelques travaux, quelques tranchées ont mis à jour des cadavres d'officiers polonais. Les Allemands ont interrogé les paysans des environs. Après beaucoup de réticences (la crainte passée des Soviets paralyse parfois les langues), ils ont avoué qu'on avait amené dans le bois, voici trois ans, des trains entiers de prisonniers. Et aussi des Russes. On a poussé plus avant les recherches. On est tombé sur une fosse énorme, qui renfermait des milliers de corps, entassés tête-bêche. On en a identifié deux ou trois mille. Puis, petit à petit, on a découvert d'autres fosses. Pour nous, malgré l'interruption des travaux, on a rouvert un des emplacements funèbres cette nuit. C'est le matin. Nous nous sommes levés à cinq heures, nous nous étions couchés à deux heures et demie, au moment où le jour, qui apparaît très tôt en Russie, commençait déjà à blanchir l'horizon. Il a plu, le ciel est gris, c'est une aube d'exécution capitale classique, et il fait presque froid. Il n'y a pas beaucoup de chemin à faire, depuis la route maintenant séparée du bois par un enclos, pour gagner les tombes. Nous traversons silencieusement le bois, et on nous mène près de la fosse.

Et tout de suite, ce qui nous saute au visage, c'est l'odeur. Le chauffeur de notre voiture qui avait déjà fait cette sinistre visite m'avait prévenu. Ce n'est pas une petite fille. Il a la médaille d'hiver, il a fait campagne, c'est un vieux militant des luttes du national-socialisme :

- je n'ai pas pu manger pendant deux jours, nous a-t-il dit.

Autour de cette fosse, où tout le monde s'est mis à fumer pour masquer l'odeur abominable, il y a des hommes qui ont connu l'autre guerre, et les champs de bataille de celle-ci. Presque tous sont saisis. Pourtant, il faut nous pencher, regarder, il faut sentir.

Je voudrais faire passer un peu de cette odeur à travers les fumées d'encens des archevêques bolchevisants.

Odeur massive, odeur noire et âcre, inoubliable odeur du charnier. Quelque chose de vivant comme une bête, longuement pourri dans cette terre qui n'abîme pas trop les cadavres. Ils sont là, pressés et compacts, et d'eux monte cette chose qu'on pourrait cerner, qu'on pourrait tenir dans ses mains, tant elle est lourde. Le vent parfois la jette à nos visages, et on a envie de s'essuyer, comme si elle était gluante, fétide et molle. Mais ce n'est qu'une odeur. Mais ce n'est qu'une odeur. La viande pourrie, le gibier grouillant de vermine, le suint des étables longuement fermées, la vomissure, les vieilles gangrènes purulentes, la fermentation des graines semblent se mêler tour à tour dans un atroce composé amer. Peut-être est-ce le poisson avancé que cela nous rappelle le plus. Mais un banc énorme de poissons, pourri dans l'âcreté marine, avec des relents d'abcès crevés, de sanies purulentes, de plaies vertes où coulent les toxines. Oui, vraiment, c'est l'odeur qui nous attaque, qui nous enveloppe, et nous y descendons comme nous descendrions dans la fosse elle-même, baignés dans l'horrible suintement, et toute la journée, nous traînerons avec nous, sur nos vêtements, à nos chaussures, cet innommable souvenir gras, indélébile et puant.

Jugement dernier

Après tant de mois, cette odeur ? Mais oui. Il faut croire que la terre de Katyn a des propriétés conservatrices particulières. Quand les hommes affairés à cette besogne remuent les malheureux cadavres polonais, quand ils en soulèvent un au bout de leur crochet, ils nous envoient en même temps à la figure cette odeur, comme si elle était une pelletée de terre. Et nous voyons alors se dresser, debout, comme un décharné de Ligier Richer, un fantôme aux dents découvertes, sec et muet, qui nous apporte sa bouffée de pourriture.

Ils sont là, rangés tête-bêche, bien reconnaissables dans leur bel uniforme souillé et terni, avec les bottes, le grand manteau. J'ai passé plusieurs mois en captivité avec des officiers polonais, je puis reconnaître leurs frères. Ils sont la face contre terre, on nous désigne la trace du coup de revolver dans la nuque. Les photographies nous les ont montrés, mais rien ne peut donner l'idée de cet entassement régulier, couche par couche, aussi méthodique qu'un entassement de conserves. Dans cet amalgame, tout semble se tenir, comme si une matière gélatineuse unissait les corps. Il faut les détacher les uns des autres, au bout de fourches ou de tridents, et l'on entend alors une sorte de déchirement de papier gras. Des fossoyeurs indifférents marchent dans le sable et remuent les cadavres. Ils nous en saisissent un par deux crochets, et le jettent à nos pieds, sec, léger, comme un énorme hareng.

C'est encore une comparaison empruntée aux peuples de la mer qui me vient à l'esprit. Mais elle frappe trop pour ne pas la faire. S'il est vrai que le fœtus naît dans l'élément marin, je veux croire désormais que le cadavre devient, lui aussi, cette étranger bête à sang froid, coagulé et vert. Il est là, ce hareng sec et monstrueux, arraché à la gélatine des autres corps. Ses côtes saillent comme des arêtes sous le vêtement. Nous nous penchons sur lui, nous regardons. Il y a déjà longtemps que je ne respire plus que, par la bouche, exercice que je recommande dans cette situation, et je vois quelques-uns de nos compagnons qui répriment à grand peine leurs nausées.

Au couteau on coupe les poches du malheureux pour le fouiller. Voici de la monnaie polonaise, un portefeuille, des papiers d'identité, un envoi d'argent de sa famille adressée à son camp de prisonniers, avec les cachets de la poste encore bien visibles, un journal russe d'avril 1940. Tout cela sali, taché, humide d'innombrables contacts, mais encore reconnaissable.

Nous raisonnons avec froideur, si la froideur est possible ici. Que ces corps soient des corps de Polonais, cela n'est pas douteux. Aucune supercherie n'est possible, de ce côté-là. Peut-on nous avoir monté, pour la propagande, une immense et atroce mascarade ? Mais on a fouillé pour nous ces cadavres, qu'il est vraiment impossible d'avoir « préparés » à l'avance : les vêtements sont collés au corps, il faut le couteau pour les détacher. Sans dégoût apparent, les fossoyeurs russes arrachent les poches et nous montrent ce qu'elles contiennent. Et les papiers sont irréfutables, ainsi que les dates. Un journal, une lettre, rien de postérieur au mois d'avril 1940. Il faut que l'exécution ait eu lieu à quelques jours de là, quelques semaines tout au plus. On ne peut désigner qu'un coupable : le bourreau soviétique.

On s'excuse de ces raisonnements, peut-être ne sont-ils pas inutiles. Il y a encore des gens qui s'imaginent que Katyn est un bluff, les Soviets auraient-ils rompu avec les émigrés polonais de Londres à ce sujet ? Mais toute logique abstraite est dépassée par la vision de ces corps écrasés. Si le visage est abîmé et méconnaissable, bien qu'il ne soit pas réduit aux seuls os, le corps, à travers les vêtements coupés, conserve encore la peau, les muscles, un amas vert, rose et jaune, tantôt durci, tantôt gélatineux, que la terre sablonneuse a gardé en état. J'avoue être, pour ma part, plus sensible, physiquement, à l'horreur vivante, aux blessures, aux brûlures, aux mutilations. Je puis me pencher sans trop de dégoût physique sur ce cadavre insolite, hors de notre humanité. Mais il est là, ce grand gaillard qui devait être vigoureux, rejeté sur le sable comme sur une grève, témoin d'un crime. Et il parle par toute son immobilité, comme au jugement dernier.

Cent mille...

On nous mène à une autre fosse, plus petite, où un cadavre a les mains attachées derrière le dos. Un autre a sa vareuse rabattue sur le visage. Il paraît qu'ailleurs on a trouvé des Russes sans trace de balle, mais de la terre dans la bouche : enterrés vivants.

Pour les officiers polonais une étrange question se pose. Celui que j'ai exhumé et fouillé avait une lettre de sa famille adressée à son camp. Donc, pendant quelques mois, de l'automne 1939 au printemps 1940, il avait joui du statut régulier des prisonniers de guerre. Le statut que les Soviets n'ont jamais appliqué aux Allemands et à leurs alliés. Le malheureux avait correspondu avec les siens, reçu des colis et même de l'argent. Et puis, un beau jour, tout s'est arrêté. Les Russes ont mis dans des wagons douze mille officiers, et les ont méthodiquement exécutés dans les fosses de Katyn. Pourquoi ce brusque changement ?

Il ne peut y avoir qu'une réponse. Pendant quelque temps les Soviets ont espéré gagner l'armée polonaise. Non seulement celle qui était originaire des régions occupées par eux, mais aussi bien les officiers originaires de Varsovie, des régions occupées par l'Allemagne (la lettre que j'ai vue venait du Gouvernement Général) ce qui laisse soupçonner bien des machinations. Et puis, un jour, ils ont compris que les Polonais haïssaient le bolchevisme, que ce peuple si souvent irréfléchi, si souvent léger, d'une légèreté tragique, n'avait pas oublié la leçon anticommuniste de Pilsudski, et qu'au-delà de Pilsudski, il n'avait pas oublié que son histoire fut essentiellement anti-russe. Les Soviets ont tiré la conséquence logique de cette constatation : ils ont décapité l'élite polonaise, comme ils ont anéanti l'élite des pays baltes.

Nous traversons le bois, où le vent a emporté quelques billets de banque polonais, que l'on ne garde point, puisqu'ils sont sans valeur et ne peuvent servir à l'identification. Je voudrais en ramasser quelques-uns pour donner à la quête, dans quelque église. Je pense que partout - et même en Amérique - les Polonais ont fait prier pour les leurs. Mais que nulle part à l'étranger et même pas au Vatican, on n'a entendu un cardinal ou un évêque élever la voix pour condamner ce massacre de catholiques. L'épiscopat français s'est tu, lui qui aime tant parler. Mgr Baudrillart ne se serait pas tu. Pie XI lui-même, qui condamna les massacres d'Espagne, ne se serait sans doute pas tu. L'Eglise manque d'hommes.

Voici une autre fosse devant nous, une autre éminence à peine creusée. Presque à la surface, des corps de paysans. Cette fois, ce sont des Russes, sans papiers, sans identité, pauvres bougres tués en 1937 et 1938, selon toute vraisemblance. On ne saura jamais pour quel « crime ».

- Partout, nous dit l'officier qui dirige les fouilles, on trouve des fosses. On pourrait creuser par hasard. Et d'après la superficie du bois, et la densité des tombes, nous pensons maintenant qu'il y a là de soixante mille à cent mille cadavres.

Cent mille cadavres... Dans ces fourrés riants, comme on en trouve à Vincennes ou à Fontainebleau.

Pitié et réflexion

À l'entrée de la nécropole, les Allemands ont rassemblé les corps exhumés, plusieurs milliers dont près de trois mille ont été identifiés. Après avoir réuni leurs papiers et tout ce qui pouvait servir à les reconnaître, l'armée allemande leur a donné des bombes décentes, des tombes de soldats, immenses et régulières, surmontées de hautes croix. Il y a parmi eux cent cinquante médecins. À part, les sépultures de deux généraux. C'est là que des chapelains polonais ont dit la messe. C'est là qu'on nous demande de venir, et que l'ambassadeur de France et nous-mêmes saluons les victimes de la guerre. Dans cette minute silencieuse, au-delà de toute politique, nous, Français, nous pouvons penser qu'au mois de septembre 1939 nous étions les compagnons d'armes de ceux qui reposent ici, victimes de chefs imprudents, des excitateurs d'Amérique, et de la barbarie bolchevik. Et nous ne voudrions pas laisser place à un autre sentiment qu'à la pitié.

Mais il faut aussi réfléchir. L'une des plus importantes revues anglaises, la Nineteeth Century, dans son numéro de juin, demandait franchement pourquoi les Polonais n'étaient pas passés du côté des Allemands, d'autant plus, ajoutait-elle sans fard, que les Polonais qui ont fait preuve de bonne volonté, n'en ont tiré qu'avantages particuliers et généraux. Quand nous sommes entrés à Paris, cela a été pour apprendre que le général Siborski, chef des émigrés de Londres, et qui avait pris l'initiative de demander une enquête sur Katyn, venait de se tuer en avion avec son chef d'état-major. Peut-être est-il la dernière victime en date de Katyn, comme Darlan était la dernière victime de Mers-el-Kébir.

On sait que la Croix-Rouge polonaise, dirigée par des médecins polonais, a collaboré activement à l'exhumation et à l'identification. On sait que des officiers polonais, prisonniers de l'armée allemande, ont été amenés en avion pour reconnaître le charnier. Ils en sont repartis pleins d'une indignation immense et sont prêts, ont-ils dit, à prendre les armes contre le bolchevisme. Les craintes de Nineteenth Century ne sont point vaines : la mort de Siborski le prouve. En Français, en Européens, en hommes formés par le christianisme, nous souhaitons que le mouvement s'accentue encore.

Dans ce décor que la mort rend sinistre, sous la grisaille du ciel russe, nous pouvons songer au malheureux sort d'un pays entraîné par des fous et des mégalomanes hors du destin modeste et sûr qui aurait pu être le sien. Mais nous songeons surtout que ce charnier épouvantable donne la mesure de ce qui pourrait nous attendre tous. Ces officiers antibolcheviks ne sont point seuls. À côté d'eux, des dizaines de milliers de Russes, peut-être des révolutionnaires, peut-être même les aides-bourreaux, dorment pêle-mêle. Si la barrière de l'Occident venait à crever, les abbés rouges dormiraient à côté des riches gaullistes aussi bien que des collaborationnistes tièdes ou convaincus. Et l'odeur de Katyn monterait alors de Fontainebleau ou de la Loire.

Voilà ce que nos yeux ont vu. Nous avons tenu à le dire, avant toute autre chose, parce qu'il nous semble tenir là un des éléments essentiels de cette guerre. Elle n'est point faite au peuple russe, on l'a répété vingt fois : elle est faite pour briser et contenir ce que représente la sauvagerie mécanique et implacable de Katyn. À la fin de notre séjour en Russie, dans cette aube froide, nous emportons collée à nous l'odeur du carnage pourri, et la vision de ces bancs énormes de vaincus, agglomérés et échoués dans les clairières sablonneuses, la bouche ouverte comme des poissons étouffés. Du Vatican, de Paris, de Lyon, de Lille, que ne peut-on organiser des pèlerinages, afin de prier - et de comprendre !


En compléments, plusieurs documents audiovisuels relatifs à ce reportage, évoqué dans l'émission « Concordance des temps » du 25 octobre 2008 (« Les politiques mentent-ils toujours ? »), dans laquelle Jean-Noël Jeanneney s'interrogeait pour savoir quels étaient «  les avantages et les inconvénients des travestissements de la vérité dans les gouvernements des hommes » :
-       la Visite de Monsieur de Brinon aux combattants de la LVF, Actualités Françaises, 1er janvier 1943, 10 min. 15 sec., INA [un autre document de l'INA] ; 
-       le massacre de Katyn. 
 

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DE L’HORRIBLE DANGER DES LECTURES… CINÉMATOGRAPHIQUES ?

29 Mars 2009, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

Une brillante chaîne de billets sur « l'horrible danger de la lecture » s'est propagée il y a trois ou quatre mois sur quelques blogs littéraires :

- « La cave du Dr Orlof »;

- « café du commerce » ;

- « Château de sable » (« mauvaises lectures » ; « suite »).

J'en ai pris connaissance à partir du site "Cinématique". Je m'étonne que le si perspicace Ludovic Maubreuil n'ait pas songé à poser la question de possibles écrits subversifs (ou se croyant tels, parfois...) sur le cinéma. Les pamphlets ne manquent pourtant pas en la matière.

Le dernier en date a été publié par Philippe Person dans Le Monde diplomatique (février 2009, p.27 ; extrait disponible sur le site du Monde diplomatique). « A-t-on le droit de critiquer la nouvelle vague ? », s'interroge-t-il. Peut-être aurait-il pu ajouter au titre "encore", les mises en cause de la Nouvelle Vague n'ayant pas manqué, comme on le verra plus loin (Compléments 1 et 4).

Quoi qu'il en soit, voici une ébauche d'inventaire (que je complèterai progressivement) (C2) de textes ou livres sur le cinéma ayant fait scandale ou ayant "remué" les milieux du cinéma ou de la cinéphilie, certains ayant valu à leur auteur un procès :

- Émile Vuillermoz, « Naïveté », Le Temps du 31 août 1921 (p.1, billet signé V.) :

« Le cinéma, cette industrie qui devrait être un art, compte un assez grand nombre d'ennemis acharnés. Mais il n'en a pas de plus dangereux que certains de ses défenseurs naturels. C'est dans sa propre famille que se recrutent généralement les plus féroces tortionnaires. Un exemple nouveau vient de nous en être offert par les loueurs de films qui ont cru devoir faire désormais précéder leur programme hebdomadaire de cette naïve prescription : "La critique à haute voix est interdite !" Insondable candeur ! Ces marchands peuvent-ils avouer plus maladroitement le peu de confiance que leur inspire leur marchandise ? »

- Paul Souday, « Le cinéma n'est pas un art », La Dépêche de Toulouse, 1927 (texte reproduit dans mon livre "Le Temps" du cinéma, à propos des querelles entre cinéphobes et cinéphiles durant les années 1920)

- Léon Moussinac, critique parue dans L'Humanité appelant à siffler le film Jim le Harponneur, ce qui lui valut d'être attaqué en justice par le magnat du cinéma français Jean Sapène (affaire sur laquelle je reviendrai peut-être, notamment en reproduisant un texte paru quelques semaines auparavant où L.Mouss s'en prenait encore plus directement à Sapène, d'où le courroux de celui-ci).

- Georges Duhamel, Scènes de la Vie future, 1930

- Paul Morand, France la doulce, 1934

- Lucien Rebatet, Les Tribus du théâtre et du cinéma, 1941, dont une version en pdf est disponible ici

- Maurice Bardèche et Robert Brasillach, Histoire du cinéma, 1943

- « Le Corbeau est déplumé » (non signé ; œuvre de Georges Adam et Pierre Blanchar, selon Olivier Barrot) (reproduit par Barrot dans son livre sur L'Écran français, p.13-15), L'Écran français, 1944

- François Truffaut, « Une certaine tendance du cinéma français », Cahiers du cinéma, n°32, janvier 1954

- Raymond Borde, Freddy Buache, Jean Curtelain, Nouvelle Vague, 1962

- Henri Jeanson, « Petit dictionnaire de feu la nouvelle vague », Le Crapouillot, 1964

Il faudrait tout citer de ce savoureux dézinguage de près de trente pages, dans lequel Jeanson s'en prend à toutes les idoles d'alors (demeurées celles de certains clans critiques), notamment Truffaut, dont il démonte les "méthodes" de travail pour le texte mentionné plus haut. Contentons-nous de reproduire le texte sur Bazin, puisque un colloque récent vient de nous inciter à reconsidérer l'œuvre de ce critique que l'on nous enjoint de redécouvrir tous les quinze jours.


- Les Dossiers du « Canard » : « Ça, c'est du cinéma ! Le 7ème Art et la manière », n°24, juin 1987, 100 p.

- Serge Daney, critique du film Uranus paru dans Libération, qui entraîna la publication d'un droit de réponse par Claude Berri (affaire sur laquelle je reviendrai, en y mêlant... Rohmer et Truffaut)

- Claude Autant-Lara, Les Fourgons du malheur, 1987

L'un des rares (le seul ?) ouvrages de cinéma interdit.

- Jean-Paul Torök, Pour en finir avec le maccarthysme, 1999

- Lettre de Patrice Leconte à ses confrères cinéastes sur la critique

- Stéphane Zagdanski, La Mort dans l'œil. Critique du cinéma comme vision, domination, falsification, éradication, fascination, manipulation, dévastation, usurpation, 2004

- Serge Kaganski, tribune parue dans Libération le 31 mai 2001 contre Amélie Poulain, "film lepéniste" (affaire dont il est question dans une discussion entre cinéphiles amateurs de Mad Movies qui recensent « Les perles de la critique » et sur laquelle Mathieu Kassovitz donne son point de vue ici)

- Alain Soral, « Cinéma. L'immoralité de l'exception culturelle », dans Jusqu'où va-t-on descendre ? (Abécédaire de la bêtise ambiante), Paris, Éditions Blanche, mai 2002, p.69-70 [Voir aussi les entrées Breillat, Carrière, Lévy et Renoir] ; « Cinéma (1) Remettons à sa place le cinéma de la "nouvelle vague" », « (2) L'étrange succès de "La vérité si je mens" » et « (3) », « Deneuve, Catherine ou les ravages de la chirurgie esthétique » et « Denis, Claire et l'art de l'ellipse », Socrate à Saint-Tropez, repris dans Abécédaires de la bêtise ambiante, Paris, Éditions Blanche, 2008, p.277-285 et 301-302.

À suivre...


P.S. 1 : À noter que des ouvrages de critiques ne portant pas sur le cinéma figurent parmi les "livres interdits" (essayer de les trouver sur e-bay, pour voir...), par exemple Les Décombres de Lucien Rebatet ou les deux Nuremberg de Maurice Bardèche. Il s'agit bien sûr de la situation en France et en Europe, Le Figaro rappelant opportunément, dans son supplément littéraire du 5 mars 2009 (p.7), à propos de la famille de Hitler (qui revendique ses royalties !), que Mein Kampf est en vente libre aux États-Unis (C3).

P.S. 2 : Je me permets de renvoyer à un petit texte de mon cru, « Critiques, encore un effort si vous voulez sortir de l'amnésie », qui dérangea légèrement et passagèrement le petit monde de la critique parisienne. Il s'agit du compte rendu d'un ouvrage, publié par le syndicat de la critique (sous la direction de Michel Ciment et Jacques Zimmer) en 1997, sur l'histoire et la situation de la critique de cinéma en France, que les Cahiers du cinéma avaient trouvé trop virulent pour être publié sans être allégrement caviardé et réécrit (dans leur « Courrier des lecteurs », qui plus est, afin de ne pas en assumer la responsabilité).


Compléments :
(C1) La vénération dont jouit la Nouvelle Vague demeure si prégnante que sa mise en cause persiste à susciter des levées de boucliers, par exemple d'adeptes du Forum des Cahiers du cinéma, regroupés au sein du collectif "Spectres du cinéma"
.

(C2) Ludovic Maubreuil, sous le titre « Cinématographiquement incorrect », me fait l'honneur de choisir le présent billet pour inaugurer une rubrique « Les uns et les autres », dans laquelle il signalera chaque vendredi un blog ou un site. Il précise qu'à propos de ces « enfers de bibliothèques », c'est sans grande surprise Céline qui suscite le plus de débats, voire de polémiques (par exemple ici), notamment Bagatelles pour un massacre. Cela me rappelle que j'avais moi-même prévu d'inclure ce titre dans ma liste de livres cinématographiquement subversifs, dans la mesure où de nombreuses pages y sont consacrées aux Juifs de Hollywood, dont Rebatet s'est inspiré, et à La Grande illusion.

(C3) Un lecteur érudit me signale que Mein Kampf n'est, pas plus que Bagatelles, interdit de publication en France. Sa rareté est indéniablement plus un problème de diffusion que de censure à proprement parler, de crainte des troubles à l'ordre public qui pourraient en résulter, la demande ne manquant pas (ce serait le livre le plus demandé à la Bibliothèque municipale de Lyon !). Car, vérification faite dans Electre, une édition récente de  Mein Kampf est disponible aux Nouvelles Éditions latines. Remarque pertinente donc, qui ne remet pas en question le fait que ce type de livres est plus facile à trouver aux États-Unis, qu'en France, et dont je me fais d'autant plus volontiers l'écho que mon texte entretient trop la confusion entre "livres interdits" (au sens de subversifs, et quasi tabou, quoique pas interdits au sens strict) et livres réellement interdits à la vente (aussi ai-je distingué sur ce point l'Autant-Lara).

(C4) L'un des plus vigoureux et argumentés pamphlets contre la Nouvelle Vague a paru en 1998 dans la revue L'Homme et la société (n°127-128, p.39-53 : « Tempête dans un verre d'eau ? Le phénomène "Nouvelle Vague" au prisme de la politique », par Jean-Pierre Garnier).

(C5) (7 septembre 2009) De nouveau à propos de Mein Kampf, l'érudit Pierre-André Taguieff a fait récemment un point complet sur les débats relatifs à la réédition "critique" qui est envisagée par le Land de Bavière (détenteur des droits) et le Conseil central des Juifs d'Allemagne.


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CRITIQUES, ENCORE UN EFFORT SI VOUS VOULEZ SORTIR DE L’AMNESIE

29 Mars 2009, 22:55pm

Publié par Mister Arkadin

En complément au billet « De l'horrible danger des lectures... cinématographiques ? », dans lequel est posée « la question de possibles écrits subversifs (ou se croyant tels, parfois...) sur le cinéma », je reproduis ci-dessous un petit texte de mon cru, qui dérangea légèrement et passagèrement le petit monde de la critique parisienne. Il s'agit du compte rendu d'un ouvrage, publié par le syndicat de la critique (sous la direction de Michel Ciment et Jacques Zimmer) en 1997, sur l'histoire et la situation de la critique de cinéma en France, que les Cahiers du cinéma avaient trouvé trop virulent pour être publié sans être allégrement caviardé (dans leur « Courrier des lecteurs », qui plus est, afin de ne pas en assumer la responsabilité).



Critiques, encore un effort si vous voulez sortir de l'amnésie


Par le titre qu'il a choisi de donner à l'article qu'il consacre, dans le numéro 515 des Cahiers du Cinéma (juillet-août 1997, p.4-5), à La critique de cinéma en France. Histoire. Anthologie. Dictionnaire, livre publié aux éditions Ramsay en avril 1997, sous la direction de Michel Ciment et Jacques Zimmer, Vincent Ostria se réclame explicitement du célèbre article de François Truffaut. En dénonçant « une certaine intendance de la critique française », il entend manifestement rejouer la scène du jeune critique audacieux qui ose s'en prendre aux encombrants grognards de la profession pour leur dire leurs quatre vérités. La virulence de ses attaques et le ton enjoué qu'il adopte donnent à son texte une allure de pamphlet qui tranche avec la tiède complaisance avec laquelle l'ouvrage a été accueilli par la presse. Malheureusement, Vincent Ostria semble ignorer que ce genre ne tolère ni l'improvisation, ni l'approximation, et, s'il rue lui aussi dans les brancards, c'est, faute d'être suffisamment informé sur la question traitée, le plus souvent à ses propres dépens. Dans un article paru dans la revue Cinémathèque (n°4, automne 1993), Antoine de Baecque a montré à quel point le manifeste de François Truffaut n'avait rien du brûlot hâtivement rédigé à coups de formules péremptoires. Les siennes frappaient fort et juste parce qu'elles avaient été longuement mûries et ciselées, et non éructées dans la précipitation. Il est bien regrettable que Vincent Ostria ne fasse pas preuve du même talent et de la même rigueur.

Il ne saurait être question pour nous de défendre à leur place les auteurs de l'ouvrage incriminé, tâche que, gageons-le, ils seront prompts à accomplir. Nous nous limiterons à leur soumettre quelques remarques sur leur façon d'envisager l'histoire de leur corporation et sur la curieuse vision qu'aussi bien eux-mêmes que Vincent Ostria s'en font.

Ce qui frappe d'abord, à la lecture de l'article de Vincent Ostria, est l'aplomb avec lequel il s'avoue totalement ignorant du sujet dont traite un livre qu'il critique pourtant sans retenue. Plus paradoxalement encore, bien que très sévère à son égard, il se fonde sur ce qu'il a lu dans ce livre pour porter des jugements sur l'histoire de la critique aussi définitifs (du genre : « il est clair que... ») qu'ineptes. A le lire, il aura fallu attendre les années 1930 pour qu'enfin, avec Pierre Bost et Roger Leenhardt, une critique digne de ce nom apparaisse et fasse oublier les « médiocres littérateurs » qui, auparavant, « discour[aient] distraitement » à propos du cinéma. Tant d'insuffisance, qui va de pair avec beaucoup de suffisance, laisse perplexe : résulte-t-elle d'une lecture superficielle de l'ouvrage ou des énormes lacunes de ce dernier ? Les deux hypothèses ne s'excluent nullement l'une l'autre, mais la seconde suffirait à expliquer l'ignorance de celui qui se contente de cette source pour se croire habilité à discourir sur l'histoire de la critique.

L'apport historique de La critique de cinéma en France est, en effet, pour peu que nous puissions en juger, plus que décevant. Vincent Ostria parle à son propos d'érudition, qu'il s'empresse bien entendu de juger « rébarbative », cliché qui relève d'un infantilisme d'esprit que même le si décrié magazine concurrent Première ne se permettrait pas. Il est assez pénible de devoir rappeler dans ces colonnes que l'érudition n'a rien de méprisable. En outre, regretter qu'un livre d'histoire « répond[e] à des préoccupations d'historiens » n'est pas seulement paradoxal mais tout simplement stupide. L'érudition nous semble en tout cas nettement préférable à la déplaisante ignorance joyeusement satisfaite à laquelle la jeunesse ne saurait servir d'excuse. De plus, comment peut-on juger de l'érudition dans un domaine que l'on dit méconnaître (ce dont, qui plus est, on se vanterait presque) ?

Le plus grave à nos yeux est que cette attitude, pour le moins légère, rejoint celle des responsables de La critique de cinéma en France. N'ont-ils pas procédé un peu de la même façon en confiant la rédaction du chapitre le plus délicat du point de vue historique, celui qui porte sur les origines de la critique cinématographique, à un auteur qui se présente comme un historien tout en se dispensant justement des tâches, certes rébarbatives, mais indispensables à toute recherche historique ? Contrairement à ce que croit Vincent Ostria, il convient de reprocher à leur ouvrage non d'être trop érudit mais bien plutôt de ne pas l'être assez. Certes, il présente toutes les apparences de l'étude historique la plus rigoureuse. Il n'est cependant pas nécessaire d'être particulièrement savant pour se rendre compte que la marchandise est, à bien des égards, trompeuse, sinon avariée. Mais de cela, Vincent Ostria ne se préoccupe sans doute pas beaucoup. Il voudrait y trouver ce que les auteurs n'ont pas voulu y mettre, et par là même se trompe de cible en leur reprochant de n'avoir pas écrit « un plaidoyer » ou « une analyse en profondeur du rôle de la critique », c'est-à-dire un livre sur les conditions d'exercice et les raisons d'être de la critique aujourd'hui, et non tout au long de son histoire.

Car la critique de cinéma faisant retour sur son histoire, le fait est trop rare pour ne pas être salué comme un événement. Cette volumineuse synthèse, « sans équivalent » selon ses auteurs, entendait « rendre compte de la critique de cinéma telle qu'elle s'exerce dans ce pays depuis près de quatre-vingts ans ». Dans la présentation promotionnelle de leur ouvrage à France Info, l'un de ses deux principaux responsables, Michel Ciment, soulignait qu'il s'agissait d'une œuvre collective, le nombre très élevé de collaborateurs étant sans doute censé garantir l'exhaustivité et le sérieux de l'entreprise. On regrettera, pour notre part, qu'il ait surtout favorisé l'hétérogénéité des approches entre les différents collaborateurs.

Michel Ciment tenant à insister (toujours dans la présentation de l'ouvrage à France Info) sur sa dimension historique, on comprend mal que la première partie soit uniquement consacrée à « un survol » de l'histoire de la critique (avant-propos, p.7). Les remarques suivantes visent donc surtout à mettre en garde les critiques contre les dangers de superficialité que fait courir un tel « survol » à leur louable tentative de rétrospection. Précisons d'emblée, pour éviter tout malentendu, qu'elles concernent principalement les pages consacrées à la critique cinématographique française des années 1895-1930. Mais les insuffisances criantes qui les caractérisent nous semblent rejaillir défavorablement sur l'ensemble de l'ouvrage - qui, par ailleurs, rendra de grands services - au risque de le discréditer, peut-être injustement. Ne serait-il pas plus que temps que la critique se penchât attentivement sur ses débuts plutôt que de continuer à célébrer inlassablement l' « âge d'or » des années 1950-1960 ? Il est d'autant plus dommage que l'occasion n'ait pas été saisie pour revisiter l'histoire des origines qu'un effort méritoire pour étendre l'investigation aux années 1930 et 1940 tranche avec la présentation traditionnellement admise d'une critique née du bouillonnement cinéphilique de l'après Seconde Guerre.

Les critiques ayant toujours été soucieux de promouvoir la liberté de jugement, ce qui les amena si souvent à reprocher aux cinéastes et producteurs de rechigner à soumettre leurs films au libre examen critique, ils accepteront sans doute bien volontiers qu'un étranger à leur corporation s'immisce dans leurs petites querelles et que leur production fasse à son tour l'objet de quelques menues réserves.

Les premières portent justement sur la reprise par les critiques de cinéma de cette pratique bien connue des fabricants de films - pratique si décriée par les critiques, qui, eux, sont forcément indépendants - qui consiste à vanter soi-même sa marchandise. On est jamais si bien servi que par soi-même : telle semble également leur devise. Comme l'a déploré Vincent Ostria à juste titre, cela donne au dictionnaire des critiques, qu'ils proposent en troisième partie, une allure assez déplaisante d'auto-promotion, nullement camouflée d'ailleurs et presque revendiquée, ce qui ne la rend pas moins antipathique. N'y a-t-il pas quelque impudence à confier aux critiques eux-mêmes la rédaction des notules concernant leurs collègues ou camarades, les rédacteurs des Cahiers et de Positif, en particulier, se dorant complaisamment la pilule les uns les autres ? On comprend bien, vu l'importance qu'ils se reconnaissent, que les nombreux responsables et collaborateurs de cet ouvrage aient tenu à figurer en bonne place dans leur dictionnaire. Et Michel Ciment a beau jeu de déclarer que « réalisé par des critiques », leur ouvrage « ne pouvait en aucune façon adopter un point de vue polémique à l'égard de confrères » (1). Mais n'aurait-il pas été opportun de prendre exemple sur « Le Monde des Livres », publication qui a choisi, elle aussi, de ne pas garder le silence sur les ouvrages de ses collaborateurs, mais qui, au moins, a la décence de demander à des intervenants extérieurs d'en rendre compte ? La pratique adoptée ici, pour courante qu'elle soit dans d'autres milieux, surprend de la part de critiques de cinéma, car elle porte un rude coup à leur corporation et à ses revendications d'indépendance. De quelle légitimité pourront-ils ensuite se prévaloir pour stigmatiser les pratiques d'un Bernard-Henri Lévy, qui refuse de voir son film jugé par quiconque ne serait pas son ami ? Tout cela donne à cet ouvrage un caractère de présentation officielle de la critique et de son histoire par elle-même, « sous l'égide du Syndicat français de la critique de cinéma » et sous la direction de son président (page de titre), que Vincent Ostria n'a pas eu tort de moquer.

De plus, certains choix éditoriaux nous semblent bien discutables, notamment en ce qui concerne l'équilibre entre les différentes périodes étudiées. Les responsables de l'entreprise ont délibérément privilégié le retour sur la période récente, et notamment sur les Cahiers du cinéma et Positif (une quarantaine de critiques ayant écrit dans cette dernière revue figurant dans le dictionnaire), au détriment de la recherche sur les périodes moins connues de la critique cinématographique en France, et plus particulièrement sur la naissance de celle-ci. Contrairement à Vincent Ostria, qui s'émeut de l'absence de critiques de moins de trente-trois ans (à propos de laquelle les auteurs s'expliquent page 267, en caractères gras), c'est la faible représentation des critiques de plus de cent ans qui nous étonne, car il y en a, et non des moindres. Ni Émile Vuillermoz, ni Lucien Wahl, ni Jean-Louis Croze, ni Pierre Scize, ni Paul Ramain, ni André Lang et autres grands précurseurs de la critique n'ont ainsi droit à une notule dans le dictionnaire. Car celui-ci privilégie logiquement, mais un peu négligemment à notre goût, les critiques des années 1920-1930 qui ont fait l'objet de publications (Alexandre Arnoux, Philippe Soupault, André Delons, Claude Aveline (2), etc.) au détriment de ceux qui n'ont pas eu cette chance. Par ailleurs, pourquoi faire figurer Georges Duhamel dans un dictionnaire des critiques de cinéma ? Et pourquoi pas Pie XI, dont une encyclique de 1936 est très critique envers le cinéma ? Avoir écrit sur le cinéma suffit-il à faire de quiconque un critique de cinéma (3) ? Georges Duhamel  ne semble avoir été placé là que pour montrer que, certes, de nombreux écrivains, parfois très prestigieux, se sont intéressés au cinéma (ce qui permet à nos amis critiques de se sentir bien entourés), mais que d'autres n'ont pas été aussi clairvoyants que tout ce beau monde.

Il nous semble également que les années 1960, qui correspondent aux débuts dans la critique des principaux concepteurs du projet, sont surreprésentées : onze textes de l'anthologie, sur quarante-cinq, contre seulement neuf pour toute l'avant-Seconde Guerre mondiale - dont quatre, soit un sur dix, pour la période du muet (deux d'entre eux ayant, en outre, été publiés en 1928-1929) ! - ; aucun essai sur la critique antérieur à 1947, deux essais antérieurs à 1960 ; etc. Certes, les textes sur la critique cinématographique furent probablement moins nombreux avant-guerre qu'après, et leur accès est assurément moins aisé. Mais, de ce fait même, l'article de Lucien Wahl paru en 1925 (d'ailleurs cité page 142), ou quelques-unes des réponses à l'enquête sur la critique cinématographique menée dans les années 1920 par Léon Moussinac pour L'Humanité, ne méritaient-ils pas, par exemple, d'être reproduits ?

En résumé, quatre critères principaux de sélection des critiques figurant dans le dictionnaire (et, dans une moindre mesure, dans l'anthologie) semblent avoir guidé ses responsables :

- faire partie des collaborateurs de l'entreprise ;

- avoir écrit aux Cahiers, à Positif, à La Revue du cinéma / Image et son, ou, à tout le moins, faire partie des petits carnets du Syndicat français de la critique de cinéma ;

- avoir été publié ;

- être une personnalité littéraire.

Les absences déjà signalées vont dans le même sens que le choix de consacrer des chapitres très développés aux périodes les plus récentes et rebattues de cette histoire et seulement un chapitre maigrelet à la période la plus méconnue : une quinzaine de pages, la plupart hors sujet, pour les années 1895-1930 ; un peu plus d'une vingtaine de pages pour les années 1930 et l'Occupation ; trente-deux pages pour les années 1944-1958 ; treize pages pour les années 1960 ; dix pour les années 1970 ; sept pour les quinze dernières années.

Plutôt que de nous disperser et de diluer notre propos, nous concentrerons notre attention sur le chapitre de loin le plus discutable à nos yeux. Il s'agit du premier chapitre, consacré à la période 1895-1930, c'est-à-dire aux origines de la critique, ou plutôt celui qui aurait dû l'être. Au lieu de cela, nous est proposée une synthèse de quelques travaux, qui commencent à dater sérieusement pour le premier (René Jeanne et Charles Ford, Le Cinéma et la presse (1895-1960) : 1961), et même pour le deuxième (série d'articles publiés par Christian Bosséno dans La Revue du Cinéma / Image et Son : 1979-1980). Claude Beylie « tient à [leur] rendre hommage » (p.13, note 1), ce qui est la moindre des choses tant son propre texte leur est redevable.

Notons pour commencer que ce chapitre ne traite pas vraiment le sujet, ce qui ne saurait surprendre puisque aucun des travaux cités et compilés ne portent vraiment sur la question, deux d'entre eux (les plus récents, celui de Christian Bosséno, et ceux d'Emmanuelle Toulet et Henri Bousquet, parus dans la revue italienne Immagine) s'étant attachés à répertorier les revues de cinéma - et non les critiques - de l'ère du muet. Il en est de même en ce qui concerne l'article publié par Claude Beylie dans le numéro 69 (4ème trimestre 1993) de la revue CinémAction sur « les revues de cinéma dans le monde », dont nous est refourguée ici une nouvelle mouture à peine remaniée. Pourquoi donc s'attarder si longuement sur les revues de cinéma si c'est pour constater que la part critique y était très faible ? Rappelons par exemple que Cinéa, l'une des plus prestigieuses revues de l'époque, fondée au début des années 1920 par Louis Delluc, l'ancêtre vénéré, ne comprenait pratiquement pas de critique de films. En revanche, on n'hésitait pas à faire figurer en couverture de deux numéros parus en 1922 (n°50 et 69-70) l'actrice Eve Francis dans La Femme de nulle part, femme, muse et film du rédacteur en chef. Nous n'ignorons pas que la critique de cinéma ne saurait se limiter à la critique de films, mais il est tout de même étrange que cette dernière soit tout juste évoquée par Claude Beylie. 

Ce dernier, si prolixe sur les revues et les livres de cinéma des années 1920, reste par contre bien flou sur la naissance de la critique dans la presse non spécialisée. Et pour cause : il ignore les travaux les plus récents et de loin les plus novateurs sur le sujet, ceux de Richard Abel (4) surtout, ainsi que la thèse de Nourredine Ghali (5). Bref, on est en droit de se demander, comme nous le faisions plus haut, pourquoi les responsables de cet ouvrage ont choisi de confier la rédaction de ce chapitre à un « historien »

- qui admet ne travailler qu' « à partir de travaux de seconde main » (p.13),

- qui s'est dispensé d'éplucher les collections de revues de cinéma, ce qui l'amène à n'émettre que des suppositions sur leur contenu (p.14),

- qui renonce à se lancer dans des recherches qui lui paraissent si difficiles qu'il préfère les prétendre impossibles (p.16),

- qui se contente de publier « la liste des principaux titulaires de rubrique cinématographique dans les journaux français » (p.17), « sans plus de commentaires », et en omettant surtout de préciser qu'il serait bien en peine de la commenter, car l'annuaire dans lequel il l'a recopiée ne s'en est pas chargé pour lui,

- qui lance un « appel aux chercheurs » (p.18), ce qui sous-entendrait, avec une certaine franchise (ainsi qu'un à-propos) dont on lui saurait gré, que lui-même ne se considère peut-être pas comme tel.

On ose espérer que les autres chapitres de la première partie (« Histoire ») de La critique de cinéma en France, ainsi que le dictionnaire des critiques qu'il propose, dont nous laissons à d'autres le soin d'évaluer plus précisément l'apport, n'encourent pas, eux aussi, le reproche que Claude Beylie ose faire à un livre de Léon Moussinac (p.24) : « [des] pages écrites à la va-vite ». Au moins traitent-ils véritablement le sujet. Cependant, plusieurs notules du dictionnaire n'incitent guère à l'optimisme. Ainsi, certaines invraisemblances manifestes n'ont pas choqué outre mesure les responsables de l'entreprise. Deux exemples : Louis Chauvet commença-t-il vraiment à écrire dans Le Temps à partir de 1920, c'est-à-dire à 14 ans, si sa date de naissance est bien 1906 (p.305) ? René Jeanne commença-t-il vraiment à écrire dans Cinémagazine en 1919 (p.344), ce qui relèverait de l'exploit puisque cette revue ne fut lancée que deux ans plus tard ? On nous rétorquera sans doute que, sur la masse d'informations fournies par ce volume, il est aisé de repérer quelques coquilles, négligences ou imprécisions. L'objection serait recevable si ce n'était la méthode qui était en cause et non quelques lacunes ou erreurs de détail. Car d'où proviennent, par exemple, les nombreuses bourdes figurant dans la notule consacrée à René Jeanne ? Elles ont tout simplement été recopiées dans un Annuaire biographique du cinéma et de la télévision (daté 1953-1954) dont le moins qu'on puisse dire est qu'il conviendrait de ne s'en servir qu'avec le plus de précautions possible.

« Ces volumes peuvent encore être consultés, mais avec une vigilance critique, qui a insuffisamment guidé les auteurs » : tel est le jugement, tout à fait juste au demeurant, que porte Philippe d'Hugues sur l'Histoire encyclopédique du cinéma que René Jeanne écrivit avec Charles Ford. Il est regrettable que la leçon n'ait pas été retenue et que ce volume, La critique de cinéma en France, ait été concocté si hâtivement que la masse de renseignements fournies ne compense pas leur manque de fiabilité, ainsi que les choix éditoriaux discutables qui présidèrent à l'ensemble.


Notes :

(1) Entretien donné au Nouvel observateur, « Sans la critique, le marketing triompherait », 30 avril-6 mai 1997, p.109.

(2) Notons au passage que l'étonnement de Vincent Ostria de voir figurer Claude Aveline dans l'anthologie proposée par La critique de cinéma en France montre que, s'il a bien perçu l'objectif poursuivi (« s'ériger un rempart de respectabilité »), il n'a manifestement pas compris comment avait été édifié l'ouvrage.

(3) Contrairement à ce qu'affirme la déclaration d'intention de la page 267, figurent dans le dictionnaire des historiens, des théoriciens et des écrivains n'ayant pas, à proprement parler, pratiqué la critique de films.

(4) Voir le chapitre « The Beginnings of a French Criticism », dans la troisième partie de French Cinema. The First Wave. 1915-1929 (Princeton University Press, 1984), et le premier volume (1907-1929) de French Film Theory and Criticism. A History / Anthology (Princeton University Press, 1988).

(5) L'Avant-garde cinématographique en France dans les années vingt. Idées, conceptions, théories, Editions Paris Expérimental / Librairie du premier siècle du cinéma, 1995, 438 p.

(6) Sont également sujettes à caution les dates concernant la collaboration de René Jeanne au Petit Journal (sans doute 1921, plutôt que 1919) et à Candide (vraisemblablement 1925, plutôt que 1927).


PS : une petite trentaine de notes complémentaires, écrites depuis la première version de cet article proposée aux Cahiers du cinéma, seront présentées en annexe de la thèse sur Émile Vuillermoz et la critique de cinéma que je rédige actuellement. 


En complément, la lettre que j'ai envoyée le 7 octobre 1997 au directeur des Cahiers du cinéma, suite à la parution d'extraits caviardés et réécrits de cet article dans leur « Courrier des lecteurs » :

Monsieur le Directeur de la publication,

C'est avec surprise que j'ai découvert mon nom en bas de la page 7 du numéro d'octobre 1997 des Cahiers du cinéma. Je me suis senti, vous pensez bien, très honoré de figurer dans votre revue, jadis prestigieuse. M'avisant de relire les lignes qui précédaient mon nom et qui justifieraient ma signature, j'ai cru reconnaître quelques lambeaux d'un texte que j'avais adressé à l'un de vos rédacteurs.

Il serait bien naïf de ma part de venir me plaindre de voir ainsi mon texte défiguré. Je n'ignore pas, en effet, que l'usage veut que toute revue se réserve le droit de publier les textes qui lui sont adressés avec autant de coupures que bon lui semble. Mais, dans la mesure où elles ont été effectuées sans me consulter, sans être systématiquement signalées et de telle manière que je ne reconnais presque plus le texte original, assez cependant pour constater que l'esprit en a été trahi, pourriez-vous avoir l'obligeance de préciser dans un prochain numéro des Cahiers du cinéma - deux ou trois lignes suffiraient amplement - que je n'entends pas être tenu pour responsable du papier que vous avez publié et que je ne l'aurais jamais signé si l'on m'avait averti de la forme sous laquelle il paraîtrait ?

Je récuse l'idée selon laquelle présenter comme une lettre la proposition d'article que je vous avais adressée vous autorisait à lui infliger n'importe quel traitement. Les altérations que vous lui avez fait subir vous paraissaient peut-être bénignes. Il n'en est rien à mes yeux, d'autant que certaines me compromettent puisque, par exemple, Claude Beylie se trouve mis en cause de façon allusive et sans aucune raison apparente, toute l'argumentation justifiant la critique de sa contribution à l'ouvrage du Syndicat de la critique ayant été supprimée.

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

Pascal Manuel Heu

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REGARDS SUR LOUIS DELLUC

28 Mars 2009, 16:40pm

Publié par Mister Arkadin

Reçu ce matin le dernier numéro (13, mars 2009) de Cinéscopie, qui comprend, entre autres et outre une très belle couverture, un long et excellent portrait de Pierre Renoir (1), signé Bernard Pharisien, et un récapitulatif précieux sur les burlesques américains pendant la première mondiale, par Georges D'Acunto. Je reproduis ci-dessous mes quelques remarques sur le précédent numéro, que Pierre Guérin a bien voulu publier dans la « Boîte aux lettres » (p.56-57).


J'ai été particulièrement intéressé par le portrait de Louis Delluc que signe Jacques Richard (p.37-39) (2). Opportunément, il paraît simultanément à Louis Delluc et le cinéma français, essai doublé d'une anthologie, publié en novembre 2008 chez Ramsay (« Poche cinéma ») par Pierre Lherminier. Jacques Richard s'appuie d'ailleurs autant, me semble-t-il, sur les introductions rédigées par ce même Pierre Lherminier pour les Écrits cinématographiques de Louis Delluc que sur le livre de Marcel Tariol. Ceci explique que son information soit de qualité. Je me permettrais cependant de regretter un point de détail. Même si Jacques Richard n'attribue pas explicitement à Louis Delluc l'invention de la critique de cinéma en France (ce que seuls quelques attardés, tel Jean-Michel Frodon, peuvent encore croire - et écrire dans des ouvrages pédagogiques), il reprend des procédés de minoration de l'œuvre critique des prédécesseurs de Delluc, en particulier Vuillermoz, procédés que Pierre Lherminier a plus ou moins abandonnés dans son Louis Delluc (3). « Le musicologue Emile Vuillermoz a donné dès la fin de 1916 quelques critiques de cinéma au quotidien Le Temps », écrit Jacques Richard. Certes, Vuillermoz n'était pas vierge de toute activité intellectuelle avant de s'intéresser au cinéma ; combien, parmi les pionniers de la critique de cinéma, l'étaient ? Précise-t-on « le critique littéraire Lucien Wahl », « les critiques de théâtre Louis Delluc et Léon Moussinac », ou même « l'écrivain Jean-Louis Bory », avant d'évoquer leur activité de critique cinématographique, comme on le fait quasi systématiquement pour le « musicologue Emile Vuillermoz » ? Certes, Vuillermoz demeure nettement plus connu comme critique et historien de la musique ; or, justement, si l'on persiste à mettre tout le temps en avant cet aspect de son œuvre, on laissera toujours entendre qu'il ne s'occupa qu'incidemment de cinéma. J'ai recensé environ 1.500 articles de Vuillermoz sur le cinéma (encore ne suis-je pas du tout sûr de les avoir tous repérés !). Pour une activité secondaire, qu'il aurait exercée presque en dilettante, n'est-ce pas déjà remarquable ? « Mais Delluc officie régulièrement », ajoute Jacques Richard (c'est moi qui souligne). Vuillermoz ne l'aurait précédé que par « quelques articles ». J'ai fait le compte, dans mon livre "Le Temps" du cinéma : Émile Vuillermoz, père de la critique cinématographique, de ceux qu'il publia dans Le Temps, du 23 novembre 1916 au 18 mai 1918, soit avant la création officielle de la critique cinématographique par Louis Delluc dans la presse parisienne (Paris-Midi) : 36, chacun d'environ 1.300 mots, publiés sur deux colonnes toutes les deux semaines. 17 ont paru avant les premiers articles de Delluc dans Le Film. Ne resterait que la faible valeur de ses textes pour disqualifier Vuillermoz, ce que plus grand monde ne pourrait faire sérieusement, comme le confirmera bientôt le recueil des écrits de Vuillermoz sur le cinéma, que je dois éditer dans la collection « Les Temps de l'image », dirigée par... Pierre Lherminier ! Bref, Louis Delluc put à bon droit, dès septembre 1917, reconnaître lui-même « M. Vuillermoz » comme le « phare officiel de la critique de films » (4). Les gardiens du temple ne manqueront pas de voir dans l'adjectif « officiel » une pointe d'ironie. Si tant est que telle ait été l'intention de Louis Delluc, l'hommage demeure et je serais tenté, pour ma part, d'y voir la touche d'impertinence que l'élève se doit de manifester à l'égard du maître.

Ce n'était là qu'un aspect mineur de l'article, dans l'ensemble excellent, de Jacques Richard. C'est bien parce que les écrits de ce dernier sont de si bonne facture que l'on ne peut s'abstenir de faire à leur sujet une ou deux petites remarques quand cela nous semble justifié. Amicalement.  


Note originale et notes complémentaires :

(1) De même que celui sur Delluc, cet article comporte une petite approximation, sur un point secondaire (n'est-il pas inévitable que l'information d'un auteur ne puisse être aussi bonne quand il fait une digression que quand il s'en tient strictement à son sujet ?), puisqu'elle concerne non pas directement Pierre Renoir, mais son frère Jean, qui s'est certes « empressé de quitter la France pour les Etats-Unis » « en 1940 aux premiers jours de l'Etat français », mais sans trop de hâte tout de même et après quelques tergiversations et détours...

(2) « Le regard de Louis Delluc », Cinéscopie, n°12, décembre 2008.

(3) Aussi honnête et scrupuleux que soit Pierre L'herminier, il lui est difficile de se déprendre complètement de la doxa sur la naissance de la critique de cinéma en France. Ainsi Delluc continue-t-il à « invent[er] sa propre fonction » et à lancer la « toute première chronique quotidienne » sur le cinéma (p.41), la tentation de la primauté étant encore sensible pages 45, 50 et 71 (si Delluc « n'a pas davantage "inventé" [la cinéphilie] que la critique de cinéma elle-même, [il] en a bien été le pionnier et le prophète »).

(4) Le Film, n° 78, 10 septembre 1917 ; Écrits cinématographiques, tome II, p.149.

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CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 28 MARS 2009

27 Mars 2009, 00:46am

Publié par Mister Arkadin

Rappels et rattrapages :

« Captives de la Cinémathèque française », France Culture (« Chemins de la création »), « Le ciné-club de Jean Douchet » (Cinémathèque française), mercredi 11, 18 et 25 mars 2009 : « Snake Eyes, de Brian de Palma » (9 mars 2009) ; « Mulholland Drive, de David Lynch » (16 mars 2009) ; « Virgin Suicide, de Sofia Coppola » (23 mars 2009)

« Presque rien sur presque tout » (Patrick Ferla), RSR, vendredi 13 et mercredi 25 mars 2009, à 13h00 : « Littérature et cinéma », avec Pierre Assouline (journaliste et écrivain), qui publie Les Invités aux éditions, Edouard Waintrop (directeur du Festival international de film de Fribourg, le FIFF) ; « Depardon et Bashung »

« Les pieds sur terre » (Sonia Krunlund), France Culture, vendredi 13 et lundi 23 mars 2009, de 13h30 à 14h00 : « Projectionniste » (reportage d'Élise Andrieux au Gaumont Marignan) ; « Bollywood » (reportage d'Aude Lavigne ; rediffusion de l'émission du 24 décembre 2007)

« Rendez-vous » (Laurent Goumarre), France Culture, lundi 16, mercredi 18 et mardi 24 mars 2009, de 19h15 à 20h00 : Josée Dayan (réalisatrice) ; Catherine Deneuve (actrice), pour le film d'André Téchiné La Fille du RER ; Olivier Marchal (acteur et réalisateur)

Radio Bandera Nera, dimanche 22 mars 2009, de 23h00 à 00h00 : Alain Soral (journaliste et sociologue, acteur et cinéaste, président de l'association "Égalité et Réconciliation"), à propos de son œuvre cinématographique et de son film Confessions d'un dragueur (et de nouveau à propos de Jamel Debbouze)

« Les Belles captives cinématographiques », France Culture (« Chemins de la création »), lundi 23 mars 2009 : « Le métier de cinéma d'Eric Rondepierre » (Cinémathèque de Toulouse, 5 mars 2009)

« Esprit critique » (Vincent Josse), France Inter, mardi 24 et mercredi 25 mars 2009, de 9h10 à 9h35 : Emmanuel Riva (actrice), pour son livre Tu n'as rien vu à Hiroshima ; Débat sur La Journée de la jupe entre Eva Bettan et Bernard Guetta

« Les Grosses têtes » (Philippe Bouvard), RTL, mardi 25 mars 2009, à 16h00 : Richard Bohringer (acteur)

« Libre journal de la Réplique » (Bernard Antony), Radio Courtoisie, mercredi 25 mars 2009, de 18h00 à 19h30 : Yves Daoudal sur Katyn

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, vendredi 27 mars 2009, de 14h30 à 16h00 : Jean Dujardin (comédien)


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine à venir :

« Une vie, une œuvre » (Matthieu Garrigou-Lagrange), France Culture, samedi 28 mars 2009, de 15h00 à 16h00 : « Chester Himes [romancier], noir sur noir (1909-1984) » (par Martin Quenehen et Gilles Davidas), avec notamment Melvin Van Peebles (acteur et cinéaste)

« Fiction / Drôles de drames » (Blandine Masson), France Culture, samedi 28 mars 2009, de 20h00 à 21h00 : « R.E.R. » (réalisation de Jacques Taroni), pièce de Jean-Marie Besset dont s'est inspiré André Téchiné  pour son film La Fille du R.E.R.

« Vos plus belles années » (Patrick Sébastien et Rémi Castillo), RTL, dimanche 29 mars 2009, de 11h30 à 12h30 : Philippe Torreton (acteur)

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 29 mars 2009, de 14h05 à 16h00 : Kioyoshi Kurosawa (cinéaste), pour son film Tokyo Sonata

« Morceau de délice » (France Culture, « Sentiers de la création »), lundi 30 mars 2009, de 12h00 à 16h00 - quelques rediffusions : « Des dessins qui bougent », sélection d'archives de l'INA par Laurence Courtois, avec la complicité d'Annie Lauzzana - « Le théâtre d'ombres de Pékin ; le carton et le cuir découpés, en gardant le principe d'une projection, seraient de lointains ancêtres du dessin animé ? » (1957, 7 minutes) ; « Emil Cohl et Emile Reynaud, les précurseurs du dessin animé étaient européens » (Culture Française, 1959, 11 minutes) ; « Hommage à Georges Mélies et Emile Cohl. Les deux hommes morts le même jour, ont participé à l'évolution du cinéma, avec la passion du trucages de Méliès et les toutes premières animations de Cohl » (1963, 30 minutes) ; « Paul Grimault
un grand du dessin animé français, avec la bergère et le ramoneur et le petit soldat » (1949, 37 minutes) ; « Walt Disney, ses débuts, son parcours, sa réussite » (Culture française, 1958, 16 minutes) ; « Conférence de presse de Walt Disney au festival de Cannes » (1953, 27 minutes) ; « Henri Langlois inaugure une exposition sur le dessin animé à la cinémathèque française » (1945, 8 minutes) ; « Norman Mac Laren, un grand du film d'animation québécois » (1959, 9 minutes) ; « Cinéma Vérité : Poésie du dessin animé, avec Paul Grimault et les organisateurs du festival d'animation d'Annecy » (1967, 22 minutes) ; « Betty Boop, icône sensuelle et censurée » (1975, 40 minutes) ; « Le graphisme au cinéma, avec le dessin animé, l'art du générique » (1961, 10 minutes)

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, lundi 30 mars 2009, de 14h30 à 16h00 : Bertrand Blier (cinéaste) et Jean-Philippe Guerand (écrivain et critique), pour le livre de ce dernier Bernard Blier, un homme façon puzzle (Laffont)

« Surpris par la nuit » (Alain Veinstein), France Culture, lundi 30 mars et mercredi 1er avril 2009, de 22h15 à 23h30 : Alain Fleischer (écrivain et cinéaste), pour la sortie de son livre Écrits sur le cinéma. L'empreinte et le tremblement (Galaade éditions) ; « Vacarme de Jacques Demy » (Gilles Lyon-Caen), avec Michel Chion, Jean-Paul Civeyrac, Noël Herpe, Paul Vecchiali, Maïté Vienne-Villacampa, la voix de Jacques Demy et des lectures de Jean-Claude Montheil

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, mardi 31 mars, vendredi 2 avril 2009, de 17h00 à 17h50 : Jean-Pierre Darroussin (acteur) ; Enki Bilal (bédéaste et cinéaste)

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mardi 31 mars 2009, de 20h10 à 21h00 : Emmanuel Finkiel (cinéaste), pour son film Nulle Part, terre promise

« Culture vive » (Pascal Paradou), RFI, mercredi 1er avril 2009, à 9h10 : Jérôme Deschamps (réalisateur), pour son film d'animation La Véritable Histoire du Chat botté

« Découvertes » (Michel Drucker), Europe 1, mercredi 1er avril 2009, à 9h30 : Laurent Cantet (réalisateur) et Bruno Cras (journaliste), pour la sortie en DVD du film Entre les murs

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, mercredi 1er avril 2009, de 14h30 à 16h00 : Thierry Lhermitte (acteur)

« Le grand magasin », Radio Nova, mercredi 1er avril 2009, à 17h00 : Jean-Claude Brisseau (cinéaste), pour son film A l'aventure

« Tout arrive » (Arnaud Laporte, « Le magazine de l'actualité culturelle »), France Culture, jeudi 2 avril 2009, de 12h53 à 13h30 : Emmanuel Finkiel (cinéaste), pour son film Nulle Part, terre promise


Compléments et rappels :
- Télérama rénove la présentation de ses émissions sonores sur son site (ce que l'on appelle sa "Playlist"), dont certaines sont consacrées au cinéma (voir le « Fil cinéma »), par exemple « Michel Legrand l'enchanteur », par Pierre Murat, et « Au film des films, André Téchiné », par Louis Guichard et Pierre Murat

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma (la grille de la saison 2008-2009 est en cours de préparation), par exemple « Ronde de nuit » (Radio Vivace), émission mensuelle d'Olivier Le Borgne 

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d'information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d'information relatif au cinéma de l'AFP


Avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata, auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.

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KATYN : VOICI DÉJÀ VENIR LES CONTRE-FEUX

25 Mars 2009, 05:41am

Publié par Mister Arkadin

Le 11 janvier dernier, j'écrivais, dans « Tu n'as rien vu à Katyn », que je ne croirais à la sortie en France de Katyn que le jour où j'aurai le film d'Andrzej Wajda « sous les yeux, dans un cinéma de la région parisienne ». J'ai toutefois pu le voir grâce à son passage sur Canal et me suis réjoui le 24 janvier de sa qualité dans « Viva Wajda ! ». Cette fois, quelques distributeur et exploitants courageux, peu nombreux paraît-t-il (1), étant venus à bout des résistances, la sortie du film est annoncée pour mercredi prochain, le 1er avril. Il ne semblerait pas que ce soit un poisson d'avril, des avant-premières étant également annoncées, notamment au Champo (séance organisée par la revue L'Histoire, avec Antoine de Baecque, Stéphane Courtois et Alexandra Viatteau, mardi 31 mars à 20 heures).

Autant avais-je donc tort d'aller jusqu'à douter que le film finirait par sortir, autant je puis maintenir ma prédiction du 11 janvier sur le peu d'empressement des médias et salles françaises à promouvoir un film sur les massacres du communisme. L'accueil critique devrait être à l'unisson, comme je le pressentais aussi : « la genèse, le parcours, l'exploitation (à tous les sens du terme, ne tarderont pas à dire les gardiens du temple) et les diverses réceptions de Katyn mériteraient d'être analysés en détails tant ils sont aussi instructifs que le film lui-même ». D'ores et déjà, quelques contre-feux ont été allumés. Contentons-nous pour aujourd'hui de deux exemples.

"Zéro de conduite", site sur « l'actualité éducative du cinéma », s'est fendu d'un petit article sur son blog (2), qui se termine ainsi : « Mais s'il dénonce la censure de l'Histoire par le régime communiste, le film n'est pas à l'abri de la récupération et de l'instrumentalisation par le gouvernement actuel, dans un contexte doublement sensible : les tensions avec le voisin et ex-grand-frère russe, et la campagne interne de lustration, chasse aux dernières sorcières communistes... » Ce n'est pas moi qui surligne en gras. J'attirerai plutôt l'attention sur le « Mais », annonce d'une procédure de diversion qui devrait avoir bien des équivalents dans la presse mercredi prochain, le plus probable étant cependant l'accueil tiède et discret, comme c'est le cas par exemple dans le mensuel de cinéma Studio (3) - mieux vaut encore passer sous silence ou s'attarder le moins possible sur un film ou un fait qui dérange pour l'étouffer dans l'œuf plutôt que de l'attaquer de front et franchement.

Plus culotté est le procédé trouvé par le « magazine culturel » Transfuge (« Littérature et Cinéma »), dans son n°28 de mars 2008, qui intitule son « Essai du mois » (signé Vincent Jaury, son rédacteur en chef) « Le cinéma polonais, antisémite ? » (p.16-17). Sujet éculé que la sortie en janvier d’un livre sur Juifs et Polonais : 1939 à nos jours permet de réactiver opportunément pour traiter le film de Wajda de manière biaisée, en conclusion : « Il y a fort à parier que le débat reprendra avec la sortie du film Katyn où le mot juif n’est pas une seul fois prononcé. » Pourquoi le serait-il au sujet d’un film sur le massacre d’officiers polonais par les Soviétiques ? Mystère. En revanche, il est clair que Vincent Jaury a trouver là le moyen de ne pas parler du film lui-même. De la même façon que Bernard-Henri Lévy assimile à tour de bras tout antiaméricanisme à de l’antisémitisme, voici venu le temps où l’on fait plus que sous-entendre que tout anticommunisme, ou la dénonciation de ses crimes, ne serait pas exempt d’antisémitisme. Cela vaut la peine de parler de "débat", comme Vincent Jaury fait mine de l’appeler de ses vœux, quand l’on en est réduit à ce genre d’argument !


Notes :

(1) Six copies en France selon Benoît Gousseau (critique littéraire et rédacteur en chef du mensuel Politique Magazine), interrogé dans l'émission du « Libre journal de Jacques Trémolet de Villers » consacrée au sujet (Radio Courtoisie, jeudi 19 mars 2009, de 19h30 à 21h00, « Le cinéma d'hier et d'aujourd'hui » - enregistrement).

(2) À quand un « dossier pédagogique » d'au moins une vingtaine de pages, comme pour d'autres œuvres à dimension historique (telle Indigènes) ?

(3) Studio Ciné Live, n°3, avril 2009, p.38 : « Quand le cinéma se conjugue avec le devoir de mémoire », le dit "devoir" étant expédié en un quart de pages (la revue en comportant cent soixante quatre), ce qui me rappelle un compte rendu d'un ouvrage sur le génocide arménien que Patrick Kéchichian qualifiait de « monument », « Le Monde des livres » ne lui ayant cependant concédé qu'un sixième de page environ...


Compléments :

- Site officiel du film ;

- Le massacre de Katyn selon wikipédia.

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DES GOÛTS, DES COUVERTURES ET DES "CAHIERS"

23 Mars 2009, 02:12am

Publié par Mister Arkadin

Le 29 septembre dernier, j'ai commencé une liste des couvertures de Positif « qui me semblent incompréhensibles tant est important le décalage entre la qualité de cette revue et la médiocrité des films qui sont fréquemment choisis pour illustrer la devanture ». Pour éviter toute jalousie de la vitrine d'en face, je commence une liste similaire (avec, en plus, quelques acteurs) pour les Cahiers, qui se sont engagés ces derniers mois dans une série de couvertures plus remarquables les unes que les autres (un sans-faute depuis le début de l'année 2009 ! le grand chelem sera-t-il réalisé ?) :

- n°699, avril 2014 : Alain Resnais, pour le film Aimer, boire et chanter (et son décès)

http://www.cahiersducinema.com/local/cache-vignettes/L300xH406/arton2068-b07e4.png

- n°693, octobre 2013 : La Vie d'Adèle

- n°686, mars 2013 : Spring Breakers

- n°674, janvier 2012 : Clint Eastwood, pour le film J. Edgar

- n°669, juillet-août 2011 : Super 8

- n°668, juin 2011 : Tree of Life

- n°664, février 2011 : Black Swan

- n°659, septembre 2010 : Happy Few

- n°657, juin 2010 : Oncle Bonmee

- n°655, avril 2010 : Alice au pays des merveilles

- n°651, décembre 2009 : Tetro

- n°650, novembre 2009 : Alain Resnais, pour Les Herbes Folles

- n°649, octobre 2009 : Funny People

- n°648, septembre 2009 : Singularités d'une jeune fille blonde

- n°643, mars 2009 : La Fille du RER

- n°642, février 2009 : Gran Torino

http://www.cahiersducinema.com/local/cache-vignettes/L257xH337/arton1914-a4c11.jpg

- n°641, janvier 2009 : Che

- n°636, juillet-août 2008 : Louis Garrel

- n°634, mai 2008 : Un conte de Noël - Roubaix !

- n°629, décembre 2007 : La Graine et le mulet

- n°628, novembre 2007 : L'Homme sans âge

- n°627, octobre 2007 : Paranoid Park

- n°625, juillet-août 2007 : Juliette Binoche

- n°616, octobre 2006 : Dans Paris

- n°612, mai 2006 : Marie-Antoinette

- n°609, février 2006 : L'Ivresse du pouvoir

- n°605, octobre 2005 : Les Amants réguliers

- n°602, juin 2005 : The World

- n°599, mars 2005 : Million Dollar Baby

- n°597, janvier 2005 : Aviator

- n°596, décembre 2004 : À tout de suite

- n°591, juin 2004 : Tropical Malady

- n°585, décembre 2003 : Pas sur la bouche

- n°583, octobre 2003, et 580, juin 2003 : Elephant

- n°577, mars 2003 : Loin du paradis

- n°574, décembre 2002 : Choses secrètes

- n°572, octobre 2002 : Intervention divine

- n°571, septembre 2002 : Ten

- n°512, avril 1997 : Goodbye South, Goodbye

- n°510, février 1997 : Larry Flynt

- n°506, octobre 1996 : Breaking the Waves

- n°504, juillet-août 1996 : Crash

- n°503, juin 1996 : Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)

- n°487, janvier 1995 : Jour de fête

- n°485, novembre 1994 : L'Ange noir

- n°478, avril 1994 : Pas très catholique

- n°471, septembre 1983 : Hélas pour moi

- n°464, février 1983 : Luis Buñuel

- n°453, mars 1992 : Le Festin nu

- n°434, juillet-août 1990 : Un week-end sur deux

- n°365, novembre 1984 : Amadeus

- n°303, septembre 1979 : Playtime

- n°212, mai 1969 : La Sirène du Mississipi

- n°82, avril 1958 : Mon oncle

- n°63, octobre 1956 : La Mort en ce jardin

- n°27, octobre 1953 : Madame de

- n°22, avril 1952 : Les Vacances de Monsieur Hulot

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MEILLEURS FILMS DE L’HISTOIRE DU CINÉMA

21 Mars 2009, 01:09am

Publié par Mister Arkadin

Voici les résultats de la consultation organisée par le "Libre journal du cinéma".

Synthèse des listes reçues (111 listes)


Meilleurs films :

1. La Règle du jeu (22 mentions)
2. Citizen Kane, Les Enfants du Paradis (21)
4. La Grande illusion (20)
5. L'Aurore (19)
6. Chantons sous la pluie (16)
7. Vertigo (15)
8. La Nuit du chasseur, L'Atalante (14)
10. La Mort aux trousses, La Prisonnière du désert, Rio Bravo (13)
13. Le Guépard (13)
14. Barry Lyndon, M le maudit (11)
16. Le Septième sceau (10)
17. Blade Runner, Fenêtre sur cour, Le Corbeau, Le Mépris, Le Roman d'un tricheur, Les Temps modernes (9)

Meilleurs réalisateurs :

1. Jean Renoir (63 mentions)
2. Alfred Hitchcock (55)
3. John Ford (52)
4. Orson Welles (49)
5. Federico Fellini (48)
6. Charles Chaplin (42)
7. Luchino Visconti (40)
8. Ingmar Bergman (39)
9. Stanley Kubrick (36)
10. Fritz Lang (35)
11. Robert Bresson, Marcel Carné, F.W. Murnau (34)
14. Sacha Guitry, Howard Hawks (27)
16. Akira Kurosawa (26)
17. Ernst Lubitsch (25)
18. S.M. Eisenstein, Billy Wilder (24)
20. Max Ophuls (22)


Listes des films préférés des personnes consultées par l'équipe du Libre journal du cinéma


Fabrice d'Arcy (écrivain) : Johnny Guitare (N.Ray) ; Qué viva Mexico (Eisenstein) ; A Brighter Summer Day (E.Yang) ; La Femme à abattre (The Enforcer) (R.Walsh) ; Les Feux de la rampe (C.Chaplin) ; Une aventure de Buffalo Bill (C.B.DeMille) ; Edward Scissorhands (T.Burton) ; Cinq soirées (N.Mikhalkov) ; L'Argent de la vieille (L.Comencini) ; Lili (Ch.Walters) ; The Set-up (R.Wise) ; Angel (E.Lubitsch) ; Paris Texas (W.Wenders) ; Cette sacrée vérité (L.McCarey) ; La Nuit de l'iguane (J.Huston) ; L'Ange des maudits (Fritz Lang) ; Partie de campagne (J.Renoir) ; Nuit et brouillard (A.Resnais) ; Close up (A.Kiarostami) ; Deux amies (J.Campion) ; La Rivière (Tsaï Ming-Liang) ; Au hasard Balthazar (Robert Bresson) ; Sleuth (Joseph L. Mankiewicz)

Philippe Ariotti (comédien et animateur du "Libre journal du cinéma" de Radio Courtoisie) (10 janvier 2009) : Rashomon ; Barry Lyndon ; Bigamist (Ida Lupino) ; Naissance d'une nation ; Fenêtre sur cour ; Ils étaient neuf célibataires ; Broadway Bill (Capra) ; Napoléon (Gance) ; Le Mioche (Moguy) ; Vers sa destinée ; Autant en emporte le vent ; La Dolce Vita ; Douce ; Le Voleur de bicyclette ; Le Silence des agneaux ; Les Girls (Cukor) ; Le Corbeau (Clouzot) ; Les Temps modernes ; Goupi main-rouges ; Le Plaisir ; Les Enfants du Paradis ; Le Cuirassé Potemkine ; L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (Redford) ; Les sept femmes de Barberousse (Donen) ; La route semée d'étoiles (McCarey) ; Citizen Kane ; Les Damnés (Visconti) ; Les Vacances de Monsieur Hulot ; Le Secret magnifique (1954) ; Le Voyage en Italie ; Ma nuit chez Maud ; La Grande illusion ; L'Aurore ; Baccara (Mirande) ; La Femme modèle (Minnelli) ; Le septième sceau ; Le Lieutenant souriant (Lubitsch) ; Dernières vacances (Leenhardt) ; La Nuit du chasseur ; Metropolis

Alexandre Astruc (cinéaste et écrivain) : Le Pauvre amour (Griffith) ; Les Contes de la lune vague après la pluie ; L'Aurore ; Tabou ; Vertigo ; Seuls les anges ont des ailes ; Le Fleuve ; Païsa ; Le Mécano de la Générale ; Les Nus et les morts ; Le Plaisir ; Les Damnés ; Métropolis ; L'Invraisemblable vérité ; Les Dames du bois de Boulogne ; Ivan le terrible (2ème partie) ; Miracle en Alabama ; Vampyr ; Voyage en Italie ; La Règle du jeu ; Rio Bravo ; Macbeth

Edouard Arnold (photographe) : L'Aurore ; L'Homme à la caméra ; L'Idée (B.Bartosch) ; L'affaire est dans le sac (P.Prévert) ; Partie de campagne ; Le mont Fuji et la lance ensanglantée (T.Ushida) ; Les Bonnes Femmes ; Kirou (K.Misumi) ; Les Monstres (D.Risi) ; Fantasmes (S.Donen) ; Akira (K.Otomo) ; Les Aventures du baron de Münchhausen ; Le Temps des gitans ; Alien 3 (D.Fincher) ; Le roi lion (W.Disney) ; Braveheart (M.Gibson) ; Princesse Mononoké (Miyazaki) ; Paradise Now (H. Abbu-Assad) ; Rec (J.Balaguero / P.Plaza) ; Tonnerre sous les tropiques (B.Stiller)

Jean-Michel Arnold (CICT-UNESCO) : Les Rapaces ; L'Aurore ; Sportif par amour (Keaton) ; Les Damnés de l'océan (Sternberg) ; L'Age d'or ; Les Lumières de la ville ; A nous la liberté ; L'Atalante ; Alexandre Nevski ; La Règle du jeu ; Les Hommes de la mer (J.Ford) ; Chantons sous la pluie ; Contes de la lune vague après la pluie ; La Nuit du chasseur ; Les Nuits Blanches (Visconti) ; La Salon de musique (S.Ray) ; Le Tigre du Bengale (F.Lang) ; Gare centrale (Y.Chahine) ; Rio Bravo ; Les Bonnes Femmes

Marie-Christine Avril : 1. Certains l'aiment chaud 2. Autant en emporte le vent 3. Diamants sur canapé ; Le Diable au corps (CAL) ; Le Général Della Rovere (Roberto Rossellini) ; Cendrillon (Walt Disney) ; Les Bronzé ; La Cage aux folles ; Cléopâtre ; Out of Africa ; Un singe en hiver ; Ben Hur (William Wyler)

Brigitte Auber (actrice) : Les Trois lanciers du Bengale (Hataway) ; Le Pirate noir (D.Fairbanks) ; La Ruée vers l'or ; Ulla fille de la brousse ; Elephant Boy ; Brève rencontre ; Gonga Din (G.Stevens) ; L'Impossible Monsieur Bébé ; Tarzan trouve un fils ; Top Hat ; Tabou ; Pain, amour et fantaisie ; La Grande illusion ; Les Enfants du Paradis ; La Kermesse héroïque ; Casque d'or ; Rendez-vous de juillet ; La vie est belle (Capra) ; La Vie secrète de Walter Mitty ; Chantons sous la pluie ; Le Voleur de bicyclette

Jacques Aumont (ancien critique aux Cahiers du cinéma ; professeur à l'université et à l'École des Beaux-arts de Paris) :
« 20 films préférés » : Notre-Dame des Turcs (Carmelo Bene) ; Vampyr (Dreyer) ; Au hasard Balthazar (Bresson) ; Le Miroir (Tarkovski) ; Fanny et Alexandre (Bergman) ; Non réconciliés (Straub) ; Che cosa sono le nuvole ? (Pasolini) ; Le goût du saké (Ozu) ; Les cannibales (Oliveira) ; L'enfance nue (Pialat) ; Jour de fête (Tati) ; Vertigo (Hitchcock) ; The Dead (Huston) ; Seven Women (Ford) ; The Addiction (Ferrara) ; O Haru (Mizoguchi) ; Onze fioretti (Rossellini) ; La maman et la putain (Eustache) ; Le fantôme de la liberté (Buñuel) ; Nouvelle Vague (Godard)
« 20 plus beaux films » : Nosferatu (Murnau) ; L'opinion publique (Chaplin) ; Le vent (Sjöström) ; Le désert rouge (Antonioni) ; Madame de... (Ophuls) ; La prisonnière du désert (Ford) ; Les oiseaux (Hitchcock) ; Persona (Bergman) ; Le mépris (Godard) ; Ivan le Terrible (Eisenstein) ; Ordet (Dreyer) ; Les contes de la lune vague (Mizoguchi) ; Voyage à Tokyo (Ozu) ; Pickpocket (Bresson) ; Le miroir (Tarkovski) ; L'Evangile selon saint Matthieu (Pasolini) ; Chronique d'Anna-Magdalena Bach (Straub) ; Anatahan (Sternberg) ; Citizen Kane (Welles) ; L'Atalante (Vigo)

Iradj Azimi (cinéaste) (« des films-phares à mes yeux ») : 1. L'Aurore (F.W. Murnau) 2. L'Atalante (Jean Vigo) 3. La Frontière chinoise (John Ford) 4. Les Damnés de l'Océan (Joseph von Sternberg) 5. Le Guépard (Luchino Visconti) 6. L'Intendant Sansho 7. Lancelot du Lac 8. Limelight 9. Les Rapaces 10. Le Lys brisé 11. La Mère 12. Ninotchka 13. Ordet 14. Les Proscrits 15. Rio Bravo 16. Ran 17. La Splendeur des Amberson 18. Toni 19. Vertigo 20. Le Voyage en Italie

Anne-Marie Baron (professeur de lettres et d'études cinématographiques) : L'Auberge rouge de Jean Epstein ; L'Homme du large de Marcel Lherbier ; To be or not to be d'Ernst Lubistch ; Le Dictateur de Charlie Chaplin ; Le Procès d'Orson Welles ; Accatone de Pasolini ; In the mood for love de Wong Kar Wai ; Val Abraham de Manoel de Oliveira ; India song de Marguerite Duras ; Crash, de Paul Haggis ; La Vie est belle de Roberto Benigni ; Lady Chatterley, de Pascale Ferran ; Manhattan de Woody Allen ; Tristram Shandy de Michael Winterbottom ; PasazerkaLa Passagère) d'Andrzej Munk ; Shoah de Claude Lanzmann : Les Glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda

Raphaël Bassan (critique de cinéma) (« J'en profite, autant que faire ce peut sur un si petit espace, pour  affirmer certains de mes goûts, et notamment ceux liés au cinéma fantastique, mais aussi expérimental que je défends depuis 40 ans ») : Le Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu (1953) ; Nuages flottants de Mikio Naruse (1955) ; Le Mépris de Jean-Luc Godard (1963) ; Out One : noli me tangere (version longue) de Jacques Rivette (1971) ; La Coquille et le Clergymen de Germaine Dulac (1928) ; Opus 1 de Walter Ruttmann (1920) ; Wavelengh de Michael Snow (1967) ; Lost, Lost, Lost de Jonas Mekas (1976) ; Muriel d'Alain Resnais (1963) ; The Two faces of Dr Jekyll de Terence Fisher (1960) ; Le Masque du démon de Mario Bava (1960) ; Terre en transe de Glauber Rocha (1967) ; Gradiva esquisse 1 de Raymonde Carasco (1978) ; Fitzcarraldo de Werner Herzog (1982) ; Crossroads de Bruce Conner (1978) ; Les Frissons de l'angoisse de Dario Argento (1975) ; Une rivière appelée Titash de Riywik Ghatak (1973) ; L'Homme à la Caméra de Dziga Vertov (1929) ; L'Argent de Marcel L'Herbier (1928) ; Métropolis de Fritz Lang (1927)

Alain de Benoist (philosophe, essayiste et homme de presse ; http://www.alaindebenoist.com/) :
1) « Les grands classiques » - Les rapaces / Erich von Stroheim ; L'ange bleu  / Josef von Sternberg ; La terre / Alexandre Dovjenko ; Les proscrits / Victor Sjöström ; L'aurore / Friedrich Wilhelm Murnau ; Alexandre Newsky (et aussi Octobre, Viva Zapata et Le cuirassé Potemkine) / Serguei M. Eisenstein et Grigori Aleksandrov ; Naissance d'une nation / David Wark Griffith ; Metropolis / Fitz Lang ; Los Olvidados / Luis Buñuel ; Les lumières de la ville et Les temps modernes / Charlie Chaplin ; Citizen Kane / Orson Welles ; Les raisins de la colère et L'homme tranquille / John Ford ; Jeune et innocent (et aussi Les 39 marches et Fenêtre sur cour) / Alfred Hitchcock ; La grande illusion et La règle du jeu / Jean Renoir ; Les enfants du paradis et Le jour se lève / Marcel Carné ; La kermesse héroïque / Jacques Feyder ; La belle équipe / Julien Duvivier ; Olympia / Leni Riefenstahl ; Rashomon / Akira Kurosawa ; Le testament d'Orphée / Jean Cocteau ; Jeux interdits / René Clément ; La strada et Amarcord / Federico Fellini ; Au hasard Balthazar / Robert Bresson ; Autant en emporte le vent / Victor Fleming ; Fanny et Nicolas (et aussi Jeux d'été, Les fraises sauvages et Le 7e sceau) / Ingmar Bergman
2) « Les autres films » - Le cercle rouge (et aussi Le deuxième souffle et le samouraï) / Jean-Pierre Melville ; Le trou / Jacques Becker ; La forêt d'émeraude / John Boorman ; Le dossier 51 et Péril en la demeure / Michel Deville ; Eyes Wide Shut (et aussi 2001 : l'odyssée de l'espace) / Stanley Kubrick ; Ames perdues (et aussi Fantôme d'amourParfum de femme) / Dino Risi ; Cinéma Paradiso et Marchand de rêves / Giuseppe Tornatore ; Nous nous sommes tant aimés et Une journée particulière / Ettore Scola ; Raining Stones et My Name Is Joe / Ken Loach ; Breaking the Waves / Lars von Trier ; Les invasions barbares / Denys Arcand ; Manhattan / Woody Allen ; Le témoin / Jean-Pierre Mocky ; La chambre verte / François Truffaut ; Cria Cuervos / Carlos Saura ; Pain et chocolat / Franco Brusati ; On achève bien les chevaux / Sydney Pollack ; Pelle le conquérant / Bille August ; Le crabe-tambour et La 317e section / Pierre Schoendoerffer ; Pierre et Djemila / Gérard Blain : Baptême et La communion solennelle / René Ferret ; Garde à vue et Mortelle randonnée / Claude Miller ; L'important, c'est d'aimer / Andrzej Zulawski ; Maria, pleine de grâce / Joshua Marston ; Un cœur en hiver et Une histoire simple / Claude Sautet ; Nous ne vieillirons pas ensemble / Maurice Pialat ; Million Dollar Baby / Clint Eastwood ; La vie de Jésus / Bruno Dumont ; Rosetta / Jean-Pierre et Luc Dardenne

Francis Bergeron (journaliste, écrivain et président de l'Association des Amis d'Henri Béraud) (« des films qui ont procuré un vrai plaisir, un émotion, des films qu'on revoit avec plaisir ») : Naissance d'une nation ; Citizen Kane ; La mélodie du bonheur ; Les Tontons flingueurs ; Le magnifique ; Les disparus de Saint-Agil ; Retour vers le futur ; Retour à Howards End ; La Grande illusion ; Fenêtre sur cour ; Docteur Jivago ; La 317e section ; La mort aux trousses ; Pas de printemps pour Marnie ; Rio Bravo ; Flic ou voyou ; Confidences pour confidences (Pascal Thomas) ; Le cave se rebiffe ; Out of Africa ; L'été meurtrier ; Le Parrain

Janine Bertrand (InterCiné) : Le Mécano de la Générale ; Solitude (Fejos) ; Tabou ; Le Million ; Shangaï Express ; L'Atalante ; Partie de campagne ; Drôle de drame ; Le Dictateur ; Citizen Kane ; Ossessione  ; Le ciel est à vous ; La Belle et la bête ; Chantons sous la pluie ; L'Appât (A.Mann) ; Contes de la lune vague après la pluie ; Les Sept Samouraïs ; Pater Panchali (S.Ray) ; Hiroshima mon amour ; L'Amant de Lady Chatterlay (P.Ferran)

Jérôme Bimbenet (Historien du cinéma) (« ceux que je considère comme les
grands films du cinéma ») : Intolérance ; Le dictateur ; La règle du jeu ; Citizen Kane ; La nuit du chasseur ; Les sentiers de la gloire ; Raging Bull ; Million dollar baby ; Metropolis ; Le cuirassé Potemkine ; L'homme des vallées perdues ; Rio bravo ; Les 7 samouraïs ; Allemagne année 0 ; Le 7è sceau ; Le Parrain 3 ; Danse avec les loups ; La belle et la bête ; Kill bill ; Mort à Venise ; Nosferatu ; La prisonnière du désert ; 7 ans de réflexion ; Titanic ; Les temps modernes ; Les enfants du paradis ; L'Aurore

Claude Blanvillain : L'Aurore ; Loulou ; Les Rapaces ; La Passion de Jeanne d'Arc (Dreyer) ; Blanche-neige et les sept nains ; Tous en scène ; Ziegfield Folies ; Le septième Sceau ; Cris et chuchotements ; L'Ange bleue ; Partie de campagne ; La Règle du jeu ; L'Atalante ; La Habanera ; Viridiana ; L'Insoumise ; 8 ½ ; Otello (O.Welles) ; Les Enfants du Paradis ; Senso

Lenny Borger (« quelques-uns de mes 20 grands [sic] films préférés ») : Visages d'enfants (Jacques Feyder) ; Les Lois de l'hospitalité (Buster Keaton) ; Napoléon (Abel Gance) ; Un chapeau de paille d'Italie (René Clair) ; M. le Maudit (Fritz Lang) ; Les Lumières de la ville ; La Grande illusion ; Douce ; My Darling Clementine ; Journal d'un curé de campagne ; Les Sept samouraïs ; Les 400 coups ; Certains l'aiment chaud ; Lawrence d'Arabie ; Huit et demi ; Dr. Strangelove ; Chinatown ; La Vie de Brian ; Shoah

François Borie (musicien, chanteur) (« vingt films qui m'ont construit ») : La Trilogie de Marcel Pagnol et surtout Fanny (Marc Allégret) ; Le Pont (Bernhard Wicki) ; Mirage de la vie (Douglas Sirk) ; Sur la route de Madison (Clint Eastwood) ; Opening Night (John Cassavetes) ; Le Roman d'un tricheur ; Pépé le Moko ; Amarcord ; Un si jolie plage (Allégret) ; Antoine et Antoinette ; Légendes d'automne (Zwick) ; Un singe en hiver ; Le Cercle rouge ; City Lights ; Le Mariage de Chiffon ; Quai des orfèvres ; Le Criminel (Orson Welles) ; La 317ème section ; La Grande illusion ; Le Voyeur ; La Passion du Christ (« hors catégorie », « objet cinématographique non identifiable »)

Jean-Pierre Bouyxou (cinéaste et critique de cinéma à Siné-Hebdo) (le 7 février 2009 ; « mon choix serait sans doute différent si je le refaisais un autre jour... ») : Jean Boyer : Prends la route ; Tod Browning : L'Inconnu ; Henry Cass : le Sang du vampire ; Allan Dwan : Robin des bois ; Terence Fisher : Les Maîtresses de Dracula ; Jess Franco : L'Horrible Dr Orlof ; Cedric Gibbons : Tarzan et sa compagne ; John Gilling : L'Impasse aux violences ; Tobe Hooper : Massacre a la tronçonneuse ; Isidore Isou : Traite de bave et d'éternité ; K.H. Martin : De l'aube à minuit ; Fernando Mendez : Les Proies du vampire ; James & Artie Mitchell : Behind the Green Door ; Nagisa Oshima : L'Empire des sens ; Michael Powell : Peeping Tom ; Bo A. Vibenius : Thriller, en grym film ; Wang Bin & Shui Hua : La Fille aux cheveux blancs ; Charles Way : La Rue vue par mon chien ; James Whale : Frankenstein ; Edward D. Wood : Night of the Ghouls

Anne Brassié (professeur de lettres, biographe et patron d'émissions sur Radio Courtoisie) : L anglaise et le duc Eric Romher ;Les vacances de Mr Hulot Jacques Tati ; Les contes de la lune vague  Mizoguchi ; Le salon de musique de S Ray ; La comtesse aux pieds nus Mankiewicz ; Voyage au bout de l'enfer Cimino ; L'Ile de Pavel Longuine ; Les temps modernes de Chaplin ; Les Noces de Figaro  de JP Ponnelle ; Madame Butterfly ; La Traviatta ; Parle avec elle Almodovar ; Barry Lindon   Kubric ; De l'eau bleue sous un pont rouge ; Parle avec moi Pedro Almodovar ; La noce   film russe ; La vie des autres ; Le mariage de Tuya ; L'enfance d'un chef ; Dialogue avec mon jardinier ; Gran Torino  Easwood ; Promets moi  Kusturica ; Le guépard ; Mon Oncle jacques Tati ; Ensemble c'est tout ; Le fils de l'épicer ; Noces rebelles ; Australia ; Le rêve de Cassandre ; My blue berry nights ; 99 frs ; Ceux qui restent ; Les amours d'Astrée et de Céladon 

Brigitte (responsable du site "Les Nouveaux cinéphiles", http://www.lesnouveauxcinephiles.com/ ; 26 ans) : Les Noces rebelles de Sam Mendes ; Un Coeur en hiver de Claude Sautet ; Je ne suis pas là pour être aimé de Stéphane Brizet ; Tchao Pantin de Claude Berri ; La Petite Voleuse de Claude Miller ; Beetlejuice de Tim Burton ; Diabolo Menthe de Diane Kurys ; Un Tramway nommé désir d'Elia Kazan ; Zazie dans le métro de Louis Malle ; Le cirque de Charlie Chaplin ; Le Roi et l'oiseau de Paul Grimault ; Un Dimanche à la campagne, Bertrand Tavernier ; L'été meurtrier, Jean Becker ; Ressources humaines, Laurent Cantet ; Lost in translation, Sofia Coppola ; Orange mécanique, Stanley Kubrick ; Midnight Express, Alan Parker ; Shining, Stanley Kubrick ; Into the wild, Sean Penn ; Europa, Lars von Trier

Alain Carou (Conservateur de bibliothèque, Bibliothèque nationale de France) : Démolition d'un mur (Lumière) ; L'Assassinat du duc de Guise (Le Bargy) ; La Femme de nulle part (Delluc) ; Les Rapaces (Stroheim) ; La Ligne générale (Eisenstein) ; La Terre (Dovjenko) ; L'Aurore (Murnau) ; Ranbow Dance (Len Lye) ; L'Atalante (Vigo) ; La Strada (Fellini) ; Les Amants crucifiés (Mizoguchi) ; Voyage à Tokyo (Ozu) ; L'Ange exterminateur (Bunuel) ; Les Fraises sauvages (Bergman) ; La Ronde (Ophuls) ; North by northwest (Hitchcock) : La Jetée (Marker) ; Playtime (Tati) ; 2001 (Kubrick) ; Et la vie continue (Kiarostami)

François Castéras (ancien critique cinématographique de la revue Commentaire) : Ordet ; Horizons perdus ; Peter Ibertson ; Chagrin d'amour (Frank Borzage) ; L'Adieu au drapeau (Frank Borzage) ; Aventures fantastiques du Baron de Münchhausen (Von Bally) ; Jeunes filles en uniforme (L.Sagan) ; Lettres d'amour (Claude Autant-Lara) ; La Main du diable (Maurice Tourneur) ; Metropolis (Fritz Lang) ; La Belle et la Bête (Jean Cocteau) ; Les Amours d'Astrée et de Céladon (Éric Rohmer) ; Le Tigre du Bengale (et le Tombeau indou) (Fritz Lang) ; Le Héros sacrilège (Mizoguchi) ; Nuages flottants (Naruse) ; Adieu ma concubine (Zhang Zimou) ; Lumière dans la nuit (Kaütner) ; Remords (Joseph von Sternberg) ; Romance américaine (King Vidor) ; Olympia (Leni Riefenstahl)

Henri Cazaumayou (Conservateur de musée) : 1. Les Amants du Capricorne 2. Duellistes 3. Narcisse noir 4. La Belle et la Bête 5. Lettre d'une inconnue 6. Elle et lui 7. Sourires d'une nuit d'été 8. Écrits sur le vent 9. Senso 10. La Règle du jeu 11. Un thé avec Mussolini 12. Le deuil sied à Electre 13. Johnny Guitare 14. La Splendeur des Amberson 15. My Fair Lady 16. Sur la piste des Mohawks 17. Noblesse oblige 18. L'Aventure de Mme Muir 19. Chambre avec vue 20. L'Éventail de Lady Windermere

Marc Cerisuelo (professeur à l'Université) : Intolérance ; L'Opinion publique ; L'Aurore ; Scarface (H.Hawks) ; Le Roman d'un tricheur ; La Règle du jeu ; Ninotchka ; Colonel Blimp ; Chantons sous la pluie ; Sourire d'une nuit d'été ; Tout ce que le ciel permet (D.Sirk) ; La Prisonnière du désert ; Les Girls ; La Mort aux trousses ; La Dolce Vita ; Les Parapluies de Cherbourg ; La Vie privée de Sherlock Holmes (B.Wilder) ; Obsession (De Palma) ; La Ballade sauvage (T.Mallick) ; Il était une fois en Amérique

Père Laurent Chauvin (prêtre à Saint Jean-Baptiste de Grenelle) : La Rage au corps (R.Habib) ; Le Défroqué (Jaonnou) ; L'Affaire Cicéron (Joseph L. Mankiewicz) ; Chambre avec vue (James Ivory) ; Au revoir les enfants (Louis Malle) ; La Vérité (Henri Georges Clouzot) ; Une journée particulière (Etore Scola) ; Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy) ; La Nuit d'iguane (John Huston) ; Le Diable à quatre heures (Le Roy) ; Le Roman d'un tricheur (Sacha Guitry) ; Le Chat et la souris (Claude Lelouch) ; Cinema Paradiso (Giuseppe Tornatore) ; Le Chant du Missouri (Vicente Minnelli) ; L'Homme tranquille (John Ford) ; Violence et passion (Luchino Visconti) ; Rendez-vous (André Téchiné) ; L'Escalier C (Jean-Charles Tacchela) ; La Dame de Shanghaï (Orson Welles) ; Pépé le Moko (Julien Duvivier)

Raymond Chirat (historien du cinéma) : Il est charmant (Louis Mercanton) ; Prends la route (Jean Boyer) ; Le Vagabond bien-aimé (Kurt Bernhardt) ; Trois valses (Ludwig Berger) ; Accord final (Detlef Sirk) ; Liebelei (Max Ophuls) ; Nous irons à Paris (Jean Boyer) ; Bonne chance (Sacha Guitry) ; Battement de cœur (Henri Decoin) ; Claudine à l'école (Serge de Poligny) ; J'étais une aventurière (Raymond Bernard) ; Derrière la façade (Lacombe et Mirande) ; Avec le sourire (Maurice Tourneur) ; Ils étaient neuf célibataires (Sacha Guitry) ; Werther (Max Ophuls) ; L'Equipage (Anatole Litwak) ; Félicie Nanteuil (Marc Allégret) ; Le Président Haudecœur (Jean Dréville) ; Le Million (René Clair) ; Katia (Maurice Tourneur)

Bernard Cohn (cinéaste et écrivain) (« 24 films - sans ordre ») : Le Chat misanthrope (Tex Avery) ; Le Rebelle (King Vidor) ; Ivan le Terrible (S.M.Eisenstein) ; L'Ange exterminateur (Luis Buñuel) ; Gertrud (Dreyer) ; Le Héros sacrilège (Kenjo Mizoguchi) ; Nuit et brouillard (Alain Resnais) ; Le Lys brisé (D.W. Griffith) ; Stromboli (Roberto Rossellini) ; L'Aurore (Murnau) ; Le Voyage dans la lune (Georges Méliès) ; Le Cheval de fer (John Ford) ; Les Communiants (Ingmar Bergman) ; Jeanne d'Arc (Robert Bresson) ; Faust (Murnau) ; Fellini Roma (Federico Fellini) ; Laurel et Hardy (Œil pour œil) ; Big Business (Leo McCarey) ; Les Lumières de la ville (Charles Chaplin) ; Les Damnés de l'océan (Joseph von Sternberg) ; L'Age d'or (Luis Buñuel) ; King-Kong (Cooper et Schoedsack) ; Mabuse (Fritz Lang, 1933) ; La Chienne (Jean Renoir) ; Le Cameraman (Buster Keaton)

Coppuyns (Emmanuelle) : La Liste de Schindler ; La Route de Madison ; Mystic River ; Mission (Roland Joffé) ; Peau d'âne ; Frances (Clifford, 1982) ; Cria Cuervos ; In the Mood for Love ; Les Oiseaux ; Talons aiguilles ; Le Tombeau des lucioles ; Le Premier jour du reste de ta vie

Muriel Cottaz Cordier :
- « Liste sans ordre particulier » : M / M le maudit de Fritz Lang ; Höstsonaten / Sonate d'automne d'Ingmar Bergman ; The Misfits / Les Désaxés de John Huston ; 2001 : A Space Odyssey / 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick ; Rear Window / Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock ; North by Northwest / La Mort aux troussesBlade Runner de Ridley Scott ; Alien de Ridley Scott ; Batman Returns / Batman, Le défi de Tim Burton ; Short Cuts de Robert Altman ; Some Like It Hot / Certains l'aiment chaud de Billy Wilder ; Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy ; Todo sobre mi madre / Tout sur ma mère de Pedro Almodovar ; Tacones lejanos / Talons Aiguilles de Pedro Almodovar ; Edward Scissorhands / Edward aux mains d'argent de Tim Burton ; FrancesL'histoire d'Adèle H. de François Truffaut ; Invasion of the Body Snatchers / L'invasion des profanateurs de sépultures de Don Siegel ; Secret Ceremony / Cérémonie Secrète de Joseph Losey ; The Godfather I, II, II / La trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola
- déjà arrivée à 20 j'en ajoute quelques-uns :Il Buono, il brutto, il cattivo / Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone ; L'Atalante de Jean Vigo ; Elephant Man de David Lynch ; Dog Day Afternoon / Un après midi de chien de Sidney Lumet ; The Three Days of the Condor / Les trois jours du Condor de Sydney Pollack ; Beguiled / Les Proies
« Pas forcément cités dans cette première liste mais adorés pour l'ensemble de leur oeuvre et pas seulement pour un film en particulier » : John Carpenter (pas mal de choses ...) ; Nikita Mikhalkov (Quelques jours dans la vie d'Oblomov, Partition inachevée pour piano mécanique...) ; John Boorman (La Forêt d'émeraude, Délivrance ...) ; Claude Chabrol (tout et en particulier : Que la bête meure, La Femme Infidèle, La cérémonie, Le Boucher ...) ; Jean Vigo (L'Atalante, Zero de conduite) ; Ernst Lubitsch (tout) ; Woody Allen (tout) ; Steven Spielberg (E.T., La Guerre des Mondes, La rencontre du troisième type) ; Stanley Kubrick (tout) ; Alfred Hitchcock (tout) ; Fritz Lang (tout) ; Joseph Losey (tout) ; Ingmar Bergman (ses films intimistes) ; Costa-Gavras (Music Box, Missing ...) ; Jacques Demy (Peau d'âne, Les Parapluies de Cherbourg ...) ; Martin Scorcese (presque tout)
- « pas seulement des réalisateurs mais des mouvements » :Le cinéma politique américain des années 70 (Lumet, Pollack, Pakula, Peckinpah) ; Le cinéma italien des années 50 à 70 (Fellini, Risi, Ferreri, Pasolini, Scola, Antonioni ...) ;
« Vus (aujourd'hui) avec à chaque fois grandes curiosité et attente »: David Cronenberg ; Michael Haneke ; Clint Eastwood ; Arnaud Desplechin ;
- « et toujours et encore »: Woody Allen ; Pedro Almodovar ; Claude Chabrol ; Martin Scorsese

Anny Dam : Le Vieux fusil ; Je suis un évadé ; Le Mécano de la Générale ; Les Enfants du Paradis ; La Kermesse héroïque ; To be or not to be ; Les Misérables (Maurice Tourneur) ; Pépé le Moko ; Dark Cristal ; L'Arbre aux sabots ; Lady Bird ; Elephant Man

Annick Demeule (Présidente de l'Institut du Cinéma scientifique) : Le Vent ; La Kermesse héroïque ; Bambi ; Les Visiteurs du soir ; Le Baron fantôme ; Vivre libre ; Copie conforme (Dreville) ; Voyage surpris (P.Prévert) ; Les Amants du Capricorne ; African Queen ; Brigadoon (Minnelli) ; La Comtesse aux pieds nus ; La Nuit du chasseur ; Nuits blanches ; Le Premier maître (Konchalovsky) ; L'Incompris (Comencini) ; Le Jouet (F.Veber) ; Quand la mer monte (Y.Moreau)

Régis Denel : Brazil ; Blade Runner ; Le Seigneur des anneaux (Trilogie) ; Le Voyage de Chihiro ; Voyage au bout de l'enfer ; Epouses et concubines ; La Nuit du chasseur ; Les Sentiers de la gloire ; La vie est belle (Roberto Benigni) ; Usual Suspects ; Il était une fois de l'Ouest ; Le Nom de la rose

Daniel Desmars (comédien) : L'Assassinat du Père Noël ; Le Mirage de la vie (2ème version) ; Les Sentiers de la gloire ; Baccara ; L'Homme de Rio ; Le Plaisir ; Les Enfants du Paradis ; Douce ; Maccaroni ; Big Fish ; La route semée d'étoiles ; Les Temps modernes ; L'Etrange désir de Monsieur Bard ; Fourteen Hours (Hataway) ; Goupi main-rouges ; Duel ; L'Affaire du courrier de Lyon ; Ginger et Fred ; Les Oiseaux ; Misery ; Sur la route de Madison ; Bagdad Cafe ; Bonne chance ; Tout le monde dit I Love You ; America America ; Circonstances atténuantes ; Le Corbeau ; Qu'est-il arrivé à Baby Jane ; La Main du diable ; L'Extravagant Monsieur Ruggles ; African Queen ; Jour de fête

Vincent Dupré (critique à Jeune cinéma et exploitant) (« sans réfléchir, et en me limitant à un film par auteur ») : 2001 ; Les lois de l'hospitalité ; Andreï Roublev ; La règle du jeu ; Les nuits de Cabiria ; Les Demoiselles de Rochefort ; Cyclone à la Jamaïque ; La poursuite infernale ; Les contrebandiers de Moonfleet ; Mamma Roma ; L'aventure de Mme Muir ; Sueurs froides ; Le Procès ; La fin du jour ; Le cuirassé Potemkine ; Gosses de Tokyo ; Le voleur de Bicyclette ; Les moissons du ciel ; Jugatsu ; Viridiana

Frédéric Dutourd : 1. Lawrence d'Arabie 2. Scarface 3. Casque d'or 4. Ben-Hur (William Wyler) 5. La Mort aux trousses ; Abyss ; Rambo ; Le père Noël est une ordure ; La Liste de Schindler ; Black Book ; La Charge fantastique (Raoul Walsh) ; La Femme à abattre (Raoul Walsh)

Jean Dutourd (écrivain et ancien critique de cinéma) : Broadway Danny Rose ; Quai des orfèvres ; Si j'avais un million ; Courrier du cœur (Federico Fellini) ; Faisons un rêve ; Mon père avait raison ; Une femme disparaît ; Marius (Korda-Pagnol) ; Ninotchka ; Le père Noël est une ordure (Jean-Marie Poiré) ; Une journée particulière ; Le Guépard

Alfred Eibel (critique et historien du cinéma) : L'Auberge du printemps (King Hu) ; Mirage de la vie (Douglas Sirk) ; Laura (Otto Preminger) ; Le Convoi des braves (John Ford) ; Eve (Joseph L. Mankiewicz) ; Classes tous risques (Claude Sautet) ; La Cinquième victime (Fritz Lang) ; Le Voyage en Italie (Roberto Rosselini) ; Le Maître des postes (Gustav Ucicky) ; Andrei Roublev ; Le Troisième homme ; Marie Stuart (Carl Froelich) ; Bob le flambeur ; Les Aventures fantastiques du baron de Münchhausen (Joseph Baky) ; Quatre étranges cavaliers (Allan Dwan) ; La Règle du jeu ; Casanova, un adolescent à Venise (Luigi Comencini) ; L'Extravagant Mr. Ruggles (Leo McCarey) ; Maigret tend un piège (Jean Delannoy) ; Une femme disparaît ; Madame du Barry (Ernst Lubitsch) ; City Girl (F.W.Murnau) ; L'Ennemi public (Don Siegel) ; Les Enfants de la crise (William A. Wellman) ; Le Malin (John Huston) ; Sang viennois (Willy Forst) ; L'Esclave libre (Raoul Walsh) ; Lawrence d'Arabie ; Meurtre à l'italienne (Pietro Germi)

Nicolas D'Etiennes d'Orves (journaliste) (« mes 20 "films cultes" ») : 1. La Règle du jeu 2. Monsieur Arkadin 3. Colonel Blimp (Michael Powell) 4. Le Sens de la vie (Monty Python) 5. Blazing Saddles (Mel Brooks) 6. Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (Peter Greenaway) 7. Les 1001 nuits (Pier Paolo Pasolini) 8. Zombie (George Romero) 9. Existenz (David Cronenberg) 10. Le Roi et l'oiseau (Paul Grimault) 11. Céline (Jean-Claude Brisseau) 12. La Grande lessive (Jean-Pierre Mocky) 13. Freaks (Tod Browning) 14. Ils étaient neuf célibataires (Sacha Guitry) 15. La Maison des bois (Maurice Pialat) 16. Le Diable par la queue (Philippe de Broca) 17. Les Dents de la mer (Steven Spielberg) 18. Créatures célestes (Peter Jackson) 19. Un revenant (Christian-Jaque) 20. Le Septième sceau (Ingmar Bergman)

Alain Ferrari (« mes vingt meilleurs films (par ordre chronologique) » ; un certain équilibre entre les films qui m'ont marqué dans ma vie personnelle et ceux qui ont touché en moi l'amoureux de cinéma ») : 1. L'Aurore (F.W. Murnau) 2. Ceux de la zone (Frank Borzage) 3. Furie (Fritz Lang) 4. Remorques 5. Les Raisins de la colère 6. L'Etrange incident (William Wellman) 7. Le Suspect (Robert Siodmak) 8. Jericho (Henri Calef) 9. Monsieur Verdoux 10. Le Fleuve (Jean Renoir) 11. Le Plaisir (Jean Renoir) 12. La Comtesse aux pieds nus 13. Le Bandit (Naked Dawn) (E.G.Ulmer) 14. Nuit et brouillard 15. La Fureur de vivre 16. Un condamné à mort s'est échappé 17. La Rue de la honte 18. Vertigo 19. Rocco et ses frères 20. America ! America !

François Francart (plus ancien cinéphile de Paris) (« les films que j'ai toujours plaisir à revoir ») : 1. Napoléon (Abel Gance, 1925) 2. Ben Hur (1926) 3. Agent X 27 (1931) 4. Gold Diggers of 1933 (1933) 5. King-Kong (1933) 6. New-York Miami (1934) 7. La Femme et le pantin (1935) 8. Faisons un rêve (1936) 9. Mon père avait raison (1936) 10. Saving Time (1936) 11. Adrienne Lecouvreur (1938) 12. Philadelphia Story (1940) 13. Vacances (George Cukor) 14. Les Aventures fantastiques du Baron de Münchhausen (1943) 15. Chantons sous la pluie (1952) 16. Vacances à Venise (1954) 17. Rio Bravo (1959) 18. Tous en scène (1959) 19. Avanti (1972) 20. Breezy (1973)

Marc Fumaroli (professeur au Collège de France) : 1. Sunset Boulevard 2. Bronco Apache (Aldrich) 3. En quatrième vitesse 4. Le Grand couteau 5. Le Voyeur 6. Fenêtre sur cour 7. Vertigo 8. Johnny Guitare 9. Blade Runner 10. Les Duellistes 11. Alien 12. Barry Lyndon 13. Lolita 14. Amarcord 15. Senso 16. Short Cuts 17. The Last Show 18. Nashville 19. Haute pègre 20. Le ciel peut attendre

Jean-Luc Gaignepain (http://www.revues-de-cinema.net/) (les « 21 films qui m'ont le plus fascinés et que je ne me lasse pas de regarder ») : Alien, le 8e pasager R. Scott ; Annie Hall W. Allen ; Apocalypse now F.F. Coppola ; Le bon, la brute et le truand S. Leone ; Chantons sous la pluie S. Donen ; Delicatessen M. Caro & J-P. Jeunet ; L'étrange Noël de Mr Jack T. Burton ; Fenêtre sur cour A. Hitchcock ; Full metal Jacket S. Kubrick ; La guerre du feu J.J. Annaud ; La liste de Schindler S. Spielberg ; Million dollar Baby C. Eastwood ; No country for old Man J. & E. Coen ; Orange mécanique S. Kubrick ; Pink Floyd, the wall A. Parker ; Réservoir dog Q. Tarantino ; Tout sur ma mère P. Almodovar ; Les uns et les autres C. Lelouch ; La vie est belle R. Benigni ; Vol au-dessus d'un nid de coucou M. Forman ; Voyage au bout de l'enfer M. Cimino

Michel Gasqui (cinéphage ; http://cinescopie.unblog.fr/) : Citizen Kane ; La Strada ; Le Voleur de Bicyclette ; Le Cuirassé Potemkine ; Les Sept Samouraï ; L'Homme à la caméra ; L'Homme tranquille ; Le Voyage à Tokyo ; Blanche-Neige ; Viridiana ; Le Jour se lève ; L'Aurore ; Métropolis ; Le Roi et l'oiseau ; La Règle du jeu ;  Le Chien andalou ; Elephant man ; Le Mécano de la Général ; Les Temps modernes ; Lola Montès

Pascal Jean Gimenez (éditeur et écrivain ; http://pascaljeangimenez.hautetfort.com/) : 1 - Spartacus de Stanley Kubrick, 1960 ; 2 - Lawrence d'Arabie de David Lean, 1962 ; 3 - Le Guépard, de Luchino Visconti, 1963 ; 4 - Le docteur Jivago de David Lean, 1965 ; 5 - Les damnés de Luchino Visconti, 1969 ; 6 - Soleil Vert de Richard Fleischer, 1973 ; 7 - 1984 de Michaël Radford, 1984 ; 8 - Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, 1986 ; 9 - Platoon d'Olivier Stone, 1986 ; 10 - Le dernier Empereur de Bernardo Bertolucci, 1987 ; 11 - Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch, 1988 ; 12 - Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci, 1990 ; 13 - Matrix de Andy et Larry Watchowski, 1999 ; 14 - Gladiator de Ridley Scott, 2000 ; 15 - Le Seigneur des Anneaux (trilogie) de Peter Jackson, 2001-2003

Christophe Goffette (revue Brazil) (le 27 janvier 2009, « à 21h45 », « sans ordre particulier ») : Brazil ; Fight Club ; La nuit nous appartient ; Andrei Roublev ; Le nouveau monde ; The Fountain ; Element of Crime ; Vidéodrome ; La nuit du chasseur ; Rusty James ; Shock Corridor ; Johnny s'en va-t-en guerre ; Excalibur ; La soif du mal ; Les chiens de paille ; Taxi Driver ; The Thing (Carpenter) ; Arizona Dream ; Les Tontons Flingueurs ; Huit et demi

Geneviève Gontier : Les 55 jours de Pékin ; Ben Hur ; Casablanca ; La Grande illusion ; Marianne de ma jeunesse ; Lady Hawk ; L'Aventure de Madame Muir ; Les Hauts de Hurlevent (avec Laurence Olivier) ; L'Impératrice rouge ; Morocco ; Le Mécano de la Générale ; Blanche Neige et les sept nains

Jean-Louis Grancoin (ancien animateur de ciné-clubs) : les enfants du paradis ; violence et passion ; gladiator ; romeo et juliette (zeffirelli) ; rocco et ses frères ; la vie de brian ; west side story ; le cameraman ; johnny s'en va t en guerre ; les 7 samourai ; chambre avec vue ; la mouche (kronenberg) ; le pianiste (polanski) ; la ballade de Narayama (imamura) ; la lettre rouge (sjostrom) ; harry potter à l'école des sorciers ; la vie des autres ; les dieux sont tombés sur la tête ; satyricon ; m Butterfly ; et au milieu coule une rivière ; kirikou ; le château ambulant ; le secret de brokeback montain ; Le Père tranquille ; Lawrence d'Arabie ; Fantasia" ; Qui veut la peau de Roger Rabbit ; A l'est d"Eden ; Les raisins de la colère

Isabel Grebeude (professeur de lettres) :
Cinéma français : 1. "Si Versailles m'était conté" de Guitry 2. "Les uns et les autres, Un homme et une femme" de Lellouch 3. Joyeux Noel de Christian Carion 4. Le mariage de Figaro avec Fabrice Lucchini 5. "Les aventures de Rabby Jacob" d'Oury 6. "Monsieur Klein" avec Alain Delon
Cinéma anglo-saxon : 1. Autant en emporte le vent 2. Le pont de la rivière Kwai 3. Sense and Sensitivity ("Raison et Sentiment") 4. The Patriot 5. Le Nord et le Sud 6. Some like it hot

Claudette Guillaume (professeur de lettres) : Dead man (J.Jarmusch) ; Qué viva Mexico (S.M.Eisenstein) ; Sérénade à trois / To Be or not to Be (E.Lubitsch) ; Barry Lyndon (S.Kubrick) ; Le Salon de musique (S.Ray) ; Les Amants crucifiés (K.Mizoguchi) ; Gamins de Tokyo (Y.Ozu) ; Le Septième sceau (I.Bergman) ; Naissance d'une nation (D.W.Griffith) ; Larmes de Clown / La Lettre écarlate / Le Vent (V.Sjöström) ; Le Kid (C.Chaplin) ; Pierrot le fou (J.L.Godard) ; Pickpocket / Au hasard Balthazar (R.Bresson)

Arnaud Guyot-Jeannin (journaliste et producteur d'émissions sur Radio Courtoisie) : 1- Les enfants du paradis 2 -La Grand illusion 3- Hôtel du Nord 4-Gueule d'amour -5- Ma nuit chez Maud 6- Fantôme d'amour 7-Délivrance 8- Il était une fois dans l'ouest 9- Il était une fois en Amérique 10- Le samouraï 11- Le Cercle rouge 12- Que la bête meure 13- La femme infidèle 14-Le deuxième souffle 15- Un cœur en hiver 16- Psychose 17-Vertigo 18-Les cousins 19-Un singe en hiver 20-Le distrait

Nicole Gueden (comédienne) : 1. Madame Miniver 2. Le Diable au corps 3. Goupi Mains-Rouge 4. Sourire d'une nuit d'été 5. Le Dernier empereur 6. Les Enfants du paradis 7. Le Troisième homme 8. Les Temps modernes 9. Le Salaire de la peur 10. Tous les matins du monde 11. Jamais le dimanche 12. Le Vieux fusil 13. La Strada 14. La Fin du jour 15. Citizen Kane 16. Le Cercle des poètes disparus 17. Gens de Dublin 18. Sur les quais 19. La Grande illusion 20. Mort à Venise

Erwann Gueguen (logisticien ; tennisman semi-professionnel) : Derzou Ouzala ; Amadeus ; Barry Lyndon ; Mission ; Orange mécanique ; Seven ; Le Nom de la rose ; Gladiator ; Blade Runner ; Usual Suspects ; Il faut sauver le soldat Ryan ; Full Metal Jacket

Blaise de Hegelson (journaliste et essayiste) : Les Ailes du désir (W.Wenders) ; Une vie de chien (C.Chaplin) ; White Heat (R.Walsh) ; Le Printemps d'une petite ville ; La Splendeur des Amberson (O.Welles) ; Dead Man (J.Jarmush) ; Miller's Crossing (J.Coen) ; Le Pigeon (M.Monicelli) ; Sérénade à trois (E.Lubitsch) ; Blood and Bones ; Husbands and Wives (W.Allen) ; Roma (F.Fellini) ; Le Corbeau (H.G.Clouzot) ; Give a Girl a Break (S.Donen) ; Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock) ; La Vie de Marianne (B.Jacquot) ; Pierrot le fou (J.L.Godard) ; L'Atalante (J.Vigo) ; Winchester '73 (A.Mann) ; L'Invasion des profanateurs de tombes (D.Siegel) ; Elmer Gantry (R.Brooks) ; La messe est finie (Nanni Moretti) ; La Fin du stalinisme en Bohème (Jan Svankmajer)

Maurice Hers (consolideur) : America America ; De sang froid ; Fanny et Alexandre ; Paysage après la bataille ; Primrose Hill ; Les 2 anglaises et le continent ; Muriel (Resnais) ; La splendeur des Amberson ; L'heure du loup ; Cendre et diamant ; Solaris (Tarkovski) ; Le procès ; Embrasse moi idiot ; The shop around the corner ; To be or not to be (Lubitsch) ; Quand les aigles attaquent ; L'adorable voisine ; Exodus ; Le mépris ; Crimes et délits ; Splendor in the grass

Pascal Manuel Heu (critique et chercheur en histoire du cinéma ; http://mister-arkadin.over-blog.fr/) : Vertigo (A.Hitchcok) ; Seuls les anges ont des ailes (H.Hawks) ; La Règle du jeu (J.Renoir) ; Le Plaisir (M.Ophuls) ; Barry Lyndon (S.Kubrick) ; La Prisonnière du désert (J.Ford) ; Le ciel peut attendre (E.Lubitsch) ; Les Lumières de la ville (C.Chaplin) ; Chantons sous la pluie (S.Donen/G.Kelly) ; Mulholland Drive (D.Lynch) ; La Jetée (C.Marker) ; Le Roman d'un tricheur (S.Guitry) ; Un condamné à mort s'est échappé (R.Bresson) ; Short Cuts (R.Altman) ; La vie est belle (F.Capra) ; Van Gogh (M.Pialat) ; Dishonored (Agent X27 ; J.Sternberg) ; Mister Arkadin (Orson Welles) ; Good Men, Good Women (Hou H.S.) ; Señor Droopy (T.Avery) ; Pulp fiction (Q.Tarantino)

Philippe d'Hugues (critique et historien du cinéma ; patron du "Libre journal du cinéma, sur Radio Courtoisie) : Tabou ; Le soleil brille pour tout le monde ; Journal d'un curé de campagne ; Onze Fioretti de François d'Assise (Rossellini) ; Alexandre Nevsky ; Les Enfants du paradis ; Le Fleuve ; Les Vacances de M. Hulot ; Ma nuit chez Maud ; L'Atalante ; Sarabande (Ingmar Bergman) ; Charulata (Satiajit Ray) ; Dernier caprice (Ozu) ; Dernières vacances (Leenhardt) ; Le Fleuve sauvage (Elia Kazan) ; La Dolce Vita (Federico Fellini) ; La Nuit (Antonioni) ; Les Amants du Capricorne (Alfred Hitchcock) ; Leibelei (Max Ophuls) ; L'Insoumise (William Wyler)

Philippe Hurtevent (conseiller à l'Assemblée nationale) : La règle du jeu (Jean Renoir, 1939) ; Citizen Kane (Orson Welles, 1940) ; Pandora (Albert Lewin, 1951) ; Chantons sous la pluie (Stanley Donen et Gene Kelly, 1952) ; 12 hommes en colère (Sidney Lumet, 1957) ; Rio Bravo (Howard Hawks, 1959) ; Annie Hall (Woody Allen, 1977) ; Manhattan (Woody Allen, 1979) ; Stardust memories (Woody Allen, 1980) ; La porte du paradis (Michael Cimino, 1980) ; Journal intime (Nanni Moretti, 1993) ; Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995) ; Magnolia (Paul Thomas Anderson, 1999) ; Parle avec elle (Pedro Almodovar, 2001) ; Lost in translation (Sofia Coppola, 2003) ; 21 grammes (Alejandro Gonzalès Inaritu, 2003) ; History of violence (David Cronenberg, 2005) ; Lord of war (Andrew Niccol, 2005) ; No country for the old men (Joel Coen, 2007) ; Two lovers (James Gray, 2008)

Jérôme Istel (banquier) : 1. L'Avventura 2. Asphalt Jungle 3. Traquenard 4. Le Jour le plus long 5. Le Président (Henri Verneuil) 6. Sourire d'une nuit d'été 7. Le Guépard 8. Les Damnés (Luchino Visconti) 9. Mort à Venise 10. Les Ensorcelés 11. Comme un torrent 12. Tant qu'il y aura des hommes 13. Un pont trop loin 14. Kagemusha 15. La Grande illusion 16. La Règle du jeu 17. Le soleil se lève aussi (Henry King) 18. Le Port de l'angoisse 19. Casablanca 20. 1900 (Bernardo Bertolucci)

Bernard Jannin (cinéaste) (films « que j'ai le plus souvent plaisir à revoir ») : Citizen Kane ; Le Dictateur ; La Grande illusion ; Les Grandes manœuvres ; La Mort aux trousses ; Napoléon ; La Nuit du chasseur ; Les Olvidados ; La Prisonnière du désert ; Le Salaire de la peur ; Tous en scène ; La Traversée de Paris

Pascal Junod (avocat, président d'associations littéraires) (« ceux qui, pour des raisons multiples, ont pour moi marqué l'imaginaire du 7e art » ; « ...et 100 autres au moins... ») : Vol au dessus d'un nid de coucou, Milos Forman, 1975 ; Orange Mécanique, Stanley Kubrick, 1971 ; Naissance d'une nation, D.W Griffith, 1915 ; Le Septième Sceau, Ingmar Bergman, 1957 ; Die Nibelungen, Fritz Lang, 1924 ; Le Testament d'Orphée, Jean Cocteau, 1959 ; Alexandre Nevski, Eisenstein, 1938 ; Ran, Kurosawa, 1985 ; Excalibur, John Boorman,1981 ; Le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson, 2001 ; Soleil Vert, 1973 ; THX 1138, Georges Lucas, 1970 ; La compagnie des loups, N.Jordan ; Nosferatu, Murnau, 1922 ; Nosferatu, W.Herzog, 1979 ; Les Autres, Shymanlan ; Blade Runner, R.Scott, 1982 ; Mars Attacks !, Tim Burton, 1996 ; Dark City, A. Proyas ; La planète des singes ; L'armée des 12 singes, T. Gilliam, 1997 ; Rollerball, 1975

François Justamand ("La Gazette du doublage", http://www.objectif-cinema.com/rubrique.php3?id_rubrique=0168) : Blanche-Neige et les 7 nains ; Les Aventures de robin des bois (1938) ; La vie est belle - capra ; la Mort aux trousses ; Casino royale (version 1967) ; Le cerveau ; L'espion qui m'aimait ; Superman ; Moonraker ; E.T. l'extra-terrestre ; La Guerre des étoiles

Léonard Keigel (cinéaste) (« une liste (disons, ma liste) des douze mille films de tous les temps ») :
« Liste "officielle" » : Intolérance ; L'Aurore ; M. le maudit ; L'Aurore ; M. le maudit ; L'Impératrice rouge ; L'Argent ; Ordet ; L'Impératrice Yang Kwei Fei ; La Règle du jeu ; La Splendeur des Amberson ; Le Château de l'araignée ; Au hasard Balthazar ; Le Septième seau ; Barry Lyndon ; Apocalypse Now
« Liste "officieuse" » : Loulou ; Contes de la lune vague ; Assurance sur la mort ; My Darling Clementine ; Panique ; Les Ensorcelés ; Il Bidone ; La Bête humaine ; Pickpocket ; Règlements de compte ; In the Mood for Love ; Ther Will Be Blood ; Black Book ; Sarabande

Marie-Christine Kerne (chef monteuse) : 1. La Nuit du chasseur 2. Les Enfants du paradis 3. La Strada 4. Les 400 coups 5. Metropolis 6. La Règle du jeu 7. Citizen Kane 8. La Mort aux trousses 9. La Prisonnière du désert 10. Historias Minimas (Carlos Sorin) 11. Un homme sans passé (Aki Kaurismaki) 12. Y aura-t-il de la neige à Noël (Sandrine Veysset)

Gérard Langlois (critique de cinéma) : Vertigo ; La Mort aux trousses ; Les 400 coups ; A bout de souffle ; Lola ; Les Demoiselles de Rochefort ; La Dolce Vita ; L'Avventura ; Les Maraudeurs attaquent ; Aventures en Birmanie ; Planète interdite ; Le 7ème Sceau ; Pickpocket ; Un condamné à mort s'est échappé ; La Kermesse héroïque ; Hôtel du Nord ; Le Schpountz ; Le Roman d'un tricheur ; Spartacus ; Le Cid

Mireille Latil Le Dantec (critique de cinéma) : Courts métrages de Charlot (Charlie Chaplin, 1917) ; M le Maudit ; La Soif du mal ; Le septième Sceau ; Rio Bravo ; Le Massacre de Fort Apache (John Ford) ; Le jour se lève ; Le Carrosse d'or ; Jules et Jim ; Ma nuit chez Maud ; L'Amour à mort ; 8 ½ ; Au hasard Balthazar ; Tout le monde dit "I Love You" ; Le Guépard ; Païsa ; Blow up ; Voyage à Tokyo ; Le Faucon maltais ; Pater Panchali ; L'Intendant Sansho

Patrick Laurent (critique de cinéma à Rivarol et aux Écrits de Paris) (« liste non exhaustive des films que j'aime le plus ») :
- « catégorie des grands classiques » : Fanny et Alexandre de Bergman ; Umberto D de Vittrio de Sica ; La soif du mal, Le Procès et Falstaff de Welles ; Roma et Satyricon de Fellini ; Douce et La traversée de Paris d'Autant Lara ; 2001  et Barry Lyndon de Kubrick ; Le triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl ; L'aventure de Mme Muir de Mankiewicz ; La prisonnière du désert de John Ford ; Psychose d'Hitchcock ; L'Aurore et Nosferatu de Murnau ; Les Niebelungen et M le maudit de Lang ;
- « catégorie du cinéma moins cinéphiliquement correct » :  Suspiria d'Argento ; Le cauchemar de Dracula et La revanche de Frankenstein de Terence Fisher ; Laurel et Hardy au Far West ; Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ; La trilogie du Seigneur des Anneaux et Braindead de Peter Jackson ; Uccellani et Uccelini de Pasolini ; Les producteurs de Mel Brooks ; Match point de Woody Allen ; Fight club de David Fincher

Bernard Leconte (écrivain) : Les Fraises sauvages ; Le Troisième Homme ; La Strada ; Les Vestiges du jour (James Ivory) ; Brève rencontre ; Dien Bien Phu (Pierre Schoendoerffer) ; L'Ile (Pavel Lounguine) ; Voici le temps des assassins ; L'Homme tranquille ; Rio Bravo ; La Vie d'un honnête homme ; L'Ile nue (Kaneto Shindo) ; Printemps, hiver, été et printemps (Kim Ki Duk) ; La Vie des autres ; Une histoire vraie (David Lynch)

Bernard Le Saux (écrivain) : La Règle du jeu ; Le Mépris ; Le Petit Soldat ; Les Demoiselles de Rochefort ; Pleure pas la bouche pleine (Pascal Thomas) ; Elle et lui (Leo McCarey, 1957) ; L'Enquête de l'inspecteur Morgan (Joseph Losey) ; Diamants sur canapé (Blake Edwards) ; Les Contrebandiers de Mooflleet ; Le Chevalier des sables (Vincente Minnelli) ; Johnny Guitare ; La Prisonnière du désert ; Rio Bravo ; La Fille du désert (Raoul Walsh) ; Laura ; Les Légions de Cléopâtre (Vittorio Cottafavi) ; Shadows in Paradise (Aki Kaurismaki)

Pierre Lherminier (éditeur) (« ma sélection personnelle, à la date d'aujourd'hui », le 5 février 2009 ; « pas sûr qu'elle serait la même la semaine prochaine... ») : L'Atalante (Vigo) ; America America (Kazan) ; Andrei Roublev (Tarkovski) ; À nous la liberté (Clair) ; Casque d'or (Becker) ; Les Contes de la lune vague (Mizoguchi) ; Chantons sous la pluie (Donen-Kelly) ; Citizen Kane (Welles) ; Les Dames du Bois de Boulogne (Bresson) ; Les Enfants du Paradis (Carné) ; Espoir (Malraux) ; La Femme d'à-côté (Truffaut) ; La Grande illusion (Renoir) ; Le Guépard (Visconti) ; La Kermesse héroïque (Feyder) ; Lola Montès (Ophuls) ; Le Monde d'Apu (S.Ray) ; Mort à Venise (Visconti) ; Onze fioretti de François d'Assise (Rossellini) ; Païsa (Rossellini) ; La Passion de Jeanne d'Arc (Dreyer) ; Pickpocket (Bresson) ; Les Raisins de la colère (Ford) ; La Règle du jeu (Renoir) ; Solaris (Tarkovski) ; Les Temps modernes (Chaplin)

Magali (coiffeuse cinéphile) : James Bond (Rien que pour vos yeux ; L'Homme au pistolet d'or ; Demain ne meurt jamais) ; Sissi (Sissi impératrice ; Sissi face à son destin) ; Dirty Dancing ; Autant en emporte le vent ; Le Transporteur n°1 ; Le Corniaud ; Le Facteur sonne toujours deux fois ; La Cage aux folles

Italo Manzi (historien du cinéma) : 1. Mazurka de Willi Forst (Allemagne 1935) 2. La Corona Negra de Luis Saslaxsky (Espagne 1951) 3. Fahrmann Maria (Maria le passeur) de Frank Wysbar (Allemagne 1936) 4. 2001 - A Space Odyssey de Stanley Kubrick (Angleterre 1968) 5. Cat People (La féline) de Jacques Tourneur (USA 1942) 6. Amok de Fédor Ozep (France 1934) 7. La Kermesse héroïque de Jacques Feyder (France 1935) 8. La Signora di tutti de Max Ophuls (Italie 1934) 9. Der Blaue Engel (L'Ange bleu) de Josef von Sternberg (Allemagne 1929) 10. Amarcord de Federico Fellini (Italie 1973) ; Ordet (Danemark 1954 de C.T. Dreyer) ; Hets ("Tourments") (Suède 1944 de Alf Sjöberg) ; El Crimen de Oribe (Argentine 1950 de Leopoldo Torres Ríos et Leopoldo Torre Nilsson) ; The Lady Vanishes (Angleterre 1938 d'Alfred Hitchcock) ; Les Enfants du paradis (France 1945 de Marcel Carné) ; El Fantasma del convento (Mexique 1934 de Fernando de Fuentes) ; El Angel exterminador (Mexique 1962 de Luis Buñuel) ; Greed (USA 1924 d'Erich von Stroheim) ; La Vida en un hilo (Espagne 1944 d'Edgar T.Neville) ; Gervaise (France 1955 de René Clément)

Jean-José Marchand : 1. La Passion de Jeanne d'Arc (Dreyer) 2. Johnny Guitar (Nicholas Ray) 3. L'Intrus (Luchino Visconti) / La Nuit du chasseur (Charles Laughton) 4. Umberto D (Vittorio de Sica) 5. Quatre nuits d'un rêveur (Robert Bresson) / L'Insoumise (William Wyler) 6. Le Lys brisé (D.W. Griffith) 7. Journal d'un curé de campagne (Robert Bresson) 8. Sous le soleil de Satan (Maurice Pialat) 9. L'Année dernière à Marienbad (Alain Resnais) 10. Les Derniers jours d'Emmanuel Kant (Philippe Collin) 11. L'Opéra de quat'sous (G.W.Pabst) 12. La Maison de l'Ange (T.Nilson) / La Nuit de Varennes (Etore Scola) 13. Ma nuit chez Maud (Eric Rohmer) 14. Les Désaxés (John Huston) 15. The Big Sleep (Howard Hawks) 16. Les Guichets du Louvre (Michel Mitrani) 17. La Bataille d'Urkraine (Dovjenko) 18. Une nuit à l'Opéra (Sam Wood) 19. Le Salon de musique (Satyajit Ray) 20. Le couple idéal

Pierre-Julien Marest (Éditions de cinéma Clairac) (« dans le désordre et surtout sans ordre, absolument non exhaustive, des films qui me sont venus dans l'instant », avec « un film par cinéaste ») : Le Bandit (Edgar G. Ulmer) / La Soif du Mal (Orson Welles) / Mirage de la Vie (Douglas Sirk) / La vie criminelle d'Archibald de la Cruz (Luis Buñuel) / Le Port de la Drogue (Samuel Fuller) ; Queen Kelly (Erich Von Stroheim) / Johnny Guitare (Nicholas Ray) / Le Voyeur (Michael Powell) / Voyage au bout de l'enfer (Michael Cimino) / Les Forbans de la nuit (Jules Dassin) ; Association Criminelle (Joseph H. Lewis) / L'Homme de l'ouest (Anthony Mann) / Requiem pour un massacre (Elem Klimov) / Steamboat Bill Junior (Charles Reiner/Buster Keaton) / Regeneration (Raoul Walsh) ; Le Cardinal (Otto Preminger) / Sueurs Froides (Alfred Hitchcock) / Opération Peur (Mario Bava) / Embrasse-moi idiot (Billy Wilder) / Le Convoi Sauvage (Richard Sarafian)

Michel Marmin (journaliste, musicologue et critique de cinéma) (dans le désordre) : La Jeune Fille au carton à chapeau (Boris Barnet) ; Ivan le Terrible (S.M. Eisenstein) ; Les Espions (Fritz Lang) ; Hitler, un film d'Allemagne (Hans Jürgen Syberberg) ; Les Fraises sauvages (Ingmar Bergman) ; Les Vampires (Louis Feuillade) ; L'Argent (Marcel L'Herbier) ; Le Crime de M. Lange (Jean Renoir) ; Lola Montès (Max Ophuls) ; Week-end (Jean-Luc Godard) ; Viridiana (Luis Buñuel) ; Le Fanfaron (Dino Risi) ; Païsa (Roberto Rossellini) ; Deux rouquines dans la bagarre (Allan Dwan) ; Le Lys brisé (D.W. Griffith) ; L'Aurore (W.F. Murnau) ; Steamboat Round the Bend (John Ford) ; Le Goût du saké (Ysujiro Ozu) ; L'Impératrice Yang Kwei-fei (Kenji Mizoguchi) ; Frankenstein et le monstre de l'enfer (Terence Fischer)

Ludovic Maubreuil (critique de cinéma de la revue Éléments ; http://cinematique.blogspirit.com/) : Le Narcisse noir de Powell et Pressburger ; Le fanfaron de Risi ; La dolce vita de Fellini ; Falstaff de Welles ; Octobre, d'Eisenstein ; Naissance d'une nation, de Griffith ; Le silence, de Bergman ; Viridiana de Bunuel ; Les Harmonies Werckmeister de Tarr ; Flandres de Dumont ; Excalibur, de Boorman ; Drowning by numbers de Greenaway ; L'ami américain de Wenders ; L'aurore de Murnau ; Ordet de Dreyer ; Black Jack de Loach ; Mouchette, de Bresson ; Eloge de l'amour, de Godard ; Judex, de Franju ; L'anglaise et le duc, de Rohmer

Jean-Max Méjean (critique de cinéma ; http://imagemagie.site.voila.fr/) (« sachant que l'exercice est périlleux et que mon opinion change selon le temps, l'humeur, les ans, etc. et en plus, comme je n'aime pas les hit-parades, ils ne sont pas classés, il m'est difficile de faire un classement parmi les plus beaux films du monde... ») : La Strada ; Le Satyricon de Fellini ; Rocco et ses frères ; Le guépard ; Deep end ; Mamma Roma ; Le Kid ; Le parrain 1, 2 et 3 ; Les lumières de la ville ; La vie est belle (pas le Bénigni bien sûr) ; Citizen Kane ; La princesse aux pieds nus ; Certains l'aiment chaud ; Flesh ; Vertigo ; Le tombeau des lucioles ; Caro Diario (Nanni Moretti) ; Freaks ; La Belle et la bête ; Allemagne année zéro ; Le mépris ; La nuit américaine ; Chat noir, chat blanc ; Annie Hall ; Te souviens-tu de Dolly Bell ; « etc. etc. etc. »

Albert Montagne (spécialiste ès censures cinématographiques ; http://albertmontagne.blogspot.com/) : Belle et la Bête (La) (Cocteau) ; Blade Runner ; Casablanca ; Certains l'aiment chaud ; Chasses du Comte Zaroff (Les) ; Citizen Kane ; Dolce Vita (La) ; Fantôme de madame Muir (Le) ; Guépard (Le) ; Il était une fois dans l'Ouest ; King Kong (Schoedsack et Cooper) ; Laura ; Manuscrit trouvé à Zaragosse (Le) ; Nuit du chasseur (la) ; Orange Mécanique ; Pulp fiction ; Sept samouraïs (Les) ; The Rocky Horror picture Show ; Vie criminelle d'Archibald de la Cruz (La)

Jacques Mougenot (« un film par réalisateur, sans quoi Renoir, Guitry, Woody Allen et Lubitsch apparaîtraient davantage... ») : Mon oncle ; Partie de campagne ; Madame de ; Les Enfants du paradis ; La Poison ; Brève rencontre ; Ninotchka ; La vie est belle (It's a Wonderful Life) ; Vacances romaines (William Wyler) ; My Fair Lady (Georges Cukor) ; Dersou Ouzala ; Les Misfits ; Tom Jones (Tony Richardson) ; Duellistes (Ridley Scott) ; Soleil trompeur ; La Rose pourpre du Caire ; Only You (Norman Jewison) ; Local Hero (Bill Forsyth) ; Sur la route de Madison (Clint Eastwood) ; Raison et sentiment (Ang Lee)

Gérard Moulévrier (directeur de casting) : Mort à Venise ; West Side Story ; The Kid (Chaplin) ; Fellini Roma ; Théorème ; Le

Vieil homme et l'enfant ; Buffet froid ; Le Cercle des poètes disparus ; Nelly et Monsieur Arnaud ; Hair de Forman

Michel Mourlet (ancien critique de cinéma ; écrivain, éditeur et patron d'une émission sur Radio Courtoisie ; « Je tiens cependant à souligner l'arbitraire de ce type de liste, que je pourrais remplacer par quinze autres films qui me tiennent tout autant à cœur », MM) : Temps sans pitié de Joseph Losey ; Sainte Jeanne d'Otto Preminger ; La Fille du désert de Raoul Walsh ; Le Tigre du Bengale et le Tombeau hindou de Fritz Lang ; Les Contes de la lune vagueLes Cent Cavaliers de Vittorio Cottafavi ; Madame Bovary de Jean Renoir ; Le Capitaine Fracasse d'Abel Gance ; Voyage en Italie de Roberto Rossellini
Parfum de femme de Dino Risi ; Samson et Dalila de Cecil B. DeMille ; Au-delà de la gloire (The Big Red One) de Samuel Fuller ; La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier ; Quatre étranges cavaliers d'Allan Dwan ; Jivaro d'Edward Ludwig)

Norbert Multeau (ancien critique de cinéma à Valeurs actuelles) : 1. Amarcord 2. Jour de fête 3. Rio Bravo 4. La Grande Illusion 5. Blanche-Neige et les sept nains 6. Le Troisième homme 7. La Chevauchée fantastique 8. Chantons sous la pluie 9. Fellini Roma 10. Certains l'aiment chaud 11. La Règle du jeu 12. Le Crabe-tambour 13. La Prisonnière du désert 14. Le Corbeau (HGC) 15. Les Enfants du paradis 16. Barry Lyndon 17. La Poursuite infernale 18. Le Roman d'un tricheur 19. Le Guépard 20. La Nuit du chasseur

Jean Ollé-Laprune (critique de cinéma) : Citizen Kane ; La Grande illusion ; La Poursuite infernale ; Winchester 73 ; La Nuit des morts vivants ; Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain ; Hasards et coïncidences ; Nelly et Monsieur Arnaud ; Quand les aigles attaquent ; Collateral ; Le Roman d'un tricheur ; Certains l'aiment chaud ; 8 ½ ; Fanny et Alexandre ; Ladybird ; I know where i'm going ; Blade Runner ; On ne vit que deux fois ; Le Bon, la brute et le truand ; Les Demoiselles de Rochefort

 

Jean d'Ormesson (écrivain, membre de l'Académie française) (le 5 mai 2009, « tout à trac, et dans le désordre, voici, non ma liste - mais une liste) : Le Festin de Babette ; Le Guépard ; Out of Africa ; Sur la route de Madison ; The Shop around the Corner ; Le Parrain ; Casque d'or ; Casablanca ; Les Enchaînés ; Kagemusha ; Laura ; Philadelphia Story (Indiscrétions) : Les Tontons flingueurs ; Le Livre de la jungle ; My Fair Lady ; Annie Hall ; Jules et Jim ; Carrington ; Sur les toits de Paris ; Le jour se lève ; L'Habit vert ; Jeunes filles en uniforme

 

Paola Palma (professeur de Cinéma et photojournalisme à l'Université de Vérone, auteur d'une thèse sur Colette et le cinéma) : Black Narcissus (Powell et Pressburger) ; The Red Shoes (Powell et Pressburger) ; Tootsie (Pollack) ; Smult ronstallet (Bergman) ; Magnolia (Anderson) ; All About Eve (Mankiewicz) ; The Great Dictator (Chaplin) ; Annie Hall (Allen) ; Singin' in the Rain ; They died with their boots on (Wiler) ; High Noon (Zinneman) ; The Cameraman ; Vertigo (Hitchcock) ; Citizen Kane (Welles) ; Sunset Boulevard (Wilder) ; Un condamné à mort s'est echappé ; Le trou ; Casque d'or ; Quel maledetto imbroglio (Pietro Germi) ; Signore e Signori (Pietro Germi) ; Io la conoscevo bene (Antonio Pietrangeli) ; Rocco e i suoi fratelli (Visconti) ; Germania anno zero (Rossellini) ; Maude (Rohmer) ; Ecce Bombo (Moretti)

Jean Parvulesco (écrivain) : La Règle du jeu (Jean Renoir) ; Les Dames du bois de Boulogne (Robert Bresson) ; Nouvelle Vague (Jean-Luc Godard) ; Laura (Otto Preminger) ; Le Point de non retour (John Boorman) ; En quatrième vitesse (Robert Aldrich) ; Mulholland Drive (David Lynch) ; L.A. Confidential (Curtis Hansen) ; Collateral (Michael Mann) ; Ivan Roublev (André Tarkovsky) ; Nostalghia (André Tarkovsky) ; Le Sacrifice (André Tarkovsky) ; Je vous aime (Claude Berri) ; Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautet) ; Le Genou de Claire (Éric Rohmer) ; Un conte d'hiver (Éric Rohmer) ; L'Anglaise et le Duc (Éric Rohmer) ; Triple Agent (Éric Rohmer) ; Les Amours d'Astrée et de Céladon (Éric Rohmer) ; Le Triomphe de la volonté (Leni Riefensthal)

Alain Paucard (journaliste et écrivain) (« 10 plus beaux films ») : La Ligne générale (S.M.Eisenstein) ; Pépé le Moko (J.Duvivier) ; La Prisonnière du désert (J.Ford) ; Le Sang à la tête (G.Grangier) ; La Vie d'un honnête homme (S.Guitry) ; La Captive aux yeux clairs (H.Hawks) ; Big Business (J.Horne) ; Chercheuses d'or 33 (M.Le Roy / B.Berkeley) ; L'Intendant Sansho (K.Mizoguchi) ; Le Salon de musique (S.Ray) ; Une question de vie ou de mort (M.Powell) ; Le Crime de M.Lange (J.Renoir)

Humphrey Paucart (romancier) (« 10 films préférés ») : New-York 1997 (J.Carpenter) ; Bagarre au King Creole (M.Curtiz) ; Maigret tend un piège (J.Delannoy) ; Obsessions (B.De Palma) ; Les Tuniques écarlates (C.B. de Mille) ; La Prisonnière du désert (J.Ford) ; Gueule d'amour (J.Grémillon) ; Faisons un rêve (S.Guitry) ; Comme un torrent (V.Minnelli) ; Aventures en Birmanie (R.Walsh) ; La Belle équipe (J.Duvivier) ; Une vie difficile (D.Risi)

Jean-Philippe Péré (administrateur-adjoint à l'Assemblée nationale) : Steamboat Bill Junior ; Mon oncle ; Le Corbeau (HGC) ; Hôtel du Nord ; La vie est belle ; Vertigo ; La Soif du mal ; Impitoyable ; Fenêtre sur cour ; Jurassic Park ; M. Smith au Sénat ; Holiday ; Ivan le Terrible ; Le Cirque ; I Vitelloni ; Les 7 Samouraïs ; Rocco et ses frères ; Chevauchée fantastique ; Radio Days ; M. le Maudit (+ Oscar ; Serial Lover ; Cars ; Flirter avec les embrouilles ; Dans la peau de John Malkovitch ; Peggy Sue got Married ; Les Aventures du baron de Münchhausen ; Un jour sans fin

Nathalie Père (comédienne) : L'Inconnu (T.Browning) ; L'Incompris (L.Comencini) ; The King of Comedy (M.Scorsese) ; Scaramouche (G.Sidney) ; From Hell to Texas (H.Hataway) ; The Dead (J.Huston) ; M (Fritz Lang) ; La Porte du paradis (M.Cimino) ; La Cité des douleurs (Hou H.S.) ; Massacre à la tronçonneuse (T.Hopper) ; Chansons du deuxième étage (R.Andersson) ; Stars in my Crown (Jacques Tourneur) ; Strange Cargo (Borzage) ; Le Voyage en Italie (R.Rossellini) ; Love Streams (J.Cassavettes) ; Forty Guns (S.Fuller) ; La Mort aux trousses (A.Hitchcock) ; Le Corsaire rouge (R.Siodmack) ; La Maison du diable (The Haunting) (R.Wise) ; Princesse Mononoké ; Arizona Dream (E.Kusturica) ; My Darling Clementine (J.Ford) ; Trois sublimes canailles (J.Ford) ; Citizen Kane (O.Welles)

Vincent Pinel (historien du cinéma) : Amarcord ; L'Atalante ; L'Avventura ; La Belle et la Bête ; Gens de Dublin ; L'Intendant Sansho ; Ivan le Terrible ; Johnny Guitare ; Madame de... ; La Mort aux trousses ; Nuit et brouillard ; Ordet ; Les Parapluies de Cherbourg ; Partie de campagne ; La Prisonnière du désert ; La Rivière rouge ; Senso ; La Soif du mal ; Un condamné à mort s'est échappé ; Les Vacances de M. Hulot

Emmanuel Ratier (journaliste) : La Grande illusion ; La Règle du jeu ; La Nuit du chasseur ; Blade Runner ; Délivrance ; Aguirre ou la colère de Dieu ; Coeur de verre ; L'Enigme de Kaspar Hauser ; M le maudit ; Les Dieux du stade ; Les Aventures du baron de Münchhausen (« la version allemande évidemment ») ; Citizen Kane ; Le Dernier combat (« le premier film de Luc Besson avec Jean Bouise ») ; Le Triomphe de la volonté ; Terminator ; Les 7 samouraïs ; Kagemusha ; Le Septième Sceau ; La Vie criminelle d'Archibald de la Cruz

Jacques Richard : Les Vampires ; L'Hirondelle et la Mésange ; Sept ans de malheur ; Le Maître du logis ; Napoléon vu par Abel Gance ; Steamboat Bill Jr (Cadet d'eau douce) ; Le Cirque ; M. le Maudit ; Le Million ; La Lumière bleue ; Scarface ; Le Roman d'un tricheur ; La Grande illusion ; La Femme du boulanger ; La Chevauchée fantastique ; Citizen Kane ; Le Mariage de Chiffon ; Les Aventures du Baron de Münchhausen ; Les Enfants du paradis ; Le Journal d'un curé de campagne ; Quai des Orfèvres ; Le Troisième homme ; Chantons sous la pluie ; Les Vacances de M. Hulot ; Le Pigeon ; La Garçonnière ; Amarcord ; Le Mariage de Maria Braun ; Kagmusha ; La Rose pourpre du Caire

Philippe Roger (professeur d'études cinématographiques à l'Université de Lyon II et critique de cinéma à Jeune cinéma et Études) : La foule (Vidor) ; Le vent (Sjostrom) ; L'aurore (Murnau) ; Vampyr (Dreyer) ; Au bord de la mer bleue (Barnet) ; Terre sans pain (Buñuel) ; Place aux jeunes (McCarey) ; Le ciel est à vous (Grémillon) ; Le ciel peut attendre (Lubitsch) ; The Clock (Minnelli) ; Le soleil brille pour tout le monde (Ford) ; Stars in my crown (Tourneur) ; Le plaisir (Ophuls) ; Vertigo (Hitchock) ; Les enfants du placard (Jacquot) ; Corps à cœur (Vecchiali) ; Thérèse (Cavalier) ; Le sacrifice (Tarkovski) ; Le mirage (Guiguet) ; L'âge des possibles (Ferran)

Jean-Claude Romer (historien du cinéma) (« mes 20 films préférés ») : Freaks ; La Nuit du chasseur ; Les 5.000 doigts du Dr.T ; Red Hot Riding Hood ; Avec le sourire ; The Music Box (Livreurs sachez livrer, 1932, J.Passott, Laurel/Hardy) ; Les Parapluies de Cherbourg ; Messieurs les ronds-de-cuir ; Les Espions ; Un été 42 ; Circonstances atténuantes ; Hellzapoppin' ; Erashead ; Le Pigeon ; La Bourse et la vie (1965, Jean-Pierre Mocky) ; L'Auberge rouge ; Le Bonheur ; Mon oncle ; Ils étaient neuf célibataires ; L'Opéra de quat'sous (1931, G.W.Pabst)

Frédéric Saint Jours (ancien critique cinématographique du mensuel Écrits de Paris) : Naissance d'une nation ; Napoléon (Abel Gance) ; L'Homme d'Aran (Flaherty) ; Gens de Dublin (John Huston) ; L'Esclave libre (Raoul Walsh) ; La Belle ensorceleuse (René Clair) ; Lettre d'une inconnue ; L'Opéra des 4 sous (Pabst) ; La Scandaleuse de Berlin (Billy Wilder) ; Soupe au canard (Marx - McCarey) ; Donne-moi tes yeux (Sacha Guitry) ; Le Corbeau (Clouzot) ; Regain (Marcel Pagnol) ; Elle et lui (McCarey, 1957) ; Le Lac aux chimères (Veit Harlan) ; Pandora (Albert Lewin) ; Drôle de frimousse (Stanley Donen) ; Les Girls (George Cukor) ; Fanny et Alexandre (Ingmar Bergman) ; Le deuil sied à Electra (D.Nichols)

Thomas Schmitt (doctorant en études cinématographiques) : L'Aurore / Tabou ; Le Dictateur / Les Temps Modernes / Les Lumières de la ville ; Rêves / Derzu Uzala / Madadayo ; Le cuirassé Potemkine / Citizen Kane ; Barry Lyndon / 2001, L'odyssée de l'espace / Blade Runner / Requiem for a Dream ; Le Mépris / La nuit américaine / The Party (Blake Edwards)  / Reservoir Dogs (Tarantino)  / Ou est la maison de mon ami (Kiarostami)  / Au travers des oliviers  / Et la vie continue ; Répétition d'orchestre (Felini)  / Playtime / Journal Intime (Moretti)

Daniel Serceau (professeur d'études cinématographiques) : Tabou ; M.le maudit ; Le Mépris ; Le Carrosse d'or ; La Salon de musique ; Un condamné à mort s'est échappé ; Païsa ; Le Dictateur ; Gertrud ; L'homme qui tua Liberty Valence

Olivier Smolders (cinéaste et écrivain de cinéma ; http://www.smolderscarabee.be/oli_bio.htm) (« A la main levée, disons 10 films, sans trop réfléchir ») : Mouchette de Bresson ; L'heure du loup de Bergman ; Aguirre, la colère de Dieu d'Herzog ; Eraserhead de Lynch ; Louis II, requiem pour un roi vierge de Syberberg ; L'hypothèse du tableau volé de Ruiz ; La femme des sables de Teshigahara ; Le château de l'araignée de Kurosawa ; Le goût du saké d'Ozu ; Le miroir de Tarkovski

Jean-Charles Tacchella (cinéaste et ancien critique de cinéma) (« le 8 janvier 2009 ») : 1. L'Atalante 2. La Ruée vers l'or 3. La Règle du jeu 4. Isn't Life Wonderful ? (D.W. Griffith) 5. Folies de femmes 6. The Bandwagon (Tous en scène) 7. La Grande illusion 8. La Traversée de Paris 9. La Quatrième alliance de Dame Marguerite (C.Dreyer) 10. Citizen Kane 11. Man's Castle (Ceux de la zone) (Frank Borzage) 12. La Femme du boulanger 13. L'Enfance de Gorki (M.Donskoï) 14. Le Corbeau (HGC) 15. Stagecoach (La Chevauchée fantastique) 16. Le jour se lève 17. The Marriage Circle (Ernst Lubitsch) 18. Le Chapeau de paille d'Italie (René Clair) 19. Les Vacances de M.Hulot (Jacques Tati) 20. Le Voleur de bicyclettes (Vittorio De Sica)

Éric Thouvenel (Maître de conférences en études cinématographiques, Université de Rennes II) : 1. Au hasard, Balthazar (Robert Bresson, 1966) 2. Le vent (Victor Sjöstrom, 1928) 3. Les Oiseaux (Alfred Hitchcock, 1963) 4. Walden (Jonas Mekas, 1969) 5. Huit et demi (Federico Fellini, 1963) 6. Finis Terrae (Jean Epstein, 1928) 7. Les moissons du ciel (Terrence Malick, 1978) 8. A flor do mar (Joao César Monteiro, 1986) 9. La porte du paradis (Michael Cimino, 1980) 10. Chien enragé (Akira Kurosawa, 1949) 11. Mothlight (Stan Brakhage, 1963) 12. De l'eau tiède sous un pont rouge (Shoei Imamura, 2001) 13. Histoire(s) du cinéma (Jean-Luc Godard, 1998) 14. Judex (Georges Franju, 1963) 15. L'épouvantail (Jerry Schatzberg, 1973) 16. Wavelenght (Michael Snow, 1968) 17. Steamboat round the bend (John Ford, 1935) 18. Les baisers de secours (Philippe Garrel, 1989) 19. Sur les cimes tout est calme (Yervant gianikian et Angela Ricci Lucchi, 1999) 20. Partie de Campagne (Jean Renoir, 1946)

Jean-Paul Torök (critique, cinéaste et écrivain) :
Etats-Unis. Les Lumières de la ville (Chaplin); The Seventh Heaven (Borzage); Le Cottage enchanté (Cromwell); Le Portrait de Jennie (Dieterle); Vertigo (Hitchcock); Les Quatre cavaliers de l'Apocalypse (Minnelli); Eyes Wide Shut (Kubrick); Mulholand Drive (Lynch)
Grande-Bretagne. A Canterbury Tale (Powell); Listen to Britain (Jennings); Pandora (Lewin); Brève Rencontre (Lean); Isadora (Reisz); La Fille de Ryan (Lean)
Italie. Miranda (Soldati); Senso (Visconti); Intervista (Fellini); Rébus (Guglielmi)
France. Les Quatre nuits d'un rêveur (Bresson); La marquise d'O (Rohmer); Mélo (Resnais)
Allemagne. Le Triomphe de la volonté (Riefenstahl).
Suisse. La Paloma (Schmitt).
Pologne. La Clepsydre (Has)
Hong Kong. In the Mood for Love et 2046 (Wong Kar Wai)

Nicole Trabaud : New-York Miami (Frank Capra, 1934) ; Quadrille (Sacha Guitry, 1937) ; Pygmalion (Asquith, 1938) ; Ninotchka (Ernst Lubitsch, 1939) ; Seuls les anges ont des ailes ; Le Chant du Missouri (Vincente Minnelli) ; La Poursuite infernale (John Ford, 1946) ; Quai des Orfèvres (HG Clouzot, 1947) ; Antoine et Antoinette (Jacques Becker, 1947) ; Hamlet (Laurence Olivier, 1948) ; Johnny Guitar (Nicolas Ray) ; Les Grandes manœuvres ; French Cancan (Jean Renoir, 1955) ; La Mort aux trousses (Alfred Hitchcock, 1959) ; Jules et Jim ; La Nuit (Michelangelo Antonioni, 1961) ; La Guerre des boutons (Yves Robert, 1961) ; Le Guépard (Luchino Visconti, 1962) ; Intérieurs (Woody Allen, 1978) ; Daddy Nostalgie (Bertrand Tavernier, 1990)

Marie-Noëlle Tranchant (critique de cinéma au Figaro) : Alexandre Nevsky ; Chantons sous la pluie ; To be or not to be ; Monsieur Klein ; Barberousse (A.Kurosawa) ; Vers sa destinée ; La Strada ; Sarabande (I.Bergman) ; La Grande illusion ; L'Argent (R.Bresson) ; Gens de Dublin ; Les Enfants du Paradis ; La Terre de la grande promesse (A.Vajda) ; Sunset boulevard ; Les 101 Dalmatiens (W.Disney) ; Le Festin de Babette ; Le Grand sommeil ; America America ; L'Homme sans passé ; La Légende du Saint-Buveur (E.Olmi) ; Parle avec elle

Jean Tulard (historien) : 1. Citizen Kane 2. Les Bons petits diables (Laurel et Hardy ; Parrott) 3. Cinderella 4. Le Corbeau (Henri George Clouzot) 5. Le Roman d'un tricheur 6. L'Habit vert (Richebé) 7. Volpone (Maurice Tourneur) 8. Napoléon (Gance) 9. Senso 10. Henry V (Laurence Olivier) 11. Les Enfants du Paradis 12. Nosferatu le vampire 13. La Chevauchée fantastique 14. Chantons sous la pluie 15. Vera Cruz 16. Les Nouveaux Monstres (Monicelli, Risi, Scola) 17. L'Auberge rouge (CAL) 18. Asphalt Jungle 19. La Gueule de l'autre (Pierre Tchernia) 20. Les Justiciers du Far-West 21. La Dame de Shanghai

Alexandre Tylski (professeur d'études cinématographiques ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Tylski) : Le Dictateur (Chaplin) ; Lawrence d'Arabie (Lean) ; Et Vogue le Navire (Fellini) ; Le Procès (Welles) ; Le MéprisMort à Venise (Visconti) ; Nosferatu (Murnau) ; L'Homme à la caméra (Vertov) ; Fantasia (Disney) ; La Mort aux Trousses (Hitchcock) ; Monsieur Smith au Sénat (Capra) ; La Femme du boulanger (Pagnol) ; Andrei RoublevLes 400 Coups (Truffaut) ; Playtime (Tati) ; 2001 L'odyssée de l'espace (Kubrick) ; Il était une fois en Amérique (Leone) ; Apocalypse Now (Coppola) ; Raging Bull (Scorsese) ; Chinatown (Polanski) ; ManhattanRencontres du 3ème type (Spielberg) ; JFK (Stone) ; Underground (Kusturica) ; L'Etrange Noël de Mr JackDead Man (Jarmusch) ; Le Voyage de Chihiro (Miyazaki)

Jean-Jacques Viala (« Auditeur réel du collège de Pataphysique - Chevalier de l'ordre du mérite - Vice consul de Patagonie à Versailles (en exil) - Ancien élève de l'école polytechnique - Adhérent à Radio Courtoisie à jour de sa cotisation - etc. ») :
- « 20 films qui m'ont marqué » : Satyricon ; Un jour à l'opéra ; E la navé va ; Underground ; La Voce de la Luna ; Playtime ; Providence ; Prova d'orchestra ; Quai des brumes ; Alphaville ; Casanova ; Les Visiteurs du soir ; Hellzapopin ; La Grande illusion ; Les Clowns (Federico Fellini ; version cinéma) ; Les Rapaces ; Viva Maria ; Boulevard du crépuscule ; Les Enfants du paradis
- « les 10 films qui ont marqué l'histoire » : Entrée du train en garde de la Ciotat ; Le Voyage dans la lune ; Naissance d'une nation ; Divers courts métrages de Charles Chaplin ; Docteur Mabuse ; Le Chanteur de jazz ; Le Sang d'un poète ; A l'est d'Eden ; Divers Droopy de Tex Avery ; Evolution d'une plante (Paul Painlevé)
- « modèles des genres » : Le train sifflera trois fois (western) ; L'Ange bleu (film musical) ; Le Faucon maltais (policier) ; Psychose (suspense) ; King Kong (science fiction) ; Les hommes préfèrent les blondes (comédie américaine) ; A l'ouest rien de nouveau (film de guerre) ; Noblesse oblige (comédie anglaise) ; Parfum de femme (comédie italienne) ; Drôle de drame (comédie française) ; Si Versailles m'était compté (film historique) ; Et Dieu créa la femme (film érotique) ; « le machin soviétique qui est dans toutes les mémoires » (grand écran) ; Blanche neige (film pour enfant)

Paul Vecchiali (cinéaste) :
Films étrangers : L'Intendant Sansho de Mizoguchi Kenji ; Seven Women de John Ford ; Haute Pègre de Ernst Lubitsch ; Fiancées en Folie de Buster Keaton ; Shangai Gesture de Joseph von Sternberg ; Victor Victoria de Blake Edwards ; An Affair to remember de Léo Mac Carey ; Voyages avec ma tante de George Cukor ; Avanti de Billy Wilder ; L'Aventure de Madame Muir de Joseph Mankiewicz
Films français : Madame de... de Max Ophuls ; Remorques de Jean Grémillon ; Pickpocket de Robert Bressson ; Le Mépris de Jean-Luc Godard ; La Tête d'un Homme de Julien Duvivier ; Mayerling d'Anatole Litvak ; Occupe-toi d'Amélie de Claude Autant-Lara ; L'Atalante de Jean Vigo ; Les Yeux Noirs de Victor Tourjansky ; Quai des Brumes de Marcel Carné

Frédéric Vitoux (écrivain, membre de l'Académie française, ancien critique de cinéma) (« les vingt premiers films qui me viennent à l'esprit, ceux qui me sont les plus chers, que je vois et revois sans me lasser, dont je suis l'admirateur et le complice ou, pour reprendre une formule très stendhalienne, qui "me mettent au comble du bonheur" ») : Les Voyages de Sullivan (Preston Sturges) ; My Man Godfrey (Gregory La Cava) ; Le Chevalier de Maupin (Mauro Bolognini) ; La Dolce Vita (Federico Fellini) ; Le Guépard (Luchino Visconti) ; Rio Bravo (Howard Hawks) ; To Have or Have not (Howard Hawks) ; La 8ème Femme de Barbe-Bleue (Ernst Lubitsch) ; Laura (Otto Preminger) ; Avanti ! (Billy Wilder) ; Le Silence est d'or (René Clair) ; Douce (Claude Autant-Lara) ; Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock) ; Les Enfants du paradis (Marcel Carné) ; Evita (Allan Parker) ; My Darling Clementine (John Ford) ; Mr Smith au sénat (Frank Capra) ; The Philadelphia Story (George Cukor) ; The Bandwagon (Vincente Minnelli) ; César et Rosalie (Claude Sautet)

Mitsuo Watanabe (critique de cinéma en exil) : Ingeborg Holm (Viktor Sjöström / Suède/ 13) ; Lettre d'une inconnue (Max Ophuls/ Etas-Unis/ 48) ; Chantons sous la pluie (Stanley Donen & Gene Kelly/ EU /52) ; La mère (Mikio Naruse/ Japon /52) ; Stalag 17 (Billy Wilder/ EU/ 53) ; Vivre (Akira Kurosawa/Japon /54) ; Crépuscule d'automne (Yasujiro Ozu/ Jap /57) ; Quarante tueurs (Samuel Fuller/EU 57) ; Le Parrain 2 (Francis Coppola/ EU/ 75) ; Voyage au bout de l'enfer (Michael Cimino/Etats-Unis 78)

Carole Wrona (documentariste) (« une petite liste de films chouchous ou qui me donnent envie de faire des films » ; « j'ai évité Welles, Eisenstein, Melville, Dassin, Pialat, Von Stroheim, Bresson, Tarkovski, Mizoguchi, Kurosawa, Ozu, Lang, Hitchcock, Grimault, Tati, Becker (Jacques), etc... pour ouvrir l'éventail de films mais c'est dur... ») : Hyènes (DD Mambéty) ; La jeune fille au carton à chapeau (B. Barnet) ; La petite marchande d'allumettes (J. Renoir) ; Adieu Philippine (J. Rozier) ; Yoyo (P. Etaix) ; Au bonheur des dames (J. Duvivier) ; Le fond de l'air est rouge (C. Marker) ; L'amour l'après-midi (E. Rohmer) ; Bande à part (JL Godard) ; U (G. Solotareff et S. Elissalde) ; La bataille de Kerjenets (Youri Norstein) (animation) ; Blankity Blank (Norman Mc Laren) (animation) ; Cria cuervos (C. Saura) ; Accatone  (PP Pasolini) ; Charulata (S. Ray) ; L'étoile cachée (R. Ghatak) ; Coeur fidèle (J. Epstein) ; L'atalante (J. Vigo) ; Le dernier des hommes (Murnau) ; La maman et la putain (J. Eustache) ; Madame de... (M. Ophuls)

Jacques Zimmer (critique de cinéma) (« un titre par réalisateur ( sinon, suivant ma pente naturelle, six ou sept Welles, dix Ford, cinq Hitchcock, tout Clouzot et l'affaire était déjà faite) » ; « privilégié le "coup de cœur personnel" au recul critique devant les "chefs d'œuvre consacrés" ; « et comme disait Reggiani dans le Doulos : "Tant pis si je me trompe !" ») : Browning - Freaks ; Clouzot - Le corbeau ; Donen - Chantons sous la pluie ; Fleisher (Max) - Les Vikings ; Ford - La prisonnière du désert ; Hitchcock - Sueurs froides ; Huston - L'homme qui voulut être roi ; Kubrick - Barry Lindon ; Laughton - La nuit du chasseur ; Lumet - Douze hommes en colère ; Melville - Le deuxième souffle ; Peckinpah - La horde sauvage ; Pialat - Nous ne vieillirons pas ensemble ; Powell - Le voleur de Bagdad ; Preminger - Autopsie d'un meurtre ; Resnais - Nuit et brouillard ; Shoedsack et Cooper - King Kong ; Sternberg - L'impératrice rouge ; Stroheim - Les rapaces ; Welles - La soif du mal

Listes complémentaires (arrivées après établissement de la synthèse des listes) :

Jacques Bardèche : Alexandre Newski ; L'Atalante ; Casque d'or ; Citizen Kane ; La comtesse aux pieds nus ; Le cuirassé Potemkine ; La doce vita ; Les enfants du paradis ; Le grand sommeil ; La grande illusion ; Le guépard ; Hôtel do Nord ; Les lumières de la ville ; Monsieur Arkadin ; M. le maudit ; Le mécano de la Générale ; Naissance d'une nation ; Rio Bravo ; Les 400 coups ; La ruée vers l'or

Frédéric Gimello (professeur d'études cinématographiques) : Les Honneurs de la Guerre Dewever J. ; The Manchurian candidate, Seconds, 7 days in May Frankenheimer, J. ; Reynolds, K., The Beast ; Peckinpah S., The wild Bunch ; Eastwood, C., The outlaw Josey Wales, Madison County ; Huston, J. Freud ; Godard JL, Le mépris, Eloge de l'Amour, Histoire(s) du cinéma ; Malik, T., Days of Heaven, Badlands ; Kubrick S., Dr Strangelove ; Fleisher, R., Fantastic Voyage ; Melville, JP., L'armée des ombres, Le cercle rouge ; Barbier, E., Le Brasier ; Cantet, L. Ressources Humaines ; Premingger, O. Laura ; Joffe, R. The Mission ; Cocteau, J. La Villa Santo Sospir ; Wise, R., The Day the Earth Stood Still ; Sinclair, I., Flame ; Rohmer, E, Le signe du Lion ; Lumet, S., 12 angry men ; Kurosawa, A. Ran ; Scorsese, M., Casino ; Cohen, Barton Fink, Fargo ; Carpenter, J., They Live ; Altman, R. Images ; Parker, A. Mississippi Burning
Fanny Lignon (professeur d'études cinématographiques) (« difficile de ne choisir que 20 films ! Mais puisqu'on a le droit d'être partial, voici, en vrac ! ») : La Grande Illusion (Jean Renoir) ; Foolish Wives (Erich von Stroheim) ; M. (Fritz Lang) ; Der Letzte Man (Friedrich Wilhelm Murnau) ; Mystic River (Clint Eastwood) ; 12 Angry Men (Sidney Lumet) ; The Hill (Sidney Lumet) ; Repulsion (Roman Polanski) ; Ma Nuit Chez Maud (Eric Rohmer) ; Johnny Got His Gun (Dalton Trumbo) ; The Godfather (Francis Ford Coppola) ; Das Leben Der Anderen (Florian Henckel von Donnersmarck) ; In The Name Of The Father (Jim Sheridan) ; Le Trou (Jacques Becker) ; Umberto D (Vittorio de Sica) ; The Hustler (Robert Rossen) ; Singin' In The Rain (Stanley Donen) ; Boys Don't Cry (Kimberly Pierce) ; Taxi Driver (Martin Scorsese) ; Bringing Up Baby (Howard Hawks)

Loic Millot (Responsable du cinéma itinérant, Foyers Ruraux de la Meurthe-et-Moselle (54)) : 1. Tarkovski A. : Le Miroir, Andreï Roublev, Nostalghia 2. Dreyer C.T. : Ordet, Gertrud 3. Pasolini P.P. : Accatone, Théorème et L'Evangile selon Matthieu 4. Pelechian A. : Les saisons, Nous, Notre Siècle 5. Rocha G. : Le Dieu noir et le Diable blond 6. Vigo  J. : L'Atalante 7. Antonioni M-A. : La Notte, Profession Reporter 8. Renoir J. : Une partie de campagne 9. Kalatozov M. : Soy Cuba / Quand passent les cigognes 10. Bresson R. : Les anges du péché, Un condamné à mort s'est échappé 11. Fellini F. : Otto e mezzo 12. Tarr B. : Damnation, Les Harmonies Werckmeister 13. Dali / Bunuel : Un chien Andalou 14. Debord G. : In girum imus nocte et consumimur igni 15. Deren M. : At Land 16. Gallo V. : The Brown Bunny 17. Lynch D. : Inland Empire, Lost Highway 18. Resnais A. : Hiroshima on amour / Rivette J. Ne touchez pas à la hache 19. Pialat : Van Gogh, A nos amours 20. Watkins  P. : Edvard Munch 21. Eisenstein S. : La Grève 22. Godard J.L. : Notre musique, Soigne ta droite, Made in U.S.A. 23. Straub / Huillet : Les dialogues avec Léuco)

Quelques listes d'auditeurs sur le "Forum du Pays Réel et de Radio Courtoisie".

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