Mister Arkadin

CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 17 AVRIL 2010

16 Avril 2010, 23:10pm

Publié par Mister Arkadin

Rubrique rédigée avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata,
auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.
 


Rappels et rattrapages : 

« Comme on nous parle » (Pascale Clark ; « A la "une" », revue de presse), France Inter, mardi 9 et mardi 30 mars, mercredi 7, jeudi 8 et jeudi 15 avril 2010, de 9h35 à 10h00 : Emmanuelle Seigner (actrice et chanteuse), pour le film Chicas ; Claudine Bories et Patrice Chagnard (documentariste), pour leur film Les Arrivants ; Gilles Jacob (président du Festival de Cannes), pour son livre Livre d’or ; Julien Doré (chanteur et acteur), pour le film Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour ; « Tout ce qui brille, les raisons d'un succès », avec Géraldine Nakache (actrice et réalisatrice) et Leïla Bekhti (actrice), et « Le parler djeun au cinéma » (chronique de Christophe Carrière)

« L'humeur vagabonde » (Kathleen Evin), France Inter, mardi 16 mars 2010, de 20h10 à 21h00 : Takeshi Kitano (cinéaste, comédien, peintre, producteur d’émissions de tv)

« L'invité culture » (Claire Chazal et Guillaume Durand), Radio Classique, mardi 23 mars, mardi 6 et mercredi 14 avril 2010, à 9h15 : Jean Réno (acteur), pour la sortie du film Immortel ; Coline Serreau (actrice et réalisatrice), pour son film Solutions locales pour un désordre global ; Antoine de Baecque (critique et historien du cinéma), pour son livre Godard

« Dare-Dare » (« L'actualité culturelle », Martine Béguin et Laurence Froidevaux), RSR, 6, 14 avril 2010, à 12h03 : Catherine Rich (comédienne) ; « Hommage à Werner Schroeter », « "Lignes de front" de Jean-Christophe Klotz » et « "Looking for Marilyn (and me)" »

http://www.theatre-arsenic.ch/site_arsenic/fiches/images/images_09_10/c_maillefer0.jpg

« A première vue » (Patrice Bertin), 6 avril 2010, à 18h57 – Rediffusion à 20h27 : « Exemple de ratage cinématographique », sur Manolete

« La polémique culturelle : les films à voir ou pas cette semaine (ou ce week-end » (Marc-Olivier Fogiel et Guy Carlier), Europe 1, jeudi 8 et vendredi 9 avril 2010 : « Sait-on tourner des polars en France ? », avec avec Gael Gohlen (journaliste à Premiere.fr) et Matthieu Santelli (journaliste à Critikat.com) ; Sophie Avon (journaliste à Sud Ouest) et Alain Mayer (journaliste à Gold FM)

« Arts », France Culture (« Chemins de la connaissance »), 12 avril 2010 : « Festival Zoom arrière : Loin d’Hollywood ? Cinématographies nationales et modèle hollywoodien, 1925-1935 (3/4) » (Cinémathèque de Toulouse, 11 et 12 mars 2010)

« Les retours du dimanche » (Caroline Broué et Hervé Gardette), France Culture, dimanche 11 avril 2010, de 18h10 à 19h00 : « La bulle sonore : le réalisateur Andrzej Wajda au lendemain de la visite historique de Vladimir Poutine sur les lieux du massacre de Katyn.
Un entretien exceptionnel, réalisé le vendredi 9 avril, la veille du crash de l'avion du président polonais et de sa délégation »

« Laissez-vous tenter » (Vincent Parizot), RTL, mardi 13 avril 2010, de 9h00 à 9h30 : Tournage du nouveau film de Dany Boon, Rien à déclarer

« La revue de presque » (Nicolas Canteloup), Europe 1, mardi 13, vendredi 16 avril 2010 : Jean-Pierre Bacri se plaignant de la colonisation des écrans de cinéma par les starlettes de Canal + (Louise Bourgoin, Fred Testot) ; Jean-Pierre Bacri sur la sélection du prochain Festival de Cannes

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, mercredi 14 avril 2010, de 14h30 à 16h00 : Louise Bourgoin (présentatrice météo) et Luc Besson (producteur), à l'occasion de la sortie de leur film Les Aventures d'Adèle Blanc Sec

« Libre journal de Jacques Trémolet de Villers », Radio Courtoisie, jeudi 15 avril 2010, de 19h30 à 21h00 : « Les deux drames de Katyn », avec Benoît Gousseau (journaliste, rédacteur en chef de Politique Magazine), notamment à propos du film de Wajda, mais également de quelques films anti-communistes passés sous silence ou mal reçus en France (Vent d’est, Triple agent, Le Neuvième jour)


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine en cours :

« Le journal inattendu » (Harry Roselmack), RTL, samedi 17 avril 2010, de 12h30 à 13h30 : Gad Elmaleh (acteur)5 11

« Mauvais genres » (François Angellier, « Venez armé, l'endroit est désert »), France Culture, samedi 17 avril 2010, de 21h à 22h : L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot en DVD

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« Affinités électives » (Francesca Isidori), France Culture, samedi 17 avril 2010, de 22h11 à 23h00 : Lucas Belvaux (comédien et cinéaste)

« Éclectik » (Rebecca Manzoni), France Inter, dimanche 18 avril 2010, de 10h10 à 11h00 : Andrea Ferreol (comédienne)

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 18 avril 2010, de 14h05 à 16h00 : Lou Ye (réalisateur), pour son film Nuits d’ivresse printanière

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, lundi 19, mardi 20, mercredi 21 avril 2010, à 19h00 : Émission spéciale Camping 2, avec Mathilde Seigner et Franck Dubosc (acteurs) ; Julie Depardieu et Julie Delpy (actrices) ; Yolande Moreau (actrice) et Michel Gondry (réalisateur)

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, mardi 20, mercredi 21 avril 2010, de 11h05 à 12h30 : Franck Dubosc et Richard Anconina (acteurs) ; Benoît Delepine et Gustave Kevern (acteurs)

« Tout arrive » (Arnaud Laporte, « Le magazine de l'actualité culturelle »), France Culture, mardi 20, jeudi 22 avril 2010, de 12h02 à 12h30 : Julie Delpy (actrice et réalisatrice), pour son film La Comtesse ; Michel Gondry (réalisateur), pour son documentaire L’Epine dans le cœur

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, jeudi 22 avril 2010, de 17h05 à 17h50 : Riad Sattouf (bédéaste et réalisateur)

« La collection Radio Classique », Radio Classique, jeudi 22 avril 2010, à 19h30 : « La musique classique au cinéma : Wagner, Mahler, Haendel… »


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP

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PROJECTION DE LA CRITIQUE

13 Avril 2010, 23:10pm

Publié par Mister Arkadin

Dans sa remarquable étude La Théorie de l’art au risque des a priori (L’Harmattan, 2004), Daniel Serceau a montré à quel point les résumés de films donnés par les théoriciens et critiques de cinéma étaient bien souvent biaisés afin de correspondre aux préjugés de l’auteur, à ses constructions intellectuelles. Il en appelait à une relecture plus minutieuse des films, à un souci de vérification constant, afin de se déprendre des idées préconçues qui font littéralement écran entre le spectateur-analyste et les films.

Ainsi pourrait-on multiplier les exemples d’erreurs factuelles dans les résumés de films fournis par la presse. Beaucoup ne sont que de détails. Mais certaines dénaturent le sens des films ou orientent le sens suivant les projections mentales du critique.

Trois beaux exemples pour aujourd’hui, tirés de l’hebdomadaire Télérama.

http://www.cinema-francais.fr/images/affiches/affiches_c/affiches_chenal_pierre/la_foire_aux_chimeres.jpg

Dans le n°2512 du 4 mars 1998 (p.104), Aurélien Fereczi raconte l’histoire du film de Pierre Chenal La Foire aux chimères : « Défiguré depuis la guerre, Frank Davis dirige une entreprise de gravure de billets de banque. Il tombe amoureux de Jeanne, une jeune aveugle, partenaire d’un lanceur de couteaux de fête foraine. Il l’épouse et, pour financer l’opération qui lui rendra la vue se met à fabriquer de la fausse monnaie… »

Lui rendre la vue ? Jamais de la vie ! Le personnage, interprété par Erich von Stroheim, redoute au contraire que sa femme retrouve la vue et se détourne de lui une fois qu’elle aura vu à quoi il ressemble ! Aussi est-ce à l’insu de son mari que l’aveugle se fait opérer ! Bref, le contresens est complet.

Plus récemment, dans le numéro 3126 (9 décembre 2009, p.50), Juliette Bénabent parle, à propos de Qu’un seul tienne et les autres suivront du « portrait d’une adolescente qui découvre l’amour au côté d’un voyou », puis de « la peinture de l’amour naissant entre un jeune voyou et une adolescente de bonne famille ». Un voyou ? Où a-t-elle vu cela ? Les seuls actes du personnage qui lui attirent des ennuis avec la police sont ses tentatives d’obstruction lors d’expulsions de squatters et de clandestins. Est-ce devenu répréhensible pour Télérama ? Cela se saurait… « Une adolescente de bonne famille » ? Sur quel élément la journaliste s’est-elle fondée pour déduire la classe sociale du personnage ? Se serait-elle projetée dans l’histoire en trouvant bien romantique cette romance, conforme au cliché, entre le voyou et la fille de bonne famille ? Cela correspond-il à un fantasme personnel ?

http://www.kessel.tv/wp-content/uploads/2010/01/soul_kitchen_plakat1-500x706.jpgDernier exemple, dans le numéro 3140 (17 mars 2010, p.55), le compte rendu du savoureux Soul Kitchen est intitulé « Toques de Turcs » parce que le personnage principal en serait « un immigré turc » tenant un restaurant à Hambourg. Que le réalisateur du film, Fatih Akin, soit d'origine turc, implique-t-il que son héros, Zinos (interprété par Adam Bousdoukos), le soit forcément ? Or, justement, il est d'origine grecque ! Légère confusion...  

Je viens de pointer du doigt trois erreurs de journalistes, en ayant bien conscience de l’injustice que je commets à leur égard, étant persuadé que j’en commettrais tout autant si j’étais à leur place. Peut-être est-ce pour cela, qui sait, que je rechigne si souvent à résumer les films dont il m’arrive de parler. Parce que ma façon de les raconter pourrait en dire encore plus sur moi-même que les jugements que je porte sur eux ? 


Compléments :

- (22 août 2010) : dans L'Express du 16 juin 2010 (p.23), la pigiste pour revues d'économie de l'Année bissextile est devenue une étudiante ;

- (2 septembre 2010) : la substitution de sperme dans Une famille si moderne est délibérée dans le résumé donné par Télérama, beaucoup moins dans le film ;

- (20 septembre 2010) : le pacte tacite entre les deux couples de Happy Few serait conclu lors de la première soirée passée ensemble, après lecture à haute voix d'une dédicace, selon Les Échos du 15 septembre 2010 (p.15) ;

- (19 janvier 2011) : l'accident de l'acteur de Somewhere serait pour sa fille « l'occasion de passer quelque temps auprès de lui », selon Positif de janvier 2011 (n°599, p.28) ;

- (5 octobre et 6 novembre 2011) : "The Driver" ne suit pas un match de football (cf. Critikat.com), ni de baseball (Philippe Rouyer, Positif, n°608, octobre 2011, p.7), et n'enfile donc pas une casquette des Dodgers (cf. Les Inrockuptibles), mais des Clippers ; 

- (17 octobre 2011) : Le psychanalyste joué par Nanni Moretti dans Habemus papam ne fait pas jouer les ecclésiastiques au handball, contrairement à ce qu'écrivent Les Inrockuptibles (7 septembre 2011, p.72), mais au volley ;

- (17 décembre 2011) : « A distance respectable des forces de l'ordre, Marcel assiste à l'ouverture du caisson, occupé par des Africains », dans Le Havre d'Aki Kaurismaki, selon Positif de décembre 2011 (n°610, p.32) ;

- (23 mars 2012) : ce n'est pas un ado qui met le feu à sa ville avec un lance-flammes dans Projet X, comme l'écrit Jacky Golberg dans Les Inrockuptibles du 21 mars 2012, mais un dealer adulte ; 

- (18 avril 2012) Le personnage qui donne son titre au film israëlien Le Policier n' « admire son reflet dans le miroir, avec son bébé dans les bras » (Pierre Murat, Télérama, n°3246, 28 mars 2012, p.69), mais avec le bébé d'un ami, pour se représenter ce à quoi il ressemblera une fois que sa femme, encore enceinte, aura accouché ;

- (31 décembre 2014) Terre battue raconterait l'histoire d' « un chômeur prêt à tout pour faire triompher son fils tennisman », selon Positif de novembre 2014 (n°645, p.32) et plusieurs autres gazettes et canards.

- (2 février 2015) « le tueur de jeunes filles de l'est de Paris  », selon Positif de janvier 2015 (n°647, p.37, à propos de L'Affaire SK1), qui voit donc en Guy Georges un pédophile, en plus d'avoir été un violeur et un assassin en série.

- (14 mars 2015) « Jadis superstar de blockbusters [...], Riggan Thomson cherche à relancer sa carrière [...]. Aux antipodes de l'image qu'il véhiculait naguère, citant désormais Barthes et Flaubert à la moindre occasion, il veut mettre et interpréter à Broadway une pièce de Raymond Carver, Parlez-moi d'amour. But : se racheter une conscience d'artiste véritable, exigeant» Description caricaturale, par Jean-Christophe Buisson (Le Figaro Magazine, 20 février 2015, p.78), du personnage interprété par Michael Keaton, Barthes étant cité par un journaliste qui l'interroge, suscitant la gêne de Riggan Thomson (provoquée aussi une autre journaliste, qui ignore qui est Barthes). 

- (10 août 2016) « Issue d’une famille bourgeoise, Marie a acheté seule leur logement ; d’un milieu modeste, Boris l’a entièrement rénovée et estime lui avoir donné sa valeur. Elle lui concède un quart de son prix. Il en réclame la moitié » (La Croix, 10 août 2016). Ce n'est pas le quart, mais le tiers qu'elle lui concède (plus 20.000 euros au bout d'un moment), dans L'Économie du couple.

- (21 septembre 2016) « [le] mannequin de The Neon Demon interprété par Elle Fanning qui dévore ses collègues anorexiques » (Michel Ciment, Positif, n°665-666, juillet-août 2016, p.81).

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"FRAÎCHE ET BELLE ET NATURELLE"

11 Avril 2010, 23:22pm

Publié par Mister Arkadin

On aurait pu croire que la récente exposition sur Brigitte Bardot, organisée à Boulogne, serait l’occasion pour la presse de lâcher les chiens, comme c’est devenu l’habitude quand il est question de la plus grande vedette du cinéma français.

http://s.plurielles.fr/mmdia/i/97/8/eclair-brigitte-bardot-chez-fauchon-4055978eugwo_1350.jpg?v=1

Rien de tel, finalement. Certes, une personnalité de cette envergure aurait sans doute mérité plus qu’un éclair de chez Fauchon à son effigie. Si l’événement n’a guère suscité qu’un assez long entretien dans Valeurs actuelles, quelques émissions par ci par là (notamment à Radio Courtoisie) et une mise en accusation sur Europe 1, il a, de manière plus étonnante, permis à un journaliste d’un organe d’extrême-gauche de déclarer sa flamme :

« Niveau. Au fait, Brigitte Bardot, me direz-vous ? Notre BB nationale qu’on célèbre à l’envi pour ses 75 ans. Eh bien, regardez-la, cette friponne au corps parfait qui fit fantasmer des millions d’hommes (et sans doute aussi de femmes), voyez comme elle était fraîche et belle et naturelle ; et comparez donc avec les bimbos d’aujourd’hui, ces "velines" siliconées qui peuplent les écrans italiens (pas seulement) et agrémentent les fêtes du "papounet". Comme dit l’autre, le niveau monte ! » (« Bloc-notes » de Bernard Langlois, Politis, 1er octobre 2009, p.34).

Et le Nouvel Observateur s’est lui aussi fendu d’une brève plutôt élogieuse dans son édition du 29 octobre 2009 (p.118, « En hausse : Bardot pour tous », par Sophie Delassein) :

« Née artistiquement en 1956 avec "Et Dieu créa la femme" de Roger Vadim, Brigitte Bardot est aussitôt devenue sulfureuse, mais avec candeur. Cinquante ans après, elle l’est toujours. L’exposition qui la célèbre s’arrête à sa période faste, aux années "insouciance" (Musée des Années 30, Boulogne-Billancourt, jusqu’au 31 janvier). En ouverture du catalogue très illustré de cette manifestation dont l’auteur n’est autre que le commissaire de l’expo, Henry-Jean Servat, figure une préface de la comédienne. BB résume ces années-là avec lucidité : "Portée par un courant que je n’ai pas maîtrisé, ma vie a basculé, bousculant tout ce qui fut mon enfance et mon éducation." Sur les photographies, qu’elle pose avec Micheline Presle, Michèle Morgan, Michèle Mercier, Claudia Cardinale ou Isabelle Adjani, elle reste de loin la plus époustouflante. »

C’est peu ; mais au moins n’est-ce pas venimeux, ce que l’on aurait pu attendre de la part de ces magazines. Heureusement, Marianne y est allé de son coup de pied de l’âne, dans le cadre d’un dossier sur les faux iconoclastes (14-20 novembre 2009, p.27, « Brigitte Bardot, la Tatie Danielle de Saint-Trop ») :

« L’ermite de "La Madrague" a renoncé à vivre en société. Sous couvert de liberté de ton, Bardot déverse désormais l’aversion qu’elle éprouve pour ses contemporains. L’art est "devenu de la merde", les chômeurs "sont des paresseux planqués", les homosexuels "sont des phénomènes de foire", les sans-papiers, des "gueux qui profanent nos églises"… Le mépris. Théoricienne d’un adage cher aux personnes âgées aigries, selon lequel "il y a des bêtes qui valent bien certains hommes", la Tatie Danielle de Saint-Trop est devenue une figure muséale que seuls les journalistes en mal de scoop visitent encore. »

Ouf, l’honneur de la presse française fut sauf, Marianne s’étant dévoué !

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CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 10 AVRIL 2010

9 Avril 2010, 23:09pm

Publié par Mister Arkadin

Rubrique rédigée avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata,
auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.


Rappels et rattrapages :

« Macadam philo » (« Philosophie en situations », François Noudelmann), vendredis 22 janvier et 19 février 2010, de 18h20 à 19h00 : « Pensée de la mort », à l’occasion de la mort d’Éric Rohmer, avec Jean-Michel Salanskis (professeur de philosophie des sciences, logique et épistémologie à l'université de Paris X-Nanterre) ; « Questions de cadrage : les tanks ont-ils une conscience ? », à propos du film Lebanon, avec Thierry Grillet et Jean Salem

« L'horloge de sable » (Claude Ciocca), RSR, samedi 20 mars 2010, de 13h30 à 15h30 : « La déportation dans les médias », avec Florine Quartier-la-Tente (auteur du mémoire La libération des camps de concentration et le transit des déportés par la Suisse, vus par les médias romands au cours des premiers mois de 1945, Université de Lausanne, Faculté des Lettres Section d'histoire contemporaine sous la direction du professeur François Vallotton, août 2009) et François Vallotton

« Culture et médias », France Info, 23 et 31 mars, 6 et 7 avril 2010, à 9h47 : « "White Material" de Claire Denis » ; « "Lignes de front" avec Jalil Lespert » ; « Fred Testot, enfin révélé comme comédien » ; « Julien Doré convainc pour son premier rôle au cinéma »

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« Arts », France Culture (« Chemins de la connaissance »), 5 et 6 avril 2010 : « Le Métier de cinéma de Maggie Cheung » (Cinémathèque de Toulouse, 6 mars 2010) ; « Festival Zoom arrière : Loin d’Hollywood ? Cinématographies nationales et modèle hollywoodien, 1925-1935 (2/4) » (Cinémathèque de Toulouse, 11 et 12 mars 2010)

« Dare-Dare » (« L'actualité culturelle », Martine Béguin et Laurence Froidevaux), RSR, 5 avril 2010, à 12h03 : Portrait de Thierry Michel (cinéaste belge)

« Bibliothèque publique d'information », France Culture (« Chemins de la connaissance »), 5 avril 2010, de 19h00 à 21h00 : « Regards critiques : Courir le monde et apprendre », avec Bernard Eisenschitz (traducteur, historien du cinéma, réalisateur, programmateur, acteur) (11 janvier 2010)

« Laissez-vous tenter » (Vincent Parizot), RTL, vendredi 9 avril 2010, de 9h00 à 9h30 : « Spécial Adèle Blanc-sec »


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine en cours :

« Libre journal des Lycéens » (Xavier Delaunay), Radio Courtoisie, samedi 10 avril 2010, de 12h00 à 13h30 : « Chronique culturelle » de Jean Lassalle (professeur d’histoire, conférencier), avec Xavier Delaunay, à propos du DVD Katyn, et présentation, par François Mauclaire et Mathieu Godry, d’une manifestation organisée par l’association "Les Amis de Jehanne", une disputatio sur la civilisation européenne au cinéma, le 22 avril 2010, autour des films Excalibur, Le Seigneur des anneaux, Le Monde de Narnia et Bewulf

« Le grand studio » (Anthony Martin), RTL, samedi 10 avril 2010, de 15h00 à 16h00 : Émission spéciale Adèle Blanc-Sec

« Le fou du roi » (Stéphane Bern), France Inter, lundi 12, jeudi 15 avril 2010, de 11h05 à 12h30 : Luc Besson (réalisateur), pour son film Adèle Blanc-Sec ; en direct et en public d’Athènes pour le Festival du film francophone de Grèce, avec Jean-Paul Gaultier, parrain du festival

« Les passagers de la nuit » (Thomas Baumgartner), France Culture, lundi 12 avril 2010, de 23h00 à 23h50 : « "Les "trésors" de la cinéaste Pauline Horovitz enfermés dans des boîtes »

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, mardi 13 avril 2010, à 19h00 : Luc Besson (réalisateur) et Gilles Lellouche (acteur)

« Les Matins jazz » (Laure Albernhe), TSF, jeudi 13 avril 2010, de 6h00 à 9h00 : Anne Andreu, pour son documentaire Catherine Deneuve, belle et bien là, programmé sur Arte le 11 avril 2010

« À plus d'un titre » (Tewfik Hakem ; « Littérature et sciences humaines »), France Culture, jeudi 13 avril 2009, de 16h00 à 17h00 : Nicolas Finet et Benjamin Legrand pour Adèle Blanc-Sec. Le roman du film (Éditions Casterman)

« 2000 ans d'histoire » (Patrice Gélinet), France Inter, vendredi 14 avril 2010, de 13h30 à 14h00 : Greta Garbo, avec Jean Ollé-Laprune (journaliste et historien du cinéma)

http://www.evilstyle.net/wp-content/uploads/2009/03/greta-garbo.jpg


Rediffusions :

« Le bon plaisir » (Olivier Assayas, 1999), « Les nuits » de France Culture, nuit du samedi 10 au dimanche 11 avril 2010, de 1h05 à 4h00 : Catherine Deneuve

« Panorama » (Michel Bydlowski, 1980), « Les nuits » de France Culture, nuit du dimanche 11 au lundi 12 avril 2010, de 0h30 à 1h16 : « Anthologie de l’année 1979 » (extraits)

« Culture française » (Maurice Merleau-Ponty, 1948), « Les nuits » de France Culture, nuit du lundi 12 au mardi 13 avril 2010, de 1h56 à 2h12 : « Philosophie de la perception des arts »


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP

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GRATITUDE D'OLIVEIRA

7 Avril 2010, 23:33pm

Publié par Mister Arkadin

Le 3 septembre dernier, dans le billet « Éloge d’un critique », j’ai émis l’hypothèse que la raison pour laquelle Manoel de Oliveira avait omis de mentionner le critique français envers lequel il a, à maintes reprises, exprimé sa reconnaissance était qu’il ne se souvenait probablement pas de son nom. D’abord parce que cela commence à dater sérieusement (près de quatre-vingt ans désormais !) ; ensuite parce que ce critique est aujourd’hui passablement oublié, le dictionnaire que le syndicat français de la critique de cinéma a publié sur les critiques français l’ignorant superbement. J’ai fait erreur, puisque Oliveira a rendu explicitement hommage, plusieurs fois, à Vuillermoz dans un entretien donné à l’occasion de la réception d’un prix à Montréal : « [En 1931, Douro, Faina Fluvial (De l’autre côté du fleuve)] était projeté devant les délégués du 5e Congrès international de la critique à Lisbonne. La réaction de la salle fut terrible. Le cinéaste remue ses pieds sous la table pour donner une idée du bruit qui avait accueilli cette projection, sans parler des huées et des sifflements. Seuls quelques étrangers avaient apprécié son film. Parmi eux, Pirandello et le critique français Émile Vuillermoz. "Si j’ai persisté c’est grâce à lui. Il m’avait encouragé à continuer." » (Luc Perreault, La Presse, 1er septembre 1998, p.B5). Le plus ironique dans l’affaire est qu’Oliveira a raconté avoir alors rencontré Vuillermoz, l’auteur de « la critique la plus longue et la plus juste de Douro », dans Conversations avec Manoel de Oliveira (Éditions du cinéma, 1996), ouvrage retranscrivant un long entretien avec son ami Jacques Parsi et avec un critique parisien, Antoine de Baecque, ce dernier ayant par ailleurs assimilé les goûts d’Émile Vuillermoz au « conformisme du convenable et de la bien-pensance » !Vuillermoz---Couv---Vol-1-copie-1.jpg

La gratitude et la fidélité d’Oliveira envers Vuillermoz me motiveront-elles suffisamment pour achever la thèse que je prépare de longue date sur ce dernier ? Si les mises à jour de ce blog se font encore plus rares dans les mois à venir que dans les précédents, c’est que je me serai enfin attelé avec constance à la rédaction de ce travail universitaire, autrement plus difficile que celle de billets et notes cinéphiliques. Pour concilier les deux, j’essaierai d’en publier périodiquement des extraits sur ce blog, ainsi que des documents sur Vuillermoz. Pour commencer, voici un autre compte rendu du premier film d’Oliveira, après celui reproduit dans « Éloge d’un critique », paru dans Radio Magazine le 11 octobre 1931 (page « Le film sonore », p.7), compte rendu que la réalisatrice Anne Huet mentionnait en mai 2003 dans une étude pour le "Forum des images" sur « le Paris de Manoel de Oliveira » :

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Au cours de la séance de cinéma organisée à Lisbonne à l'occasion du cinquième Congrès international de la Critique, nous avons eu l'occasion de voir, avant le film A Severa, une composition documentaire d'un très haut intérêt. Il s'agit d'une étude cinégraphique sur le Douro au moment de son entrée à Porto.

Cette œuvre, dont les auteurs sont dans toute la fraîcheur de la jeunesse, est un ravissement pour les yeux, pour la sensibilité et pour l'esprit.

J'ai toujours proclamé que l'écran ne trouverait ses véritables poètes que dans la génération des moins de trente ans qui, dès leur jeunesse, ont pu former leur œil au langage optique des images mouvantes. Ceux-là seuls seront affranchis de l'écrasante hérédité théâtrale et picturale qui pèse sur leurs aînés. Seuls, les jeunes gens de cet âge sauront penser en images, examiner les hommes et les choses sous leur angle le plus photogénique et créer dans l'enchaînement des visions des rythmes neufs et des équilibres inédits.

MM. Antonio Mendes et Manoel de Oliveira, qui viennent d « écrire » avec une aisance et une élégance incomparables une page lumineuse sur le fleuve Douro, confirment une fois de plus cette observation de bon sens.

Voilà de véritables jeunes qui ont de l'univers une vision pleine de fraîcheur et d'éclat. Ils sont sensibles à toutes les formes nouvelles de poésie créées par le machinisme moderne.

Ce qu'ils ont pris dans la vie du Douro, ce ne sont pas les motifs faciles de son existence rustique et pastorale, ses aspects de chromos, ses fonctions stéréotypées par la littérature ou par le lyrisme purement verbal. Ils ont abordé résolument un épisode de sa carrière beaucoup plus prenant et beaucoup plus fort : celui où le fleuve, parvenu à l'apogée de sa puissance, se mêle à l'activité des hommes, fait du commerce et de l'industrie, porte de lourds bateaux, travaille et souffre avant d'aller goûter dans l'océan proche un anéantissement bien gagné. Ils ont étudié en particulier cette minute pathétique de la rencontre du fleuve avec les deux splendides ponts métalliques de la ville de Porto.

« Le pont met une bague au doigt de la rivière », a dit le poète. La minute où cette bague se glisse au doigt d'un fleuve aussi vigoureux est toujours émouvante. Mais ici, grâce à l'intelligente vision de deux jeunes hommes de ce temps, qui sont sensibles au pathétique de l'architecture du fer, la présentation de la bague splendide ciselée par l'orfèvre Eiffel prend une valeur émotive exceptionnelle.

Les auteurs ont su obtenir de l'objectif une souplesse et une plasticité indescriptibles. L'œil mécanique se coule entre les croisillons de fer avec une curiosité et une adresse qui provoquent chez les spectateurs un émerveillement sans cesse renouvelé. Il se glisse partout, court après un reflet, rattrape les perspectives les plus fuyantes, happe les angles les plus inattendus, saisit ce que l'œil humain est incapable de voir, opère des analyses minutieuses et des synthèses souveraines, joue et jongle avec ces tonnes de fer, leur enlève toute pesanteur, déplace leur centre de gravité et les oblige à se plier à leur éblouissante prestidigitation. C’est une féerie inoubliable.

Sans doute, ce film n'est pas sans défauts. Il est d'abord trop long, comme la plupart des ouvrages de l'esprit né de la terre portugaise. De plus, ces deux jeunes réalisateurs ne sont pas encore affranchis de certaines petites élégances périmées dont nos médiocres avant-gardes ont épuisé depuis longtemps l'efficacité. Il est bien évident que nous sommes blasés sur le procédé facile et vite fatigant du « montage rapide » lorsqu'il n'est pas exigé par le sujet.

Mais ce sont là des imperfections que l'on pourrait très facilement faire disparaître. La seule chose qui importe, c'est que MM. Mendes et de Oliveira sont de véritables cinégraphes, admirablement doués pour leur métier et dont on peu attendre beaucoup. Je n'ai pas besoin d'être un somnambule extra-lucide pour leur prédire le plus brillant avenir.

Emile VUILLERMOZ. 

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LE CINÉMA EN REVUES - IV – BD ET CINÉMA

5 Avril 2010, 14:41pm

Publié par Mister Arkadin

C’est fin avril – début mai, à l’approche du festival de Cannes, que le plus de dossiers et numéros spéciaux consacrés au cinéma fleurissent dans les kiosques. Les petits malins de Fluide glacial ont choisi d’éviter l’encombrement à venir en anticipant la parution de leur « Arrête ton cinéma ! » :

http://storage.canalblog.com/29/90/692860/51571511.jpgFluide Glacial (mensuelle, fond. Gotlib, Éditions Audie S.A.S., Paris, dir.pub. L. Delas, réd.chef T. Tinlot, réd.chef H.S. Léandri) : « Arrête ton cinéma ! » (« Pascal Brutal Teaser », par Riad Sattouf ; « Toute l’actualité du cinéma », par Léandri et Haudiquet ; « Stardust Memories », par Ralf König ; « En direct du 67e Festival International de La Garenne-Colombes », par Thibault Dujardin ; « Le cinéma de quartier », par Diego Aranega ; « La vie sentimentale de Laurence P. », par Isa ; « Glossaire unique et exhaustif du cinéma », par Éric Deup ; « Mammouth réalise », par Lefred-Thouron ; « On la refait », par Thiriet ; « Mon petit cinéma personnel », par Bouzard ; « Les secrets du cinéma porno », par Yves Frémion ; « Le goût des autres », par MO et CDM ; « Le festival du sous-titre », par Vincent Haudiquet ; « Le cinéma en relief », par Hugot ; « Personne ne les a vus, mais on en parle déjà… », par Pascal Fioretto ; « Entracte », par Édika ; « Ciné Shopping », par Vincent Haudiquet et Léandri ; « Après les heures », par Julien/CDM et Éric Deup ; « Les Grands Échecs des Héros de BD au cinéma », par Léandri et Gotlib ; « Türk Sinemasi », par Charles Berberian ; « Version originale », par Lefred Thouron ; « Le Story Board du prochain film d’Arnaud-Cédric Kablechian : "N’oublie pas de faire la vaisselle avant de mourir" », par Fioretto et Chauzy ; « Films (quelques) », par Thiriet ; « La critique universelle », par Pascal Fioretto ; « Les trésors du cinéma Z », par Dylan Pelot ; « Ich Bin Gland », par Lefred-Thouron ; « Une vie de Marlène Dietrich », par Claire Bouilhac et Jack Raynal ; « Harald & Hans », par Lefred-Thouron et Lindingre ; « Le cinéma comme on l’aime », par Libon ; « Un choix difficile », par Camille et Vincent Haudiquet ; « Les vedettes inconnues », par Coutelis ; « Titine joue dans un film », par Lindingre ; « Cinéma », par D.Goosens ; dessins de Lefred-Thouron, Thiriet, Coutelis, Tignous, Lindingre, Charb, Pichon et Zoé), H.S. (« Série Or »), n°50, mars 2010, 100 p. 


A l’occasion de la parution de hors série, assez réussi, flash back sur les autres périodiques s’étant intéressés de près aux relations BD / Cinéma :

Avis des bulles (L’) (« Mensuel critique de la Bande Dessinée », édité par Image et Bande Dessinée, Artigues-près-Bordeaux (33), dir.pub. J.M. Pelluchon, dir.réd. Manuel Lo Cascio) : « Cinéma et Bande dessinée » (« Le film est en nous », par Benoît Santamaria), deuxième série, n°18, avril 2000, p.4-13.

Bang ! (« Bande dessinée – Images – Actualité », dir.pub. Charles-Henri Flammarion, dir.réd. Fabrice Bousteau / Benoît Peeters, Casterman) : « BD-Ciné : trafics d’influences » (par Thomas Bauder), n°2, avril 2003, p.48-63.http://www.bedetheque.com/thb_revues/Revue_1312.jpg

BoDoï (« Toute la Bande Dessinée », Paris, dir. pub. Bruno Bonnell, dir. réd. Frédéric Vidal, réd. chef Jean-Marc Vidal), « BD-Ciné » (textes de Jean-Pierre Fueri, Jean-Marc Vidal, Nicolas Pothier ; entretien avec Didier Convard et Nicolas Cambois), n°42, juin 2001, p.36-42 (couverture).

Cahiers des para-littératures (Les) (Bibliothèque des paralittératures de Chaudfontaine, Éditions du Céfal, Liège) : « Péplum : l’Antiquité dans le roman, la BD et le cinéma » (textes réunis par Jean-Marie Graitson), n°5, 1993.

Case Mate (« Chaque mois, l’esprit BD », mensuelle, Pdaris, Pommes Presse, dir.pub./réd.chef Frédéric Vidal) : « Gainsbourg (vie héroïque) : Joann Sfar immortalise Gainsbourg », H.S. n°1, janvier 2010, 100 p.

Case Mate(« Chaque mois, l’esprit BD », mensuelle, Pdaris, Pommes Presse, dir.pub./réd.chef Frédéric Vidal ; www.casemate.fr : « Tim Burton : Alice au pays des merveilles », H.S. n°2, mars 2010, 100 p.

Clés de l’actualité (Les) (hebdomadaire, « L’actualité pour comprendre / comprendre l’actualité », « L’hebdo des collèges et des lycées », Milan Presse, Toulouse, dir. pub. Patrice Amen, dir. gén. réd. Alain Oriol, dir. réd. Richard Clavaud, réd. chef Yann Bouffin) : « BD et Ciné », n°188, 25-31 janvier 1996, p.7-8 (I-IV).

Collectionneur de Bandes Dessinées (Le) (« Histoire & actualité du 9ème art », revue trimestrielle, Paris, dir.pub. Michel Béra, dir.réd. Claude Guillot, réd.chef Michel Denni) : « Les aventures acrobatiques de Charlot » (par René Gaulard), 24e année, n°92, hiver 2000/2001, p.I-VIII.

Cri-Cri : « Les Aventures acrobatiques de Charlot » (bande dessinée de Thomen [Maurice Gontran, dit Raoul Thomen] ; « Charlot fait des farces » (1), « Charlot et le Kid » (7), « Charlot resquilleur » (10), « Charlot est bon enfant » (11), « Charlot aux Indes » (12), « Charlot détective » (13)), 1925-1926, au moins une page à chaque numéro, en une du n°375, janvier 1926.

Fluide Glacial (« Umour et Bandessinées ») : « Après Star Wars 1… Star Wars 2… prochainement sur vos écrans… », n°52, octobre 1980.

Kiwi : spécial BD et cinéma, n°585

Libération (quotidienne, Paris, dir.pub./réd. Laurent Joffrin) : « Peur[s] du noir » (« mini-récit » en BD inspiré du film sorti à Paris le 13 février 2008 ; à l’occasion du festival d’Angoulème et d’un numéro de Libération illustré par des planches de BD), 24 janvier 2008, 4 pages centrales.

Lyon Républicain (« Supplément hebdomadaire illustré », Lyon, gérant L.Féry) : « Monsieur Lemaire-Lanfrit fait du Cinéma ou "La Fiancée du Baobab" » (« roman d’aventures », bande dessinée de Renato), n°33, 10 septembre 1922, p.1/12 ; et n° suivants.

Métal Hurlant : « Alien. Dans l’espace profond on ne vous entendra pas crier… », H.S. n°43bis, septembre 1979, n.p. (150 p.).

Métal Hurlant (mensuelle, Humanoïdes Associés, Paris, dir. pub. / réd. Jean-Pierre Dionnet, réd. chef Philippe Manœuvre) : « Un dossier exclusif : Elephant Man » (par Alain Wais), n°62, mars 1981, p.30-37.

Métal Hurlant (trimestrielle, Humanoïdes Associés, Paris, dir. pub. / réd. Jean-Pierre Dionnet, réd. chef Philippe Manœuvre) : « Spécial Hollywood », n°64 bis, juin 1981 (Marilyn Monroe en couverture), 100 p.http://www.loustal.nl/IMAGES/Metal_Hurlant64.jpg

Métal Hurlant(« La machine à rêver », mensuelle, Humanoïdes Associés, Paris, dir. pub. / réd. Jean-Pierre Dionnet, réd. chef Philippe Manœuvre) : « Le Grand Secret révélé. Comment Métal Hurlant est devenu un film ! » (textes de Brad Balfour, Bhob, Joe Staline), n°68, octobre 1981, p.48-65 (+ couverture).

Métal Hurlant (« La machine à rêver », Humanoïdes Associés, Paris, dir. pub. / réd. Jean-Pierre Dionnet, réd. chef Philippe Manœuvre / Doug Headline) : « Conan le Barbare », n° H.S. 74 bis, avril 1982, 100 p.

Métal Hurlant (mensuelle, « La machine à rêver », Les Humanoïdes associés, dir. pub / réd. Jean-Pierre Dionnet, dir. artistique Charles Petit, Paris) : « Mœbius + Disney = Tron » (entretien avec Steven Lisberger, Mœbius), n°82, décembre 1982, p.54-64 (+ couverture).

Métal Hurlant(mensuelle, « La machine à rêver », Les Humanoïdes associés, dir. pub / réd. Jean-Pierre Dionnet, dir. artistique Charles Petit, Paris) : « Spécial Tygra », H.S., n°3, mars 1983, n.p.

Métal Hurlant (« La machine à rêver », Les Humanoïdes associés, dir. pub / réd. Jean-Pierre Dionnet, dir. artistique Charles Petit, Paris) : « Dune : le film que vous ne verrez jamais » (texte d’Alexandro Jodorowsky, dessins et extrait du story-board de Moebius), supplément au n°107, janvier 1985, 16 p.

Métal Hurlant Aventure (« Jungle – Audace – Action – Mystère », bimestrielle, Paris, Les Humanoïdes associés, dir. pub. Jean-Pierre Dionnet, réd. chef Jean-Luc Fromental, dir. artistique Charles Petit) : « La guerre des Bond. 007 contre 007. Un dossier explosif » (texte de Daniel Riche, Philippe Manœuvre, Joël Houssin, François Landon), n°1, septembre 1983, p.27-34 (+couverture).

Monde Magazine (Le)(supplément hebdomadaire du quotidien Le Monde, Société éditrice du Monde, Paris, dir.pub. Eric Fottorino, dir.réd. Alain Frachon, dir.artistique Quintin Leeds ; réd.chef Le Monde Magazine Didier Pourquery, dir.artisitique Cécile Coutureau-Merino) : « De la BD au cinéma » (enquête ; « "Gainsbourg (vie héroïque)" au cinéma. Des bulles aux bobines », propos de Joann Sfar ; propos de Marjane Satrapi, Riad Saffouf, Pascal Rabaté), n°18, 16 janvier 2010, p.34-38.

Pilote (hebdomadaire) : « Avec Fernandel dans les coulisses du cinéma » (Pilotorama), n°25, 14 avril 1960 (Fernandel en couverture).

Pilote (hebdomadaire) : « Tout sur le cinéma » (histoire du cinéma à l'occasion de ses 70 ans, en douze époques (les frères Lumière, Charlie Chaplin, le dessin animé, le cinémascope, etc.), le style cinématographique en BD (le film muet, le western, le film d'espionnage, le film de guerre, le dessin animé, la superproduction), le bruitage ; « Pilotarama : un plateau de cinéma » ; « Comment se fait un film », reportage), n°290, 13 mai 1965, 12 p. [e-bay, septembre 2006]

Pilote : « Astérix et Obélix vedettes de cinéma », n°426.

Pilote (« Le journal d’Astérix et Obélix », hebdomadaire), « Scénariobidon de Pilote » (textes de [René] Goscinny ; dessins de [Jean-Claude] Mulatier, [Jean] Morchoisne), onzième année, n°499, 1969, p.46-47 (+ couverture) ; n°500, 1969 ; n°556, 1970.

Pilote (« Le journal qui s’amuse à réfléchir », hebdomadaire, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. René Goscinny, réd. chef J.M. Charlier / G. Pradal, dir. art. André Uderzo), « La Bronsophilie » (textes et dessins de Mulatier, Guichard et Morchoisne), douzième année, n°577, novembre 1970, p.1/60 et 26-33.

Pilote(« Le journal qui s’amuse à réfléchir », hebdomadaire, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. René Goscinny, réd. chef J.M. Charlier / G. Pradal, dir. art. André Uderzo), « Les grandes gueules de Pilote » (dessins de Ricord, Mulatier, Morchoisne, Solé), n°582 à 660, 1970 à 1972.

Pilote(« Le journal qui s’amuse à réfléchir », hebdomadaire, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. René Goscinny, réd. chef J.M. Charlier / G. Pradal, dir. art. André Uderzo), « Le Canaillou » (texte de Guichard, dessin de Morchoisme), n°594, mars 1971, p.35-42 (+ couverture).

Pilote, « spécial cinéma ! », n°599.

Pilote (dir.pub. René Goscinny, réd.chef JM.Charlier / G.Pradal, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine) : « Les Mariés de l’an II » (Rampal et Morchoisne), n°613, août 1971, p.18-27.

Pilote(« Le journal qui s’amuse à réfléchir », hebdomadaire, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. René Goscinny, réd. chef J.M. Charlier / G. Pradal, dir. art. André Uderzo), « Soleil rouge », décembre 1971, p.23-28 (+ couverture).

Pilote (hebdomadaire, « Le journal qui s’amuse à digérer »), « Le cinéma à l’heure de "La Grande Bouffe" » (), quinzième année, n°711, s.d., p.1-14.

Pilote (« Le nouveau Pilote », « Le journal qui can-cannes », hebdomadaire), « Où sont les festivals d’antan ? » (éditorial de Jean Alessandrini ; textes et dessins de Pélaprat et Poppé, alex d’Andrigny et Ribera, Lhote et Lesueur, Leconte, de Beketch), seizième année, n°759, s.d. (s.dt. 1974), p.3-9 (+ couverture).

Pilote (mensuelle, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. Georges Dargaud, dir. / réd.chef Guy Vidal) : « Grandes gueules du cinéma », n°49, mai 1978 (Jane Birkin par Jean-Michel en couverture).

Pilote (Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. Georges Dargaud, dir./réd. chef Guy Vidal), « Spécial cinoche », H.S. « tout en récits complets », n°82 bis, mars 1981, 84 p.Pilote---Special-cinoche.jpg

Pilote(mensuelle, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. Patrick Verdin, dir. réd. Nikita Mandryka), « Bogey » (par Claude-Jean Philippe et Lesueur), à partir du n°119, avril 1984 ; également dans les n°124, 125, 126 (septembre ; fin), mais pas seulement ; repris en volume par Dargaud (Paris, coll. « Portraits souvenirs », novembre 1984, 60 p.).

Pilote (« Le journal qui va jusqu’au bout mais pas plus loin », mensuelle, Ed. Dargaud, Neuilly-sur-Seine, dir. pub. Patrick Verdin, dir. réd. Nikita Mandryka), « Parody Show. Indiana Jones », n°124, septembre 1984, p.3-45 (+ couverture).

Pilote & Charlie (« La B.D. en fusion », mensuelle, Neuilly-sur-Seine, Dargaud, dir. pub. Patrick Verdin, dir. réd. Claude Moliterni / Guy Vidal, réd. chef Philippe Mellot), « Le bien, le mal et le reste. Scénario pour le film le plus cher du monde ! » (par Pierre Christin ; entretiens avec Maurice Bernart, Alain Centonze, Claude-Jean Philippe, Pierre Jolivet ; illustrations de P. Lesueur, François Schuiten, Max Cabanes, André Juiliard, Jean-claude Mézières, François Boucq, Jacques de Loustal, Annie Goetzinger, Jacques-Henri Tournadre, Bernard Puchulu, Jean Vern, Michel Blanc-Dumont, Enki Bilal), n°22, février 1988, p.14-38 (+ couverture).

Psikopat (« Bandes dessinées », mensuelle, Paris, dir.réd./réd.chef Carali, Editions du Zébu ; www.psikopat.com) : « Le Festival de Cannes » (planches d’Edika, Carali Zlata, Barros, Fortu, Caritte, Delambre, Joël Alessandra, Lerouge, Nicolaï, Fabcaro, Slo/K.Mi, .Ivars, Mietho, Mo/CDM, Nicoby, Schmitt, Rifo, Wayne, Sirou, Zero, Samos et Filak ; nombreux dessins ; « Les insolites », par Alain Gaudey ; « La peur entrouillée angoissate du festival de Cannes » et « Ta bobine en Cinémascope sur la Croisette », par Karine Vallée ; « Haine du festival de Cannes », par Jean-Luc Coudray ; « Le festival de Canes », par K.Mi), n°199, avril 2008, p.1/3/4-29 (+ couverture).

Revue de l’Université de Bruxelles (Éditions de l’Université de Bruxelles) : « Le langage cinématographique en bande dessinée » (par Manuel Kolp), 1992, n°3-4, 180 p.

Vécu (« L’histoire c’est aussi l’aventure », magazine bimestriel édité par les éditions Glénat, Grenoble / Issy-les-Moulineaux, dir.pub. Jacques Glénat, réd.chef Didier Convard) : « "L’Affaire du siècle". Beineix fait sa BD ! » (entretien avec Jean-Jacques Beinex, planches de l’album de Beineix et Bruno de Dieuleveult en « preview » ; textes de Henri Filippini, Brieg F. Haslé), n°40, mars 2004, p.83-97.

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CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 3 AVRIL 2010

2 Avril 2010, 23:00pm

Publié par Mister Arkadin

Rubrique rédigée avec la collaboration régulière de l'indispensable Desata,
auquel je renouvelle tous mes chaleureux remerciements.


Rappels et rattrapages :

« A livre ouvert » (François Busnel), France Info, 29 février, 1er juin et 6 juillet 2008, 17 janvier, 17 mai, 14 juin et 6 décembre 2009, 7 février 2010, à 16h49 – Rediffusions à 19h20, 20h52, 22h52 : « L’influence du cinéma sur la vente des livres » ; « Le cinéma - ambassadeur des livres » ; « Le succès de Sagan » ; « Le cinéma a besoin des livres » ; « Quand le cinéma se nourrit de le littérature » ; « La BD, un vivier pour le cinéma » ; « Le cinéma aide-t-il à remplir les librairies ? » ; « La redécouverte des poèmes de John Keats grâce à Jane Campion »

« Le dossier du jour » (Catherine Pottier), France Info, 16 avril 2009 : « Tati privé de sa pipe par la RATP »

« A première vue » (Patrice Bertin), 20, 22 avril, 6, 16 novembre, 7, 11 décembre 2009, 8 janvier, 4, 16 et 25 février, 5, 9 et 10 mars 2010, à 18h57 – Rediffusion à 20h27 : « Tati censuré » ; « Le succès du film "OSS 117, Rio ne répond plus" » ; « Le phénomène Brigitte Bardot » ; « Questions sur la légion d’honneur de Clint Eastwood » ; « La voie lactée, dernier film de Polanski » ; « Bardot exposée » ; « Invictus » ; « Sherlock Holmes » ; « Vous avez lu "la belle et la bête" ? », à propos des relations (ou rapports ?) Balkany / Bardot ;  « Scorsese sombre à Sutter Island » ;  « Césars, Oscars et nanars » ; « Quand Hollywood récompense une femme et un certain cinéma » ; « Cinéma, liberté artistique et obligation de mémoire », à propos d’une chronique de Bernard Henri-Lévy sur Tarantino, Scorsese et la représentation de la Seconde Guerre mondiale

« Duel du jour » (Nicolas Poincaré), France Info, 9 septembre 2010, à 8h53 – rediffusion à 11h16 : « Affaire Polanski : droit à l’oubli ou crime imprescriptible ? », avec François d’Orcival (Valeurs actuelles) et Denis Olivennes (Le Nouvel Observateur)

« Mémoires vives » (Vincent Lemerre), RCJ, dimanche 1er et 8 novembre 2009, et 14, 21 et 28 mars 2010, de 13h00 à 13h30 : « Le cinéma polonais et la Shoah », avec Jean-Yves Potel (écrivain et universitaire français) ; Philipe Van Leeuw (réalisateur), pour son film Rwanda : le jour où Dieu est parti en voyage ; Rose Boch (réalisatrice), pour son film La Rafle ; « L'œuvre de Samuel Fuller », avec Christia Fuller (épouse de Samuel Fuller), à l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Filmer les camps » au Mémorial de la Shoah ; « Filmer les camps », avec Christian Delage (professeur à l’Ehess, commissaire de l’exposition "Filmer les camps" au Mémorial de la Shoah du 10 mars au 31 août 2010)

« Culture et médias », France Info, 7 décembre 2009 et 27 janvier, 10 février 2010, à 9h47 : « Hippolyte Girardot réalise "Yuki et Nina" » ; « François Ozon », à l’occasion de la sortie de son film Le Refuge ; « Andrzej Wadja à la Cinémathèque de Paris »

« Tout et son contraire » (Philippe Vandel), France Info, 22 et 30 janvier, 1er, 9 et 22 février, 9, 22 et 27 mars 2010, à 8h49 – Rediffusion à 10h47, 13h17, 16h47, 22h47, 19h17 et 00h47 : « François Berléand [comédien], décalé, trop décalé… » ; Thierry Lhermitte (comédien) ; Julia Migenes (chanteuse et comédienne) ; Marie-France Pisier (actrice) ; « Les délires de Daniel Prévost [comédien] » ; « José Garcia, le "mac" du cinéma français » ; « Claude Chabrol ne veut pas avoir "trop de succès" » ; « Jean-Pierre Mocky : "Cannes ? Une fête scolaire à Palavas-Les-Flots" »

« CO2 mon amour » (Denis Cheissoux), France Inter, samedi 23 janvier 2010, de 14h05 à 15h00 : « La biodiversité de la mer : le film Océans », avec les documentaristes Jacques Perrin et Jacques Cluzeaud

« La polémique culturelle : les films à voir ou pas cette semaine (ou ce week-end » (Marc-Olivier Fogiel et Guy Carlier), Europe 1, les vendredis : « Le Mac avec José Garcia ou Hors de Contrôle avec Mel Gibson valent-ils le détour ? » (19 février 2010) ; 26 février 2010, avec Laurence Aiach (journaliste cinéma à Questions de femmes) et Philippe Rouyer (journaliste cinéma à Positif et Psychologies) ; 5 mars 2010, avec Caroline Vié (journaliste cinéma à 20 Minutes) et Emily Barnett (journaliste cinéma aux Inrockuptibles et Grazia) ; « Cette semaine, coups de coeur pour L'Arnacoeur et Bus Palladium. Bémol pour Blanc comme neige » (19 mars 2010), avec Lucile Bellan (Journaliste à Ecran Large.com) et Thierry Colby (Journaliste, présentateur de l’émission Sofa sur E ! ENTERTAINMENT) ; « Alice au Pays des Merveilles, L’Immortel et Tout ce qui brille sont passés au crible » (26 mars 2010), avec Axelle Ropert (journaliste à La Lettre du Cinéma) et Matthieu Santelli (journaliste cinéma à Critikat.com)

« Les choix de France Info » (Nicolas Poincaré), France Info, 9 février et 10 mars 2010 : « Le nègre d’Alexandre Dumas », à propos de L’Autre Dumas ; Annette Muller, à propos du film La Rafle

http://photo.europe1.fr/mediacenter/emissions/la-polemique-culturelle/la-polemique-culturelle-26.02-147133/1787476-1-fre-FR/La-polemique-culturelle-26.02_scalewidth_135.png

« La polémique culturelle » (Marc-Olivier Fogiel et Guy Carlier), Europe 1, 24 février, 16 mars 2010 : « César : à vos pronostics », avec Lucile Bellan (journaliste à Ecranlarge.com) et Nicolas Azalbert (journaliste aux Cahiers du Cinéma) ; « Les actrices, trop nombreuses à chanter ? Godrèche, Cotillard, Gainsbourg : deux journalistes débattent du talent des actrices qui chantent », avec Florence Tredez (Elle) et Thibault de Montaigu (Optimum)

http://photo.europe1.fr/mediacenter/emissions/la-polemique-culturelle/la-polemique-culturelle-24-02-145425/1766507-1-fre-FR/La-polemique-culturelle-24-02_scalewidth_135.png

« L’homme du jour » (Marc-Olivier Fogiel ; podcast), Europe 1, 22 février, mercredi 10, jeudi 11, vendredi 19 mars 2010, à 8h45 : « Mel Gibson [comédien et cinéaste] : "Je me sentais un peu las" », à l’occasion de la sortie du film Hors de contrôle ; « Au Vel d’Hiv, mon enfance a basculé », avec Annette Muller, auteur de La petite fille du Vel d'Hiv (éditions du Cercil), à l’occasion de la sortie du film La Rafle ; « Harrison Ford : "Acteur, ce n’est pas un métier" », à l’occasion de l’attribution d’un César d’honneur à l’acteur ; « Ce que j’ai fait de mieux depuis Léon », avec Jean Réno (acteur), au sujet du film L’Immortel

« Laissez-vous tenter » (Vincent Parizot), RTL, jeudi 4, vendredi 5, lundi 9 mars 2010, de 9h00 à 9h30 : « Confidences : Benoit Magimel à l’affiche de Sans laisser de traces » ; Jean Reno (acteur), à l’occasion de la sortie de La Rafle le 10 mars 2010 ; « Confidences : Jean-Pierre Marielle à l’affiche de Pièce montée »

« Le Temps de cerveau disponible » (Matthieu Noel ; podcast), Europe 1, 5 mars 2010 : « Tom Cruise fait de la résistance », à propos du passage de Walkyrie à Canal +Rafle---RTL0002.jpg

« Journal de la mi-journée » (Jonathan Siksou), RCJ, 7 mars 2010 : Entretien avec Anne-Marie Baron (critique cinéma, notamment sur Rcj, mais également nouvelle présidente de la Société des Amis et de la Maison de Balzac), pour les Oscars et un numéro du Courrier balzacien consacré à L’Histoire des treize, notamment au cinéma

« France Info Junior » (Gilles Halais), France Info, samedi 9 mars 2010, à 6h10 – Rediffusion à 11h20 et 13h20 : « La Rafle : une page noire de l’Histoire de France », avec Fabrice d’Almeida (professeur d’histoire l’université Paris II Panthéon-Assas)

 

« Journal de la mi-journée » (la rédaction), RCJ, 11 mars 2010 : Entretien avec Yann Moix (Écrivain, éditorialiste et cinéaste), pour La Meute (Éditions Grasset), pamphlet sur l’affaire Polanski

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« Arts », France Culture (« Chemins de la connaissance »), 15 et 29 mars 2010 : « Le Métier de cinéma de Christophe Danchaud, make-up artist » (Cinémathèque de Toulouse, 7 mars 2010) ; « Festival Zoom arrière : Loin d’Hollywood ? Cinématographies nationales et modèle hollywoodien, 1925-1935 (1/4) » (Cinémathèque de Toulouse, 11 et 12 mars 2010)

« Duels du week-end » (Célyne Bayt-Darcourt), France Info, 13 mars 2010, à 9h47 – Rediffusion à 11h47 : « La rafle du Vel d’Hiv : ne jamais accepter l’inacceptable », à l’occasion de la sortie du film La Rafle, avec Alain Genestar et Edwy Plenel

« On va s’gêner » (Laurent Ruquier), Europe 1, 16 mars 2010 : « En direct de Marseille avec l’équipe du film L’Immortel »

« Elle se mêle de tout » (Anne Elisabeth Lemoine), France Info, vendredi 26 mars 2010 : « La malédiction de l’Oscar »

« Le journal inattendu » (Harry Roselmack), RTL, samedi 20 mars 2010, de 12h30 à 13h30 : Judith Godrèche

« Bibliothèque publique d'information », France Culture (« Chemins de la connaissance »), 29 mars 2010, de 19h00 à 21h00 : « Regards critiques : Privé, public », avec Bernard Eisenschitz (traducteur, historien du cinéma, réalisateur, programmateur, acteur) (8 février 2010)

« Esprit critique » (Vincent Josse), France Inter, mardi 30 mars 2010, de 9h10 à 9h35 : Anne Le Ly (comédienne et cinéaste), pour son film Les Invités de mon père

« Service public » (Isabelle Giordano), France Inter, mardi 30 mars 2010, de 10h00 à 11h00 : « Cinéma : le numérique. Les petites salles sont-elles en danger ? », avec Marie Masmonteil (productrice, présidente du collège long métrage du Syndicat des producteurs indépendants), Eric Favey (Trésorier de "Lire et faire lire" et Secrétaire national de la Ligue de l'enseignement), Marc-Olivier Sebbag (délégué général de la FNCF (fédération nationale des cinémas français)), Martin Bidou (Programmateur de "Haut et Court" et Président du C.I.N « Collectif des indépendants pour le numérique ») et Jean Haffner (directeur gérant de la sccop Le navire (6 salles en Drôme et en Ardêche), secrétaire général du syndicat lyonnais des exploitants de cinéma de l'AFCAE (association française de cinéma d'art et d'essai))

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, mardi 30 mars 2010, de 17h00 à 17h50 : Nicolas Philibert (documentariste), à l’occasion de la sortie de son film Nénette

« RTL Soir » (Christophe Hondelatte), RTL, mardi 30 mars 2010, à 18h00 : « Judith Godrèche : "Je n'ai plus d'opinion sur rien, je suis blonde et je me tais" »

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, mardi 30 mars 2010, à 19h00 : « Spéciale Tête de turc », film de Pascal Elbé ; « Tête de turc, un film Europe 1 »

« Captives de la Cinémathèque française », France Culture (« Chemins de la création »), mercredi 31 mars 2010, « Le ciné-club de Jean Douchet » : « Tabou, de Nagisa Oshima » (29 mars 2010)


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine en cours :

« Greniers de la mémoire » (Karine Le Bail et Philippe Tétart), France Musique, samedis 20 mars et 3 avril 2010, de 11h00 à 12h00 : Maurice Jarre (compositeur de musiques de films)

« CO2 mon amour » (Denis Cheissoux), France Inter, samedi 3 avril 2010, de 14h05 à 15h00 : Coline Serreau (actrice et réalisatrice), pour son film Solutions locales pour un désordre globale

« La marche du monde » (V.Nivelon), dimanche 4 avril 2010, à 9h30 : le documentaire Festival Panafricain d’Alger de 1969, de William Klein, avec Aziz Chouaki (écrivain et dramaturge) et Salem Brahimi (réalisateur)

« Éclectik » (Rebecca Manzoni), France Inter, dimanche 4 avril 2010, de 10h10 à 11h00 : Albert Dupontel (acteur et réalisateur)

« Cosmopolitaine » (Paula Jacques), France Inter, dimanche 4 avril 2010, de 14h05 à 16h00 : Skandar Copti et Yaron Shani (réalisateurs), pour leur film Ajami

« Sur les docks, l'heure du documentaire » (Pierre Chevallier), France Culture, lundi 5  avril 2010, de 16h00 à 17h00 : « Docu-fictions » - « Vers le nord » (documentaire fiction de Christophe Deleu et François Teste, avec Louisette Faréniaux (enseignante en cinéma), Philippe Breton (sociologue), Alexandre Lenoir (chanteur du groupe Les Blaireaux), Luc Moullet (cinéaste) et les comédiens Richard Herlin (le metteur en scène) et Iris Deroeux (l’assistante)

« Nonobstant » (Yves Calvi), France Inter, lundi 5, mardi 6 avril 2010, de 17h00 à 17h50 : Arno (compositeur, notamment de musiques de films, par exemple Merci la vie) ; Pascal Thomas (cinéaste)

http://www.web-libre.org/medias/affiche-films/0887f1a5b9970ad13f46b8c1485f7900.jpg

« Studio Europe 1 » (Michel Drucker et Wendy Bouchard), Europe 1, lundi 5 avril 2010, à 19h00 : Lambert Wilson (comédien)

« A voix nue » (Alexandre Breton), France Culture, du lundi 5 au vendredi 9 avril 2010, de 20h00 à 20h30 : Christophe (chanteur et compositeur, notamment de musiques de film)

« La vignette » (Aude Lavigne), France Culture, lundi 5, vendredi 9 avril 2010, de 20h30 à 20h35 : Alice Diop (cinéaste), pour la diffusion de son film Les Sénégalaises et la sénégauloise au Festival International de Films de Femmes de Créteil ; Isabelle Lafon (comédienne)

« La matinale », Radio Classique, mardi 6 avril 2010, à 9h15 : Coline Serreau (actrice et réalisatrice), pour son film Solutions locales pour un désordre globale

« Esprit critique » (Vincent Josse), France Inter, mardi 6 avril 2010, de 9h10 à 9h35 : Judith Godrèche (actrice et réalisateur)

« RTL Soir » (Christophe Hondelatte), RTL, mardi 6 avril 2010, à 18h00 : Cécile de France (comédienne), pour le film de Nicolas Boukhrief Gardiens de l’ordre

« Les Matins jazz » (Laure Albernhe), TSF, jeudi 8 avril 2010, de 6h00 à 9h00 : Anne Andreu (journaliste et documentariste), pour son film sur Catherine Deneuve

http://www.infos-chalon.com/modules/upload/upload/LESINVITES%20(450%20x%20600).jpg

« Obliques » (Pierre Gaffié), Fréquence Protestante, vendredi 9 avril 2010, à 19h00 : Anne Le Ly (comédienne et cinéaste), pour son film Les Invités de mon père

« La tête dans les étoiles » (Laurent Boyer), RTL, vendredi 9 avril 2010, de 14h30 à 16h00 : Lambert Wilson (comédien)

« Médiagora » (Claude Carrez), RCF, vendredi 9 avril 2010, de 21h00 à 21h55 - Rediffusion le dimanche à 3h00 : Volker Schlöndorff (cinéaste), pour Tambour battant. Mémoires


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf"

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP

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BILANS DE L'ANNÉE CINÉMATOGRAPHIQUE 2009

2 Avril 2010, 16:40pm

Publié par Mister Arkadin

Je republie, à titre de comparaison et à la suite les unes des autres, les synthèses des bilans de l’année cinématographique 2009 :

Listes des collaborateurs et amis du Libre journal du cinéma des meilleurs films (13 membres de l’équipe du LJC ou amis : Philippe d’Hugues, Philippe Ariotti, Pascal Manuel Heu ; Anne-Marie Baron, Anne Brassié, Marie-Noëlle Tranchant, Arnaud Guyot-Jeannin, Patrick Laurent, Jacques Lourcelles, Ludovic Maubreuil, Jean-Ollé Laprune, Alain Paucard, Mituso Watanabe) :

1. Katyn (Andrzej Wajda) (6 mentions) 2.Un prophète (Jacques Audiard) (5) 3.Inglourious Basterds (Quentin Tarantino) / Gran Torino (Clint Eastwood) / Dans la brume électrique (Bertrand Tavernier) / La Religieuse portugaise (Eugène Green) (4) 7.Le Ruban blanc (Michael Haneke) / Les Noces rebelles (Sam Mendes) / Walkyrie (Brian Synger) / Rapt (Lucas Belvaux) / Singularités d’une jeune fille blonde (Mañoel de Oliveira) / Departures (Yôjirô Takita) / À l’origine (Xavier Giannoli) / Coco avant Chanel (Anne Fontaine) (3)

Liste des autres médias traditionnels (Cahiers du cinéma ; Vincent Dupré, de Jeune cinéma ; Christophe Carrière et Éric Libot, de L’Express ; Les Inrockuptibles ; Le Monde ; Positif ; Première ; Studio ; Télérama ; Trois couleurs, de MK2) :

1. Un prophète / Vincere (Marco Bellocchio) (6) 3. Les Herbes folles (Alain Resnais) / Inglorious Basterds (Quentin Tarantino) (5) 5. Le Ruban blanc (Michael Haneke) (4) 6. Étreintes brisées (Pedro Almadovar) / Gran Torino (Clint Eastwood) / Irène (Alain Cavalier) / Là-haut (Pete Docter et Bob Peterson) / Singularités d’une jeune fille blonde (Mañoel de Oliveira) / Tokyo Sonata ((Kiyoshi Kurosawa)

Liste de cinéphilies blogueurs (Askenoter ; Marc Godin, de "Backchich.info" ; Brigitte Baronnet ("Les Nouveaux Cinéphiles") ; Dasola ; Edisdead ("Nightswimming") ; Timothée Gérardin ("Fenêtres sur cour") ; Frédérique GosnikInisfree ; Joachim ("365 jours ouvrables") ; Dr Orlof ; Charles Tatum ("Le vieux monde n’en finit pas") ; Benoît Thévenin ("Lanterna Magica"))

1. Les Herbes folles (Alain Resnais) (7 mentions) 2. Gran Torino (Clint Eastwood) (6) 3. Le Temps qu’il reste (Elie Suleiman) (5) 4. Un prophète (Jacques Audiard) (4) 5. Avatar (James Cameron) / Hadewijch (Bruno Dumont) / Inglorious basterds (Quentin Tarantino) / Morse (Thomas Alfredson) / Ponyo sur la falaise (Hayao Miyazaki) / The Wrestler (Darren Aronofsky) / Vincere (Marco Bellocchio) (3)

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DIVERSITÉ COURTOISE

31 Mars 2010, 23:22pm

Publié par Mister Arkadin

Quelques-uns de mes amis me reprochent parfois de trop faire de publicité sur ce blog à Radio Courtoisie, chaîne à leurs yeux suspecte. Je ne fais pas spécialement la promotion de cette station, mais, ceci n'étant pas un site de cinéma, plutôt une sorte de journal à ciel ouvert d'un cinéphile présentant ses activités dans ce domaine, je donne des informations sur l'émission à laquelle je participe, de la même manière que j'ai informé mes lecteurs d'un colloque à Lausanne auquel j'ai participé en décembre ou que j’ai publié un petit quelque chose sur celui auquel j’ai participé la semaine dernière ; de même, quand est reçue au "Libre journal du cinéma" de Philippe d’Hugues Anne-Marie Baron, je parle de RCJ (Radio Communauté Juive, dont j’étais un auditeur régulier du temps du "Qui vive" d’Alain Finkielkraut, et occasionnel depuis la disparition de cette émission), quand est reçu Michel Marmin c'est le tour d'Éléments (1) ; et il va de soi que s’il venait à Michel Ciment l’idée saugrenue de m’inviter pour parler de mes publications ou de quoi que ce soit d'autre à "Projection privée", je renverrais bien volontiers à France Culture à cette occasion. Pour autant, ne désirant pas entretenir l’esprit de meute, j’essaie de m’abstenir de hurler avec les loups et traite Radio Courtoisie comme n’importe quelle autre chaîne. Le jour où il ne sera plus dit systématiquement que du mal de Courtoisie dans tous les médias dominants, je me mettrai à en dire sur mon site, n'ayant pas moins de réserves à émettre sur cette chaîne que quiconque (mais peut-être pas les mêmes) (C4). En attendant, au risque de froisser encore un peu plus certains, rétablissons une nouvelle fois l'équilibre en faveur de RC suite aux propos que Marc de Biasi a tenus à son encontre voici quelques mois (« Façons de parler », entretien sur la voix à la radio, dossier spécial « La voix », Télérama, n°3128, 16 décembre 2009, p.40/42) :

« Il m’est arrivé de tomber sur Radio Courtoisie, sûrement la radio la plus à droite de la bande FM. Avec eux, on n’est pas dans ce que je décris plus haut, mais dans le suranné, le conservatisme, l’affichage du traditionnel. De temps en temps, le fond de leur pensée (xénophobie, racisme, antisémitisme) ressort. Je me demande parfois si pendant la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait pas une voix de collaborateurs. »

Voici ce que Marc de Biasi décrit « plus haut » : « Plus on va vers les radios jeunes branchées, plus ces mélodies sont artificielles. Tout cela est porteur d’une sorte d’excitation rythmique, comme s’il fallait assurer une continuité avec le slam et le rap qu’elles programment. Pour ces stations, le consensus, c’est l’usage à jet continu de formules toutes faites, d’un peu de verlan et d’intonations "9-3", souvent utilisés par des personnes qui n’ont aucune origine maghrébine. On l’observe chez les lycéens des beaux quartiers et, même parfois, chez notre président de la République. Cette chose-là s’est généralisée sur toutes les stations, y compris France Culture. Amusant, si on se rapporte à ce qu’était l’élocution de cette chaîne culturelle il y a quinze ans. Aujourd’hui, la diversité des régions s’est effacée au profit de cet accent "9-3". Est-ce un usage insensé de l’idée de consensus ? Une sorte d’idée reçue du jeune ? Ce "transfert d’accent" pose-t-il des questions sur l’identité nationale ? Peut-être. »

On remarquera pour commencer la témérité de l’universitaire d’emblée soucieux de se dédouaner d’avoir pu « tomber sur Radio Courtoisie », comme tel ecclésiastique surpris à la sortie d’une salle porno dans les années 1970 ou tel ado matant quelque film sur Canal + un premier samedi du mois (2). Alors comme ça, Marco, tu écoutes Courtoisie ? Bou, le vilain : mais assume donc, mon garçon ! Et rassure-toi, tu n’es pas le seul. Imite Raphaël Sorin qui, lui, ne se cache pas de trouver sa pitance radiophonique en dehors des sentiers battus, sans se dissimuler derrière son petit doigt. Cela me rappelle que je n’écoutais pas RC avant qu’un ami, ayant l’habitude de passer de Culture à Courtoisie les jours de grève du service public (en vertu de la proximité sur la bande FM et de la dimension principalement culturelle de ces deux chaînes), m’ait signalé l’existence d’une émission de cinéma dirigée par Philippe d’Hugues, qui n’était pas encore un ami (3), mais seulement à mes yeux un bon historien du cinéma. Encore bien conditionné, à l’époque, par la chape de plomb intellectuelle qui règne en France, j’avais été surpris que cet ami, socialiste, m’apprenne ainsi, sans détour ni précaution oratoire, qu’il lui arrivait d’écouter une chaîne à la réputation si sulfureuse.

En second lieu, les œillères de Biasi sont telles, à moins que ce ne soit de la couardise, qu’il ne s’aperçoit pas du bel hommage qu’il rend à son corps défendant à Radio Courtoisie. Les propos que je reproduis ci-dessus montrent bien que, pour une partie des classes "cultivées", un transfert, sinon une substitution, s’est en partie effectué de France Culture à Radio Courtoisie, à mesure que la première perdait son identité, tendait à devenir « une radio comme les autres » (ainsi que le souhaitait la funeste Laure Adler), ce qu’elle n’est pas encore (loin de là, Dieu merci !), mais ce qui se décèle d’abord par le ton, l’accentuation, la voix (comme l’a bien noté Biasi), et à mesure qu’une partie des auditeurs de Radio France, ainsi qu’une partie des intellectuels qui y interviennent, trouvaient refuge sur Radio Courtoisie (pas seulement les jours de grève…), où ils sont heureux (et parfois surpris) de pouvoir s'exprimer aussi librement que longuement, rarement moins d'une demi-heure et jusqu'à une heure et demie d'affilée, sans être interrompus par de la musiquette ou de la réclame (C1). Le ton que Biasi reproche à Courtoisie, son caractère suranné, "vieillot", n’est-ce pas ce qui fut, et est encore dans une certaine mesure, si souvent reproché à Culture ? Dès lors, Biasi voit-il dans la France Culture d’avant sa normalisation adlerienne la récipiendaire de la « voix des collaborateurs » ? C’est bien évidemment absurde, ne serait-ce que parce que Biasi, s’il était un tant soit peu honnête, aurait remarqué que la voix des actualités épuratrices de 1945 ressemblait à s’y méprendre à la voix des actualités collaborationnistes de 1943 (C2) !

Retenons donc l’éloge de l’îlot courtois que Biasi a prononcé involontairement dans Télérama. Oui, Courtoisie est une chaîne où le ton de voix détone sur la bande fm - les tons de voix devrais-je écrire, tant il s’agit d’une chaîne diverse, à l’instar de Radio Libertaire (la chaîne qui, étrangement, lui ressemble peut-être le plus) -, où l’on peut entendre des jeunes et des vieux, des gens qui s’expriment lentement et d’autres à toute allure, certains d’une onctueuse amabilité et d’autres un peu plus brusque dans l’expression de leurs opinions, des personnes qui semblent parler comme elles écriraient et d’autres qui bafouillent, parsèment leurs propos de fautes de français et d’expressions peu soutenues (j’en suis !), d’animateurs ayant l’assurance de vieux professionnels et d’autres ayant la maladresse des amateurs qu’ils sont presque tous, etc.

Bref, merci Marc de Biasi pour ce vibrant hommage à la diversité courtoise  d'une des rares stations non formatées (4) ! 


Notes :

(1) Un tel éclectisme n’est guère du goût de tout le monde, de même que les passerelles entre courants d’opinion divergents, les dialogues entre personnalités de bords différents (souvenons-nous de la dénonciation des "rouges-bruns", encore très en vogue, Didier Daeninckx dénonçant par exemple toujours à qui mieux mieux). Pour ma part, j’apprécie toujours qu’un intellectuel ne s’intéresse pas exclusivement aux activités de "son camp". Pour ne prendre qu’un exemple, et mentionner de nouveau la revue Éléments, j’ai trouvé très savoureux que Jean-Pierre Bouyxou, dans sa chronique « Plein les mirettes » de Siné-Hebdo (n°68, 23 décembre 2009, p.12), encourage ses lecteurs à participer à « une enquête pas triste » sur l’érotisme au cinéma, organisée sur son blog "Cinematique" par Ludovic Maubreuil, par ailleurs critique cinématographique d’Éléments.

(2) À la page 13 du numéro de Siné-Hebdo cité en note 1, on trouve le même genre de précautions sous la plume d’André Langaney : « Dans un Figaro offert par une brasserie de la gare du Nord, je lis que le machin des patrons juifs de France – stupéfiant qu’un truc pareil existe ! – a décerné son prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme à… Brice Hortefeux ! No comment… » J’avouerais être admiratif du soin pris par les intellectuels se prétendant de gauche, donc bien entendu tolérants et ouverts d’esprit, à bien souligner que ce n’est jamais que par hasard, fortuitement et presque accidentellement, qu’il leur arrive de lire des publications ou d’entendre des radios présentant des points de vue risquant d’être différents des leurs (C5).

(3) Je ne l’avais rencontré qu’une seule fois, pour la remise d’un Prix Simone-Genevois (qui a récompensé mon mémoire de maîtrise d’histoire en 1998).

(4) En ce qui concerne la diversité des contenus et des intervenants, voir « Censure et Courtoisie  ».


Compléments :

(C1) Radio Courtoisie paraît constituer une rivale dangereuse aux oreilles de certains producteurs de France Culture, Antoine Perraud notamment, sa nervosité à cet égard s'étant manifestée dans deux de ses émissions ("Tire ta langue"), à moins d'un mois d'intervalle, le 19 décembre 2010 dans un entretien sur les "injures littéraires" avec Pierre Chalmin (lequel semblait acquiescer, quoiqu'il se soit retrouvé sur Courtoisie le 25 janvier suivant), le 9 janvier 2011 avec Delfeil de Ton.

(C2) (17 octobre 2011) Richard Cannavo le note dans un éditorial de "Télé Obs" (supplément au Nouvel Observateur, 13-19 octobre 2011, p.3, « Homme de déshonneur »), à propos du film d'Yves Boisset 12 Balles dans la peau de Pierre Laval : « Il finira par rentrer en France où il est aussitôt conduit devant la Haute Cour de justice : "Et voici devant la même salle un autre gibier de choix", aboie la voix du speaker des actualités ciné, cette même voix qui, voici peu, le glorifiait encore... »

(C3) (18 janvier 2012) Surprise, Antoine Perraud (cf. C1) reçoit Alain Sanders, l'un des piliers de Radio Courtoisie (et du quotidien "intégriste" Présent), dans son émission du 22 janvier 2012, pour parler d'Albert Bonneau, auteur de romans d'aventures et, par ailleurs, collaborateur du Cinémagazine des années 1920. Amusant, au passage, ce commentaire d'une internaute sur le site de France Culture : « Excellente émission ! Quelle bonne idée d'avoir invité Alain Sanders qui nous change du ton parfois un peu "convenu" de France Culture... » Ou : quand un journaliste de Présent et animateur d'émission à Radio Courtoisie revivifie le ton de France Culture, chaîne où l'on entend en général plutôt des journalistes de Télérama ou des Inrockuptibles...

(C4) (8 mars 2013) Pourrait être appliqué le même principe à propos de Robert Faurisson : « J'en dirai du mal le jour où il sera permis d'en dire du bien. »

(C5) (5 avril 2015) Une "philosophie" inverse, exprimée par Michel Onfray lors d'un débat à Sciences-Po Paris en mars 2015 (entre les minutes 31 et 32) : « J'aime bien écouter Radio Courtoisie, justement pour me dire, tiens, comment pensent-ils ? »

(C5) (31 juillet 2015) Extrait du bulletin de réinformation de Radio Courtoisie du 10 avril 2015 : « Un patron d’émission de Radio Courtoisie, pas très loin de moi, cher Henri, a proposé hier par mèl à Michel Onfray de venir discuter sur les ondes de notre Radio. Si le philosophe a décliné l’invitation, il a néanmoins rendu hommage en ces termes au travail de notre Radio, je cite : "Je vous écoute toujours avec le plaisir qu'on a à entendre un adversaire qui pense et argumente, connaît l'histoire et la culture, et ne se refuse pas au réel… Cela suffit à mon bonheur." Fin de citation. »

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LES TROIS AUTRES POUVOIRS, PAILLASONS DU POTENTAT PEILLON

29 Mars 2010, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

Vincent Peillon a fini par admettre, dans l’émission « Déshabillons-les » sur Public Sénat (16 mars 2010), qu’il avait eu tort de demander la démission d’Arlette Chabot suite à l’organisation par France 2 d’une émission sur l’identité nationale avec Éric Besson et Marine Le Pen. Grand philosophe, expert de la Révolution française, notre fin politique s’est avisé que se plaindre de la mainmise sarkozyste sur l’audiovisuel tout en se faisant parallèlement coupeur de têtes des dirigeants de France 2 était quelque peu paradoxal. De la part de quelqu’un qui aspire au pouvoir exécutif, s’en prendre ainsi au "quatrième pouvoir" (celui de la presse) était pour le moins maladroit. Peillon a mis le temps, mais il l’a lui-même reconnu. Mais en était-il à son coup d’essai ? N’avait-il pas déjà fait des coups d’éclat qui auraient dû scandaliser tout autant, voire plus ?

Passons rapidement sur son soutien à Ségolène Royal pour la Présidentielle 2007 (il en est revenu, comme quoi l’homme réfléchit…). Cette candidate n’avait-elle pas déclaré que si Sarkozy, une fois élu, faisait voter une loi revenant sur les 35 heures, elle se débrouillerait pour qu’elle ne soit pas appliquée dans sa région ? Et d’un pouvoir de plus, le législatif, qui passe à la trappe de ces socialistes d’un nouveau genre ! (cela dit, quand on laisse sans trop protester le Parlement voter la ratification du traité de Lisbonne refusé par le peuple français, on n’est plus à ça près).

Et terminons notre tour d’horizon de la démocratie vue par le républicain Peillon en examinant sa conception du dernier pouvoir qu’il pourrait ne pas détenir si l’exécutif lui était confié : la Justice. Lors d’une émission « Mots croisés » du 7 décembre 2009 (déjà sur France 2 ; émission également visible ici), il a sommé Bruno Gollnisch de s’expliquer sur une affaire jugée en faveur de ce dernier (1). Peillon s’est érigé en juge suprême, exigeant de quelqu’un qui avait été définitivement innocenté de comparaître devant lui (sans que cette obscénité ne perturbe outre mesure l’animateur, Yves Calvi, soit dit en passant). S’il est un fasciste qui aurait dû être éjecté du plateau en l’occurrence, ce n’est donc pas celui qu’on croit. Car, un, deux, trois, le compte est bon, ne resterait que l’exécutif si Peillon y accédait, le pouvoir auquel il aspire étant bien absolu. Tant qu’il n’étudie la Terreur que dans les livres, notre tête a encore une chance de rester sur nos épaules !


Complément (14 mai 2010) : Dans les portraits de Bruno Gollnisch qui fleurissent en ce moment dans la presse à la faveur de son duel avec Marine Le Pen pour la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front National, les journalistes rappellent souvent qu'il a été suspendu d'enseignement à l'Université de Lyon III (par exemple dans Le Parisien du 8 mai 2010 et dans Libération du 11 mai 2010). Ils omettent en revanche systématiquement d'informer leurs lecteurs que Bruno Gollnisch a été reconnu innocent par la justice. 

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