Mister Arkadin

LJC DU 11 AOÛT 2011 : LÉONARD KEIGEL

5 Août 2011, 23:02pm

Publié par Mister Arkadin

http://www.gerardcourant.com/photos/cinematon/img/2204.jpg

L’invité du "Libre journal du Cinéma" (LJC) du jeudi 11 août 2011, que va diriger Philippe Ariotti, avec Alain Paucard, auquel je ne participerai pas et durant lequel Philippe d’Hugues interviendra peut-être par téléphone, sera Léonard Keigel (cinéaste et producteur), à l’occasion de la diffusion sur Ciné Cinémas de son film Une femme, un jour.

Sera ensuite évoquée l’actualité des films, projeté sortis en salle, des disparitions, des publications, des reprises et manifestations cinématographiques diverses.


Informations complémentaires :

Horaires de diffusion du LJC, sur Radio Courtoisie : de 12 heures à 13 heures 30 – Rediffusions de 16 heures à 17 heures 30 et la nuit suivante, de 0 heure à 1 heure 30.

Des messages peuvent être adressés à la station en cours d’émission (courtoisie@radiocourtoisie.net ; 01.46.51.00.85).

Fréquences FM de Radio Courtoisie en Mhz : Paris et Ile-de-France, 95,6 ; Caen, 100,6 ; Chartres, 104,5 ; Cherbourg, 87,8 ; Le Havre 101,1 ; Le Mans, 98,8.

Radio Courtoisie par satellite : Sur les bouquets satellites TPS et CanalSat, si vous êtes abonné à l'un de ces bouquets, pressez le bouton radio de votre télécommande et choisissez "Radio Courtoisie" dans la liste de radios proposées.

URL directe d'écoute en ligne de Radio Courtoisie pour les lecteurs type Windows Media : http://www.tv-radio.com/cgi-bin/tagger.pl?tag=site&metafile=courtoisie/courtoisie-20k.asxhttp://www.encyclocine.com/films/en17537.jpg

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"CAPTIVE WILD WOMAN"

1 Août 2011, 23:03pm

Publié par Mister Arkadin

Captive Wild Woman, Edward Dmytryk, 1943, 65 minuteshttp://farm5.static.flickr.com/4036/4367334790_4585fca4bd.jpg

Pas un mot dans les dictionnaires sur ce superbe film fantastique, ni chez Tulard, ni chez Lamy et Rapp, ce qui ne surprend qu’à moitié, mais pas non plus chez un historien du cinéma autrement averti comme Lourcelles ; tout juste le si érudit tandem Coursodon / Tavernier l’a-t-il fait figurer dans la filmographie du réalisateur Edward Dmytryk. C’est probablement le nom de ce dernier, honni depuis quelque sombre histoire d’après la Seconde Guerre mondiale sur laquelle il est inutile de revenir ici, qui explique que Captive Wild Woman ne soit pas envisagé avec le même préjugé favorable que s’il était signé Browning ou Tourneur. Certes, l’hebdomadaire de programmes TV Télérama a daigné lui consacrer une colonne le 5 novembre 2003 (n°2808, p.107). Mais la caractérisation du genre (« tu m’aimes ? Oh ! guenon… ») de « cette petite série B speedée » trahit plus de condescendance pour un « nanar » que d’intérêt véritable.

Cette œuvre est pourtant digne des trois films auxquels elle fait immanquablement penser : Frankenstein, puisque l’impeccable John Carradine interprète un scientifique pris par l’ivresse de son savoir et obsédé par la volonté de créer une créature nouvelle par transfusion entre l’homme et le singe ; La Féline, la portée érotique du film étant renforcée par le choix d’une femme par le savant et par les métamorphoses qu’elle peut subir en fonction des événements ; Freaks, une grande partie de l’histoire se passant dans un cirque où les bêtes sont regardées et filmées avec le même respect que dans le film de Browning.

C’est toutefois d’un point de vue esthétique que Captive Wild Woman est le plus captivant. De très nombreuses scènes de domptage de grands fauves, parfaitement intégrées à l’intrigue et n’ayant par conséquent aucune fonction d’ornementation, sont également parfaitement intégrées au reste du film d’un point de vue chromatique. Rarement il aura été donné l’occasion de voir sur un écran des scènes aussi spectaculaires ne semblant absolument pas avoir été insérées avec maladresse entre deux scènes "normales". La continuité au niveau du grain des images, de leur vitesse de défilement, de la présence de l’acteur au milieu des fauves (qui, de ce fait, donne l’impression d’être réellement un dompteur professionnel risquant sa vie à tout instant), la virtuosité du montage n’ont, à notre connaissance, guère d’équivalent. Et les images de synthèse à la Jurassic Park ou à la Final Fantasy ont encore bien des progrès à faire pour arriver à un pareil résultat. L’émotion est à son comble quand la créature issue du croisement entre femme et singe, les autres protagonistes ignorant son origine, entre dans la cage pour sauver le dompteur blessé. Que la force du désir féminin s’exprime alors par l’acte de porter l’homme tombé au sol et en proie au danger, renversement du schéma habituel, ne le rend que plus prégnant.

(texte rédigé le 19 novembre 2003, à l'occasion du passage de ce film sur "CineClassic" ; initialement publié sur "Cine-Studies.net").

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CINÉ-STUDIES

29 Juillet 2011, 16:28pm

Publié par Mister Arkadin

Avant de tenir ce blog, j’ai participé pendant quelques mois, à cheval sur 2003 et 2004, à "Cine-Studies.net", site d’études cinématographiques que la revue Versus présente de la manière suivante : « "Une architecture multipliant les points de vue sur le cinéma", voilà comment le connaisseur Philippe Chiffaut-Moliard définit sa revue en ligne : libre diffusion de travaux universitaires à l’audience limitée, étude de la période anglaise d'Hitchcock, zoom sur le cinéma populaire "injustement agressé naguère" (séries B, Z...), analyse des programmes du câble, revue des revues… Un programme réflexif riche et très varié. »

http://www.moviegoods.com/Assets/product_images/1020/199984.1020.A.jpg

"Cine-Studies.net" ayant malheureusement disparu de la toile, je vais republier cet été sur "Mister-Arkadin" quelques critiques de films passés alors sur le câble.

J’avais déjà mis en ligne celles de Je suis avec toi (« Érotisme années 1940 ? ») et du Dernier Safari d’Hataway. Suivront Captive Wild Woman et Raw Deal.

Peut-être reprendrai-je aussi un de ces jours des amorces de critiques des films Best of the Badmen, Le Rebelle, Timbuktu et l’admirable Le Printemps, l’automne, l’amour du sous-estimé Gilles Grangier, dont on devrait célébrer cette année le centenaire.

http://cinememorial.com/FILMS/AFFICHE/Printemps_automne_amour_1955.jpg

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"LE PLUS GRAND DES CADEAUX"

27 Juillet 2011, 17:02pm

Publié par Mister Arkadin

Thomas Sotinel est l'un des critiques du Monde que j'apprécie le plus. Je me demande dès lors quelle mouche l'a piqué pour qu'il consacre une pleine page au xième épisode d'Harry Potter, avec amorce et photo en tête de la une du journal (daté du 13 juillet 2011) ? L'essentiel est constitué par le récit d'une rencontre avec le producteur de cette brillante affaire commerciale, pour laquelle Sotinel est parti à Londres en "envoyé spécial" ; l'accessoire est une critique du film, relativement longue, mais cantonnée à un discret quart intérieur de page intérieure (alors qu'une seconde photo couleurs du film occupe le quart droit du haut de page, afin d'attirer au mieux l'attention). Gageons dès lors que la critique, très mitigée, voire négative (un carré noir sur trois possibles), passe quasi inaperçue et ne gêne en rien l'opération marketting. Bizarre choix éditorial de la part d'un journal qui se prétend indépendant, sans doute imposé par la direction, qui vole au secours du succès, et auquel ne peut se soustraire un journaliste qui tient à préserver son jugemement critique, mais tout de même contraint de servir la soupe au nabab du moment.

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CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 23 JUILLET 2011

23 Juillet 2011, 23:02pm

Publié par Mister Arkadin

Rattrapages et corrections :

« Plateformes », France Culture, mai 2011 : « Jacques Baratier, le "désordre" retrouvé » (table ronde animé par Bernard Benoliel le 12 février 2011 à la Cinémathèque française), avec Diane Baratier (directrice de la photo), Marc'O (metteur en scène de théâtre et cinéaste), Nicole Bertolt (directrice de la fondation Boris Vian), André S. Labarthe (cinéaste, écrivain, bibliophile et producteur, avec Janine Bazin, des séries « Cinéastes de notre temps » et « Cinéma, de notre temps »)  et Jean-Baptiste Thierrée (acteur dans trois films de Jacques Baratier : Dragées au poivre (1963), L'Or du duc (1965) et Piège (1968))

http://3.bp.blogspot.com/_gsRewlkTxVw/TOul0lYLMSI/AAAAAAAABTE/aiPHAOe3u6E/s1600/e2d45e1e-e7a3-4ce2-bee3-000000000322l%2527or%2Bdu%2Bduc.jpg

« Plateformes », France Culture, juin 2011 : Helmut Berger (rencontre organisé le 8 juin 2011 par la Cinémathèque de Toulouse dans le cadre d’un cycle Luchino Visconti)

« Plateformes », France Culture, juillet 2011 : « Dialogue Perles noires », avec Eddie Muller et Philippe Garnier (Cinémathèque française, 15 juin 2011, rencontre animée par Jean-François Rauger) ; « Armand Gatti, "l’œuvre indispensable" » (Cinémathèque française, 10 juin 2011) - « Introduction à l’œuvre filmique d’Armand Gatti », avec Isabelle Marinone (professeur à l’université de Paris 3), « Figure/s de résistances. La constellation Gatti », avec Johanna Cappi (« qui prépare une thèse de doctorat sur l’histoire du Prix Albert Londres Audiovisuel », qui « a consacré une étude monographique aux œuvres documentaires du cinéaste et grand reporter Christophe de Ponfilly et aux films couvrant les conflits contemporains de l'agence de presse Interscoop » et qui, en 2010, « a fondé le GRHED (groupe de recherche en histoire et esthétique du cinéma documentaire) », « La traversée des images : documenter Armand Gatti », avec Hélène Châtelain (actrice notamment dans La Jetée de Chris Marker) Sylvain Dreyer (professeur de littérature à l’université de Pau) et Marc Kravetz (grand reporter et journaliste à France Culture)

« Au temps pour moi » (Harold Manning), France Inter, dimanche 10 juillet 2011, de 10h10 à 11h00 : Michel Lonsdale (comédien)

« Masse critique » (Frédéric Martel, « Le magazine des industries culturelles »), France Culture, dimanche 10 juillet 2011, de 19h00 à 20h00 : « Agent des stars », avec Bertrand de Labbey (directeur de Artmédia)

« Qu’importe le chemin » (Denis Cheissoux), France Inter, jeudi 21 juillet 2011, de 14h05 à 15h00 : Ariane Ascaride (actrice)

 


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine en cours :

« Une histoire portative de la musique au cinéma » (Thierry Jousse), France Musique, samedi 23 juillet 2011, de 9h05 à 10h00 : « de Chinatown à Edward aux mains d’argent (1975-1991) » - jusqu’au 30 juillet 2010

http://img.over-blog.com/560x314/2/64/60/89/Films/edward-aux-mains-d-argent.jpg

« Tentatives premières » (Ali Baddou), France Culture, samedi 23 juillet 2011, de 15h00 à 15h30 : Too Much Pussy, documentaire d’Emilie Jouvet, par Meta Tshiteya

« Les liaisons heureuses » (Colombe Schneck), France Inter, samedi 23 juillet 2011, de 17h05 à 18h00 : Patrick Besson (auteur de Come Baby) et Christian Authier (auteur de Deuxièmes séances)

« Au temps pour moi » (Harold Manning), France Inter, dimanche 24 juillet 2011, de 10h10 à 11h00 : Leslie Caron (comédienne)

« Rendez-moi mon portable ! » (Daniela Lumbroso), RTL, dimanche 24 juillet 2011, de 11h30 à 12h30 : François-Xavier Demaison (acteur)

« Fol été » (Hélène Delye), France Inter, dimanche 24 juillet 2011, de 15h05 à 16h00 : « Filmer la folie », avec Valérie Mréjen, pour le documentaire Valvert

« Masse critique » (Frédéric Martel, « Le magazine des industries culturelles »), France Culture, dimanche 24 juillet 2011, de 19h00 à 20h00 : « La production cinéma », avec Pierre-Ange Le Pogam (producteur)

« Le film d’un été » (Stéphane Boudsocq), RTL, du 25 au 29 juillet 2011, à 6h25 : « L’Incroyable Randonnée de Walt Disney », avec Guillaume Canet ; « Mon nom est personne, de Tonino Varerii », avec Christophe Barratier ; « L’Eternel Retour, de Jean Delannoy », avec Jean Rochefort ; « Twilight, de Catherine Hardwicke », avec Marc Esposito ; « Le Dernier Roi d’Ecosse, de Kevin McDonald », avec Sophie Marceau

« Micro fictions » (Ali Rebeihi), France Inter, lundi 25, mardi 26, mercredi 27 juillet 2011, de 11h05 à 12h00 - Podcast : « Zoom sur la rétrospective David Lean », avec Philippe Rouyer (critique de cinéma) ; « Aimez-vous Kubrick ? », avec Serge Toubiana (directeur de la Cinémathèque française), Xavier Leherpeur et Philippe Rouyer (critiques de cinéma) ; « Les studios Pixar », avec John Lassetar, à l’occasion de la sortie de Cars 2

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/71/72/07/19722969.jpg

« Qu’importe le chemin » (Denis Cheissoux), France Inter, lundi 25, mardi 26 juillet 2011, de 14h05 à 15h00 : Jean-Claude Carrière (scénariste) ; Guy Marchand (chanteur et comédien)

« L’été comme je suis » (Laurence Peuron), France Inter, vendredi 29 juillet 2011, à 18h15 : Anna Karina (comédienne) et Lisa Portelli

« Médiagora » (Claude Carrez), RCF, vendredi 29 juillet 2011, à 21h00 – Rediffusion le samedi à 3h00 et 12h00 : « Fellini, la grande parade à Lausanne, au Musée de l’Elysée et à la Cinémathèque suisse »

 


Rediffusion :

« Regarde les hommes changer » (Frédéric Taddéï), Europe 1, dimanche 24 juillet 2011, à 18h00 : Alain Delon (comédien)

 


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma ;

- Liste des émissions récentes de France Culture sur le cinéma ;

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma ;

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf" ;

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP ;

- Émissions télévisées sur le cinéma en "replay.tv" ou "tv replay".

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TOUS LES PRÉTEXTES SONT BONS... - NU DE DOS - XI

18 Juillet 2011, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

TOUS LES PRÉTEXTES SONT BONS…

…AU CINÉMA…

…POUR DÉSHABILLER LES FEMMES !

 

NU DE DOS - XI

 

 

 

Sapore di donna

 

Sapore di donna (1990) 

 

 

Sara Martins dans Les Bleus

 

Sara Martins dans Les Bleus

 

 

Sara Tommasi dans Crimini Neve sporca

 

Sara Tommasi dans Crimini-Neve sporca

 

 

Sarah Alexander dans Amstrong and Miller

 

Sarah Alexander dans Amstrong and Miller

 

Sarah Alexander dans Amstrong and Miller 2

 

 

Sarah Bellomo dans Virtual Encounters

 

Sarah Bellomo dans Virtual Encounters

 

 

Sharon Lawrence dans NYPD Blue

 

Sharon Lawrence dans NYPD Blue

 

 

Sharon Stone dans The Muse

 

Sharon Stone dans The Muse

 

 

Isabelle Funaro dans Fatal

 

Isabelle-Funaro-dans-Fatal.jpg

 

 

Sienna Miller dans The Mysteries of Pittsburgh

 

Sienna Miller dans The Mysteries of Pittsburgh

 

 

Silvia Colloca et Chiara Gensini dans Virgin Territory

 

Silvia Colloca et Chiara Gensini dans Virgin Territory

 

 

Sonia Mankai dans Un été à la goulette

 

Sonia Mankai dans Un éte à la Goulette

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CINÉMA ET RADIO : SEMAINE DU 16 JUILLET 2011

16 Juillet 2011, 23:03pm

Publié par Mister Arkadin

Rattrapages et corrections :

« Culturesmonde » (Florian Delorme), France Culture, du 17 au 19 mai 2011, de 11h00 à 11h52 : « Se faire une toile : pratiques du cinéma dans le monde » - « Petite anthropologie du spectateur », avec Jean-Marc Levaretto (professeur à l'université Paul Verlaine de Metz et directeur du Laboratoire lorrain des Sciences Sociales), Hormus Key et Agnès Devictor ; « Le cinéma dans la cité », avec Laurent Creton (professeur à l'Université de Paris III Sorbonne Nouvelle et directeur de l'Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel (IRCAV)), Baba Diop (journaliste) et Luc Damiba (co-fondateur du Festival Ciné Droit Libre) ; « Bollywood et Nollywood, deux géants du Sud », avec Pierre Barrot (journaliste, ancien attaché audiovisuel de l'Ambassade de France au Nigéria) et Emmanuel Grimaud (ethnologue ayant travaillé sur les studios de cinéma à Bombay)

« Le film d’un été » (Stéphane Boudsocq), RTL, du 11 au 13 juillet 2011, à 6h25 : N’oublie jamais, avec Dany Boon ; Macadam Cow-boy, avec Fabrice Lucchini ; Les Vacances de Monsieur Hulot, avec Nathalie Baye

« Les fabuleuses destinées », RTL, mardi 12 juillet 2011 : Jean-Paul Belmondo

 


Émissions radiophoniques sur le cinéma de la semaine en cours :

« Une histoire portative de la musique au cinéma » (Thierry Jousse), France Musique, samedi 16 juillet 2011, de 9h05 à 10h00 : « De Jules et Jim à Conversation secrète (1961-1974) » - jusqu’au 30 juillet 2010

« Médiagora » (Claude Carrez), RCF, samedi 16 juillet 2011, à 12h00 : Chris Marker (cinéaste, photographe et écrivain), à l’occasion des Rencontres internationales de la photographie (Arles)

« Une vie, une œuvre », France Culture, dimanche 17 juillet 2011, de 16h00 à 17h00 : Jacques-Yves Cousteau (océanographe et cinéaste), avec notamment Franck Machu, auteur de Un cinéaste nommé Cousteau. Une œuvre dans le siècle (Éditions du Rocher)

http://www.editionsdurocher.fr/book_images/machu-un-cineaste-nomme-cousteau-9782268070568.jpg

« Le film d’un été » (Stéphane Boudsocq), RTL, lundi 18 au vendredi 22 juillet 2011, à 6h25 : Quand l’inspecteur s’emmêle, avec Christian Clavier ; Là-haut, avec Catherine Frot ; Lola Montès, avec Bertrand Blier ; La Planète des singes, avec Olivier Marchal ; Rosemary’s Baby, avec Gaspard Ulliel

« C’est de famille », Europe 1, mercredi 20 juillet 2011, à 9h30 : Dominique Besnehard (agent et acteur) et son frère Daniel

« Micro fictions » (Ali Rebeihi), France Inter, mercredi 20 juillet 2011, de 11h05 à 12h00 - Podcast : Marc Pascal, pour le livre Claude Chabrol. Par lui-même et par les siens (Éditions stock)

« Hors-Champs » (Laure Adler), France Culture, mercredi 20 juillet 2011, de 22h15 à 23h00 : Claude Miller (réalisateur)

« Qu’importe le chemin », France Inter, jeudi 21 juillet 2011, à 14h05 : Ariane Ascaride (comédienne)

 


Rediffusions :

« Regarde les hommes changer » (Frédéric Taddéï), Europe 1, samedi 16 juillet 2011, à 18h00 : Nathalie Baye (comédienne)

« Grandes figures » (Frédérique Jourdaa), France Musique, du lundi 18 au vendredi 22 juillet 2011, de 16h00 à 17h30 – Rediffusions des émissions du 28 mars au 1er avril 2011 : « Stanley Kubrick, le maître des mirages sonores »

http://halmasonberg.files.wordpress.com/2011/03/936full-stanley-kubrick.jpg

« Ciné-Club », France Culture, « Les nuits », nuit du lundi 28 au mardi 29 juillet 2011, de 1h00 à 2h31 : « Les salles d’art et d’essai » (Ruth Stégassy, 1997)

 


Compléments et rappels :

- Grille des émissions de radio spécifiquement consacrées au cinéma ;

- Liste des émissions récentes de France Culture sur le cinéma ;

- Liste des émissions récentes de France Info sur le cinéma ;

- Liste des invités des émissions de radio d’information sur le site "Zapping du paf" ;

- Le fil d’information relatif au cinéma de l’AFP ;

- Émissions télévisées sur le cinéma en "replay.tv" ou "tv replay".

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LJC DU 14 JUILLET 2011 : RENÉ CLAIR – JEAN COCTEAU – GILLES GRANGIER

14 Juillet 2011, 23:02pm

Publié par Mister Arkadin

L’invité du "Libre journal du Cinéma" (LJC) du jeudi 14 juillet 2011 (script + enregistrement), dirigé par Philippe Ariotti, auquel je n’ai pas participé et durant lequel Philippe d’Hugues est intervenu par téléphone, était Arnaud Guyot-Jeannin (journaliste et essayiste).

http://simarese.pagesperso-orange.fr/grangier2.jpg

Un hommage a été rendu aux cinéastes René Clair (1898-1981) et Gilles Grangier (1911-1996).

http://oreilleinterne.files.wordpress.com/2011/06/une-separation.jpg

A ensuite été évoquée l’actualité des films sortis en salle ("Les Femmes du 6e étage" ; "Omar m’a tuer" ; "Une séparation" ; "Trois fois vingt ans" ; "Pater" ; "Insidious"), des disparitions (Peter Falk, Anna Massey) et des publications ("Le Passé défini" de Jean Cocteau).

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ROMAN ET CINÉMA SELON HENRI BÉRAUD

13 Juillet 2011, 10:37am

Publié par Mister Arkadin

APPENDICE AUX CAHIERS N°XIV et XV DE L’ARAHB SUR LE CINÉMA : ROMAN ET CINÉMA SELON HENRI BÉRAUD - UN REVENANT SELON JEAN-JOSÉ MARCHAND (CAHIER HENRI BÉRAUD, N°XXV, PRINTEMPS 2011, P.33-39).

 

L’un des genres journalistiques les plus pratiqués durant les premières décades du XXe siècle est l’enquête, menée en particulier auprès des écrivains et intellectuels. Le pullulement d’enquêtes de toutes sortes, aussi bien dans les quotidiens que dans les gazettes littéraires, dans les magazines que dans les périodiques spécialisés, était tel qu’une revue, dans un numéro paru à la fin des années 1920, dressa la liste, aussi fournie qu’hétéroclite, des enquêtes parues les mois précédents dans les journaux, des plus sérieuses aux plus farfelues (1). La "question cinématographique" ne pouvait manquer d’en susciter, tant elle agita, à partir de la fin des années 1910, les milieux intellectuels, qui s’interrogeaient sur le devenir de cette invention scientifique en passe de devenir un moyen d’expression susceptible de concurrencer le théâtre, discipline reine des arts de l’époque. Au moment où l’ARAHB a publié ma petite étude sur les rapports entre Henri Béraud et le cinéma, dans deux cahiers de 2007 et 2008, j’en avais recensé une trentaine parues jusqu’en 1930, sans compter celles menées par les revues spécialisées, plus nombreuses encore. Elles abordaient les thèmes les plus divers, du cinéma éducateur (La Vie, 1912) au rapport entre cinéma et poésie (Annales politiques et littéraires, 1930), en passant par « L’Avenir du cinéma français » (La Renaissance politique, littéraire, artistique, 1921), Charlot (Les Chroniques du Jour, 1926), « Une bibliothèque du film ? » (Les Cahiers de la République des Lettres, 1927) ou « la nécessité d’un Hollywood français » (Paris et le Monde, 1928-1929). J’avais compulsé en tous sens ces multiples enquêtes en ayant la certitude de trouver au moins une réponse d’Henri Béraud à l’une d’elles, vu la prolixité de notre écrivain dans ces années-là et le nombre incroyable de ses amis journalistes. Ce serait bien le diable si aucun d’eux ne l’avait interrogé au moins une fois et si Béraud n’avait trouvé le temps d’adresser deux ou trois paragraphes alors que les directeurs de journaux se seraient battus pour voir la signature du prix Goncourt 1922 dans leurs colonnes. J’avais fait chou blanc, ce qui ne pouvait que confirmer le faible intérêt manifesté par Béraud pour le cinéma.

Or, voici qu’au hasard d’autres recherches, apparaît notre auteur au milieu des cent quarante-trois écrivains et cinéastes (2) ayant répondu à une enquête ainsi formulée : « Roman et Cinéma. Estimez-vous que le cinéma ait eu ou puisse avoir une influence sur le roman ? Et laquelle ? ». Elle a paru dans le quotidien parisien L’Ordre, fondé en décembre 1929 et dirigé par Émile Buré (sur le plan politique) et Georges Ludwig (administratif), à partir du n°273, 30 septembre 1930. On trouvera ci-dessous la réponse d’Henri Béraud, précédée de la présentation de son enquête par René Groos, ainsi que de la présentation de Béraud par le même journaliste.

Nos lecteurs se souviennent peut-être que le second cahier Cinéma publié par l’ARAHB concernait le film Un revenant de Christian-Jaque, dont le scénario, écrit par le cinéaste en collaboration avec Henri Jeanson, s’inspirait, sans l’admettre, de Ciel de suie. Pour que cet appendice fasse parfaitement écho aux deux cahiers, on trouvera également ci-dessous, après la réponse d’Henri Béraud à L’Ordre, une critique de Jean-José Marchand (14 août 1920 – 8 mars 2011), parue dans l’hebdomadaire Climats (3). C’est aussi une manière de rendre hommage au grand critique d’art et de littérature disparu récemment (4).


Roman et Cinéma. Estimez-vous que le cinéma ait eu ou puisse avoir une influence sur le roman ? Et laquelle ? - Enquête de René Groos

Jamais sans doute plus qu'aujourd'hui, où l'art muet devient parlant, le cinéma n'avait inspiré à la fois enthousiasmes et colères, espérances et craintes. Jamais il ne fit couler plus d'encre ; jamais il ne fut prétexte à plus de remarques de tout ordre, à plus de frivolités, à plus de vues sagaces.

Et voilà peut-être qui nous justifie : voilà qui nous excuse d'avoir entrepris à notre tour, après tant d'autres enquêtes qui auraient pu lasser le bon vouloir des personnalités consultées, celle que nous présentons aujourd'hui aux lecteurs de l'Ordre.

La question

Nous avons fait tenir, à diverses personnalités du monde des Lettres et du Cinéma, la lettre suivante :

Monsieur,

Voici quelque deux ans, M. Pierre Benoit remarquait qu'une nouvelle esthétique du roman semblait naître du cinéma : « Simplicité du plan, marche rigoureusement chronologique de l'action, façon toujours directe dont se présentent les personnages, souci constant de les faire agir avant de tenter une justification psychologique de leurs actes. » Et l'auteur de Koenigsmark ajoutait : « La valeur de cette esthétique peut être niée. Ce qui est moins aisé, c'est de contester son existence, et le développement qu'elle ne va plus cesser de prendre. »

Il serait curieux, nous semble-t-il, d'examiner aujourd'hui si cette prophétie s'est réalisée. Et c'est pourquoi nous nous permettons de vous poser  les questions suivantes :

Estimez-vous que le cinéma ait eu ou puisse avoir une influence sur le roman ? Et laquelle ?

L'Ordre serait heureux, et même fort honoré, de publier votre réponse à ces questions.

L’Ordre, 25 octobre 1930, p.1-2 :

Henri Béraud :

Fougueux et prompt, Henri Béraud montre au moins trois beaux dons : une gaillardise de polémiste, la verve épique dont il anime au Quatorze juillet ou aux jours de septembre une foule révolutionnaire, semi-consciente et enthousiaste, cet art enfin d'imaginer des personnages qui montrent un beau visage humain. Et je n'ai rien dit de la langue qu'il parle, riche et loyale, drue et ferme.

Voici la réponse de M. Henri Béraud :

Le cinéma sert de Bible, d'Université, de Théâtre, de journal, à plusieurs centaines de millions d'individus. Pour beaucoup il remplace les stupéfiants, la foi et la Révolution. D'un bout du monde à l'autre bout, il a répandu les belles manières, le baiser en trois temps, les knickerbockers (5), l'architecture cubiste, le plaisir en série, le goût de la vitesse et le dégoût des voyages. Le cinéma a modifié la politique en suscitant des dictateurs photogéniques ; il a troublé la vie sociale en plaçant les aspects de luxe sous les yeux de la misère ; il a dégradé la musique en égalant, sur ses gélatines sonores, la Neuvième au Nocturne de Werther (6). Il a tué le rêve. Pourquoi diable n'aurait pas, sur le roman, « une influence » ?

Irait-on croire que le roman est une arche, un tabernacle, et que le pauvre monde soit contraint au respect pétrifié de ce genre tabou ?

Plaisante illusion !

Bien avant le cinéma un art « art » avait influencé le roman et cet « art » n'était ni plus ni moins que le feuilleton populaire. Si l'on veut bien examiner la production romanesque en 1885, date de la publication des Filles de plâtre (7), et 1910, temps des premiers films à succès, l'on verra que la plupart des romanciers en renom durant cette période, et principalement les naturalistes, relèvent plus ou moins de Xavier de Montépin et se sont, en fin de compte, partagé son public. Le monde ne change pas, ni la littérature. Tenons pour assuré qu'une si belle leçon n'a pas été perdue. Ce n'est pas parce que Montépin s'appelle Griffith qu'il n'est plus Montépin...

Cela dit, on peut admettre que, d'un point de vue moins commercial et sans doute plus heureux, le film ait pu influencer le roman. Moins, peut-être, dans le sens indiqué par M. Pierre Benoit (marche rigoureusement chronologique de l'action) que dans une recherche fort souhaitable de l'effet rapide et visuel (exemple : Paul Morand), de la symétrie décorative (le Maurois de Climats), de la fresque anecdotique et rythmée (le Dorgelès du Réveil des Morts), du reportage affabulé (René Benjamin). Toutefois, un nombre important de romanciers estimés se sont, jusques aujourd'hui, montrés tout-à-fait imperméables à cette influence. C'est peut-être qu'ils ne vont pas au cinéma...

Henri Béraud.


Notes :

(1) L’Annuaire général des lettres, dans son édition de 1931 (p.155-158), se livra au même type d’exercice, en donnant une liste des quarante-cinq enquêtes « qui ont été les plus remarqués » (ainsi que de soixante-treize reportages, p.159-160), les intellectuels et hommes de lettres ayant notamment été interrogés en 1930 sur « le besoin de tuer » (Paris-Soir), sur la civilisation américaine (« Pour ou contre », Le Figaro), « la nécessité et à la possibilité d'une organisation européenne » (Monde), la possibilité d’une « fusion de la poésie et du cinéma » (Les Annales), l’existence d’une « inquiétude particulière à notre époque » (Les cahiers de l’Étoile), « Partiriez-vous pour la prochaine ? » (Le Cri de Guerre), « Au fond, aimez-vous la vie moderne ? » (La Liberté).

(2) Ne donnons les noms que d’à peine la moitié de ceux-ci, les autres noms ne disant plus grand-chose à grand monde aujourd’hui : J.-H. Rosny aîné, Rachilde, Antoine, André Salmon, Paul Bourget, Alexandre Arnoux, Georges Duhamel, Jaque-Catelain, Clément Vautel, Maurice Constantin-Weyer, Marcel Prévost, Fernand Divoire, Abel Gance, Roland Dorgelès, Paul Léautaud, Edouard Herriot, Paul Reboux, Maurice Maeterlinck, Maurice Leblanc, Paul Valéry, Jérôme et Jean Tharaud, Pierre Véry, J.H. Rosny jeune, Francis de Miomandre, Max Jacob, Jean Schlumberger, Lucien Descaves, Yvette Guilbert, Marcel Arland, Jean Giono, Georges Suarez, Cami, Irène Nemirovsky, Henri de Régnier, Jacques de Baroncelli, Maurice Dekobra, Emmanuel Berl, Henri Pourrat, Claude Farrère, Philippe Soupault, Lucien Farnoux-Reynaud, Jean Epstein, Henry Bordeaux, Henri Béraud, Marcel Aymé, Paul Ginisty, Pierre Descaves, Suzanne Bianchetti, Eugène Montfort, Marcelle Tinayre, Gus Bota, Gaston Thierry, Alain, Camille Mauclair, Joseph Delteil, André Maurois, Jules Romains, André Thérive, Jean Paulhan, Jean-Richard Bloch, Emile Henriot et Julien Green.

(3) Créé le 23 novembre 1945 avec pour sous-titre « hebdomadaire de la Communauté française », puis « France et Outremer », « les Annales coloniales » ou « hebdomadaire de la Communauté française », ce titre a duré une dizaine d’années.

(4) On peut retrouver le « journal des lectures de Jean-José Marchand » sur le blog personnel qu’il tenait et sa voix dans un entretien filmé sur le site de la Quinzaine littéraire, à laquelle il collaborait depuis 1970 (http://laquinzaine.wordpress.com/2009/10/19/les-interviews-filmees-des-collaborateurs-%E2%80%93-jean-jose-marchand/).

(5) Joueurs d’un club de baseball fondé en 1845 à New York et, par extension, règles de ce sport qu’ils avaient édifiées. Les Knickerbockers n’existent plus aujourd’hui. En revanche, les joueurs de basket-ball de l’équipe professionnelle de New York s’appellent les Knicks.

(6) Werther, opéra de Jules Massenet composé en 1892, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe.

(7) Roman de Xavier de Montépin (1823 – 1902) paru en 1855.


« Films de festivals », par Jean-José Marchand, Climats, 31 octobre 1946


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