Mister Arkadin

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"CE QUE MASQUAIT LA JEUNESSE"

12 Juillet 2015, 13:58pm

Publié par Mister Arkadin

Le dernier billet du remarquable écrivain et éditeur Slobodan Despot, « Gifle-t-on le Richard Clayderman de la littérature française ? », me rappelle que j'ai récemment  essayé de lire du Jean d'Ormesson, pour évaluer la pertinence du tollé suscité par la publication en Pléïade de quatre de ses oeuvres.

Je n'y suis que difficilement parvenu, tant le premier opus qu'il a choisi d'y faire figurer, qui n'est pas le premier qu'il avait publié, m'est tombé des mains. Je m'imaginais naïvement que cet écrivain s'était affadi au fur et à mesure du succès, qu'il avait eu du mal à se renouveller, mais qu'il avait pu être relativement important dans les années 1960-1970. Aurais-je le courage de faire une seconde tentative ?

Accordons au moins à "Jean d'O" qu'il avait su établir le bon diagnostic : « On est gentil avec un premier livre. Le deuxième, le troisième, puis les autres, suffiront largement à dégonfler la baudruche, à rendre à la médiocrité ce que masquait la jeunesse » (Au revoir et merciParis, Julliard, 1966, p.95-96).

Plus anecdotiquement, Au revoir et merci débute par une section "Dramatis personae" qui comprend, dans la partie "Encore pardon", une ligne "L'ombre de Brasillach" (qui renvoie surtout à l'auteur de Notre avant-guerre), et, dans la partie "Ah ! bravo", une ligne "Louis Malle, cinéaste".

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"HUMANISME" CRITIQUE

22 Novembre 2014, 12:39pm

Publié par Mister Arkadin

Il fut un temps où Télérama était un magazine catholique. Aujourd'hui, il vante les mérites d'une grossière caricature du "fanatisme des chrétiens".

Au nom de quoi ? Sans doute de l'"humanisme" invoqué pour quasiment tout film qui trouve grâce à ses yeux : 

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Pourquoi, dès lors, ne pas changer de nom, et de Télérama, passer à Humanisme ?

Parce que le titre est déjà pris, par la revue des Francs-Maçons du Grand Orient de France ?

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BANDEAUX DE CINÉMA : LA TRADITION ET LE NOUVEAU "PRÉSENT"

15 Novembre 2014, 10:08am

Publié par Mister Arkadin

Le renouvellement du quotidien Présent, que j'ai évoqué ici, se poursuit, pour le meilleur (couleurs, dynamisme, plus grande variété des collaborateurs et des sujets traités - plus d'économie et de vie des entreprises, par exemple -, chronique toujours roborative de Camille Galic, etc.) et, sinon pour le pire, du moins parfois avec quelques revirements moins heureux. Ainsi, pour faire plus "moderne" sans doute, le charmant bandeau "Le Cinéma" vient-il d'être remplacé par le suivant, peut-être plus en phase avec la nouvelle orientation graphique, mais moins fidèle à une tradition qui, dans ce domaine là comme dans bien d'autres, ne manque pas d'attrait :

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Pour le plaisir des amateurs, je reproduis quelques bandeaux supplémentaires d'avant-guerre (cliquer sur les images pour les agrandir) :

 

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(La Scène, 9 avril 1921)

 

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(Le Matin, 13 février 1925)


 

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(Les Potins de Paris, 29 mars 1925)

 

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(Les Spectacles, 26 mars 1926)

 

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(Les Nouvelles Littéraires, 26 janvier 1929)

 

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(Le Matin, 8 décembre 1933)

 

 

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(Le Matin, 25 janvier 1935)

 

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(Lectures pour tous, mars 1937)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

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BANDEAUX DE CINÉMA : PRÉSENT(S) !

5 Mars 2014, 00:34am

Publié par Mister Arkadin

Défendre le pluralisme de la presse, cela signifie pour les tartuffes se lamenter que des journaux archi-subventionnés et soutenus aussi bien par les puissances bancaires et la camarilla politique que par les belles âmes de l'intelligentsia "de gauche" ne soient pour autant pas foutus de s'en sortir convenablement, tels Libération et L'Humanité, tout en passant sous silence le fait qu'un autre quotidien, qui bénéficie d'infiniment moins d'appuis, éprouve également beaucoup de difficultés pour survivre : Présent. Je ne me réjouirais pour ma part nullement de la disparition des deux premiers si elle devait subvenir ; c'est toutefois aux nouveaux co-gérants du troisième, ainsi qu'au responsable de son comité de pilotage de la rédaction, le sémillant président de l'ARAHB, Francis Bergeron, que je souhaite prioritairement bon courage, et bonne chance !

Je le fais d'autant plus volontiers que ce journal a récemment renouvelé l'en-tête de sa page cinéma, et que celle-ci me rappelle les bandeaux de la presse de l'entre-deux guerres. Quelques exemples, à titre de comparaison, ci-dessous (on remarquera qu'au moins deux sont signés de grands illustrateurs, Serge et Carlo Rim) :

   

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(Présent, n°8017, 9 janvier 2014 ; cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

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(La Rampe, 5 avril 1925)

 

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(Le Crapouillot, 1935)

 

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(L'Écho de Paris, 5 mai 1922)

 

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(Le Petit Parisien, 29 octobre 1933, p.7)

 

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(Le Matin, 8 décembre 1933, p.4)

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QUE LES SOTS RÂLENT NE NOUS EMPÊCHE PAS DE PARLER CINÉ !

4 Décembre 2013, 02:06am

Publié par Mister Arkadin

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Quoi que l'on pense d'Alain Soral, toute personne attachée à la liberté d'expression, pas seulement en paroles mais aussi en actes, ne peut que se sentir le devoir d'attirer l'attention sur sa maison d'édition, Kontre Kulture, au moment où celle-ci fait l'objet de poursuites judiciaires iniques, notamment parce qu'elles portent sur des ouvrages disponibles chez d'autres éditeurs et chez d'autres  marchands en ligne, sans que ceux-ci s'attirent les foudres d'officines vengeresses.

Aussi le ferai-je en blogueur de cinéma, en donnant la liste des références au Septième Art contenues dans la remarquable Anthologie des entretiens, textes divers et préfaces donnés ou publiés par Soral depuis une dizaine d'années :

- p.11 : Tati et Pasolini ; Seul contre tous

- p.12 : Irréversible et la critique

- p.29 : Goupil

- p.117 et 119 : Les Ch'tis

- p.118 : Matrix

- p.125 : « interdit de cinéma »

- p.202-207 : « Jamel, le futur Smaïn » (janvier 2004)

- p.225 : « petit passage par le cinéma »

- p.286 : « Mathieu Kassovitz, le Luc Besson du cinéma indépendant »

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- p.273 : cinéma et « nouvelle bourgeoisie dominante »

http://api.ning.com/files/ypq3MwSwrsMYwPMAhnTvxeORAOk-7Op5hQEnnusjw1qfwMUU6OnyiFlrG74ibyKFehjWlRse370jbSchitYqoSXeUr0mbkub/Seul_contre_tous_17774969.jpg


Deux extraits :

- « Ce qui est étrange, c'est que le système a détruit toutes les mythologies classiques, mais il n'a rien produit à la place. Prenez le film Les Ch'tis. Ce système qui détruit l'enracinement et le service public nous offre un facteur enraciné comme héros. Le monde qui se met en place aujourd'hui ne se propose pas comme alternative, il fait semblant d'être le monde ancien. »

- « Je me souviens du début des années 90 comme d'une période d'abjection maximum : effondrement de l'U.R.S.S., guerre du Golfe, accords de Maastricht... et sur le plan culturel : Les Nuits fauves de Cyril Collard, Les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel et autres films d'auteur d'une outrecuidance petite bourgeoise sans précédent. Aujourd'hui, avec la force de la Crise, des voix citoyennes s'élèvent ça et là : dans un périodique comme Marianne par la voix de Jean-Pierre Chevènement parfois, dans de rares films anglais comme Naked de Mike Leigh... pour oser dénoncer les nuisances et la mauvaise foi de cette nouvelle bourgeoisie dominante »


Soral acteur :

- excellent dans Parfait amour !

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- pas terrible dans L'Antisémite

http://i1.ytimg.com/vi/hlervf3KW-s/hqdefault.jpg

 

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"FAITS & DOCUMENTS"

9 Septembre 2013, 23:25pm

Publié par Mister Arkadin

Mon goût pour les publications périodiques et les index vient d'être comblé par la mise en ligne d'un index [n°1 (mars 1996) à 348 (décembre 2012)] de la lettre d'informations confidentielles d'Emmanuel Ratier, Faits & Documents, dont le n°361 a paru récemment.

http://img.over-blog-kiwi.com/0/57/89/36/201309/ob_60ab1e407504dbe42d5e60a8f5b90a61_f-d-361.jpg

Même si cette publication traite en majeure partie des questions politiques (mais aussi géopolitiques, économiques et culturelles), on y trouve périodiquement de précieux échos sur des films et personnalités du cinéma (1). Ainsi, par exemple, l'entrée "Godard Jean-Luc" renvoie-t-elle à dix entrées, Rohmer à quatre, Eisenstein et Truffaut à trois, Berri et Kubrick à deux, etc.

Toutefois, gageons que c'est miss Léni la plus représentée : 31 occurrences ! (26 pour Spielberg...).

http://calindex.eu/COUVERTURES/CMO/CMO62.JPG


Note :

(1) Ainsi est-il rappelé, dans le dernier numéro, que Rudolph Herzog, dont sort en français un livre (Rire et résistance. Humour sous le troisième Reich, Éditions Michalon) {a} qui est le pendant de son documentaire Laughing with Hitler, est le fils de Werner {b}. Pour ceux qui seraient étonnés qu'un Herzog se spécialise dans l'humour, voir le Bad Lieutenant : Escale à la Nouvelle Orléans, dont certains moments sont parmi les plus tordants que j'ai vus ces dernières années.

Coïncidence : sort aujourd'hui un nouvelle adaptation de l'histoire de Kaspar Hauser.
{a} L'ouvrage se termine sur une analyse du film de Begnini La vie est belle, selon un compte rendu paru dans L'Humanité du 11 septembre 2013 (p.23).

{b} Gageons que ce fils a un rapport moins problématique à son père que celui de Veit Harlan, lequel est présent dans l'index de F&D (n°282, p.11) - cf. « Expier les fautes du père ».

http://www.crif.org/sites/default/fichiers/images/3475862_4_9b9f_veit-d-un-fils-a-son-pere-dans-l-ombre-du_036446f739d185db70a94bdb05f84655.jpg

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LIVRES ANNONCÉS OU REÇUS, VUS OU LUS DERNIÈREMENT (2)

12 Mai 2013, 23:02pm

Publié par Mister Arkadin

On se reportera au premier billet « Livres annoncés ou reçus, vus ou lus dernièrement » pour une présentation du principe de cette recension.

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Nota :

Entre crochets sont parfois reproduites les descriptions de la base d’Electre.

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Anger (Violaine), Roullé (Antoine), dir., Les Nibelungen de Fritz Lang, musique de Gottfried Huppertz, préface de de Jean-Loup Bourget, Paris Éditions L’Harmattan, 8 octobre 2012, 258 p.

[« Le film Les Nibelungen de Fritz Lang apparaît, à sa sortie en 1924, comme une œuvre atypique : d'une ampleur exceptionnelle, surtout pour un film muet, il a aussi bénéficié d'une écriture musicale pour grand orchestre ainsi que de moyens impressionnants pour le tournage. Gottfried Huppertz, le compositeur, connaîtra une longue descendance. Cet ouvrage collectif croise des approches cinématographiques, théâtrales, historiques et musicales d'une oeuvre monumentale à plus d'un titre. »]

http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/9782296996328r.jpg

 

Benoist (Alain de), Mémoire vive, Entretiens avec François Bousquet, Paris, Éditions de Fallois, mars 2012, 334 p.

Je reviendrai sur ce livre et plus généralement sur les rapports de l’auteur au cinéma

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/2012/05/03/4433989/images/Couv.%20Benoist.jpg?1336038212

 

Bergeron (Francis), Bardèche, Éditions Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 2012.

[CR de Dominique Venner]

http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2012/06/Bergeron-2.jpg

 

Brownlow (Kevin), La parade est passée…, Éditions Actes Sud / Institut Lumière, octobre 2011, 1008 p. [CR]

À noter une note précisant qu’Émile Vuillermoz fut le « père de la critique cinématographique » en France. Merci à l’éditeur ou au traducteur pour le clin d’œil !

http://www.actes-sud.fr/sites/default/files/couv_jpg/9782330000745.jpg

 

Brownlow (Kevin), Napoléon : le chef-d’œuvre d’Abel Gance, Paris, Armand Colin, à paraître le 3 octobre 2012, 320 p.

[« A partir des témoignages recueillis auprès d'Abel Gance et des acteurs, ainsi que des recherches sur des documents d'archives, cette étude, réalisée par un spécialiste du cinéma muet qui a reconstitué la version originale de ce film sorti triomphalement en 1927, en restitue l'histoire et le projet artistique. »]

http://i199.photobucket.com/albums/aa123/cleteux/Couverture.jpg

 

Chapier (Henry), Version originale, Paris, Fayard, 2012, 318 p.

[« Le journaliste retrace une vie d'engagement au service de la culture : ses années dans des grands quotidiens, son expérience de réalisateur et de critique de cinéma. Il rend également hommage aux personnalités qu'il a côtoyées de près, notamment par le biais de son émission télévisée. »]

http://www.le-site-des-livres.com/wp-content/uploads/2012/02/version-originale-henry-chapier.jpg

 

Chedaleux (Delphine) et Le Gras (Gwénaëlle), dir., Genres et acteurs du cinéma français, 1930-1960, préface de Guisy Pisano, Presses universitaires de Rennes, 2012, 216 p.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1329754311.jpg

 

Esnault (Philippe), Antoine cinéaste, préface d’Alain Carou, Éditions L’Age d’Homme, 2011, 264-XIV p.

http://www.lagedhomme.com/boutique/images_produits/c_esnault_antoine_270-z.jpg

 

Glauzy (Laurent), Illuminati. De l'industrie du Rock à Walt Disney : les arcanes du satanisme, Ariège, Éditions Maison du Salat, juin 2012, 108-VIII p.

http://librairiefrancaise.fr/1747-1529-thickbox/illuminati-laurent-glauzy.jpg

 

Gumplowicz (Philippe), Les Résonances de l’ombre. Musique et identités : de Wagner au jazz, Paris, Fayard, janvier 2012, 326 p.

À noter, pages 90-91 : « Sauf au cinéma où les réalisateurs usent largement de la musique pour précéder ou suggérer le flash-back, le retour par la musique est impossible » (note : « Voir Jean-Baptiste Thauret [sic], "La musique d’Ennio Morricone », Sergio Leone, Paris, Cahierse du cinéma, 2007. "Les ritournelles entêtantes de Et pour quelques dollars de plus, d’Il était une fois dans l’Ouest et Il était une fois la Révolution résonnent avec la structure circulaire des récits et des souvenirs qui, comme dans Il était une fois dans l’Ouest, n’en finissent pas de faire retour." »).

http://www.franceculture.fr/sites/default/files/2012/03/02/4400667/images/gumplowics.jpg?1353180639

 

Igounet (Valérie), Robert Faurisson. Portrait d’un négationniste, Paris, Éditions Denoël, mars 2012, 458 p.

[Réponse du biographié à son biographe]

Voir en particulier les pages 49-50, qui reprennent un témoignage de Louis Seguin sur les goûts cinématographiques de Robert Faurisson.

http://static.lexpress.fr/assets/334/poster_171313.jpg

 

Le Guern (Arnaud), Une âme damnée. Paul Gégauff, Éditions Pierre Guillaume de Roux, 13 septembre 2012.

http://gonzai.com/wp-content/uploads/2013/03/uneamedamnee.original.jpg

 

Lherminier (Pierre), Annales du cinéma français, Volume 1, Toute la mémoire du cinéma français, Paris, Nouveau Monde Éditions, 1200 p., 4 octobre 2012, 1036 p.

[« Premier volume d'une histoire du cinéma français, cet ouvrage traite particulièrement des débuts du cinématographe jusqu'aux premiers films parlants durant les années 1930. Avec une filmographie accompagnée de commentaires sur les œuvres les plus célèbres. »]

Bref compte rendu à paraître dans le numéro 11 de la revue Livr’Arbitres.

http://s1.lemde.fr/image/2013/02/14/534x0/1832947_5_f31d_couverture-du-livre-les-annales-du-cinema_5d3aec9358ae9ba427f38b50259b0aaf.jpg

 

Maray (Fabian), Stranger than Paradise. De 68 à aujourd'hui, le rêve américain revu et corrigé par son cinéma, Éditions Jacques Flament, 2012, 254 p. (extrait en pdf)

http://www.jacquesflament-editions.com/49-49-thickbox/stranger-than-paradise.jpg

 

Meletta (Cédric), Jean Luchaire. L’enfant perdu des années sombres, Éditions Perrin, 2013.

[2 entretiens avec l’auteur : 1 et 2]

Quelques pages sur la fille de Jean Luchaire, Corinne.

Bref compte rendu à paraître dans le numéro 11 de la revue Livr’Arbitres.

http://www.chire.fr/I-Grande-12531-jean-luchaire.net.jpg

 

Mérigeau (Pascal), Jean Renoir, Paris, Éditions Flammarion, octobre 2012, 1104 p.

http://medias.sauramps.com/media/catalog/product/cache/1/image/x500/17f82f742ffe127f42dca9de82fb58b1/i/554/9782081210554_1_75.jpg

 

Soleil (Xavier), Benjamin, Éditions Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 2011.

http://www.images-chapitre.com/ima1/original/438/45151438_9808694.jpg

 

Soral (Alain), Comprendre l’Empire, Paris, Éditions Blanche, 2011.

[Conférence de presse de présentation]

http://lecitoyenengage.fr/wp-content/uploads/2013/02/comprendre-lempire.jpg

 

Tillinac (Héloïse), Quand la politique se mêle de cinéma : la critique cinéma des grands quotidiens au prisme de l’engagement politique, Latresne (Gironde), Éditions Le Bord de l’eau, 18 janvier 2012.

[« A partir d'entretiens menés auprès de journalistes et d'une analyse d'articles critiques, cette publication interroge l'intrication entre représentations culturelles et représentations politiques. »]

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DEUX ÉDITEURS DE CINÉMA

5 Novembre 2012, 00:02am

Publié par Mister Arkadin

Après l’hécatombe des années précédentes, ces derniers mois ont été relativement épargnés par les disparitions de figures de la cinéphilie française, ce qui m’a évité d’avoir à alimenter régulièrement ma chronique d’hommages aux "passeurs" du cinéma.

Parmi les "médiateurs", la fin de l’année 2011 avait cependant vu la disparition de trois éditeurs s’étant distingués dans le domaine du cinéma. J’ai parlé rapidement de Michel Prigent voici quelques mois. C’est hélas tout aussi rapidement que je rends hommage aux autres, plutôt que de le faire avec encore plus de retard.

Dans sa belle nécrologie de Vladimir Dimitrijevic (Éléments, n°141, octobre-décembre 2011, p.30-31), François Bousquet écrit qu’ « il ressemblait au héros de Vivre de Kurosawa, son réalisateur préféré, qui vient à bout, seul, des résistances d’une administration obtuse et indifférente parce qu’il lui oppose une obstination supérieure. Il a mis dans l’édition la même opiniâtreté. » Bousquet omet cependant de signaler que le fondateur et directeur de L’Age d’Homme avait confié à Freddy Buacche l’une des collections de cinéma les plus riches de l’édition francophone.

http://www.lagedhomme.com/boutique/images_produits/2-8251-3336-1_1.jpg

Dans un très riche catalogue, je retiens pour ma part surtout les ouvrages de Raymond Borde sur les cinémathèques, l’Abel Gance de Roger Icart, De Caligari à Hitler de Kracauer et le Brunius de Pagliano.

Quant à Hubert Nyssen, décédé le 12 novembre 2011, faire un choix parmi les ouvrages qu’Actes Sud a publiés avec l’Institut Lumière est encore plus difficile. Contentons-nous, dès lors, de reproduire ci-dessous une page de pub pour une de leurs productions, parue dans la revue qu’ils éditent, Positif, et regrettons qu'Actes Sud n'ait pas publié les actes d'un colloque sur la cinéphilie tenu à l'Institut-Lumière en 1995, comme prévu.

Regrettons au passage aussi qu’un projet d’histoire de l’édition de cinéma, dont il me semble avoir entendu parler voici quelques années, n’ait pas connu de suite.

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SÉANCES D’AUTHIER

8 Avril 2012, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

Parmi les livres lus en 2011, Deuxièmes séances (Paris, Éditions Stock, 2009, 184 p.) fait partie de ceux sur lesquels j’avais la plus ferme intention d’écrire un compte rendu. Manquant de temps, je me contenterai de reproduire, pour mémoire, la liste des films dont Christian Authier parle dans ce livre, reprise à partir de celle établie sur le très pratique site "Ciné-Ressources" de la Bibliothèque du Film et classée par ordre alphabétique :

http://img.over-blog.com/500x738/2/62/96/52/Soderbergh/A-fleur-de-peau-1.jpg

A fleur de peau (Steven Soderbergh – 1994)

Barcelona (Whit Stillman – 1994)

Bowfinger, roi d'Hollywood (Frank Oz – 1998)

Breezy (Clint Eastwood – 1973)

Camping car (Barry Sonnenfeld – 2005)

Comme un chien enragé (James Foley, 1985)

Cop (James B. Harris – 1987)

Criminal (Gregory Jacobs – 2003)

Dark blue (Ron Shelton – 2001)

Duos d'un jour (Bruce Paltrow – 1999)

Les Fils de l'homme (Alfonso Cuarón – 2005)

Garden state (Zach Braff – 2003)

Génération 90 (Ben Stiller – 1994)

Heaven (Tom Tykwer – 2000)

L'Homme sans visage (Mel Gibson – 1993)

Idiocracy (Mike Judge – 2004)

Kiss, Kiss, Bang, Bang (Shane Black – 2004)

Limbo (John Sayles – 1998)

Mad dogs (Larry Bishop – 1996)

La Peur au ventre (Wayne Kramer – 2004)

Road trip (Todd Phillips – 1999)

Rushmore (Wes Anderson – 1998)

Sang pour sang (Joel Coen – 1984)

Savior (Predag Antonijevic – 1996)

Singles (Cameron Crowe – 1992)

Spartan (David Mamet – 2003)

Stranger's kiss (Matthew Chapman – 1983)

Le Solitaire (Michael Mann – 1981)

Susie et les Baker boys (Steve Kloves – 1989)

Swimming with sharks (George Huang – 1994)

Terrain d'entente (Bobby Farrelly, Peter Farrelly – 2004)

TexasVille (Peter Bogdanovich – 1990)

Un élève doué (Bryan Singer, 1998)

Wackness (Jonathan Levine – 2007)


http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1049/1049495-gf.jpg


http://www.images-chapitre.com/ima0/original/083/25263083_5421319.jpg

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DU CINÉMA AUX PUF

1 Avril 2012, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

http://www.jayetjays.com/WebRoot/Orange/Shops/5c775cba-f526-11de-af2d-000d609a287c/4ECE/5F2E/B67D/EAB2/FAF2/0A0C/05E7/A943/histoire-du-cinema_m.jpg

J’ai annoncé il y a peu une série sur trois grands éditeurs morts récemment et qui avaient fait une large place au cinéma dans le catalogue de leur maison, ce que quasiment aucune nécrologie n’a signalé, si je ne me trompe.

Commençons par le moins évident, Michel Prigent, directeur des Presses Universitaires de France. Ces dernières se sont précocement intéressées au cinéma, Joseph-Marie Lo Duca signant une Histoire du cinéma dès 1942 dans la collection « Que sais-je ? » (qui a accueilli par la suite plusieurs autres titres relatifs au cinéma, dont l’excellent Esthétique du cinéma d’Henri Agel et un récent Les 100 mots du cinéma, par Yves Rousset Rouard).

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Plus récemment, la collection "Perspectives critiques" de Roland Jaccard a fait une large place au cinéma avec des livres sur Lang, Mankiewicz, Sturges, ainsi que des Louis Skorecki, l’idole de mon pote Akiro Kurosawi, dont la présentation « par lui-même » est digne de sa réputation d’égotisme :

« qui parle encore du cinéma ?

» personne.

» il n'y a que Skorecki, alors ?

» c'est ça.

» et c'est un écrivain aussi ? oui. »

Dans cette collection avait paru en 1998 un Dictionnaire de la censure au cinéma (par Jean-Luc Douin), réédité en 1999 dans la collection "Quadrige dico poche".

Le cinéma est très présent dans plusieurs autres dictionnaires, notamment dans le Dictionnaire de la pornographie (le lien renvoyant à une page qui donne la liste des entrées, dont « Cinéma X », « Dessin animé », « Godard », « Hardeur, hardeuse », « Hitchcock » et Pasolini), dans le Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine (bis) et dans le récent Dictionnaire de la violence (repetita), dirigé par l’inénarrable Michela Marzano (encore heureux que ne lui ait pas été confiée la direction du premier des trois !).

Le 2 mai prochain sortira, dans la collection « Quadrige – Dicos poche », un Dictionnaire de la pensée du cinéma de 816 pages, dirigé par Antoine de Baecque et Philippe Chevallier, dans lequel votre serviteur signe quatre notices (René Barjavel ; Cinéphobie ; Lucien Rebatet ; Émile Vuillermoz). Il est annoncé comme suit sur Electre : « Un ouvrage didactique pour aborder le cinéma comme lieu et objet d'une réflexion spécifique, à la fois s'inspirant de disciplines parallèles et les influençant. Présentation par auteurs, oeuvres et concepts augmentée de grandes figures mythiques et de films marquants pour le paysage intellectuel. Avec également une approche du discours de la critique de films. »

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L’éditeur le présente pour sa part ainsi : « Faisant oeuvre pédagogique, le dictionnaire espère aider le lecteur à s’approprier une notion, à se faire une idée claire d’un problème ("l’espace au cinéma", "le montage", "le visage", "le miracle", etc.), à entrer dans l’œuvre d’un penseur (André Bazin, Gilles Deleuze, Slavoj Zizek, etc.).

» Les entrées traditionnelles de ce genre de dictionnaire (auteurs/œuvres/concepts) ont été complétées par quelques silhouettes essentielles (« Bardot », « Bogart », « Charlot », « Désir », etc.) afin d’honorer tout ce que le cinéma suscite également de mythes, rêves, figures, émotions.

» Pour rythmer ce parcours, un nombre important d’entrées a été consacré à des films, afin de montrer cette pensée du cinéma en acte : comment telle oeuvre nous donne-t-elle à penser ?

» Enfin, la pensée du cinéma n’étant pas une discipline aux contours bien définis, le dictionnaire s’efforce de donner une présentation raisonnée de ce qui parfois se cherche encore, se dit sous formes d’essais ou d’intuitions – en particulier du côté de la critique cinéma et de la cinéphilie.

» Ceci assure au dictionnaire une grande variété d’articles qui ont chacun un style propre, en fonction de leur objet. »

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Dépliant publicitaire du Champollion pour le cycle de films projetés à l'occasion de la parution de ce dictionnaire.

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