Mister Arkadin

Articles avec #films - sorties

"WHICH (BASTILLE) DAY ?"

19 Juillet 2016, 23:31pm

Publié par Mister Arkadin

Comme annoncé par plusieurs journaux, notamment Le Figaro et Le Parisien, Bastille Day, contrairement à Moi, Olga, a été retiré de l'affiche, « à la demande du distributeur », ainsi qu'on peut le constater en ce mercredi 20 juillet au matin :

 

Cependant, si la décision aurait été prise dès la fin de la semaine dernière, ce film sur une attaque terroriste visant Paris était bel et bien encore visible le mardi 19 juin dans quelques-unes des 237 salles qui l'avaient intialement programmé :

Ce sera donc l'occasion de revenir sur la manière dont les États-Unis, et leurs affidés frenchis, entendent modeler les représentations en la matière.

 

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YVAN VOIT DOUBLE

5 Juin 2016, 00:04am

Publié par Mister Arkadin

Yvan Attal a réalisé Ils sont partout pour tourner en dérision les clichés sur les Juifs. La principale sinon l'unique réussite du film est l'intelligence avec laquelle il l'a judicieusement rendu d'une embarrassante bêtise (1), visant ainsi à contredire l'intelligence supposée des Juifs.
Quant à son personnage allant chez un psy pour se soigner de son obsession des Antisémites, comment ne pas y voir un hommage à son confrère Dieudonné et à son personnage de L'Antisémite, le "double inversé" (2) d'Yvan, puisqu'il allait chez un psy pour se soigner de son obsession pour les Juifs ?
Attal essaie aussi d'imiter l'humour juif de Dieudonné en se moquant de lui-même, mais y parvient beaucoup moins.
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Notes :
(1) on se demande dès le premier sketch si les scénaristes ont réfléchi une seule seconde en écrivant cette histoire d'une simili Marine Le Pen qui découvre un jour horrifiée que son mari est juif et pour laquelle c'est une épreuve de l'annoncer à son père, alors même que le mari de Marine Le Pen est précisément sépharade et que cela n'a jamais posé de problème au père Le Pen (qui en fit son directeur de cabinet). « Un Moati n'y aurait pas retrouvé ses Le Pen », remarque Causeur.
On appelle ça "se tirer une balle dans le pied" ; un peu comme ce pauvre Cantona, qui prétend que c'est par complaisance pour le racisme qui monte toujours en France (il n'a pas atteint le plafond, à force ?) que Deschamps, si suspect car au nom trop français, a écarté Benzema de la sélection nationale de balle au pied. Cantona est en effet le parfait contre-exemple de ce qu'il affirme, puisqu'il avait lui-même été écarté en son temps car sa personnalité risquait de déstabiliser l'équipe.
(2) pour reprendre une notion si prisée par les critiques des années 1970, notamment par Noël Simsolo dans La Revue du cinéma / Image et son.
 

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ART-EN-CIEL DISNEY : DIVERSION OU PERVERSION ?

22 Juin 2015, 01:34am

Publié par Mister Arkadin

Les thèses "complotistes" sur l’usage satanique que telle ou telle société secrète ferait des médias de masse, et en particulier du cinéma, m’ont toujours laissé quelque peu dubitatif, sinpour le moins amusé. Aussi les messages subliminaux dont maints dessins animés, clips et chansons de variété anglo-saxonne regorgeraient ne m’ont-ils guère convaincu que leurs dénonciateurs avaient raison d’y voir plus que des blagues de potaches. J’ai souvenir que Tim Burton raconte s’être défoulé en réalisant son court métrage Vincent, d’après Edgar Allan Po, exaspéré qu’il était d’avoir à dessiner toute la journée durant des petits oiseaux et de doux lapins quand il travaillait pour les ateliers Disney. Des réalisateurs ne peuvent-ils avoir glissé quelques dessins horrifiques, coquins, voire pornographes dans les films de cette firme pour se divertir un peu, plus que par volonté de pervertir la jeunesse ? Faut-il voir dans le phénomène plus qu’un exutoire ? De même dans les messages, pour le coup pas du tout subliminaux, des groupes de hard rock que j’écoutais dans ma jeunesse (Hell ain’t a Bad Place to Be, d’AC/DC étant l’exemple cardinal, où il n’était point besoin d’aller chercher un sous texte ou de passer la bande à l’envers pour y découvrir le sens caché) et qu’il m’arrive encore d’écouter avec plaisir (tiens, pourquoi ne pas s’écouter un petit Whole Lotta Rosie de derrière les fagots ?).

Ceci explique qu’aujourd’hui que j’en aurais besoin, je n’arrive pas à remettre la main sur le livre Illuminati. De l’industrie du Rock à Walt Disney : les arcanes du satanisme (Éditions du Salat, 2012), que son auteur, Laurent Glauzy, croisé au sortir d’un studio de radio, m’avait très aimablement envoyé, bien que je lui eusse dit que le sujet, pour passionnant qu’il était probablement, n’était pas au centre de mes préoccupations présentement. Oserais-je écrire que j’eus l’impression d’être confronté à un aussi gentil que fantaisiste hurluberlu, ce que les titres de ses autres ouvrages paraissaient amplement confirmer (1) – à moins qu’il ne faille faire la part dans cette réaction de la prévention, du refus d’être dupe de théories fumeuses que se doit de manifester tout "esprit fort". Car si, par courtoisie, je m’étais tout de même promis de lire le livre reçu (108 pages, me renseigne Internet, ce n’était pas la mer à boire), force est de constater qu’il a rejoint l’une des nombreuses piles d’ouvrages mis de côté qui jonchent mon appartement, rangés, plutôt moins que plus, parmi les "à consulter plus ou moins prochainement", où le "moins" l’emporte à nouveau de beaucoup sur le "plus".

Or, je n’ai pu m’empêcher d’y repenser en voyant le dernier Pixar, dont l’absorption par Disney ne fait désormais plus aucun doute. La mièvrerie du film, ses couleurs aussi laides que criardes, sa saveur de bonbon acidulé mal dosé, le faible marquage sexuel du personnage principal (2), son sentimentalisme dégoulinant, le primat de l’émotionnel comme moteur quasi exclusif des actions humaines renvoient-t-ils uniquement à l’univers Disney ou n’est-il pas d’imprégnation franchement LGBT ? N’avons-nous pas affaire à un film de propagande propre à combler d’aise un Frédéric Martel [1] ?

Si le film vous enchose aussi profondément que moi, prenez votre mal en patience en jouant à un petit jeu : comptez le nombre d’apparition du drapeau arc-en-ciel qu’affectionne tant le mouvement LGBT et que l’on retrouve sur la couverture d'un livre du susdit, Global Gay. Comment la Révolution gay change le monde (3). Les cinq plus évidents : les couleurs des cinq personnages représentant les émotions qui régissent le comportement de Riley ; le polo de la fille à son arrivée à San Francisco (4) ; l’insigne qu’arbore son protecteur imaginaire (Bing Bong) ; la trainée derrière le véhicule de ce dernier ; la licorne Arc-en-ciel.

On l’aura compris au nom de ce dernier personnage, la propagande n’est pour le moins guère subliminale dans ce Vice Versa : l’esthétique et la thématique gays n’y sont pas abordés en douce, mais frontalement. De tout le film suinte cette atmosphère. Aussi ne soyez pas surpris par cette traduction bizarre du titre original, Inside / Out. L’un et l’autre renvoie au même univers.

Les distributeurs français ont choisi une expression chérie par "la communauté" (5) : remember le bar lillois dont les médias ont si abondamment et opportunément relayé l’attaque qu’il subit durant les débats sur le mariage gay.

Quant au titre amerloque, la référence est encore plus explicite. Il n’est que de lire la description qu’Amazon donne du livre Inside / Out. Lesbians Theories, Gay Theories (edited by Diana Fuss, Routledge, Chapman and Hall, Inc., 1991) : « Lesbians and gays have gone from "coming out," to "acting up," to "outing," meanwhile radically redefining society's views on sexuality and gender. The essays in Inside/Out employ a variety of approaches (psychoanalysis, deconstruction, semiotics, and discourse theory) to investigate representations of sex and sexual difference in literature, film, video, music, and photography. Engaging the figures of divas, dykes, vampires and queens, the contributors address issues such as AIDS, pornography, pedagogy, authorship, and activism. Inside/Out shifts the focus from sex to sexual orientation, provoking a reconsideration of the concepts of the sexual and the political. » [2]

"a reconsideration" : comme ces choses-là sont bien dites. Et comme elles sont bien faites par l’oncle Sam dans sa production à destination des chères têtes blondes ! « La technique invasive d'une imagerie façonnant l'esprit d'un vaste public au point de décider de représenter cet esprit lui-même, c'est ici le dernier tour de force et l'ultime tyrannie de l'entreprise Pixar dans sa douce expansion colonisatrice », comme le dit Didier Péron dans son papier de Libération (17 juin 2015, p.27), de façon aussi pertinente qu'imprécise (puisque ladite imagerie n'est décrite que de manière superficielle). [3]

Quoi qu’il en soit, après l’aussi éprouvant À la poursuite de demain (6), cela fait deux de chute, parmi mes cinéastes d’animation préférés, Brad Bird, le réalisateur des excellents Les Indestructibles et Ratatouille, s’étant essayé en vain au film avec acteur réel et Pete Doctor, responsable des formidables Wall-E et Là-haut (7), ayant fini par se laisser engluer dans la gangue disneyenne.

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Notes :

(1) Extraterrestres, les messagers du New Age ou Du mystère : ça vous a-t-y pas des airs de douce dinguerie ?

(2) Défini comme une fille ("She", ai-je entendu, si mes souvenirs sont bons), il porte cela va de soi un prénom aussi bien féminin que masculin, Riley, qui est celui d’un personnage masculin de la série tv Buffy contre les vampires, interprété par Marc Blucas. Il était aussi celui de B.B. King.

En revanche, sa pratique du hockey sur glace, sport assez viril, que j’ai cru identifier comme un indice flagrant de la volonté de masculiniser cette Riley, n’est point probante. Il semble en effet en vogue chez les femmes depuis assez longtemps en Amérique du Nord.

(3) Ce livre a été suivi d’un documentaire au sous-titre plus gnan-gnan, opérant de la sorte un renversement du point de vu présenté, d’offensif à défensif : Global Gay : pour qu’aimer ne soit plus un crime.

(4) Paradoxe d’une production Disney, ménageant la chèvre et le chou (pour tromper son monde ?) : cette ville, parfois considérée comme « la patrie des homos », y est présentée comme d’une infinie tristesse pour l’héroïne, qui souhaite retourner dans le Minnesota de son enfance heureuse, quitte à fuguer, avant de se raviser pour trouver du réconfort dans les bras de papa-maman.

(5) « Vice Versa (1947–1948), subtitled "America's Gayest Magazine", is the earliest known U.S. periodical published especially for lesbians, as well as the earliest extant example of the lesbian and gay press in that country », nous apprend Wikipedia.

(6) L'objet de ce film est encore plus flagrant que celui de Vice Versa : préparer les esprits à la cohabitation robots / humains (thème à la mode - cf. Ex Machina), en rendant plausible une relation sentimentale entre les deux.

(7) Les dix premières minutes de ce film sont les plus belles qui m’aient été données de voir à l’écran sur la vie d’un couple.

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Compléments :

(30 juin 2015)

[1] Suite à la décision de la Cour Suprême d'imposer le mariage gay dans tous les états des USA, celui-ci a diffusé un message "Gay Marriage Victory in the US" pour promouvoir trois articles publiés sur le sujet :

- "A la veille de la Gay Pride, un "Stonewall juridique" ce vendredi 26 juin : la victoire du mariage gay"
- "La victoire gay de Barack Obama"

- "Tour du monde de la question gay en 22 pays friendly et 80 pays homophobes"

[2] Arte a diffusé le samedi 27 juin 2015, à 22h20, le premier volet du documentaire Tellements ! Homosexualité et pop culture. Son titre : "Inside". Le titre du second, qui passera le samedi suivant : "Out".

[3] Jo Biden aurait remercié Hollywood, et en particulier ses dirigeants juifs, pour son action en faveur du marriage gay : news anglo-saxonne ; traduction française.

(14 juillet 2015)

[4] Qui apporte son soutien le plus enthousiasme à la propagande LGBT ?

(14 septembre 2016)

On ne pourra pas dire que l'industrie du spectacle n'a pas un beau projet pour nos chères petites têtes blondes : 

(3 décembre 2016)

Ce projet rejoint celui du cosmopolitisme prôné d'un peu partout, auquel Guy Sorman a donné l'orientation arc-en-ciel à la mode : « L'immigration légale ou non se poursuivra, le métissage intérieur continuera et la nouvelle race américaine, arc-en-ciel, se substituera nécessairement à la résistance des mâles blancs » (Le Monde, 11 novembre 2016 ; cité par Faits & Documents, n°424, 15-30 novembre 2016, p.4).

 

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POUR QUE LA SORTIE DE "SEA FOG" NE RESTE PAS CLANDESTINE

6 Avril 2015, 15:47pm

Publié par Mister Arkadin

En début d'année, je m'étais promis de publier un billet sur tout film que j'aurais vu en salle, même de quelques lignes, voire quelques mots seulement. J'ai beau me réciter tel un mantra une maxime de Michel Leiris citée récemment par Bruno de Cessole (« Il ne faut pas attendre d'être inspiré pour écrire, mais écrire pour être inspiré »), cette bonne résolution est bien entendu restée lettre morte (1).

Et même quand quelques idées me viennent, je n'ai pas forcément le temps, la volonté, la discipline, etc., pour les coucher sur le clavier. Ainsi en est-il pour Sea Fog (Les Clandestins), vu en avant-première au très chouette club de l'Étoile quelques jours avant sa sortie le 1er avril.

Le film mérite largement d'être signalé à l'attention des cinéphiles, mais ce qui me décide à le faire est le constat d'une sortie en catimini, dans quatre salles seulement (uniquement à Paris, qui plus est), parmi dix-sept autres films (2), quatre d'entre eux trustant les écrans (le pétaradant et pas désagréable Fast & Furious 7, l'ultra-médiatisé Journal d'une femme de chambre, actrice absolument pas favorisée par le nom qu'elle porte oblige, Suite française, le WWII-movie de la semaine, et Shaun le mouton, qui ne passe lui aussi, en ce qui concerne la région parisienne, qu'à Paris - en vo s'entend) [1].

Dès lors, n'attendez pas trop pour y aller, car, à moins que les chiffres des premiers jours aient été exceptionnellement bons (ce dont on peut douter, vu le faible nombre d'articles consacrés au film, et leur taille réduite) (3), voici encore un film qui n'aura fait qu'un petit tour, et puis s'en va.

Ma réception de ce film fera l'objet d'un deuxième billet, comme disait Jean-Paulo.

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Notes :

(1) Si le temps me le permet cet été, je reviendrai à ce moment-là sur chacun des films vus.

(2) Loin de moi l'idée de déplorer cette profusion, vu qu'elle ne nous provient pas que d'outre-atlantique, loin de là.

(3) C'est le Canard enchaîné qui l'a distingué le plus nettement, le plaçant en tête de sa rubrique Cinéma - mais celle-ci ne comporte que des textes brefs, ce n'est donc pas cela qui doit avoir beaucoup capter l'attention, dans un journal qui n'est guère lu pour cette rubrique. Autres journaux ayant favorablement accueilli le film : Le Figaro, Le JDD, 20 Minutes, et quelques autres. Rien en revanche dans L'Humanité et Le Parisien.

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Rectification :

[1] Encore ne s'agirait-il là que d'une astuce pour attirer quelques snobs dans mon genre, réfractaire à la vf, en les appâtant avec l'annonce d'une vo qui ne peut guère se distinguer de la vf vu que les personnages du film sont muets (y a-t-il seulement eu deux versions du film diffusées en salles) ?

 

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UNE NUIT ENTOURÉE DE DEUX JOURS

21 Juin 2014, 12:17pm

Publié par Mister Arkadin

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Dans son dernier livre, La Véritable Histoire des plus beaux aphorismes, l'excellent Dominique Noguez (1) attribue à Francis Picabia la sentence suivante : « L'optimiste pense qu'une nuit est entourée de deux jours, le pessimiste qu'un jour est entourée de deux nuits. »

Ne s'applique-t-elle pas parfaitement au dernier Dardenne (2), Deux jours et une nuit, un bon crû, puisque je lui accorderai volontiers, quoique peut-être un peu généreusement, un 5/10 ?

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Notes :

(1) Dans son abondante production, mon préféré est l'hilarant Comment rater complètement sa vie en onze leçons, qui comprend un chapitre sur le cinéma, où, pour résumer, il est conseillé, pour réussir à coup sûr, de suivre en tous points l'exemple de Bernard Lévy.

(2) On lira avec profit l'entretien qu'ils ont donné à Positif (n°639, mai 2014, p.11-15), qui est un modèle d'exposé des problèmes de réalisation et de mise en scène auxquels se trouvent confrontés des cinéastes.

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WELCOME TO KAHN ?

16 Juin 2014, 16:26pm

Publié par Mister Arkadin

A défaut d'avoir énormément fait parler de lui à Cannes avec son Adieu au langage, Jean-Luc Godard a une nouvelle fois réussi, dans un entretien donné au Monde (dont des extraits ont opportunément été repris par Le Parisien) (1), à distiller quelques formules bien senties qui lui ont valu de revenir sur le devant de la scène (et la vindicte des médias de la subversion subventionée et officielle). C'est en particulier sa déclaration selon laquelle François Hollande aurait dû nommer Marine Le Pen premier ministre à la suite des Européennes qui a retenu l'attention.

Bizarrement, quelques autres petites provocations disséminées dans le beau court métrage qu'il a envoyé à la direction du Festival de Cannes pour justifier son absence, Letter in motion by Jean-Luc Godard to Gilles Jacob and Thierry Frémaux (visible sur le site officiel du Festival), semblent être passées à peu près inaperçues. La première est pourtant assez "énorme" : 

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J'extrais quelques autres images de ce film, qu'il faut bien sûr voir "en mouvement", tant leur accompagnement sonore (voix de Jean-Luc Godard, extraits de films, musiques de films - par exemple quelques secondes du Dracula de Francis Ford Coppola sur l'image ci-dessus -, etc.) les met en valeur. 

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« [...] s'apercevoir qu'il y a apparemment dans l'esprit humain lui-même un élément capable de comprendre autrui, et aussi, d'engendrer du pouvoir.

On appelle habituellement cette faculté la logique.

Et elle intervient chaque fois que nous affirmons qu'un principe ou un énoncé possède en lui même une force probante, c'est-à-dire une qualité qui fait qu'on est véritablement contraint d'y souscrire. » 

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« je m'en vais au vent mauvais qui me porte de-ci, de-là » : 

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« Ceci n'est plus un film, bien que ce soit mon meilleur, une simple valse, mon cher Président, avec qui je vous souhaite de trouver en l'écoutant le vrai faux raccord avec votre prochaine destinée. »

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« Amicalement à vous,

Jean-Luc Godard. »


Note :

(1) D'aucuns ont considéré que Le Monde minimisait le caractère "explosif" des déclarations de Jean-Luc Godard en notant que le titre ne faisait pas allusion au Front national : « Le cinéma, c'est l'oubli de la réalité ». Toutefois, l'entretien était annoncé en Une de la façon suivante :  « Les provocations de Jean-Luc Godard »

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ÉCRANS DIVERS

18 Mai 2014, 09:56am

Publié par Mister Arkadin

Sortent en ce moment sur les écrans deux films complètement opposés (par leur genre, leurs moyens, leur traitement, la diffusion dont il dispose, la promotion dont ils bénéficient, etc.), mais traitant quasiment du même sujet : le rôle du Mossad et des services secrets israéliens dans divers assassinats et actions terroristes.

Sauf que celui qui sort sur les grands écrans (1), traité sur un mode comique (cf. bande annonce, dont on ose espérer qu'elle ne retient pas, comme c'est l'habitude, les meilleurs gags du film), conteste l'attribution au Mossad de l'assassinat d'un haut responsable du Hamas en février 2010 et tourne en dérision l'efficacité qui y est prêtée aux services secrets de l'État juif.

L'autre est un documentaire (2) qui revient sur un attentat ayant pris pour cible un centre communautaire juif en Argentine et qui remet en cause l'attribution de celui-ci à l'État qu'Israël a désigné comme son ennemi le plus irréductible.

Comme quoi, il n'y a pas lieu de se plaindre de l'uniformité des écrans français : ceux des salles de cinéma, peut-être, mais pas encore de tous ceux qu'Internet offre comme alternative.


Notes :

(1) Kidon, film français d'Emmanuel Naccache produit par Manuel Munz, interprété par Tomer Sisley, Kev Adams, Sasson Gabai, Bar Rafaeli, Lionel Abelanski et Hippolyte Girardot, entre autres.

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(2) Amia Repetita, de Maria Poumier, donnant le point de vue de Thierry Meyssan, sheikh Rabbani, Jim Fetzer, Jorge Lanata, Horacio Verbitzky, Raul Kollman, entre autres.

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DEVINETTE

23 Octobre 2013, 19:45pm

Publié par Mister Arkadin

Dans son déjà fameux et très applaudi, aussi bien par la critique que par le public, 9 mois ferme, Dupontel fait un clin d'oeil au Divin Marquis, dont la monumentale biographie par Jean-Jacques Pauvert (Sade vivant) vient d'être rééditée (plus de 1.000 pages !). Saurez-vous le répérer ? Pas grave s'il vous échappe, le déplacement vaut tout de même le coup !

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