Mister Arkadin

"PREMIÈRE", LES "CINÉPHILES SÉRIEUX" ET LE MARKETING DU CINÉMA

28 Janvier 2008, 17:57pm

Publié par Mister Arkadin

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Les publications cinématographiques ne sont guère florissantes, je l’ai déjà noté sur ce site, pour le déplorer. L’un des signes les plus flagrants de leur mauvaise santé est leur empressement à changer de "formule" et à s’annoncer régulièrement toute nouvelle toute belle. Cela fait partie du jeu, des obligations du marketing et nous ne saurions leur jeter la pierre, nous qui n’avons pas l’ambition de vivre de nos écrits.
 
Une fois n’est pas coutume, saluons le dernier changement de formule du magazine Première, assez réussi ma foi. La couverture de son n°372 (février 2008) est splendide, et à l’image du contenu : foisonnant, très bien illustré, bien agencé, jouant habilement sur les tons et les échelles (aussi bien en ce qui concerne les caractères, les titres que la taille des photos). Beau travail de la direction artistique. Certes, me rétorquera-t-on, mais qu’en est-il de la direction rédactionnelle ? N’a-t-on pas là affaire à ce qu’il a de plus bas de gamme, en tout cas de plus méprisé par les cinéphiles ? Cet ostracisme pour les magazines de cinéma populaires m’a toujours paru un peu suspect et même un brin ridicule, car, bien que ce ne soit pas les publications que je collectionne prioritairement (encore moins celles auxquelles j’adresse mes propres textes…), je ne comprends pas pourquoi ceux qui affectent de prendre le cinéma trop au sérieux pour lire Première ou Studio se régalent en revanche bien souvent de Mon Ciné ou de Ciné-Miroir, et se les arrachent auprès des marchands de vieux papiers. N’est-ce pas là l’effet d’un certain snobisme ? Les magazines grand public des années 1920-1930 étaient-ils tellement mieux faits et plus dignes d’intérêt que ceux d’aujourd’hui ? Ils ne l’étaient ni plus, ni moins… et vice-versa (si l’on me permet cette lapalissade !).
 
S’ils n’offrent guère d’analyses de films bien poussées (mais y en a-t-il encore tant que cela dans les revues les plus prestigieuses, les Cahiers et Positif ?), ces magazines fournissent quantité d’informations indispensables à quiconque veut suivre un tant soit peu l’actualité du cinéma (sorties en salles, annonces de tournages, sorties DVD, etc.). Ainsi, dans le nouveau Première, ai-je particulièrement apprécié la présentation de « toutes les sorties en salles » sur deux pages (74 et 75) par date, le titre de chaque film étant non seulement accompagné de ses principales caractéristiques (réalisateur, casting, durée, distributeur – en quoi cette dernière information est-elle nécessaire au lecteur, mystère ?), mais aussi de son affiche en miniature, nouveauté particulièrement bienvenue, l’ensemble constituant un kaléidoscope du plus bel effet. En plus des traditionnels entretiens d’acteurs, marque de fabrique de ce genre de publications, qui n’en oublient pas pour autant les réalisateurs (leurs "leçons" de mise en scène ou leurs commentaires sur leur filmographie y étant souvent bien aussi instructifs que ce qu’ils disent dans les "grandes" revues), ils proposent aussi des petites notes très réjouissantes, parfois signées de noms connus dans le milieu de la critique. Sont ainsi présents parmi les collaborateurs du nouveau Première Hubert Prolongeau, Didier Roth-Bettoni et Philippe Rouyer. Qu’avons-nous glané dans son dernier numéro ? Page 23, la définition du "feel-good movie", intéressante en cette période de renouvellement du vocabulaire du cinéma (j’y reviendrai dans une prochaine chronique). Et, page 14, un décryptage astucieux et assez impertinent de l’affiche du dernier Hou Hsien-Hsien, qui sort dans deux jours.HHH---Le-Voyage-du-ballon-rouge.jpg
 
Bref, il serait dommage de ne pas consulter ces magazines, déjà précieux pour nous avant qu’ils ne le deviennent aux yeux des cinéphiles qui se prennent au sérieux (i.e. : dans cinquante ans !). Un point de convergence tout de même. Je partage la réticence desdits "cinéphiles sérieux" pour la tendance promotionnelle de ces magazines, surtout à l’égard des grosses productions françaises. Notons toutefois, pour les en féliciter, que ni Première ni Studio, qui célèbrent tous deux Johnny Depp en couverture, n’ont déroulé le tapis rouge pour le si tonitruant Astérix de Thomas Langman - qui sort mercredi 30 janvier, précision donnée au cas où cela vous aurait échappé. Ô, bien sûr, Première consacre, en plus d’une critique mitigée (p.72), quatre pages (46-49) à la "Méga prod" (sic), mais elles sont loin d’être inintéressantes. Un arbre généalogique assez détaillé donne la mesure des multiples relations dont a bénéficié Thomas Langman pour bâtir son "empire". Quant à l’entretien du producteur-réalisateur, il montre à quel point, si Claude Berri fut réalisateur avant que d’être producteur, son fils n’a pas oublié d’être producteur avant de devenir réalisateur, et que le premier prend toujours nettement le pas sur l’autre. Toute la réalisation du film semble en effet avoir été pensée en fonction de la campagne marketing à venir et des objectifs du box-office que l’on a fixés au « film-le-plus-cher-de-l’histoire-du-cinéma-français » (répètent en boucle tous les médias), en France, mais plus encore en Europe. Lire à ce propos que les blagues du film sont calibrées pour plaire à tous les publics européens a quelque chose d’assez pitoyable. Et, déjà, Langman anticipe le rejet des critiques, auxquels il s’en prend par avance (suivant la voie tracée par le père, là encore…), conscient qu’il est que son produit a toutes les chances de leur déplaire. Au moins ne les a-t-il pas interdit de projections préalables à la sortie, selon une pratique désormais courante (1). Cela a permis à plusieurs critiques de dire tout le mal qu’il pense du film, tel Éric Libiot dans L’Express. Mais sans doute n’est-ce pas par bonté d’âme que Langman laisse les critiques flinguer son film avant même sa sortie. Il sait probablement fort bien que ceux-ci n’ont guère d’influence sur le destin d’un film tel que le sien et que les articles d’accompagnement, qui relaient le dossier de presse (même en lui apportant quelques bémols, et y compris dans les journaux qui conservent une certaine réputation, tels Le Monde et Le Figaro, qui ont participé à la campagne de presse dès le samedi 26 janvier), servent bien plus la promotion de son film que les critiques ne la desservent. L’exemple du troisième épisode des Bronzés l’a bien montré. Plus inquiétant : il a montré qu’il n’était désormais pas même nécessaire de plaire au public pour obtenir un succès phénoménal. Le terrible bouche-à-oreille, pas meilleur, voire pire, que la réception critique, ne l’avait nullement empêché. Une longue étude serait à mener sur la déconnexion entre le goût du public et les films qu’il va voir en masse. Elle permettrait de relativiser les thèses en vogue dans certains départements d’études cinématographiques. Sous l’influence des théories de la sociologie de l’expertise artistique chère à Jean-Marc Levaretto, et avec le louable dessein de réhabiliter la légitimité du jugement de goût "populaire", à l’encontre du jugement de goût "élitiste" (dont on ignore pas à quel point il relève souvent du terrorisme intellectuel), cette école lorraine (je serais tenté d’écrire « de Metz », car plusieurs de ses tenants enseignent ou ont enseigné à la Faculté de Metz - la possible confusion avec Christian m’en dissuade) établit une corrélation entre la qualité d’un film et son succès, au nom de l’expertise qu’acquiert le public par son expérience du spectacle cinématographique. Fabrice Montebello a écrit une histoire du cinéma en France sur ce postulat, en prodiguant moult chiffres et raisonnements sur l’exploitation, l’évolution de la fréquentation, la carrière des films (en salles, à la télévision et en DVD), etc., mais quasiment aucun qui prendrait en compte le marketing du cinéma, la construction par les producteurs, distributeurs et promoteurs de l’envie d’aller voir tel ou tel film. Sur ceci aussi, il faudra que nous revenions un jour.
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(1) Certains journalistes n’ont tout de même « pas été convié[s], comme c’est d’ordinaire le cas, aux projections de presse nous permettant de découvrir le film avant sa sortie » (Michael Mélinard, L’Humanité Dimanche, 24-30 janvier 2008, p.50). Cela ne les a pas dissuadé de couvrir le "phénomène". Depuis, d'autres journaux se sont déclarés "black-listés", notamment Libération et Les Inrockuptibles, bizarrement en ce qui concerne ses derniers puisqu'ils avaient été enthousiasmés par Astérix et Cléopâtre, ne manquant jamais une occasion de servir la soupe à Jamel (comme depuis à Thuram, à Kechiche, etc., pour des raisons au moins autant idéologiques qu'artistiques ou "civiques").

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PIERRE ÉTAIX : A LA RECHERCHE DES FILMS PERDUS

28 Janvier 2008, 17:27pm

Publié par Mister Arkadin

Pierre-Etaix.JPGSuite à la lecture du grand entretien donné par Pierre Étaix à Charlie-Hebdo, dans lequel il explique pourquoi ses films ne sont plus diffusés, je renvoie au site qui décrit plus longuement la situation : http://www.lesfilmsdetaix.fr/index.html
Une pétition de soutien peut également être signée en ligne ; http://www.ipetitions.com/petition/lesfilmsdetaix/

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MAX PÉCAS : ANTHOLOGIE

28 Janvier 2008, 13:32pm

Publié par Mister Arkadin

Le Monde (brèves présentations des films dans le supplément Télévision/Radio, qui m’ont servi pour mon article « Max Pécas metteur en scène, un auteur méconnu », et celles qui ont paru depuis)

 

22 juin 1992, page 5
les films de la semaine
Claude et Greta

Film français de Max Pécas (1969), avec A. Frank, N. Dehorme, Y. Vincent, F. Sakiss.
M 6, 22 h 55 (88 min).
Une Suédoise venue à Paris se laisse séduire par une lesbienne. Mais, en posant pour un peintre, elle tombe amoureuse de l'amant de celui-ci. Ces complications homosexuelles ont été filmées à l'intention des voyeurs qui, le porno hard n'étant pas encore permis, pouvaient ainsi laisser aller leur imagination. Obscène dans le " soft ", le film fut interdit aux moins de dix-huit ans. Une pièce de musée...

 

29 juin 1992, page 5
les films de la semaine
Carole et ses démons
Film français de Max Pécas (1970), avec S. Julien, J. Raynaud, Y. Vincent, P. Verde.
M 6, 22 h 50 (100 min).
Une jeune fille de bonne famille, frigide, reçoit un choc psychique en tombant dans un escalier (!). Elle devient nymphomane et s'adonne à tous les excès sexuels. L'érotisme à
la Max Pecas, avant le hard porno; du cinéma de très bas étage. Déjà diffusé sur M6 en septembre 1991 sous le titre Je suis une nymphomane.

 

Deux-enfoir--s----Saint-Tropez.jpg18 janvier 1993, page 5
Deux enfoirés à Saint-Tropez
Film français de Max Pecas (1985), avec J.-M. Noiret, P. Caroit, C. Tresca, L. Jonson, M. Daems, J. Vinci.
M 6, 20 h 45 (86 min).
Deux amis inséparables et spécialistes des combines foireuses vont passer quelques jours à Saint-Tropez. Arnaques et filles bronzées. C'est tellement nul qu'on croirait un film d'horreur...

 

3 mai 1993, page 5
les films de la semaine
On n'est pas sorti de l'auberge
Film français de Max Pecas (1982), avec J. Lefebvre, B. Lafont, G. Beller, Y. Massard, O. Dutron, H. Guybet.
TF 1, 22 h 40 (90 min).
Un couple cherche à vendre son auberge et se prépare à la visite d'un éventuel acheteur. Mais tout va de travers. Vaudeville ringard.

 

7 juin 1993, page 5
les films de la semaine
Carole et ses démons
Film français de Max Pécas (1970), avec S. Julien, J. Raynaud, Y. Vincent. M 6, 23 h (100 min).

 

4 octobre 1993, page 5
les films de la semaine
Siclier Jacques
Félicia Film français de Max Pecas (1975), avec B. Harnois, J. Roche, R. Brooks, R. Charpaux. M 6, 22 h 55 (94 min). Une jeune fille venue en vacances chez un couple devient la maîtresse de la femme. Le mari, à son tour... Un porno soft sur l'amour à trois. A laisser aux oubliettes.

 

21 février 1994, page 17
Television Jeudi 24 Fevrier Films
Belles, blondes et bronzées
M 6, 20 h 50.
Film franco-hispano-allemand de Max Pecas (1981) (83 min). Poursuivis par des gangsters idiots, deux jeunes gens se font engager comme chorégraphes dans une troupe de douze filles allant présenter un spectacle au Maroc. Le réalisateur est un des pourvoyeurs de " comédies " bêtes et salaces.

 

28 mars 1994, page 29
Télévision Films
On est venu là pour s'éclater
M 6, 23 h.
Film français de Max Pécas (1979) (95 min).
Un jeune homme qui mène à Paris une existence médiocre est engagé comme animateur d'un club de vacances par un ancien camarade. L'idiotie française de la semaine. Etait-ce bien nécessaire ?

 

4 juillet 1994, page 17
Télévision Films
Deux enfoirés à Saint-Tropez
M 6, 20 h 50.
Film français de Max Pecas (1985) (86 min).
Deux amis inséparables et spécialistes des combines foireuses vont passer quelques jours à Saint-Tropez. Arnaques et filles bronzées. C'est tellement nul qu'on croirait un film d'horreur.

 

18 juillet 1994, page 9
Télévision Films
Les Branchés à Saint-Tropez
M 6, 22 h 40.
Film français de Max Pecas (1983) (83 min).
Deux jeunes couples partent en vacances à Saint-Tropez. Ils perdent leur argent. Une vague intrigue policière sert de prétexte à des scènes pseudo-érotiques. Nul.

 

22 août 1994, page 17
Télévision Film
On se calme et on boit frais à Saint-Tropez
M 6, 20 h 45.Film français de Max Pecas (1987) (86 min). Une jeune fille envoyée chez une tante en Bretagne va rejoindre son petit ami à Saint-Tropez. Lui et son copain sont volages et la famille débarque. Un vaudeville stupide.

 

29 août 1994, page 29
Télévision Films
Carole et ses démons M 6, 23 h 05.
Film français de Max Pecas (1970) (91 min).
Le second titre d'exploitation - Je suis une nymphomane - résume le niveau de ce nanar érotique français.

 

7 novembre 1994, page 5
Télévision Films
Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu M 6, 22 h 50.
Film français de Max Pecas (1980) (90 min).
Deux frères qui ne se connaissaient pas avant de faire un héritage commun partent à la recherche de leur soeur disparue. Bête et vulgaire.

 

2 février 1995, page 4
les films de la semaine
Siclier Jacques
On n'est pas sorti de l'auberge
Film français de Max Pecas (1982), avc Jean Lefebvre, Bernadette Lafont, Georges Beller, Yves Massard.
M 6, 20 h 50 (90 min).
Vaudeville "moderne" d'une effarante bêtise.

 

6 mars 1995, page 4
les films de la semaine
Siclier Jacques
Marche pas sur mes lacets
Film français de Max Pecas (1977), avec Sylvain Green, Jean-Marc Longval, Dominique Jubelin, Caroline Laurence.
M 6, 22 h 45 (85 min).
Un jeune homme appelé à faire son service militaire décide de s'éclater avec un copain, étudiant en médecine, pendant les trois jours qui lui restent avant d'entrer à la caserne. On peut s'attendre au pire, on n'est pas déçu.

 

10 mars 1997, page 23
Les Films
La critique de Jacques Siclier
jeudi - 20.45 M 6
On n'est pas sorti de l'auberge
Film français de Max Pecas (1982), avec Jean Lefebvre, Bernadette Lafont. Un couple cherche à vendre son auberge et se prépare à la visite d'un éventuel acheteur. Mais tout va de travers. Vaudeville ringard.

 

7 juillet 1997, page 23
 Les Films
La critique de Jacques Siclier
jeudi - 20.50 M 6
Deux enfoirés à Saint-Tropez
Film français de Max Pecas (1986), avec Caroline Tresca, Philippe Caroit, Jean-Michel Noiret.
Deux amis inséparables et spécialistes des combines foireuses vont passer quelques jours à Saint-Tropez. Arnaques et filles bronzées. C'est tellement nul qu'on croirait un film d'horreur...

 

14 juillet 1997, page 23
 La critique de Jacques Siclier
18.10 M 6
Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu
Film français de Max Pécas (1980), avec Silvain Green, Victoria Abril.
Deux frères qui ne se connaissaient pas avant de faire un héritage commun partent à la recherche de leur soeur disparue. Bête à pleurer.

 

28 juillet 1997, page 23
 La critique de Jacques Siclier
jeudi - 20.45 M 6
On se calme et on boit frais à Saint-Tropez
Film français de Max Pecas (1987), avec Eric Reynaud Fourton, Luc Hamet, Leila Frechet.
Une jeune fille, envoyée chez une tante en Bretagne, va rejoindre son petit ami à Saint-Tropez. Lui et son copain sont volages, et la famille débarque. Un vaudeville stupide.On-se-calme.jpg

 

25 août 1997, page 23
Aujourd'hui - Les Films
La critique de Jacques Siclier
20.45 M 6
Les Branchés à Saint-Tropez
Film français de Max Pécas (1983), avec Olivia Dutron, Xavier Lepetit, Yves Thuillier.
Deux jeunes couples partent en vacances à Saint-Tropez. Ils perdent leur argent. Une vague intrigue policière sert de prétexte à des scènes pseudo-érotiques. Nul.

 

2 juillet 2001, page 8
 les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
La critique de Jean François Rauger
On n'est pas sorti de l'auberge 20.55 M6
Max Pecas (Fr., 1982, 89 min). Avec Jean Lefebvre, Bernadette Lafont, Georges Beller.
Du burlesque grivois à la française. Garde un intérêt nostalgique.

 

9 juillet 2001, page 8
les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
Rauger Jean Francois
Mieux vaut être riche et bien portant 20.55 M6
Max Pecas (Fr., 1980, 90 min). Avec Sylvain Green, Victoria Abril, Claus Obalsky.
Deux frères partent à la recherche de leur soeur pour toucher un héritage. Une fade comédie touristique et adolescente.

 

16 juillet 2001, page 34
les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
La critique de Jean François Rauger
On se calme et on boit frais à Saint-Tropez 20.55 M6
Max Pecas (Fr., 1987, 85 min). Avec Eric Reynaud Fourton, Luc Hamet, Leila Frechet.
Une jeune étudiante rejoint son petit ami sur
la Côte d'Azur en faisant croire à ses parents qu'elle est en Bretagne. Comédie estivale vaudevillesque et gentiment grivoise. Intérêt très limité.

 

23 juillet 2001, page 34
les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
Rauger Jean Francois
Deux Enfoirés à Saint-Tropez 20.50 M6
Max Pecas (Fr., 1986, 84 min). Avec Jean-Michel Noiret, Philippe Caroit.
Deux amis s'installent chez une riche excentrique à Saint-Tropez et se lancent dans une tentative d'escroquerie. Comédie estivale dénudée typique de la dernière période de l'auteur.
[ce qui manque : la cote des films. Aucune importance : sans doute jamais aucune carré noir pour aucun des films de l’auteur].

 

30 juillet 2001, page 34
les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
La critique de Jean François Rauger
Les Branchés à Saint-Tropez 20.50 m6
Max Pecas (Fr., 1983, 82 min). Avec Olivia Dutron, Xavier Lepetit, Yves Thuillier.
Deux couples en vacances à Saint-Tropez se disputent avant de se réconcilier en mettant en fuite des faux-monnayeurs. Une nouvelle preuve de la grande unité thématique de l'oeuvre de Max Pecas.

 

5 juillet 2003, page 6
les films de la semaine sur les chaînes hertziennes
La critique de Jean-François Rauger
On n'est pas sorti de l'auberge
22.45 M 6 Max Pecas (Fr., 1982, 89 min). Avec Jean Lefebvre, Bernadette Lafont, Georges Beller. Comédie bon marché. Pour amateurs de ringardises.

 

5 juillet 2003, page 6
les films de la semaine
La critique de Jean - François Rauger
Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu
22.45 M6
Max Pecas (Fr.-All.-Esp., 1980, 105 min). Avec Sylvain Green, Victoria Abril, Claus Obasky.
Humour et filles dénudées. Le début de la dernière période de Max Pecas, roi du comique salace.

 

19 juillet 2003, page 6
la critique de Jean-François Rauger
On se calme et on boit frais à Saint-Tropez
22.40 M6
Max Pécas (Fr., 1987, 85 min). Avec Luc Hamet, Eric Reynaud-Fourton, Leila Fréchet.
Comédie estivale, salace et paresseuse.

 

 

« Saint-Tropez en deuil, Max Pecas est mort », par Grégory Schneider, Libération, mardi 11 février 2003

 

Le réalisateur français de films de «série Z» est décédé lundi • Il a tourné une trentaine de films dont les inoubliables «Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu» et «Deux enfoirés à saint-Tropez •

 

Le réalisateur, scénariste et producteur français Max Pecas, 77 ans, est mort lundi dans un hôpital parisien «des suites d'une longue maladie», selon sa famille. Panthéonisé par la chaîne M6, qui diffuse ses œuvres les plus connues («Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu», «Belles, blondes et bronzées», «Deux enfoirés à Saint-Tropez», «On se calme et on boit frais à Saint-Tropez») tous les deux ans en juillet-août, Pecas a bâti sa carrière loin de la reconnaissance des critiques, qui souvent le méprisaient. Ce Lyonnais fut l'un des seuls, depuis l'irruption de la Nouvelle Vague dans les années 50, à rejetter ce qu'il ressentait comme un diktat auteuriste et à prendre exemple sur la production hollywoodienne de seconde zone. L'objectif était de fournir très précisément au public ce qu'il attend. Une règle d'airain édictée par lui-même résume l'entreprise qu'il mènera pour la trentaine de films qu'il a tournés: «Un film, c'est un titre et une affiche».

 

Pecas commence sa carrière au milieu des années 50, comme petite main dans les studios qui fleurissent alors sur la Côte d'Azur. Il passe à la réalisation en 1960, pour «Le Cercle vicieux». Un polar. Si Pecas cherche encore son style, quelques éléments sont déjà en place: une intrigue minimaliste, un bâclage assumé découlant des contraintes économiques... et, surtout, une prédisposition pour le film de «genre». Pecas ajoute progressivement une touche érotique («La Baie du désir» en 1964, «La Main noire» en 1967) qui le mènera lentement vers le porno soft, via un film charnière: «Claude et Greta» (1969), où un couple de lesbiennes franco-allemand (co-production oblige) est pris en otage par un maniaque sexuel.

 

Pecas enchaîne avec un film important pour lui, «Je suis une nymphomane», où une jeune bourgeoise se découvre un appétit sexuel à la suite d'une chute dans l'escalier. Pour la première fois, Pecas travaille avec le scénariste Claude Mulot (qui réalisera lui-même en 1981 «le Jour se lève et les conneries commencent», avec Johnny Hallyday, et l'explicite «Jouissance» en 1976). Pecas enchaîne les films érotiques («Banane mécanique» en 1973, sans doute un hommage à Kubrick, «Les milles et une perversions de Felicia» en 1975) sans grand succès, avant d'avoir la révélation qui fera de lui le champion indiscuté du box-office.

 

En 1977, il assiste à la projection d'un film américain, «Lâche-moi les baskets». Celui-ci fait un carton outre-Atlantique, marquant alors la renaissance d'un genre qui ne s'exprimait alors qu'à la marge: le «teen movie» (film sur et pour les ados). Pecas absorbe tout et lâche le porno soft. Sans changer ses habitudes de travail artisanales, il racontera désormais des histoires de jeunes et de drague. Il sort immédiatement «Marche pas sur mes lacets» (tiré d'une réplique du film, une habitude qu'il conservera) et enchaîne: «Embraye bidasse, ça fume» (1978), «On est venu là pour s'éclater» (1979) et, bien sûr, «Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu», une histoire d'héritage avec Victoria Abril.

 

En 1982, il décroche un casting de rêve (Jean Lefebvre, Bernadette Lafont, Georges Beller, Jackie Sardou, Henry Guibet) pour «On n'est pas sorti de l'auberge»: l'un de ses nombreux exégètes, François Kahn, soutenait que l'absurdité du dénouement n'est pas sans rappeler certains films de John Huston. Pecas apparaît lui-même dans le film, sous les traits d'un publiciste minable. Difficile d'être plus clair.

 

Le cycle tropézien («Les branchés à...», «Deux enfoirés à...», «On se calme et on boit frais à...») qui suivra lui apportera gloire, renommée et fortune, d'autant qu'il produit tous ces films. Mais la mode passe. Il ne revient pas pour autant au porno mais emploie Brigitte Lahaie, habillée, dans «On se calme et on boit frais...» (1987), comme un clin d'œil à un cinéma qu'il a aimé: ce sera son denier film.

 

 
« Max Pécas, as du naze », par Antoine de Baecque, Libération, mercredi 12 février 2003
 

Mort du réalisateur des «Branchés à Saint-Tropez».

 

Le cinéma de Max Pécas, mort lundi à 77 ans, tient tout entier (une trentaine de films, de 1959 à 1986) entre deux jugements contradictoires. «Leur seul mérite demeure leur devis, très bas, au niveau du talent du réalisateur (dixit France Observateur en 1962)», d'un côté ; «à ce point de ridicule, le film prend une dimension nouvelle et s'offre comme un divertissement réjouissant, remarquablement lamentable (l'Express en 1979)», de l'autre. Ringard définitif ou génie du mauvais goût ? Ni l'un ni l'autre mais les deux mon capitaine, tant il est vrai que certaines scènes ont hissé Pécas au rang de génie du ringard : Michel Vocoret plongeant la tête dans un plat de spaghettis de Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu (1979), les lingeries d'Elke Sommer, la piscine dans les Branchés à Saint Tropez («La vache ! Qu'est-ce qu'elle est froide !»)... Quoi qu'on pense de son esthétique disparaît un indéniable «auteur», au sens cinéphile : Max Pécas écrivait ses histoires, les tournait, produisait souvent, homme à tout faire de la série Z française.

 

Pas cher. Plutôt secret ­ on sait peu de chose de la vie privée de cet homme tiré à quatre épingles ­, né en 1925 à Lyon, élevé à Marseille, Max Pécas aurait réalisé ses premiers courts vers 11 ans, dont seuls demeurent les titres, tel Viens faire du poney, cousine. Un an plus tard, la découverte précoce des jeux érotiques redouble celle du cinéma et détermine sa vocation. Sa carrière débute avec les années 50, assistant sur des films tournés aux studios de la Victorine, près de Nice. Il monte à Paris sur les conseils de Ginette Leclerc, la papesse du rouge à lèvres mal ajusté, rencontrée sur un tournage.

 

Certains, alors, font la nouvelle vague ; Pécas fera du polar coquin : le Cercle vicieux en 1959, Cinq Filles en furie, l'Espion à l'affût, Une femme aux abois, la Main noire se succèdent jusqu'en 1967. Chez lui, le cinéma ne coûte pas cher, car les premières prises sont souvent les bonnes. Claude et Greta est le chef-d'oeuvre du genre, avec son couple de lesbiennes strip-teaseuses franco-allemand (c'est une coprod...) pris en otage par un pervers sexuel, à la manière dont Glenn or Glenda fut celui de l'Américain Ed Wood, autre cinéaste méprisé.

 

Dès le milieu des années 60, Pécas donne à ses films une inflexion sexy, fondant, en 1963, les Films du griffon, petite société de production. A partir de la Baie du désir, 1964, les scènes déshabillées et d'activité sexuelle voilée se font plus nombreuses. Ce sont les beaux jours du Midi-Minuit, salle parisienne du nu et de l'horreur, de Rolin à Bénazéraf ou à Philippe Clair. On vient s'y rincer l'oeil dans l'attente du strip-tease d'Elke Sommer ou du bain de Sophie Hardy : chaleur moite, lascive, nuisette découvrant ce que la censure tolère.

 

Les années 70 sont celles du porno soft. Je suis une nymphomane (1970) d'abord, avec Sandra Julien, où une jeune fille de bonne famille, fiancée à un polytechnicien, découvre son insatiable désir à la suite d'une chute d'escalier. Succès incroyable. Je suis frigide... pourquoi ?, Comment le désir vient aux filles ? Sexuellement vôtre, Banane mécanique en hommage à l'orange de Kubrick, French Lovers en 1976. Cette série prend prétexte de l'étude «scientifique» des zones troubles de la psyché féminine, mais la question traitée est invariablement matière à travaux pratiques. La loi X, en 1975, signe l'arrêt de mort du genre. Pécas le comprend, se réorientant illico vers le comique ado.

 

Fesse et chansons. Suite au succès de Lâche-moi les baskets, en 1977, Pécas poursuit dans la veine avec son propre mauvais goût : de la fesse, des chansons et le personnage de Cri-Cri (joué par Sylvain Green), attiré par les filles et la bière. Marche pas sur mes lacets (1 million d'entrées...) lance les lamentables aventures de ces bidasses avant incorporation, reprise l'année suivante, en 1978, avec Embraye bidasse, ça fume. Puis vient On est venu là pour s'éclater, tourné à l'île Maurice, tentant d'exploiter un autre succès, celui des «Bronzés», avec un GO meilleur dans la drague que pour les jeux. Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu (1979) est peut-être son meilleur film, où Sylvain Green et Claus Obalski traversent le Maroc, un camp de nudistes, leur chambre d'hôtel, poursuivis par un crotale.

 

Sexuellement-v--tre.jpgOn n'est pas sorti de l'auberge (1982) se révèle la plus grosse production pécassienne, avec Jean Lefebvre en hôtelier tenancier de maison close, Bernadette Lafont, Henri Guybet, Jackie Sardou, apogée d'un système qui se conclut, entre 1983 et 1986, par «la trilogie de Saint-Tropez», écrasant la série concurrente du gendarme : les Branchés à Saint-Tropez, Deux Enfoirés à Saint-Tropez, On se calme et on boit frais à Saint-Tropez. Ce sera le dernier Pécas, à 60 ans, carrière sacrifiée par le classement X, en 1985, de Brigade des moeurs, qui s'annonçait polar chaud à succès.

 

Découvreur. Max Pécas restera aussi comme un chef de bande, monarque hautain entouré d'une cour où figurait Claude Mulot, cinéaste porno sous le pseudo de «Claude Lansac», qui coécrit certains films avant de se noyer au large de Saint-Tropez. Des acteurs fétiches également : Sylvain Green, Michel Vocoret, Jean Lefebvre, Jacques Chazot, Henri Guybet. Découvreur de «stars» (Caroline Tresca, Victoria Abril, Ticky Holgado...), Pécas fut redécouvert ces dernières années grâce à M6, qui devrait lui consacrer une soirée spéciale pour services rendus. Par exemple pour cette réplique lancée par Julius dans Deux Enfoirés à Saint-Tropez : «Qu'est-ce que vous faites dans la vie, Paul et toi ?... ­ On fait gaffe...»

 

 
Moyen terme
 

La disparition du réalisateur français Max Pécas n'aura pas fait beaucoup de bruit. Lui-même n'en faisait d'ailleurs plus des masses depuis 1986, et l'échec en salles de "On se calme et on boit frais à Saint-Tropez", qui avait mis définitivement à genoux sa maison de production, les Films du Griffon - trois permanents désabusés. Né à Lyon en 1925, longtemps domicilié à Marseille, puis parisien pour le travail, Max Pécas avait réalisé 28 films depuis 1959, entre polar et cheap, porno généralement soft et comique calibré Panzer. Nous l'avions rencontré en 1993 dans le but avoué de lui poser cette aimable question : "Monsieur Pécas, pensez vous être un cinéaste nul, moyen, ringard?" Avec son pendentif à cornes de taureau, le fringant sexagénaire nous avait répondu : "même si la presse me considère comme un petit bon à rien, je me vois comme un moyen - mais pas un bon."

 

Texto. Franco de port. Et lucide avec ça. Comme disait Coluche dans un vénérable sketch, "il avait les bras moyen, il avait les jambes moyennes [...] et, paradoxalement, quand on a tout de moyen, on est plus petit que la moyenne". Le cinéma de Max Pécas était plus étroit que la norme, ses films plus petits que la vraie vie dont ils ne captaient que l'écume idiote, à base de gags de camionneurs, de filles topless qui se rêvaient actrices et de situations de comédie nourries aux blagues Carambar. Lettres de noblesse du personnage: il fit beaucoup travailler la censure ("Je suis frigide", "Je suis une nymphomane"), ne décrochant jamais la fameuse "cote catholique" ni le respect minimal de la critique, tout en faisant aimablement tourner sa boutique, la majorité de ses longs métrages lui rapportant de l'argent - jusqu'à la fatale tuile tropézienne.

 

Parfois, Max Pécas avait des illuminations, et souvent l'instinct de survie. Lorsqu'il vit "Lâche moi les baskets", farce américaine poids lourd, il répliqua sur son sol national avec l'histoire d'un troufion, "Marche pas sur mes lacets". Et alors? Un million d'entrées en France, son record. Trop fort, quand on y songe : tripatouiller sa propre version des gros scores du moment à destination de "la France profonde", comme l'expliquait Pécas qui n'avait pas encore conceptualisé "la France d'en bas", mais une façon toute à lui d'envisager son gentil business: "J'ai aussi fait "Embraye bidasse, ça fume" après "Les grandes manœuvres", des Charlots. "On est venus là pour s'éclater" est sorti un an après "Les bronzés". Les distributeurs me disaient: "Ca, c'est pas mal, pourquoi vous feriez pas dans le même genre?" Du coup, on arrivait toujours à faire des sous-produits."

 

Tant de discernement pour le plaisir de vivre en filmant des filles à moitié à poil, en fumant des cigarettes et en fulminant contre Giscard d'Estaing, l'homme qui laissa la pornographie flinguer les films fripons: "Il m'a cassé la baraque, ajoutait Pécas, et du coup, j'ai tourné "Luxure" comme un vrai hard. Je l'ai fait bêtement. Ca m'a grillé pendant des années. Alors chez moi, le soir, je m'envoyais du whisky." Drôle de destin que celui de Pécas, entre strip-tease et grosse rigolade, à la bonne franquette. Son insouciance graveleuse nous manquera, un petit peu. Il avait 78 ans.

 

Philippe Vecchi

 

 
Max Pécas, maître de la série B, est mort
 

Le réalisateur français Max Pécas, maître du cinéma de série B, auteur notamment de films comme Belles, blondes et bronzées et Deux enfoirés à Saint-Tropez, est mort lundi matin à 77 ans dans un hôpital parisien, des suites d'une longue maladie, a-t-on appris auprès de sa famille.

 

Le réalisateur s'était signalé comme un des pionniers en France du cinéma érotique, avec des longs métrages tels que La Baie du désir (1963), Je suis une nymphomane (1971), Club privé (1973) et Sexuellement vôtre (1974). Il avait aussi signé des vaudevilles (Embraye bidasse, ça fume, 1978, On se calme et on boit frais à Saint-Tropez, 1986) et quelques polars, fréquemment baignés d'un soupçon d'érotisme, comme Brigade des mœurs, en 1984.

 

Les-Branch--s---2.jpgNé à Lyon le 25 avril 1925, Max Pécas avait passé son adolescence à Marseille, où il avait fait ses débuts dans le cinéma comme assistant réalisateur de Jacques Darois (La Passagère, La Maison du printemps, La Porte d'Orient...). Sur les conseils de la comédienne Ginette Leclerc, qu'il avait rencontrée sur un tournage, Max Pécas s'était installé à Paris au début des années 1960.

 

Il y avait monté sa propre société de production, les films du Gryphon, réalisant des œuvres comiques, qui ont fait le plaisir de plusieurs générations d'amateurs de films dits de série B ou même Z, oscillant entre le vaudeville et l'érotisme, à une époque où le "X" n'existait pas, et le polar.

 

Max Pécas fut un cinéaste prolifique, réalisant entre 1959 (année où sort son premier film, Le Cercle vicieux) et 1986 (On se calme et on boit frais à Saint-Tropez, sa dernière œuvre), une trentaine de longs métrages. Parmi les acteurs qui tournèrent sous sa direction, figurent notamment Jean Lefèbvre (une série de vaudevilles vacanciers ayant pour cadre Saint-Tropez), Ticky Holgaldo et Victoria Abril (Belles, blondes et bronzées).

 

LeMonde.fr, 10 février 2003, avec l’AFP

 

 
Le Nouvel Observateur, « Carnet », 10 février 2003
 
Le réalisateur Max Pécas
 
est mort
 

Classé "série B" ("On se calme et on boit frais à St-Tropez", "Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu"), il est décédé à l'âge de 77 ans.

 

Le réalisateur français Max Pécas, auteur de films comme "Belles, blondes et bronzées" (1981) et "Deux enfoirés à Saint-Tropez" (1986), est mort lundi matin dans un hôpital parisien, des suites d'une longue maladie. Il était âgé de 77 ans.

 

Max Pécas fut un cinéaste prolifique, réalisant entre 1959 (année de son premier film, "Le cercle vicieux") et 1986 une trentaine de longs métrages.

 

Le réalisateur s'était signalé comme un des pionniers en France du cinéma érotique avec des longs métrages tels que "La baie du désir" (1963), "Sexuellement vôtre" (1974).

 

Il avait aussi signé des vaudevilles ("On se calme et on boit frais à Saint-Tropez", 1987 ou "Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu", 1980) et des polars ("Brigade des moeurs", 1985).

 

Né à Lyon le 25 avril 1925, Max Pécas avait passé son adolescence à Marseille où il avait débuté dans le cinéma comme assistant-réalisateur de Jacques Darois ("La passagère", "La maison du printemps").

 

Sur les conseils de la comédienne Ginette Leclerc, qu'il avait rencontrée sur un tournage, Max Pécas était monté à Paris au début des années 1960.

 

Il y avait monté sa propre société de production, les films du Gryphon, réalisant des oeuvres immanquablement classées parmi les films dits de série B voire Z.

 

Parmi les acteurs qui tournèrent sous sa direction figurent notamment Jean Lefèbvre, Ticky Holgaldo et Victoria Abril.

 

 
http://trianglefm.chez.tiscali.fr/maxpecas.html
 

Les chroniques >> Les neuneus >>> Max Pécas

 

Le monde du nanar est en deuil car un de ses fidèles serviteurs, Max Pecas, a décidé de rejoindre ses frères neuneus au paradis des crétins. Car oui il existe un paradis pour les crétins. Mais attention ça se mérite! N’allez pas croire que votre place y est réservée sous prétexte que vous appartenez à TF1 ou à M6. Que nenni! Il ne faut pas confondre paradis et tout à l’égout. Max Pecas, lui, a mérité une place d’honneur aux côtés d’Ed Wood.

 

Car il en a fait des films le bougre, et avec une constante dans le scénario…c’est qu’il y en a pas.

 

Tout jeune il manifeste un intérêt non dissimulé pour les sujets délirants, de préférence blonds et les seins à l’air. En effet, la légende veut que, à l’âge de 11 ans, le petit Max réalise ses premiers courts métrages dont malheureusement il ne nous reste aucune trace si ce n’est des titres déjà prometteurs quant à l’avenir du loupiot: “La maîtresse nous chauffe les oreilles” et “Viens faire du poney, cousine!”. Déjà il montre un talent particulier pour les titres en dessous du niveau de la mer, que même des journalistes de Libé n’irait pas imaginer. Vous me direz, il n’a que 11 ans c’est de son âge. D’accord! Mais alors c’est la seule personne à ma connaissance qui ait eu 11 ans pendant de si nombreuses années. Car en 1986, il donne encore un titre fumeux à son dernier film, “On se calme et on boit frais à Saint-Tropez”.

 

Sa véritable carrière cinématographique commence vers le milieu des années 50 où il est alors assistant, de personne en particulier mais il assiste c’est ce qui compte. Il réalise son premier long métrage en 1960. Il est alors influencé par quelques maîtres du 7è art, Hitchcock et Fellini. Mais je ne pense pas que les deux hommes se seraient sentis honorés de cette marque de respect s’ils en avaient eu connaissance.

 

Car dès les années 70 il dérape et se tourne, après quelques policiers légèrement coquins, vers les films purement érotiques avant de verser dans la comédie loufoque, tout en gardant les femmes à poil.

 

Nous sommes alors en 1977. C’est le début d’une série de machins avec des acteurs tous plus affligeants les uns que les autres. On retrouve d’ailleurs souvent les mêmes d’un film à l’autre. De toute façon, ils avaient peu de chances de trouver des rôles dans d’autres productions. Une participation à un film de Pecas sur le CV, cela ne doit pas aider.

 

La stratégie de Pecas est simple. On mise tout sur le titre et on voit avec ce qui reste pour faire le film. Tout s’explique alors. On pouvait penser que le scénariste avait mis son cerveau en jachère ,que le dialoguiste avait été jeté aux lions et qu’on vait égaré le reste de l’équipe technique dans les bois avec le petit poucet. Rien de tout cela. En fait c’est étudié pour. Plus c’est con, plus c’est bon.

 

Les bidasses et les ados ont été ses principales sources d’inspiration. Et la plage de Saint Tropez lui a fourni une cargaison d’abrutis qui ferait pâlir de jalousie une compagnie de CRS et un régiment de contractuelles, sauf que les filles de Pecas elles au moins sont mignonnes. Parmi cette troupe d’hurluberlus, citons en quelques-uns devenus célèbres que Pecas a fait débuter et qui préférerait que cela ne se sache pas: Victoria Abril, Ticky Holgado, Xavier Deluc…

 

1986 est l’année de son dernier film. Il abandonne sa carrière deux ans après. Les gens se sont désintéressés de voir des crétins en maillot de bain sur grand écran, ils sont partis les rejoindre sur place, à Saint Tropez.

 

Ses fans inconditionnels attendront en vain son retour, se contentant de la rediffusion de ses oeuvres sur la seule chaîne dont le niveau intellectuel soit proche de l’électro encéphalogramme plat, M6 pour ne pas la nommer - trop tard c’est fait! Max Pecas s’en est allé, malheureusement ses films eux sont restés.

 
Éric.

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L'EMPIRE CONTRE-ATTAQUÉ - ÉPISODE II

28 Janvier 2008, 10:36am

Publié par Mister Arkadin

MK2---Montreuil.jpgLe député-maire Jean-Pierre Brard fait  l'objet de plusieurs articles dans les gratuits ce matin, après le JDD d'hier et Le Monde, pour s'être lancé à l'assaut du MK2 bibliothèque de façon un peu particulière (ce qu'il dément, cela va de soi). Voilà relancée sa campagne pour les Municipales, que dis-je ? pour la sauvegarde de la diversité cinématographique. L'occasion pour nous de rappeler que nous avons consacré un papier à ce problème délicat.

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IL SOUFFLE SUR LE NET, L’ESPRIT DE MAX PÉCAS

27 Janvier 2008, 16:16pm

Publié par Mister Arkadin

Consacrer à Max Pécas une page de liens sur un site d’études cinématographiques peut sembler une provocation, bien que "Mister Arkadin" ne se refuse pas d’être ludique à l’occasion. Mais, tout de même, nous avons beau faire l’éloge du "bis" de temps en temps et être tout prêt à fustiger, à son égard notamment (mais pas seulement), une certaine « tendance au mépris » de la critique (pour reprendre l’expression de Philippe Chiffaut-Moliard dans l’un de ses éditos de "Cine-Studies.net"), vaut-il la peine de consacrer une heure de son temps à celui qui ne semble trouver grâce aujourd’hui auprès de l’upper-class culturel que pour mieux se distinguer des gueux ?

 « Amateurs de Max Pécas, s’abstenir », peut-on lire par exemple dans la présentation d’un bar sis rue Champollion, bastion de la cinéphilie s’il en est (cf. « Guide hot pour été chaud », Les Inrocks, été 2004, p.5). Même sur les sites de rencontre, le grand Max sert à se distinguer, comme un certain Remz s’est s’attaché à le faire sur "jeteplais.com", en précisant qu’il n’est « pas fan des choux de bruxelles, […], de la vaisselle, du bigdil, des seins siliconnés, des films de max pecas, etc. » (1). Autre perle : ce passage d'une discussion d'internautes avec Alain Chabat, dans laquelle ce dernier déclare : "Max Pécas est un grand réalisateur, si ce n'est le PLUS GRAND. J'aimerais être le Max Pecas des années 2000."
C’est justement dans ces brèves mentions, éparpillées aux quatre coins de la toile, que l’on peut désormais véritablement appréhender la fortune d’un cinéaste : à quelle sauce untel est-il mangé sur la toile, et je te dirai ce qu’il vaut. Et, si l’on peut y trouver de tout, même sur Pécas, c’est dire si l’on y trouve tout et n’importe quoi !

Mon-cur---chez-les-Tha--landaises.jpg Note :
(1) Max Pécas semble un repoussoir quasi universel. Ainsi a-t-on pu lire dans le courrier de Télérama du 11 juin 2008 (n°3048, p.5), sous la plume d'un certain "Noël S." (suite à une affaire d'annulation de mariage pour cause de non-virginité de l'épouse) et sous le titre "Menteuse" : "Je vais demander le divorce car ma femme vient de m'avouer après vingt-sept ans de vie commune qu'elle avait vu un film de Max Pécas avant notre nuit de noces, alors qu'elle m'avait juré que non."


Avant d’en venir à la liste des liens, donnons quelques détails sur les deux seuls sites entièrement consacrés à Max Pécas que nous avons trouvés : 

Max Pécas Spirit : http://maxpecasspirit.free.fr/
Rubriques : « News – Actu – News » ; « sa vie / son œuvre » ; « sa filmographie » ; « ses films » ; « dialogues » ; « ses émules (et ses mules) » ; « Et aujourd’hui » ; « Affiches » ; « Revue de presse » ; « Max’s not dead » ; « témoignages » ; « liens »
 

Un site très complet, entièrement à la gloire de son héros, qui entend, comme son nom l’indique, cerner "l’esprit" du créateur Max Pécas. 

En épigraphe est placée une citation de Tim Burton : « Max Pécas est au cinéma comique ce qu'Edd Wood est au cinéma de science fiction... ». Gageons que Johnny Depp serait particulièrement heureux s’il lui était proposé d’incarner prochainement l’illustre metteur en scène comique. Ce ne serait qu’une preuve de plus de son amour de la France, pour le coup décisive.
La page de « News » donne actuellement non seulement la liste des cinq films édités cet été en un coffret de 3 DVD, mais aussi la liste de sept films de la période porno du maître édités en Espagne.

rubriques : « L’interview de Max » ; « critiques de l’œuvre » ; fiches techniques (avec résumé et courte critique) de cinq de ses films


les-Perversions-de-Felicia.jpg 
Sites consacrés à Max Pécas :

maxpecasspirit.free.fr
http://powell.ifrance.com/powell/pecas/sommairepecas.htm

 
Sites consacrant une page à Max Pécas :

http://www.rottentomatoes.com/p/MaxPecas-1042773/ [fiche de 4 films / sans commentaire]
http://www.imdb.com/name/nm0701773/ [fiche bio-filmographique de la plus grande base de données en ligne sur le cinéma]
http://www.lesbidets.com/Lettre%20ouverte%20aux%20Cesars.htm

http://perso.club-internet.fr/shunka73/P/pecas.htm [liste de ses 27 films : titres / années / sans commentaire ni image]

 

 Critiques de films ou du coffret DVD Max Pécas :

 

http://www.dvdfr.com/dvd/c12422_5_chefs-d_oeuvres_de_max_pecas.html

 

Films disponibles en VOD :

 
http://vod.mk2.com/realisateur.php?id=838
 

Nécrologies accessibles en ligne (autres que celles qui sont mentionnées en « Repères bibliographiques ») :

 

Neutres :

http://www.liberation.fr/page.php?Article=87632# [Grégory Schneider, 11 février 2003]
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=culture/20030210.OBS6609.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/
[anonyme]
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/presse/index.php?m=3&chro_diff_id=744
http://www.avoir-alire.com/spip/breve.php3?id_breve=938

 
Favorables :
 

http://www.cinebis.org/breve.php3?id_breve=15 [anonyme, 10 février 2003 ; un très bon site, toujours actif et très sympa]
http://vulgum.org/libre/breve.php3?id_breve=103
http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article173

 

Ironiquement (ou dythirambiquement) favorables :

 

http://vnatrc.net/vnatrcDOT/1045771507/index_html [Rico da Halvarez, 20 février 2003]
http://www.lucpire.be/html/oschinsky/mps/mps2003/mps2003-02-15.html [Marc Oschinsky, 15 février 2003]

 

Défavorables :

 

http://trianglefm.chez.tiscali.fr/maxpecas.html [Éric : « Max Pecas s’en est allé, malheureusement ses films eux sont restés. »]

 

Présence de Max Pécas dans des forums de discussions :

 

http://forumgen4pc.mkm-wpe.net/viewtopic.php?topic=4306&forum=37&37
http://www.version-finale.com/forum-msg.php3?forum=&num=7846
http://www.renaud-camus.org/messages_lire.php3?message=3864
http://www.forum-auto.com/les-clubs/section7/sujet68147.htm
http://www.pcinpact.com/forum/index.php?showtopic=2402

 

Sites sur lesquels il est question succinctement de Max Pécas :

 La-lyc--enne-fait-de-l-oeil-au-proviseur.jpg

http://www.jeteplais.com/remz.html

http://www.copeau.org/index.php?2005/11/01/513-top-ten-des-films-erotiques-encore-en-reponse-a-pierrot
http://services.wanadoo.fr/discussions/digest/html/rdv_live_chabat.html
http://www.dvdrama.net/newsforum.php?50873&PHPSESSID=d9899cf1caabbe935ebf1975a29bc526
http://www.hiphopsection.com/albums/dmoney/
http://franckiesmovies.free.fr/NavetsM.html
http://www.trash-times.com/
http://membres.lycos.fr/lepervers/NouvNALC1.htm
http://www.mysunrise.ch/users/leszanes2/pdf/BB2.pdf
http://www.lesiteducinephile.com/erotique/rtl9/black_venus.htm
http://club.euronet.be/bd/fiento/aide.htm
http://www.critic-instinct.com/default.asp
http://www.univ-tlse2.fr/esav/corrida/journaux/corrida-11042003.pdf
http://www.oxymore.com/inter_rousselot.php4
http://quizzcinema.joiade.com/pages/quizz6b.html
http://s.p.a.m.free.fr/01/itw_carles03.html
http://www.alsapresse.com/coups_de_coeur/palmares/realisateurs.html
http://membres.lycos.fr/seventh/mausolee.html
http://www.createursdunivers.com/index.php?code=ARTCRP&art_id=67
http://lemondeestmagique.blog.20minutes.fr/tag/p%C3%A9cas
http://pagesperso-orange.fr/reseau-modiano/lecerclevicieux.htm

 
Pages devenues introuvables :
 

http://www.eleves.ens.fr/home/kahn/cinema/pecas.html
http://www.cplus.fr/cinema/fiche_perso.asp?id=574
http://www.e-terviews.org/mague/imprimersans.php3?id_article=173
http://new.humanite.fr/journal/2003-02-12/2003-02-12-258035
http://www.e-terviews.org/mague/breve.php3?id_breve=32
http://www.e-tf1.fr/news/people/archives_people/0%2C%2C721200-am91ciAxMC8wMi8yMDAz%2C00.html

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MAX PÉCAS : REPÈRES BIBLIOGRAPHIQUES

27 Janvier 2008, 16:02pm

Publié par Mister Arkadin

Dossiers sur Max Pécas :
 
undefinedCiné-Ziné-Zone, n°59, 1992, p.5-54.   
 
Entretiens avec Max Pécas : 

« Je ne suis pas un obsédé », Sex Stars System, n°5. 

« Rencontre avec Max Pécas », Ciné-Choc, n°5, mars 1984, p.8-19. 

« Anti-héros. Qu’est-ce qu’un critique peut dire des "Deux enfoirés" ? » (propos recueillis par Catherine Soullard), Cinématographe, n°117, mars 1986, p.7. 

« Max sacré ! » (propos recueillis le 16 mars 1987, à Paris), Septième Artifice (« Les arrière-cours de la grande boutique »), n°7, juillet-août-septembre 1992, dossier « Série Z : la culture du navet », p.16-17. 

« Embraye Pécas, ça fume » (propos recueillis par Philippe Vecchi), Libération, 21 janvier 1993, p.44. 

Brazil, n°6, 2003, p.24-25. 

 
Articles sur Max Pécas et ses films :

Anonyme, "brève" sur Le Cercle vicieux, Cinéma 60, n°47, juin 1960, p.130. 

B.S. (Bernard Sampré), note sur Douce violence [« un cinéma qui donne envie de vomir »], Cinéma 62, n°67, juin 1962, p.131. 

R.T. (René Tabès), compte rendu de L’Espion est à l’affût [d’un « maladroit tâcheron »], Image et Son / La Revue du cinéma, n°193, avril 1966, p.121 ; Saison cinématographique 1966, p.66. 

Sauvaget (Daniel), « "Club privé (pour couples avertis)" », La Revue du cinéma / Image et son, n°288/289, « La Saison cinématographique 1974 », octobre 1974, p.64-65. 

Cohen (Georges), « Sea, Sex and Sun » (reportage sur le tournage de Belles, blondes et bronzées), Première, 1981. (consultable en ligne : http://maxpecasspirit.free.fr/press.htm) 

Kahn (François) : « Pécas, Max. Cinéaste français considéré comme le roi du ringard (1925-2003) », Encyclopédie du Cinéma ringard. Les films de bazar et d'essais, Paris, Grancher, novembre 2004, p.229-235.

Lefèvre (Raymond), « Max Pécas, ses belles, ses blondes et ses bronzées », La Revue du cinéma / Image et Son / Écran, n°366, novembre 1981, p.65-67. (consultable en ligne : http://powell.ifrance.com/powell/pecas/sommairepecas.htm) 

Moutier (Norbert), « Max Pécas : du polar sexy à Brigade des mœurs », Ciné-Choc, n°5, mars 1984, p.9-10. 

Liger (Baptiste), « Max Pécas – Max attacks ! », Les Inrockuptibles, n°179, 23 décembre 1988, p.40-41. 

Portrait de Max Pécas, Trash Times, n°6, été 1998. 

Prelle (Emmanuel), Vincent (Emmanuel), Anticyclopédie du Cinéma, Paris, Editions Le Cherche midi, 2000, p.59. 

Lemaire (Christophe), « Max Pécas. Je suis réalisateur, pourquoi ? », Brazil, n°6, avril 2003, p.24-25. 

Lepajolec (Sébastien), « Max Pécas », dans le Dictionnaire du cinéma populaire français, dir. Christian-Marc Bosséno / Yannick Dehée, Editions du Nouveau Monde, 2004, p.595. 

Heu (Pascal Manuel), « Max Pécas, auteur méconnu », Jeune cinéma, n°308/309, printemps 2007, p.48-51. (consultable sur ce site).

Randa (Philippe), « Max Pécas : un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas comprendre… », Flash Infos Magazine, n°19, 30 juillet 2009, p.10.

 

 
Nécrologies :
 

« Max Pécas, maître de la série B, est mort », Le Monde (avec AFP), 10 février 2003. 

B.A., « La mort d’un roi du "nanar" », Le Parisien, 11 février 2003, p.28. 

Baecque (Antoine de), « Max Pécas, as du naze », Libération, 12 février 2003, p.VII. (consultable en ligne : http://maxpecasspirit.free.fr/maxnotdead.htm). 

Vecchi (Philippe), « Moyen terme », Le Nouvel Observateur, 20 février 2003. (consultable en ligne : http://maxpecasspirit.free.fr/maxnotdead.htm).

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MAX PÉCAS METTEUR EN SCÈNE, UN AUTEUR MÉCONNU

27 Janvier 2008, 10:38am

Publié par Mister Arkadin

Belles--Blondes-et-Bronz--es.jpgA l'occasion de la diffusion de Belles, blondes et bronzées, ce soir sur NRJ12 (20h45), dossier Max Pécas aujourd'hui sur notre site. Avec, pour commencer, la reprise d'un article publié dans Jeune cinéma (n°308/309, printemps 2007, p.48-51).
Suivront une bibliographie, une page de liens et une petite anthologie de textes sur Pécas.

Alors qu’ont enfin été édités l’année dernière en DVD « 5 chefs d’œuvre de Max Pécas », « prince de la comédie coquine », comme le proclame la réclame, il n’est que grand temps de lui rendre l’hommage qu’il mérite. Car sa mort, survenue en février 2003, fut l’occasion de constater que, décidément, les revues institutionnelles n’ont toujours pas pris le tournant de la véritable modernité cinéphilique. Une nouvelle preuve, s’il en était besoin, nous en fut donnée par les guillemets que Stéphane Goudet crut bon, dans Positif, d’accoler au mot « œuvre » pour désigner le corpus d’ « objets de cinéma » (1) réalisés par le regretté Max Pécas (2). Par cette trop brève évocation du « réalisateur de nanars », Positif réitérait le mépris qu’elle a toujours plus ou moins affiché à son égard. En refusant de modifier son point de vue sur un cinéaste qui, lui, justement, demeura fidèle à ses options esthétiques, thématiques et morales, Positif révélait une fois de plus son incapacité à appréhender les enjeux majeurs de la réflexion sur le cinéma. Dans cette dichotomie entre la persévérance exemplaire de l’artiste et l’aveuglement de ses sectateurs se joue tout le drame de l’auteur moderne. Or, justement, en considérant que « le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre consiste à citer quelques-unes » des productions pécasiennes, à en énumérer les titres comme des marques de fabrique, Positif n’était pas loin de comprendre, enfin, que peu importe la thématique de l’auteur, ou son style, en clair ce qu’il raconte, et sa façon de le faire, l’essentiel est qu’il s’y tienne tout en offrant à l’observateur averti de menues variations, que l’on n’hésitera pas à qualifier de jazzistiques. Il n’est d’ailleurs pas du tout exclu que Max Pécas, à l’instar des concepteurs du "Loft", soit bientôt considéré comme le génial précurseur de l’« observation participante » en matière de cinéma. Maître ès films de plage, n’a-t-il pas, par exemple, élaboré une remarquable « sociologie des seins nus », avec une précision et une sympathie envers ses personnages qui la rendent aussi digne d’intérêt que celle de Jean-Claude Kaufman (auteur de Corps de femmes, regards d’hommes : sociologie des seins nus, 1995) ? Dès lors, n’a-t-il pas devancé la pointe extrême de l’avant-garde formelle ? Dominique Païni ayant déclaré l’année dernière que son exposition la plus ambitieuse du Centre Georges-Pompidou s’apparenterait au "Loft" (3), l’espoir est grand d’y voir un jour une installation inspirée par l’auteur de Belles, Blondes et Bronzées.
Des critiques moins bornés que ceux de Positif ont heureusement d’ores et déjà saisi l’importance symbolique de l’œuvre pécasienne, qui permet de reposer plus sereinement la question fondamentale : « qu’est-ce qu’un auteur ? » Ainsi la mort de Max Pécas a-t-elle été marquée par un signe incontestable de sa réhabilitation en cours : un long article (deux tiers de pages) dans Libération, signé Antoine de Baecque, c’est-à-dire par l’historien officiel de « l’âge d’or » de la cinéphilie, celle des Cahiers du cinéma, comme il nous l’a expliqué à nouveau en long, en large et en travers dans son avant-dernier opus. Antoine de Baecque ayant été un temps responsable du Musée du cinéma, gageons qu’une place de choix y sera réservée à MP s’il voit le jour un jour. Car, comme l’écrit Baecque (4), « quoi qu’on pense de son esthétique disparaît un indéniable "auteur", au sens cinéphile. Max Pécas écrivait ses histoires, les tournait, produisait souvent, homme à tout faire de la série Z française. » Et surtout, à travers les différents genres explorés (« polar coquin », « porno soft », « comique ado »), dont Pécas a parfois réalisé le « chef d’œuvre », sa patte est reconnaissable entre toutes.
Mieux, depuis la reprise en main des pages cinéma du journal Le Monde par des équipes autrement dynamiques et au fait de la modernité que les précédentes, la rupture la plus nette a été opérée dans le supplément consacré à la télévision (5) ; elle concerne donc, entre autres, la « star des programmes de M6 » (6). Souvenons-nous que le grave Jacques Siclier, à la pondération certes respectable, mais de mauvais aloi en matière cinéphilique, ne consacrait jamais à Max Pécas que quelques mots condescendants tenant indistinctement lieu de commentaire : « cinéma de très bas étage » (29 juin 1992) ; « tellement nul qu’on croirait un film d’horreur » (18 janvier 1993) ; « vaudeville ringard » (3 mai 1993) ; « Une vague intrigue policière sert de prétexte à des scènes pseudo-érotiques. Nul » (18 juillet 1994) ; « Un vaudeville stupide » (22 août 1994) ; « Bête et vulgaire » (7 novembre 1994) ; « vaudeville "moderne" d’une effarante bêtise » (2 février 1995) ; « On peut s’attendre au pire, on n’est pas déçu. » (6 mars 1995) ; « Bête à pleurer » (14 juillet 1997). Jacques Siclier se permit même d’appeler au boycott d’ « un des grands pourvoyeurs de "comédies" bêtes et salaces » (21 février 1994) : « à laisser aux oubliettes » (4 octobre 1993) ; « L’idiotie française de la semaine. Etait-ce bien nécessaire ? » (28 mars 1994). Jean-François Rauger a heureusement rectifié le tir. Bien sûr, il émettait encore quelques réserves à l’occasion du grand cycle que la chaîne M6 diffusa en juillet 2001, Mieux vaut être riche et bien portant étant qualifié de « fade comédie touristique et adolescente » et On se calme et on boit frais à Saint-Tropez de « comédie estivale vaudevillesque et gentiment grivoise » d’un « intérêt très limité ». Mais Jean-François Rauger avait l’honnêteté, principale vertu d’un critique, de reconnaître que ce « burlesque grivois à la française » « garde un intérêt nostalgique ». Surtout, le film Deux enfoirés à Saint-Tropez était désigné comme une « comédie estivale dénudée typique de la dernière période de l’auteur » tandis que Les Branchés à Saint-Tropez apportait « une nouvelle preuve de la grande unité thématique de l’œuvre de Max Pécas ». De nouveau, le 12 juillet 2003, ce souci de périodisation était présent dans une notule consacrée au Mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu (1980), l’un des premiers films de Victoria Abril : « Humour et filles dénudées. Le début de la dernière période de Max Pécas, roi du comique salace. » Ainsi, la principale caractéristique d’un auteur accompli était-elle mise en avant : l’unité thématique dans la diversité des différentes périodes de l’œuvre. Jean-François Rauger étant l’un des responsables de la programmation à la Cinémathèque française, tous les espoirs sont là aussi permis : une grande rétrospective Pécas s’y prépare sans doute déjà. Une telle consécration ne serait sommmieuxvaut-.jpge toute que justice.
À ceux qui suspecteraient les présentes réflexions d’être ironiques, je rappellerai que Charles Chaplin lui-même fut longtemps considéré comme un pitre par de nombreux bons esprits de son temps (7). Il fallut toute l’abnégation des surréalistes, ainsi que des Arnoux, Delluc, Prévost, Wahl et autres grands noms de la critique des années vingt pour que son génie fût reconnu. Oui, de même qu’en 1929 et 1931, René Clair chanta les louanges de « Charles Chaplin, metteur en scène » (8) et d’ « un inconnu, Charlie Chaplin auteur », le temps est venu de le proclamer : Max Pécas, metteur en scène, est un auteur méconnu ! Que les portes de Beaubourg, de la Cinémathèque française et du Musée du cinéma lui soient dorénavant grandes ouvertes !Max-P--cas.jpg
Pascal Manuel Heu pour Jeune cinéma.
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NOTES :

(1) Puisque c’est ainsi qu’il faut désormais appeler un film (Jean-Michel Frodon, Le Monde, 28 novembre 2001).

(2) Positif, n°506, avril 2003, p.51.

(3) « Un projet poétique, autant que muséal et cinématographique, qui tiendra "du cours, de l’installation, de la production cinématographique et du Loft" », Jean-Michel Frodon, Le Monde, 8 avril 2003.

(4) Texte reproduit sur le site Internet suivant : http://maxpecasspirit.free.fr/maxnotdead.htm

(5) Un seul exemple suffit à montrer que Jean-François Rauger, qui signe la page récapitulative sur les films, représente indubitablement la pointe avancée de la critique : son hommage au « dernier Renoir », le formidable auteur du Testament du docteur Cordelier et du Caporal épinglé, film dont seuls quelques attardés n’ont pas encore compris qu’il est « beaucoup plus réussi, beaucoup plus intéressant » que La Grande Illusion (Jean-François Rauger au micro d’« Ouvrez l’œil et le bon », France Inter, 23 mars 2003).

(6) Pour reprendre l’expression de Stéphane Goudet, tout à fait exacte, mais non exempte de dédain sous sa plume, déplacé quand on sait l’importance des œuvres audiovisuelles de M6 pour la création contemporaine.

(7) Lire par exemple à ce sujet : Decaux (Emmanuel), « Art muet - La Ruée vers l’or », Entre-deux guerres. La création française. 1919-1939, dir. Olivier Barrot / Pascal Ory, François Bourin, 1990, p.229-251 ; Heu (Pascal Manuel), "Le Temps" du cinéma. Émile Vuillermoz, père de la critique cinématographique, Paris, L’Harmattan, octobre 2003, II-314 p. (voir en particulier « Charlot : personnage central des controverses sur le cinéma » dans le chapitre I de la quatrième partie).

(8) Pour vous, 3 janvier 1929, p.3 ; texte reproduit dans Positif, n°443, janvier 1998, p.49.

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ALFRED HITCHCOCK : INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

25 Janvier 2008, 16:20pm

Publié par Mister Arkadin

Alfred Hitchcock est probablement le réalisateur qui a suscité le plus d’études cinématographiques, non seulement dans le monde anglo-saxon, mais aussi en France, pays dont nous aimons complaisamment à penser qu’il l’aurait élevé au rang d’"auteur". Au moins autant en tout cas que Chaplin, et plus encore que sa sainteté Truffaut ; même en France, c’est dire ! Les publications sur le Net suivent cette hiérarchie, qui placerait vraisemblablement Hitchcock au sommet des cinéastes les plus commentés en ligne.

 
Dictionnaire-Hitchcock.jpg
 

Le filon ne semble pas se tarir, puisque, après les influences picturales de sire Alfred, un éditeur vient de trouver une façon de renouveler l’approche du phénomène. Larousse a en effet publié en fin d’année dernière un monumentale dictionnaire Hitchcock, réalisé non par un collectif, mais par un particulier (Laurent Bourdon), inconnu au bataillon, qui, même s’il a sollicité la relecture de grands connaisseurs du cinéma (Lucien Logette notamment), a accompli un gigantesque travail de compilation de toutes les données disponibles sur le grand Hitch. Pas le moindre petit acteur apparaissant dans l’un de ses films qui n’ait droit à sa notice. Tout, vous saurez tout sur AH, même ce que vous n’auriez pas osé demander – même ce que vous n’auriez pas souhaité demander après lecture de certaines notices assez anecdotiques, diront les mauvaises langues… Mais, dans l’ensemble, il est réjouissant de voir que des passionnés consacrent encore tant de temps à de telles œuvres de bénédictin, et plus encore que des éditeurs soient prêts à relayer leur travail (même si l’on peut douter que des travaux du même genre, mais moins "grand public", seraient aussi bien accueillis…).

 
Alfred-Hitchcock.jpg
 

Comment participer, à notre façon, à cette nouvelle volée de publications Hitchcock ? De deux manières, qui se rejoignent, puisqu’il s’agit d’études bibliographiques, qui espèrent montrer aux lecteurs qu’ils existent déjà bien des études qui présentent un grand intérêt et dont il ignore sans doute l’existence.

 

D’abord en collaborant à la réactualisation prochaine d’un très riche inventaire des articles en langue française consacrés à l’œuvre d'Alfred Hitchcock et publiés depuis cinquante ans, établi par notre ami Philippe Chiffaut-Moliard sur son si précieux site Cine-Studies, où vous pourrez également trouver un remarquable ensemble sur la période anglaise, en cours d’élaboration.

 

Cet index devrait progressivement être étoffé d'une brève contextualisation des articles répertoriés, de citations lorsque la source est devenue difficilement accessible, et de l'indication des œuvres du réalisateur précisément appréhendées par le document indexé.

 

Nous donnons ci-dessous en avant-première les références de la lettre A (la bibliographie est classée par nom d’auteurs des articles).

 

(si vous voyez des lacunes, n’hésitez pas à nous les signaler !)

 
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AH-presents.jpg
 

AGNEL Aimé : « Alfred Hitchcock s’ennuie » (Cahiers jungiens de psychanalyse, n°124, « Manger les images », 2007).

 

ALBERA François : « La position du voyageur couché : Hitchcock avec Klossowski » (Cinémathèque, n°13, printemps 1998, p.91-100).

 

ALION Yves : « "Jeune et Innocent" » (Ecran 78, n°72, 15 septembre 1978, p.60-61).

 

ALLEN Richard : Présentation de la conférence donnée par Alfred Hitchcock à l'université de Columbia (Trafic, n°41, printemps 2002, p.12-13).

 

ALLOMBERT Guy : « Alfred Hitchcock » (Image et Son, n°135, novembre 1960, p.11-13).

 

ALLOMBERT Guy : « Cet anglais méconnu. Alfred Hitchcock » (La revue du Cinéma, Image et son, n°326, mars 1978, p.43-54).

 

ALPIGIANO Jean-Luc : « Vertigo ou les puissances de l'imaginaire » (Trafic, n°22, été 1997, p.103-108).

 
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AMENGUAL Barthélémy : « À propos de Vertigo ou Hitchcock contre Tristan » (Études cinématographiques, n°84-87, 1971, p.37-55).

 

AMENGUAL Barthélémy et BORDE Raymond : « Hitchcock » (Premier plan, n°7).

 

AMIEL Vincent : « Les enlacements, le bleu, la passion (Les Amants du Capricorne) » (Positif, n°336, février 1989, p.70-71).

 

ÂNE (L’) (" Le Magazine freudien ", Paris, dir. Judith Miller, dir. pub. Dominique Kalfon) : « Cinéastes : la perversité. Bresson, Buñuel, Hitchcock, Lang, Lynch… » (textes de Alfred Eibel, Anne Walter, Sylvain Roumette, Marcel Oms‑; entretien avec Jean Douchet), n°43, juillet-septembre 1990, p.3-10.

 

ANGELIER François : « Le rideau décroché. Psycho, film et remake. Lecture d'affiche » (Simulacres, n°2 : Circulations, Hiver 2000, p.32-33).

 
Psycho.jpg
 

AQUIN Stéphane : « Hitchcock et l'art contemporain » (in Hitchcock et l’art. Coïncidences fatales, Ed. Centre Pompidou, Mazzotta, 2000, p.173-177).

 

ARNAUD Philippe : « L'engendrement des images : Vertigo d'Alfred Hitchcock » (Cinémathèque, n°13, automne 1995, p.24-32 ; texte repris in Les Paupières du visible, Ed. Yellow Now-Côté cinéma, 2001, p.175-187).

 

ARNAUD Philippe : « Maîtrise de la mise en scène, perte du personnage » (in Professionnels et amateurs : la maîtrise, Conférences du CHAC, Ed. Cinémathèque française, hiver 1994 ; texte repris in Les paupières du visible, Ed. Yellow Now-Côté cinéma, 2001, p.151-174).

 

ARNULF Claude, DECAUX Emmanuel, GRANT Jacques : « Les Enchaînés (1944). Trois études » (Cinématographe, n°54, p.59-62).

 

ASPE Bernard, COMBES Muriel : « Transpositions / l'intime partagé » (in La différence des sexes est-elle visible ? Les hommes et les femmes au cinéma, Conférences du Collège d'Histoire de l'art cinématographique, 1999-2000, p.15-36, Ed. Cinémathèque française).

 

ASTRUC Alexandre : « Alibis et ellipses (Stagefright) » (Cahiers du Cinéma, n°2, avril 1951, p.50-51).

 

ASTRUC Alexandre : « Au-dessous du volcan (Under Capricorn) » (Cahiers du Cinéma, n°1, mars 1951, p.29-33).

 

AUBENAS Jacqueline : « Fenêtre sur cour. Fenêtre sur fantasme » (Revue belge du cinéma, n°9, automne 1984, p.23-24).

 

AUGER Manon : Compte rendu de Hitchcock et la théorie féministe : les femmes qui en savaient trop (Tania Modleski) (Recherches féministes, vol.16, n°2, 2003, p.226-231).

 

AUMONT Jacques : « Paradoxal et innocent » (in Hitchcock et l’art. Coïncidences fatales, Ed. Centre Pompidou, Mazzotta, 2000, p.79-99).

 

AUMONT Jacques : Compte rendu de Hitchcock on Hitchcock (Cinémathèque, n°9, printemps 1996, p.123-128).

 
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(Reproduction interdite. Tous droits réservés).
 
---
 

Deuxième manière, celle que nous avions déjà proposé pour Chaplin, une liste chronologique des diverses publications francophones non spécialisées en cinéma qui ont publié un numéro spécial, un dossier ou une série d’articles consacré à Alfred Hitchcock :

 

Top (« Réalités Jeunesse », Paris, P.D.-G. Robert Salmon, dir.gén. Didier-W.Rémon / Humbert Frerejean, dir.réd. Alfred Max, réd.chef Viviane de t’Serclaes) : « Bonjour Monsieur Hitchcock » (texte non signé, « 48 films en 25 ans », « Sa marotte : la figuration », « Monsieur Suspense sur le plateau », « Hors des sentiers battus »), n°235, 19 mai 1963, p.30-39 (en couverture : « ? supense »).

 

Vogue (« Vogue Paris », publiée en France par les éditions Condé Nast, dir. Robert F. Caillé, séc. réd. Ursula Retzki), « par Hitchcock » (« Chez Hitchcock. Avec Hitchcock. Par Hitchcock » ; photographies de Philippe Halsman et Frank Horvat ; textes de Blair Sabol et Philippe Halsman), décembre 1974 – janvier 1975, p.119-163 (+ couverture).

 

L’Express (Paris, hebdomadaire, dir.pub./réd. Denis Jeambar) : « Le siècle de Hitchcock » (série de six articles ; textes de Jean-Pierre Dufreigne, Michel Grisolia), n°2505 à 2510, 8 juillet – 12 août 1999.

 

L'Hebdo (Lausanne) : « Hitchcock lance ses oiseaux sur Locarno » (textes de Pierre-Louis Chantre, Antoine Duplan), supplément,août 1999, 16 p.

 

Les Inrockuptibles : « Hitchcock. Le roman de la fin », n°216, 13 octobre 1999.

 

L’Œil (« le magazine de l’actualité et de la découverte artistique », mensuel, « L’art partout où il peut être vu », Paris, Publications Artistiques Françaises, « Les expositions de L’Œil », en collaboration avec « Le magazine du scénario » Synopsis et le Centre Pompidou, dir. pub. Bruno Chabannes, dir. réd. Guy Boyer, resp. éd. Pascale Bertrand, dir. artistique Pascal Baeza) : « Hitchcock et l’Art. Coïncidences fatales » (à l’occasion de l’exposition du Centre Pompidou, juin-septembre 2001 ; entretiens avec les commissaires de l’exposition Guy Cogeval et Dominique Païni ; textes de Jacinto Lageira, Claire Mellini), H.S. n°54, juin 2001, n.p. (20 p.).

 

Beaux Arts Magazine : supplément « Hitchcock et l’Art ».

 

Le Figaro Magazine (hebdomadaire, supplément au quotidien Le Figaro, fond. Robert Hersant, Paris, dir.pub. Francis Morel) : « Hitchcock vu par les écrivains » (série de huit articles publiés à l’occasion de la série de DVD mise en vente en supplément ; « "Les Oiseaux" », par Amélie Nothomb ; « "L’Homme qui en savait trop" », par Marc Dugain ; « "L’Ombre d’un doute" », par Anne Wiazemsky ; « "Mais qui a tué Harry ?" », par Yann Moix ; « "Pas de printemps pour Marnie" », par Jean-Christophe Grangé ; « "Le Chant du Danube" », par Cécile Guilbert ; « "La Mort aux trousses" », par William Boyd ; « "Les Amants du Capricorne" », par Jean-Marc Parisis), n°707 à 714, 7 juillet – 25 août 2007.

 
---
 

Une troisième manière de célébrer Hitchcock serait de proposer une bibliographie de l’avant "auteurisation" du cinéaste, si l’on ose dire. C’est-à-dire un inventaire des articles qui ont paru en France avant qu’il y soit considéré, non seulement comme un maître du suspens, non seulement comme un grand réalisateur, mais comme un metteur en scène doté d’une vision du monde, en un mot d’un auteur. Est-il si vrai que, malgré l’admiration pour le technicien, Hitchcock était si méprisé par la critique en nos contrées avant sa panthéonisation par les "jeunes Turcs" des Cahiers du cinéma ? Il s’agirait d’un travail d’ « anthropologie de l’admiration » en matière de cinéma, pour reprendre la terminologie de Nathalie Heinich ; travail qui pourrait être réalisé également pour des cinéastes comme Guitry ou Pagnol. Comment Hitchcock en est arrivé à devenir l’emblème même du cinéaste ? Et qu’était-il au juste auparavant aux yeux des observateurs ? Toutes questions auxquelles nous essaierons de répondre prochainement, ici ou ailleurs.

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BILAN 2007 - III

23 Janvier 2008, 23:56pm

Publié par Mister Arkadin

Enfin par ordre de préférence :
Film
Nationalité
Sortie
Note
 

Apocalypto (M.Gibson)

USA
01/10
8
 

Nue propriété (J.Lafosse)

Belgique
02/21
8
 

Vie des autres (La) (F.von Donnersmarck)

Allemagne
01/31
7,5
 

Un baiser, s’il vous plaît (E.Mouret)

France
12/12
7,5
 

Planète terreur – un film Grindhouse (R.Rodriguez)

USA
08/15
7,5
 
4 mois, 3 semaines, 2 jours (C.Mengiu)
Roumanie
08/29
7
 

12h08, à l’est de Bucarest (C.Porumboiu)

Roumanie
01/10
7
 

Boulevard de la mort (Death Proof) (Q.Tarantino)

USA
06/06
7
 

Die Hard 4 – Retour en enfer (Die Hard 4.0 – Live Free or Die Hard) (L.Wiseman)

USA
07/04
7

10.       

La nuit nous appartient (J.Gray)

USA
11/28
7

11.       

Promesses de l’ombre (Les) (D.Cronenberg)

USA/GB
11/07
7

12.       

Témoins (Les) (A.Téchiné)

France
03/07
7

13.       

Ça rend heureux (J.Lafosse)

Belgique
06/20
7

14.       

Ratatouille (B.Bird)

USA
08/01
7

15.       

Nous, les vivants (R.Andersson)

Suède
11/21
7

16.       

Nuit des tournesols (La) (Jorge Sanchez-Cabezubo)

Espagne
07/25
7

17.       

Volem rien foutre al païs (P.Carles/C.Coello/S.Goxe)

France
03/07
7

18.       

Persepolis (M.Satrapi et V.Paronnaud)

France
06/27
7

19.       

Scaphandre et le papillon (Le) (J.Schnabel)

France
05/23
7

20.       

Sicko (M.Moore)

USA
09/05
7

21.       

Election 1 (J.To)

Hong Kong
01/03
7

22.       

Election 2 (J.To)

Hong Kong
01/10
7

23.       

La Visite de la fanfare (E.Kolirin)

Israël
12/19
6,5

24.       

12h58, ce samedi-là (Before the Devil Knows You're Dead) (S.Lumet)
USA
09/26
6

25.       

American Gangster (R.Scott)

USA
11/14
6

26.       

Avocat de la terreur (L’) (B.Schroeder)

France
06/06
6

27.       

Dans la vallée d’Elah (P.Haggis)

USA
11/07
6

28.       

Exilé (L’) (J.To)

Hong Kong
07/11
6

29.       

Faille (La) (G.Hoblit)

USA
05/09
6

30.       

Je suis une légende (F.Lawrence)

USA
12/19
6

31.       

Je t’aime… moi non plus (M. de Medeiros)

France
05/09
6

32.       

Les Lip. L’imagination au pouvoir (C.Rouaud)

France
04/04
6

33.       

Lions et agneaux (R.Redford)

USA
11/21
6

34.       

Maison (La) (M.Poirier)

France
08/22
6

35.       

Michael Clayton (T.Gilroy)

USA
10/17
6

36.       

Rocky Balboa (S.Stallone)

USA
01/24
6

37.       

Gone Baby Gone (B.Affleck)
USA
12/26
5,5

38.       

Bubble (The) (E.Fox)

Israël
07/04
5

39.       

Ceux qui restent (A.Le Ny)

France
08/29
5

40.       

Contes de Terremère (Les) (G.Miyazaki)

Japon
04/04
5

41.       

De l’autre côté (F.Akin)

Allemagne
11/14
5

42.       

Fragile(s) (M.Valente)

France
06/20
5

43.       

Heure zéro (L’) (F.Thomas)

France
11/07
5

44.       

Hollywoodland (A.Coulter)

USA
01/03
5

45.       

I’m not there (T.Haynes)
USA
12/05
5

46.       

Incroyable destin d’Harold Crick (M.Forster)
USA
01/10
5

47.       

Mon frère est fils unique (D.Luchetti)

Italie
09/12
5

48.       

Ocean’s Thirteen (S.Soderbergh)

USA
06/20
5

49.       

Once (J.Carney)

Irlande
11/14
5

50.       

Paranoïak (Disturbia) (D.J.Caruso)

USA
08/22
5

51.       

Rêve de Cassandra (Le) (W.Allen)

USA-GB
10/31
5

52.       

Serpent (Le) (E.Barbier)

France
01/10
5

53.       

Simpson (Les) (The Simpsons Movie) (D.Silverman)

USA
07/25
5

54.       

Time (Kim Ki-Duk)

Corée du sud
08/08
5

55.       

Vengeance dans la peau (La) (The Bourne Ultimatum) (P.Greengrass)

USA
09/12
5

56.       

We Feed the World (E.Wagenhofer)
Autriche
04/25
5

57.       

Zodiac (D.Fincher)

USA
05/17
5

58.       

Blood Diamond (E.Zwing)

USA
01/31
4

59.       

Cœurs perdus (T.Robinson)

USA
06/06
4

60.       

Come-back (Le) (M.Lawrence)
GB
03/14
4

61.       

Contre-enquête (F.Mancuso)

France
03/07
4

62.       

Ennemi intime (L’) (F.E.Siri)

France
10/03
4

63.       

Femmes de ma vie (Les) (B. et P.Farrely)

USA
11/28
4

64.       

I don’t want to sleep alone (Tsaï Ming-Liang)
Taïwan
06/06
4

65.       

Invasion (O.Hirschbiegel)

USA
10/17
4

66.       

J’attends quelqu’un (J.Bonnell)

France
03/21
4

67.       

Je crois que je l’aime (P.Jolivet)

France
02/21
4

68.       

Mise à prix (J.Carnahan)

USA
08/01
4

69.       

Roman de gare (C.Lelouch)

France
06/27
4

70.       

Shrek le troisième (C.Miller et R.Hui)

USA
06/13
4

71.       

Still Life (Jie Zhang-Ke)
Chine
05/02
4

72.       

Syndromes and a Century (A.Weerasethakul)
Thaïlande
06/13
4

73.       

Age des ténèbres (L’) (D.Arcand)

Québec
09/26
3,5

74.       

2 Days in Paris (J.Delpy)
France-Allemagne
07/11
3

75.       

300 (J.Snyder)

USA
03/21
3

76.       

Bee Movie (S.Hickner/S.J.Smith)
USA
12/12
3

77.       

Bud (W.Friedkin)

USA
02/21
3

78.       

Caramel (N.Labacki)

Liban
08/15
3

79.       

Cashback (S.Ellis)

GB
01/17
3

80.       

Cité interdite (La) (Y.Zimou)

Chine
03/14
3

81.       

Dangereuse séduction (J.Foley)

USA
04/11
3

82.       

Demandez la permission aux enfants ! (E.Civanyan)

France
04/11
3

83.       

Destricted (M.Barney, M.Abramovic, R.Prince, L.Clark, M.Brambilla, S.Taylor Wood, G.Noé)

USA/GB
04/25
3

84.       

Dialogue avec mon jardinier (J.Becker)

France
06/06
3

85.       

Et toi, t’es sur qui ? (L.Doillon)

France
06/20
3

86.       

Fille coupée en deux (La) (C.Chabrol)

France
08/08
3

87.       

Homme sans âge (L’) (F.F.Coppola)

France-Italie-Roumanie
11/14
3

88.       

Hot Fuzz (E.Wright)

GB
07/18
3

89.       

Mas de l’alouette (Le) (V. et P.Taviani)

Italie
06/06
3

90.       

Mr. Brooks (B.A.Evans)
USA
08/29
3

91.       

Naissance des pieuvres (La) (C.Sciamma)

France
08/15
3

92.       

Next (L.Tamahori)

USA
04/25
4

93.       

Spider-Man 3 (S.Raimi)

USA
05/01
3

94.       

Truands (P.Schoendoerffer)

France
01/17
3

95.       

Vacances de Mr. Bean (S.Bendelack)
GB
04/18
3

96.       

You Kill Me (J.Dahl)
USA
07/25
3

97.       

Angel (F.Ozon)

GB
03/14
2

98.       

Cow-boy (B.Mariage)

France
12/05
2

99.       

Dead or Alive (C.Yuen)
USA
07/18
2
 

Deal (Le) (J.P.Mocky)

France
03/14
2
 

Deuxième souffle (Le) (A.Corneau)

France
10/24
2
 

En cloque mode d’emploi (J.Apatow)

USA
10/10
2
 

Entre adultes (S.Brizé)

France
02/28
2
 

Faut que ça danse ! (N.Lvovsky)

France
11/14
2
 

Fils de l’épicier (Le) (E.Guirado)

France
08/15
2
 

Graine (La) et le mulet (A.Kechiche)

France
12/12
2
 

Miss Potter (C.Noonan)

GB
03/28
2
 

Mon frère se marie (J.-S.Bron)

France-Suisse
01/31
2
 
My Blueberry Nights (W.Kar Waï)
USA
11/28
2
 
Paranoid Park (Gus van Sant)
USA
10/24
2
 

Ping-pong (M.Luthardt)

Allemagne
01/24
2
 

Prix à payer (Le) (A.Leclère)

France
04/04
2
 

Quatre fantastiques (Les) et le surfer d’argent (T.Story)

USA
08/08
2
 

Raisons d’Etat (R. de Niro)

USA
07/04
2
 

Royaume (Le) (P.Berg)

USA
10/31
2
 

Souffle (K.Ki Duk)

Corée du Sud
11/21
2
 

Steak (Q.Dupieux)

France
06/20
2
 

Un secret (C.Miller)

France
10/03
2
 

Une vieille maîtresse (C.Breillat)

France
05/30
2
 

99 F (J.Kounen)

France
09/26
1,5
 

Amer béton (M.Arias)

Japon
05/02
1
 

Après lui (G.Morel)

France
05/23
1
 

Candidat (Le) (N.Arestrup)

France
04/11
1
 

Chansons d’amour (Les) (C.Honoré)

France
05/23
1
 

Clercks II (K.Smith)

USA
05/02
1
 

Ensemble, c’est tout (C.Berri)

France
03/21
1
 

Evan tout puissant (T.Shadyac)

USA
08/15
1
 

Half Nelson (R.Fleck)

USA
07/18
1
 

Hellphone (J.Huth)

France
03/28
1
 

Intolérance (Ph.Mulloy)

GB
08/08
1
 

Je suis un cyborg (Park Chanwook)

Corée du sud
12/12
1
 

Ma vie n’est pas une comédie romantique (M.Gibaja)

France
12/19
1
 

Nombre 23 (Le) (J.Schumacher)

USA
02/28
1
 

Oubliées de Juarez (Les) (G.Nava)

USA
04/25
1
 
Pur week-end (O.Doran)
France
05/02
1
 

Shoot’em Up (M.Davis)

USA
09/19
1
 

Vie d’artiste (La) (M.Fitoussi)

France
09/05
1
 

Nocturna (V.Maldonado/A.Garcia) – VF

Espagne-France
10/24
-
 

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