Mister Arkadin

ENDLESS NIGHT

10 Octobre 2009, 23:05pm

Publié par Mister Arkadin

Un article du dernier Bulletin célinien (n°312, octobre 2009, p.11-12), signé Alexandre Junod, revient sur l’influence que Le Voyage au bout de la nuit aurait eue sur la chanson End of the Night en rappelant aussi les quelques vers de Auguries of Innocence que Jim Morrison a repris, notamment les fameux : « Some are born to sweet delight / Some are born to the endless night ». Je suppose que l’influence que Blake aurait pu avoir sur Céline a déjà été amplement étudiée. Cependant, ces vers étant également cités dans le fabuleux Dead Man, je me demande si, par transitivité, le film le plus célinien ne serait pas du coup celui de Neil Young (1). Cela serait bien sûr à discuter, mais, si cela pouvait dissuader tout cinéaste de tourner le Voyage (surtout Yann Moix !), je serais prêt à défendre coûte que coûte cette thèse !


Note :

(1) Je sais, désigner le compositeur de la musique du film comme "auteur" de celui-ci n’est pas l’habitude. C’est ma façon de rendre hommage aux Cahiers et à leur "Politique des auteurs" en ces temps de célébration de la Nouvelle Vague (est-il d’autres temps pour la cinéphilie parisienne ?).


Compléments :

(1er septembre 2012) D'après la lettre confidentielle d'Emmanuel Ratier, Faits et Documents (n°340, 15 juillet - 1er septembre 2012, p.11), Iggy Pop rend hommage aux écrivains français dans la revue Contact (journal gratuit de la Fnac, juin 2012) : « La littérature française me fascine depuis des années. Plus ça va, plus je comprends tout ce que (Jim) Morrison avait pris à Genet, à Céline et même à François Truffaut ! Les meilleures chansons des Doors sont sans doute venues de là. End of the Night, c'est Voyage au bout de la nuit. Et L'Enfant sauvage de Truffaut a donné Wild Child. »

(1er septembre 2012) Les goûts littéraires d'Alexandre Junod, avec, sans surprise, le Voyage au sommet.