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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 00:06

Face à la perplexité de certains de mes amis quant à ma participation au "Libre journal du cinéma", j'envisageais depuis quelques semaines de faire le point sur les raisons pour lesquels je ne refuse pas les invitations de Philippe d'Hugues à participer à son émission, quoique lui-même m'ait prévenu qu'elle était diffusée sur une station sulfureuse, ce qui pourrait nuire à ma réputation. Le premier cas de censure sur ce blog (cf. « Longue vie à "Jeune cinéma" ! ») étant dû aux « relents rances » émanant de Radio Courtoisie (« la radio du FN », dont je serais « l'un des animateurs ») que croit y déceler une personne s'étant sentie en si « mauvaise compagnie quand [elle] [a lu] [mes] pages », d'autant que s'y ajouteraient des « travaux de réhabilitation de vieux collabos fachos », qu'elle m'a écrit pour me demander que son nom n'y apparaisse plus, voici une ébauche de mise au point à ce sujet.

« Je rêve d'une gomme à effacer l'immondice humaine », écrivit Aragon au lendemain de la mort de France (je cite de mémoire). Cette phrase m'a toujours paru à la fois admirable et dégueulasse. J'y ai songé non à propos de la censure que j'ai effectuée sur mon site (ce serait inconvenant, n'est-ce pas ?), mais à propos du souci de ce correspondant de ne pas apparaître à proximité de personnes ne partageant pas ses opinions, suivant en cela l'exemple de la grande Sophie (à moins que ce ne soit la mime Marceau), dont j'ai traité ici. « Pas de tolérance pour les intolérants », voici un mot d'ordre on ne peut plus vertueux et que l'on aurait tort de trouver suspect du fait qu'il est également on ne peut plus commun. De même, ce n'est pas parce que cet interlocuteur s'exprime principalement à l'aide de slogans ou de formules convenues, par amalgames et expressions toutes faites que sa pensée n'est pas profonde. Ainsi en est-il, par exemple, de « vieux collabos fachos ». Passons sur le fait que de nombreux collaborateurs n'étaient pas fachos, mais socialistes (5) ; passons aussi sur le fait que le collabo visé (Brasillach je suppose) n'eut pas le loisir de devenir « vieux », ayant trente-six ans quand il fut tué (j'écrirais volontiers « assassiné », n'étant pas partisan de la peine de mort) ; bref, passons sur le fait que l'expression « vieux collabos fachos » est fort approximative, bien que très usitée, pour en venir à la prétendue réhabilitation à laquelle je me livrerais : m'intéressent presque exclusivement leurs activités littéraires et de critiques (surtout cinématographiques), et non leurs activités de journalistes politiques, celles-ci pouvant être distinguées, certes pas à 100 %, mais tout de même pour une large part ; cette divergence de vue permet à tout le moins de constater que la mentalité d'épurateur expéditif a assurément autant perduré que celle de collaborationniste.

« Franco, Pétain, et tous ces dictateurs que l'on déteste » (je cite à nouveau de mémoire), c'est en entendant ce propos de Daniel Costel à un libre journal du cinéma que j'avais accepté l'invitation de Philippe d'Hugues d'y participer. Je me suis dit qu'on était libre d'y dire à peu près tout ce que l'on voulait, y compris ce que l'on aurait pu croire contraire à la doctrine de la chaîne. Je n'en suis pas pour autant devenu un "animateur" au sens propre du terme, n'y dirigeant pas d'émission et faisant juste partie des milliers de personnes invitées chaque année. Dès lors, la qualifier de « radio du FN » n'est pas tant insultant pour moi que pour tous les brillants contributeurs de cette station, qu'il est absurde de croire monolithique ou inféodée à un parti. C'est ce que j'ai tenté d'expliquer dans le billet « De la liberté de blâmer... », en vain manifestement auprès de personnes par trop ouvertes d'esprit.

À mes yeux, l'émission de Philippe d'Hugues ne diffuse pas la vision du FN sur le cinéma, mais se met au service de celle de ses invités, aussi divers qu'estimables, par exemple Yves Alion, Françoise Arnoul, Alexandre Astruc, Antoine de Baecque, Pierre Barbin, Anne-Marie Baron, Simon Basinger, Jérôme Bimbenet, Dominique Borde, Roger Carel, Jean-Claude Carrière, Marc Cerisuelo, Bernard Cohn, Daniel Costel, Nicole Courcel, Hervé Coutau-Bégarie, Darry Cowl, Jean Dutourd, Alfred Eibel, Alain Ferrari, Léonard Keigel, Francis Lacassin, Jean-Marc Leveratto, Jean-José Marchand, Michel Marmin, Priska Morrissey, Michel Mourlet, Éric Neuhoff, Jean Ollé-Laprune, Alain Paucard, Ulli Pickardt, Vincent Pinel, Perette Pradier, Philippe Sarde, Jean Séfert, Daniel Serceau, Alain Schlockoff, Frédéric Sojcher, Jean-Charles Tacchela, Bertrand Tavernier, Pascal Thomas, Pierre Trabaud, Bernard Trout, Marie-Noëlle Tranchant, Jean Tulard, Paul Vecchiali, Isabelle Veyrat-Masson, Jacques Zimmer, etc.

Aussi me demanderais-je moins si je dois participer à une station dont les idées seraient « rances », mais si je ne serais pas indigne de la qualité des nombreuses personnalités qui s'y sont ou peuvent s'y exprimer librement, encore une fois aussi diverses qu'estimables : Jacques Aboucaya, Gérard d'Aboville, Henri Alekan, Albert Algoud,  Jean Amadou, Philippe Alméras, Henri Amouroux, Michel Aoun, Franck Arguillère, Michel Arouimi, Souâd Ayada, Thierry Ardisson, Daniel Arenjo, Marie-Louise Audiberti, Jean Audouze, Laurence Auer, Sylvain Augier, Françoise Autrand, Jean-Pierre Babelon, Gabriel Badea-Päun, Francis Balace, Christophe Barbier, Brigitte Bardot, Jean-Luc Barré, Philippe Barret, Philippe Barthelet, Simon Basinger, Marianne Basler, Jean Baubérot, Gilles de Beaupte, Philippe Beaussant, Bernard Beauzamy, Lucien Bély, Alain de Benoist, Yves Benoît, Ségolène Bergeon-Langle, Pierre-Marie Bernard, Michèle Bernard-Requin, Serge Bernstein, Philippe Berthier, Roland Bertin, Romain Bessonnet, Luc Beyer de Ryke, Alain Besançon, Moh-Christophe Bilek, Jean-Paul Bled, François Bluche, Henri Bogdan, Pierre de Boisdeffre, Yves Boisset, Jean-Claude Bologne, Émile Bomba, Françoise Bonardel, Jean Bothorel, Thierry Bouclier, Claude Bouret, Véronique Bouzou, Jean-Pierre Brancourt, Alexandre Bobrikoff, Pierre Boulle, Pierre Boutang, Michel Brulé, Renaud Camus, Pierre Canavaggio, Bernard Carayon, Robert Castel, Gilbert Castellanet, Jean Cau, Michel Cazenave, Bernard Cerquiglini, Bruno de Cessole, Pierre Chalmin, Jean-Pierre Chamoux, Jacques Chancel, Frédéric Chappey, Pascal Charvet, Michel Charzat, Pierre Chaunu, Aymeric Chauprade, Jean-Marie Chevalier, André Chouraqui, Aldo Ciccolini, Jean Clair, Jean-Paul Clément, Christine Clerc, Jean Cluzel, Anne Coffinier, Gilbert Collard, Jean-Pierre Colignon, Gérard Colin, Antoine Compagnon, Gilbert Comte, François-Xavier Coquin, Noël Coret, Georges Corm, Alain Cotta, Michèle Cotta, Yves Courrière, Sébastien de Courtois, Stéphane Courtois, Denis Coutagne, Paul-Marie Coûteaux, Alain Cresciucci, Pierre Curie, Carole Dagher, Pierre Daix, Charles Dantzig,  Xavier Darcos, Olivier Dard, Pierre Darmon, Bernard Debré, Jean-Louis Debré, Anne-Marie Décaillot, Alain Decaux, Pierre Delaveau, Jean-Michel Delisle, Danièle Delorme, Michel Delpech, Chantal Delsol, Jean-François Deniau, Michel Déon, Jean Desailly, Jean-Pierre Deschodt, Gérard Desquand, Béatrice Didier, Dieudonné, Jean-Marie Domenach, Geneviève Dormann, Giovanni Dotoli, François-Georges Dreyfus,  Pauline Dreyfus, Alain Duault, Roland Dumas, Claude Duneton, Nicolas Dupont-Aignan (1), Alain Duprat, Yves Durand, Benoit Duteurtre, Jean Dutourd, Georgette Elgey, Yves-Michel Ergal, Jean-Paul Escande, Philippe Even, Nicolay Fakiroff, Bernard de Fallois, Jean Favier, Serge Federbusch, Jean-Philippe Feldman, Gérard Ferreyrolles, Edwige Feuillère, Brigitte Fossey, Bruno Foucart, François Foucart, Alain Frossart, Marc Fumaroli, François Furet, Alexandre Gady, Hugues Gall, Général Pierre Marie Gallois, Marie-France Garaud, Nicole Garnier-Pelle, Marcel Gauchet, Hervé Gaymard, Jean-François Geneste, Gérard Genot, Olivier Germain-Thomas, Martin Gester, François Gibault, Alfred Gilder, Claude Goasguen, Gilles-William Goldnadel, Paul-Marie de la Gorce, Pierre Grimal, Pierre Gripari, Alain Griotteray, Yves Guéna, Gérard Guyon, Vladimir Fédorovski, Marc Fumaroli, Fabrice Hadjadj, Claude Hagège, Maurice Hamon, Jean Haudry, Monelle Hayot, Jacques Heers, Françoise Heilbrun, Nathalie Heinich, Françoise Hildesheimer, Pierre Hillard, Roger Holeindre, François Huguenin, Guido Hülsmann, Edouard Husson, Claude Imbert, Jacques Isorni, Lucien Israël, Christian Jambet,  Dominique Jamet, Jean-Luc Jeener, Julia Kristeva-Joyaux, Christian Jambet, Marcel Jullian, Hervé Juvin, Rachid Kaci, Jean-François Kahn, Michèle Kahn, Nelly Kaplan, André Kaspi, Étienne Kern, François Kersaudy, Basile de Koch, Soraya Kompany, Robert Kopp, Annie Kriegel, Richard Labévière, Denis Lacorne, Yves Lacoste, Daniel Lacroix, Jean-François Lamour, Jean-Claude Lamy, Marcel Landowski, Amanda Langlet, John Laughland, Annie Laurent, Thierry Laurent, Philippe Lauvaux, Arlette Lebigre, Bernard Lecherbonnier, Gérard Leclerc, Yves Lecouturier, André Le Gall, Michel Legrain, Augustin Legrand, Thierry Lentz, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Livi, Evelyne Lever, Pierre Londiche, Michael Lonsdale, Christophe Looten, Dominique Lormier, Jean-Noël Luc, Pierre Magnard, Dominique Maillard, Jean de Maillard, Andreï Makine, Jean Marais, Félicien Marceau, François Marcognet, Jean-Louis Margolin, Philippe Marini, Arnaud Marion, Hervé Mariton, Xavier Martin, Gilles Martin-Chauffier, David Mascré, Jean-François Mattéi, Kostas Mavrakis, Jean-Marie Mayeur, Christophe Maynard, Samuel Mbajum, Philippe Ménard, Robert Ménard, Éric Mension-Rigau, Gilbert Merlio, Gérald Messadié, Pierre Messmer, Marc Michel, François Miclo, Xavier Milan, Nicolas Milovanovic, Christian Millau, Richard Millet, Pierre Milloz, Jean Miot, Edouard Molinaro, Louis Monier, Joëlle Miquel, Jean Monneret, Pierre Monnier, Daniel de Montplaisir, Philippe Moreau Defarges, Hervé Morin, Anne-Elisabeth Moutet, Philippe Nemo, Jacques Nerson, Minh Dung Louis Nghiem, Philippe Nieuwbourg, Dominique Noguez, Ernst Nolte, Hervé Novelli, Jean d'Ormesson, Roumiana Ougartchinska, Saïd Oujibou, Mona Ozouf, Pierre Palmade, André Parinaud, Philippe Péjo, Pierre Pélissier, Jean-Marie Pelt, Maurice Pergnier, Régine Pernoud, Jacques Perot, Jean Petitot, Gilles Philippe, Jean Piat, Patricia Plaud-Dihuit, Georges Poisson, Natacha Polony, Dominique Ponnau, Jean-François Probst,  Jean Pruvost, Jean-Michel Quatrepoint, Yves Quéré, Claude Quétel, Guy Rachet, Gilles Ragache, Philippe Raggi, Jean Raspail, Michèle-Laure Rassat, Ali Rastbeen, Jean-Robert Raviot, Michèle Reboul, Anne Régent-Susini, Maurice Rheims, Claude Ribbe, Jacques Rigaud, Pierre Rigoulot, Ivan Rioufol, François Rivière, Christine de Rivoyre, Jean Robin, Maxime Rodinson, Jacqueline de Romilly, Jean-Jacques Rosa, Laurence de Rosen, Jean-Marie Rouart, Claude Rousseau, Baptiste Roux, Gonzague Saint Bris, Nicolas Sainte-Fare Garnot, Renée Saint-Cyr, Christian Saint-Etienne, Isablelle Saint-Martin, Maryvonne de Saint-Pulgent, Nicolas Sainte-Fare Garnot, Jacques Sapir, Gilles Sauron, Marie-France Schmidt, Maurice Schumann, Pierre Schoenderffer, Peter Dale Scott, Bernard Seillier, Jean Sévillia, Igor Shpynov, Philippe Simmonot, Pierre Sipriot, Alain-Gérard Slama, Elizabeth Smadja, Alain Soral, Christine Sourgins, Jacques Soustelle, Bruno de Stabenrath, Jean-Luc Steinmetz, Isabelle Storez-Brancourt, Georges Suffert, Marina Tchebourkina, Philippe Tesson, Sylvain Tesson, Jean Tibéri, François Thual, Colette Tolstoï, Michel Tournier, Jacques Treffel, Jean Tulard, Bernard Valade, Christian Vanneste, André Vauchez, Jacques Vauthier, Dominique Venner, Jacques Vergès (2), Daniel Vernet, Henri Verneuil, Pierre Vialatte, Jean de Viguerie, Marin de Viry, Frédéric Vitoux, Vladimir Volkoff, Antoine Waechter, Agnès Walch, Henriette Walter, Paul Wermus, Limore Yagil, Jean-Claude Yon, Paul Yonnet (3), Charles Zorgbibe, Salomé Zourabichvili, etc., etc. (4)

J'ignore les opinions politiques de la plupart de ces personnalités et n'ai pas l'esprit d'inquisition assez développé pour m'en soucier outre mesure.

Radio Courtoisie est moins une station politique qu'une station proposant, certes des émissions politiques, mais plus encore des émissions économiques, historiques et géopolitiques, et surtout des émissions culturelles, consacrées à la littérature, à la langue, à l'éducation, à tous les arts, au cinéma, aux chants et à la musique. Elle y reçoit des écrivains, des poètes, des professeurs d'université, des chercheurs, des étudiants, des professeurs du secondaire, des conférenciers, des philosophes, des scientifiques, des ingénieurs, des agriculteurs, des pépiniéristes, des médecins, des psychiatres, des chefs d'entreprises, des hauts-fonctionnaires, des économistes, des industriels, toutes sortes de consultants, des mathématiciens, des professeurs, des éducateurs, des avocats, des journalistes, des directeurs de radios et de journaux, des dessinateurs, des historiens, des hommes politiques (catalogués à droite, en très grande majorité, mais de tous les partis, la proportion du FN y étant certes largement supérieure au 0,90 % que le CSA a évalué dans l'ensemble des médias - où est l'anomalie démocratique ?), des militaires, des syndicalistes, des fabricants de figurines de plomb, des fabricants de terre cuite, des acteurs et des réalisateurs, de cinéma et de théâtre, des chanteurs, des religieux, des théologiens, des bibliophiles, des linguistes, des lexicographes, des directeurs d'école, des sculpteurs, des peintres, des graveurs, des galeristes, des photographes, des critiques (en tous genres), des interprètes, des musicologues, des compositeurs, des musiciens, des conservateurs de musée, des commissaires d'exposition, des éditeurs, des spéléologues, des responsables d'associations très diverses (surtout culturelles), des ambassadeurs, etc.

Quant aux questions politiques, j'écoute trop peu Radio Courtoisie pour y déceler une ligne, mais je l'ai tout de même assez écoutée ces derniers temps pour me rendre compte qu'on pouvait y entendre des propos très favorables ou très défavorables au Président Sarkozy (parfois dans la même émission !), des explications libérales ou antilibérales de la crise économique, des "climatosceptiques" et des partisans de la thèse du réchauffement anthropique du climat, des propos pro-sionistes ou anti-sionistes au moment des bombardements de Gaza, des personnes favorables au retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN et des détracteurs de ce retour, des personnalités politiques du FN et des dissidents de ce parti (ces derniers pourraient-ils s'y exprimer longuement et librement s'il s'agissait de Radio FN ?), des personnes présentant l'Islam comme un danger pour la France et d'autres soulignant la dimension fantasmatique de cette vision, etc., etc. Aussi bien, seul le philo-communisme n'a peut-être pas droit de cité sur cette chaîne - et encore !

Bref, la réputation qui lui est faite, que mon censeur colporte naïvement, est ridicule. Allons par exemple regarder les programmes de l'émission d'Aude de Kerros (qui passe au même horaire que le libre journal du cinéma). En quoi serait-ce une émission lepéniste ? Au reste, Lionel Jospin a fort bien expliqué que beaucoup s'étaient donné le beau rôle en se livrant à un « antifascisme de théâtre » vis-à-vis du FN, celui-ci n'étant pas un parti fasciste (à écouter ici), tout juste un parti populiste. Au moment de l'affaire Siné et de son renvoi de Charlie Hebdo, Claude Askolovitch a parlé de « propos antisémites dans un journal qui ne l'est pas ». À bien des égards, Radio Courtoisie n'est-elle pas pour ses adversaires une chaîne antisémite même si l'on n'y tient pas de propos antisémites, une chaîne fasciste où l'on ne tient aucun propos fasciste (en cas contraire, soyez sûr que le CSA l'interdirait immédiatement, de nombreux vigilants qui la surveillent nuit et jour étant prompts à dénoncer auprès de lui tout propos suspect !) ?

Cela ne veut nullement dire que je n'aurais pas moult réserves à formuler sur la station en général, sur telle ou telle de ses émissions et sur le libre journal du cinéma en particulier, à tel point que j'ai fréquemment envisagé de ne plus y participer. Des réactions comme celle de X m'incitent a contrario à y rester fidèle : avoir des détracteurs aussi médiocres, c'est plutôt bon signe !


Complément (20 décembre 2010) : un index du "Libre journal de Serge de Beketch est disponible ici.


Notes :

(1) (21 octobre 2011) Mis en cause pour sa participation au salon de Radio Courtoisie en 2011, NDA (allons-y du sigle qui ne tardera pas à l'identifier, vu qu'il vient tout d'un coup d'être promu dans les médias, pour des raisons qu'explique très bien Alain Soral ) s'était très vigoureusement défendu : « Nicolas Dupont-Aignan ne se couche pas face au Monde ». Il l'a fait de façon bien plus molle, voir lâche, le 18 octobre 2011 au "Petit journal" de Canal + (aux alentours de la onzième minute).

(2) Non content de participer à des émissions de Radio Courtoisie, Maître Vergès n'hésite pas à faire l'éloge de cette station lorsqu'il est interrogé par d'autres médias, par exemple Médias (n°29, été 2011, p.36, réponse à la question « Vous avez des amis journalistes ? ») : « Bien sûr, j'aime beaucoup l'émission de Taddéï. Conséquence, elle est supprimée. On peut y parler sans être interrompu par un journaliste qui n'est pas professeur de morale. Il a eu l'audace de nous inviter, Goldnadel et moi, en même temps. Et chacun pouvait parler sans s'insulter. J'apprécie également beaucoup Radio Courtoisie, pour les mêmes raisons. »

(3) (24 novembre 2011) Emmanuel Ratier, dans son émission du 16 novembre 2011, consacrée à Céline, a raconté que son ami Paul Yonnet lui a dit qu'il aurait aimé venir présenter son livre sur l'écrivain à Radio Courtoisie, mais qu'il ne le pouvait pas car cela le rendrait « interdit de maison d'édition » et que cela lui poserait des problèmes dans son travail (à l'Union nationale des associations familiales). Paul Yonnet a cependant présenté son livre sur "le malaise français" au "Libre journal de Philippe de Saint-Robert" du 2 juillet 1996.

(4) (25 décembre 2012) Je suppose qu'il serait possible d'établir aussi une longue liste de personnes ayant refusé une invitation à Radio Courtoisie. Au début du LJC de septembre 2011, Philippe Ariotti a déclaré : « Nous sommes courtois avec les gens qui ne peuvent pas ou ne veulent pas venir, et à Radio Courtoisie les absents n'ont jamais tort. » D'une certaine façon, de leur point de vue, les absents ont tellement toujours raison qu'il pourrait être considéré comme un hommage à leur rendre de publier un récapitulatif de nos héroïques Maquisards n'ayant pas voulu venir à RC puisqu'elles se figurent agir en Résistants de la sorte, capables de ne pas donner suite aux sollicitations de "Radio Paris". Une fois les ondes libérées, elles pourraient s'en prévaloir, ce qui ne nuirait aucunement à leur carrière, loin de là : ne serait-ce pas un service à leur rendre ?

Voir par ailleurs un autre billet sur la "diversité courtoise".

(5) « C'est la gauche pacifiste (ce n'est pas l'extrême droite nationaliste ou fasciste) qui fut le vecteur principal de la Collaboration) » (Simon Epstein, entretien à Royaliste).

Publié dans : Libre journal du cinéma
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