Mister Arkadin

LA FILLE DU "MONDE"

2 Septembre 2008, 23:25pm

Publié par Mister Arkadin

Une fois de plus, c’est un site non spécialisé en cinéma, "Arrêt sur image", qui publie cette semaine deux des articles les plus intéressants sur le septième art (1). J’utilise l’expression forgée par Ricciotto Canudo uniquement pour éviter la redondance, le film dont il est question dans ces deux articles ne le méritant pas à mes yeux. Ayant un préjugé trop négatif sur La Fille de Monaco, pour des raisons que j’ai expliquées ici, je me garderais de penser que je pourrais émettre un jugement objectif sur ce film, une allergie, comme elle dirait, m’ayant fait fuir la salle assez vite. J’avouerais dès lors sans ambages que les décryptages de l’affiche du film et des liens noués entre les régies publicitaires du journal Le Monde et du film m’ont particulièrement réjoui. Il n’y a pas de quoi pourtant. La presse et le cinéma français sont déjà suffisamment mal en point pour ne pas trop pavoiser quand certains de leurs aspects les moins reluisants sont mis à jour.


Note et liens complémentaires :

(1) Ayant accès à tout le contenu du site "Arrêt sur images" grâce à un abonnement, j’ignore si ces deux articles font partie du contenu disponible y compris sans abonnement. Cela dit, franchement, l’ensemble de ce site d’informations vaut la peine, même quand il sacrifie lui aussi au culte du spécialiste unique (Benjamin Stora étant une nouvelle fois, bien entendu, Monsieur Guerre d’Algérie, comme je l’avais noté ).

- La chronique d’Alain Korkos sur les poncifs des affiches de film est aussi disponible en vidéo, dans le cadre de l’émission de la semaine.

- Le Monde d'hier constate, en commentaire de son tableau des "meilleures entrées en France", que « La Fille de Monaco, qui réalisait un premier week-end de bonne tenue, perd près de la moitié de ses entrées  ». Reformulons légèrement : après avoir attiré pas mal de monde grâce à une intense campagne publicitaire, dont Le Monde a été la figure de proue, le bouche-à-oreille n'a pas pris et le film s'effondre.