Mister Arkadin

BÉRAUD SELON "1895"

17 Septembre 2008, 23:16pm

Publié par Mister Arkadin

Depuis quelques années, la revue de l’Association française de recherche en histoire du cinéma (AFRHC), 1895, publie de plus en plus de notes de lecture, de taille très variable et dont les deux principales qualités, mis à part le simple fait qu’elles sont publiées régulièrement (Dieu sait si est précieuse l’information bibliographique pour les chercheurs en histoire), sont de ne pas se limiter aux livres, tous types de publications pouvant faire l’objet d’un recensement (catalogue, revues, plaquettes, etc.), et de ne pas se limiter au domaine français, ni même franco-anglo-saxon, les publications d’autres pays étant largement représentées, en particulier les publications italiennes (très abondantes en matière de cinéma), suisses et russes (on aura reconnu là deux des principaux centres d’intérêt de François Albéra, secrétaire de rédaction de la revue).

La dernière livraison (n°55, juin 2008) offre une belle moisson, dont je prélève sans vergogne la note suivante (page 247) :

La Gerbe d’or, roman de Béraud, contient une des plus belles descriptions de séance du cinéma des premiers temps. Chardère l’avait citée lors du Centenaire dans un article et on pouvait rêver de trouver d’autres liens avec le cinéma dans l’œuvre de romancier et de journaliste de cet auteur oublié aujourd’hui (après une compromission impardonnable durant l’Occupation). Heu, déjà thuriféraire du mal connu Émile Vuillermoz s’est attelé à cette tâche paradoxale. En effet il n’y a a priori aucun rapport entre Béraud et le cinéma : ni scénario, ni critique de film… Pourtant la moisson est abondante et passionnante : adaptations, fréquentations du monde du cinéma (il est l’ami de Vuillermoz mais aussi bien d’Epstein ou de Jeanson) et multiples allusions dans des textes. Béraud se révèle au centre d’un ensemble qui brille même d’une révélation, la filiation, tue par Henri Jeanson et Christian-Jaque, entre Un revenant et le roman de Béraud Ciel de suie.